Skip to content

Ebola : vigilance maintenue

by sur 17 décembre 2014

Même si, officiellement le nombre de personnes sous surveillance médicale ne cesse de diminuer, la vigilance s’impose toujours pour éviter la réapparition du virus Ebola.

 

Ebola : la 8è réunion de crise prône la vigilance

Par Journaldumali.com avec Primature – 16/12/2014

La 8è réunion du comité interministériel de gestion des épidémies axée sur l’épidémie de fièvre Ebola s’est tenue hier lundi à la Primature sous la présidence du Premier ministre.

La rencontre a vu la participation des ministres en charge de la santé, du commerce, de la communication, des représentants de l’OMS, d’autres départements ministériels, du Conseiller spécial du Président de la République en charge de la question et des représentants de plusieurs services techniques.

Il ressort des échanges que conformément aux recommandations issues de la 7è réunion du 8 décembre, une barrière de contrôle a été installée à Sébénikoro en commune IV du district de Bamako, des missions ministérielles se sont rendues dans la région de Sikasso, les structures sanitaires publiques sont en train d’être intégralement dotées en thermomètre infrarouge et en gants.

Le contrôle et le suivi continuent

A ce titre plusieurs convois dotés d’équipements seront mis en route ce mardi. Il est parallèlement prévu des visites de contrôle dans les structures privées pendant que les services de l’armée, de sécurité et le ministère de l’économie et des finances se concerteront en vue de la réalisation de patrouilles mixtes.

La situation actuelle de l’épidémie est calme. Aujourd’hui, il n’y a plus de nouveau cas suspect. Au total, sept cas testés ont été testés positifs depuis octobre dont cinq décès et deux cas de guérison. Les contacts suivis sont au nombre de 26 dont 13 déjà levés contre 244 il y’a deux semaines. En principe, le suivi des 13 derniers contacts sera levé ce jour à minuit. Ce suivi est allé au-delà des 21 jours réglementaires et sa clôture marquera la fin d’une étape soit le « Ebola free » dans quelques semaines après une période d’observation. L’accent sera maintenu autour de la prévention, la sensibilisation et contre la stigmatisation et les distorsions véhiculées çà et là.

Un contact guinéen refoulé

Les contrôles de routine sont maintenus. Au cours de la semaine dernière, 4 685 véhicules ont été contrôlés pour 29 785 passagers ainsi que 8 vols aériens pour 1 130 passagers. Au cours de la même semaine, le cordon de Kouremalé a intercepté aux environs de Siby une personne contact de Guinée en partance pour Bamako qui avait délibérément contourné le poste de contrôle de Kouremalé. Le contact a été refoulé sur la Guinée en concertation avec les autorités guinéennes qui avaient donné le signalement à temps.

Les activités de formation et de sensibilisation se poursuivent. Au cours de la semaine du 8 au 14 décembre plusieurs dizaines d’agents de la santé, d’enseignants et de militaires ont été formés ou sensibilisés. Tous les maires du pays ont été également sensibilisés au même titre qu’un millier de leaders religieux. Quant au dossier de la Clinique Pasteur, un rapport provisoire a été produit par l’inspection de la santé. Le principe du contradictoire sera observé avant le dépôt final du rapport sur la table des autorités compétentes.

La réponse à la crise Ebola manque de leadership, dixit Christophe Martin

Par Augustin FODOU, envoyé spécial – 16/12/2014

Le Directeur adjoint des opérations du CICR a animé un atelier intitulé « quelle réponse aux crises sanitaires », dans le cadre du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité. Il répond à nos questions

Journaldumali.com : Ebola est en recul dans les pays touchés. C’est une nouvelle qui suscite l’espoir. Pourtant, vous demandez de ne pas se réjouir trop vite
Christophe Martin: Je crois qu’il faut veiller à ne pas crier victoire comme on peut le lire aujourd’hui dans certains médias internationaux laissant entendre que finalement le Libéria est sur le point de se sortir de la situation de crise et que certes, il y a encore des foyers en Sierra Leone et en Guinée mais qu’on est en train de répondre à cette crise en termes d’urgence sanitaire. Je crois qu’on est malheureusement très loin de ça. On connait aussi la difficulté de la fiabilité des informations.

Est-ce qu’aujourd’hui les quelque 7000 cas sont effectivement la réalité du nombre de personnes décédées, est ce qu’on est au-delà de ces chiffres-là ?

C’est vraiment une mise en garde. Il y a aussi le risque que nous rentrions possiblement dans une situation de crise chronique avec peut-être pas autant de décès par centaine par semaine ou par mois mais des foyers comme ça qui surgiraient ci et là, à la périphérie des villes ou en province dans ces pays, ou voire à l’étendue de la région dans d’autres régions.

Ce qui poserait le problème de comment répondre à cette crise et comment surtout garantir l’effort constant de la communauté internationale, des intervenants, des bailleurs de fonds pour s’inscrire dans la durée. On espère qu’on n’ira pas vers ça, mais c’est quelque chose sur lequel je crois qu’on doit être très attentif.

Justement, vous avez parlé de scenario qui vous avez imaginez pour le nord du Mali. De quoi s’agit-il exactement ?

On sait aujourd’hui quelle est la situation d’insécurité qui prévaut encore au nord du Mali. Le CICR est une des seules organisations internationales avec une présence effective sur place. Nous soutenons l’hôpital de référence à Gao. Comment est-ce que nous serions nous, les humanitaires amenés à gérer des cas d’Ebola s’ils venaient à se présenter. On ne le souhaite pas, on espère que le pays pourra être déclaré dans quelques jours Ebola free, comme on le dit. C’est quelque chose qu’on doit garder, c’est un pire scénario sur lequel malheureusement aujourd’hui, le CICR cherche à réfléchir en terme de contingence, une fois encore, quelles seraient nos capacités de réponse et comment est-ce qu’on gèrerait les enjeux sécuritaires du Nord du Mali par rapport à des cas Ebola si elle devait être avéré.

Qu’en est-il de la coordination sur le plan international

Cela a été rappelé par plusieurs intervenants dans le cadre de ce forum. Ce qui manque aujourd’hui dans la réponse à la crise Ebola, c’est un leadership. Il est important de pouvoir coordonner les efforts internationaux, de pouvoir fixer les priorités et de pouvoir s’assurer de l’adéquation entre les besoins et la réponse que la communauté internationale avec les Etats doivent fournir. Pour cela, il faut absolument qu’il y ait un leadership qui soit effectif.

Et à ce titre, le CICR et d’autres organisations qui travaillent sur place voyons dans les mécanismes qui ont été mis sur place, que ce soit à travers leur représentant spécial ou l’OMS, la nécessité de réaffirmer ce leadership, parce que aussi longtemps qu’on ne l’aura pas une vision globale, on risque d’avoir des réponses qui seront ponctuelles.

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :