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Oppositions plurielles aux futurs accords d’Alger

by sur 24 décembre 2014

Les pourparlers devant déboucher sur un accord de paix doivent reprendre à Alger à la mi-janvier 2015, et les pressions sont multiples pour qu’il en soit ainsi.

Et, même après la douche fronde de novembre qui avait vu se conclure les rencontres sans que rien de soit signé alors qu’on avait pronostiqué un accord rapide, tout le monde laissait apparaître un optimisme sans faille pour la reprise.

D’ailleurs, au Mali, beaucoup de choses sont annoncées comme devant se débloquer dés les accords signés, décentralisation et élections locales comprises.

Mais, au fur et à mesure que le temps passe et que le texte proposé par la médiation algérienne est étudié, de plus en plus de voix se lèvent pour dire qu’il est inacceptable.

Ultimes manoeuvres ou nouvelles difficultés à prévoir ?

Mme Diawara, présidente des femmes du RPM : « Les négociations d’Alger n’aboutiront à rien ! »

Propos recueillis par Abdoulaye Koné – Procès Verbal  du   23 déc 2014.  

Présentez-vous à nos lecteurs…

Je me nomme madame Diawara Aïssata Lady Touré; je suis présidente des femmes du Rassemblement Pour le Mali (RPM), le principal parti de la mouvance présidentielle.

Comment se porte le mouvement des femmes du RPM ?

Nous nous portons très bien: nous comptons 8 femmes au Bureau du politique national du RPM. Des femmes qui ont directement émergé à partir de leurs structures de base.

Les femmes du RPM ont-elles été consultées pour la mise en place des gouvernements d’IBK ?

Non, nous n’avons pas été malheureusement consultées. Pour moi, cela s’explique par le fait que le président IBK, nouvellement élu, a décidé de faire ses débuts avec ce que j’appellerais un gouvernement de transition qui devait, notamment, organiser les élections législatives. Plus tard, il a préféré choisir les hommes et les femmes en qui il avait confiance.

Les femmes du RPM voient-elles d’un bon oeil que le Premier Ministre ne soit pas issu des rangs du parti?

Le RPM a la majorité absolue à l’Assemblée Nationale; à ce titre, la primature lui revient de droit. C’est la loi de la démocratie; alors, si on doit la respecter, la primature doit revenir au RPM et la configuration du gouvernement revue en conséquence. Une ouverture peut être accordée aux partis qui nous ont soutenus et qui continuent de le faire.

Quel soutien les femmes du parti ont-elles apporté à IBK dans les récentes difficultés qu’il a traversées ?

Vous savez comment les femmes sont traitées dans notre société. Certains pensent que nous n’avons pas droit à la parole. Ce qui nous bloque, c’est la nécessité de respecter la hiérarchie au sein du parti : le mouvement des femmes ne peut pas faire des déclarations publiques sans l’aval de la direction du RPM. Il reste derrière le Bureau Politique National en tout ce qui concerne la vie du parti et de la nation. Mais ce que nous avons fait et continuons à faire, c’est d’engager chaque femme à expliquer aux militants de base la réalité des choses. Nous poursuivrons cette dynamique jusqu’à ce que nous obtenions du Bureau Politique National  l’autorisation de faire des conférences de presse.

Nous estimons que de nos jours, le président IBK est pratiquement pris en otage: l’opposition ne cesse de le poignarder dans le dos alors que nous avons vu ses responsables à l’œuvre  quand ils occupaient les hautes sphères de l’administration malienne. Soumaïla Cissé, le chef de l’opposition, on a vu ses limites à l’UEMOA. Quant à Tiébilé Dramé, on a vu comment il géré la commission du sommet France-Afrique qui s’est déroulé au Mali.

Ce que les gens oublient, c’est que le Mali est en train de renaître avec IBK: ce n’est plus le Mali de 1960 qui continue, tout repart de zéro. Nous avons vu ce qui s’est passé en 2012; donc, il faut que les uns et les autres sachent que le Mali est en train de renaître. Cela n’est pas du tout facile pour un chef d’Etat. Il y a forcément des moments de faiblesse chez IBK, un responsable très humain. Voyez vous-même!

Chaque fois qu’il voit quelque chose qui ne va pas, il pleure. Quand il est en face d’une situation qu’il ne peut résoudre, il pleure. Ce que les gens pointent du doigt –  achat de l’avion présidentiel,  surfacturations, etc. – est dû à la volonté du pouvoir de  préserver les secrets d’Etat. Le président ne peut pas dévoiler toute  chose: il faut le comprendre ! Il a l’habitude de le dire: que Dieu fasse éclater la vérité! Un jour, la réalité se saura, in challah, et là, les gens seront surpris!

Que faire des ministres cités dans les rapports de vérification ?

On doit reconnaître à ces ministres la présomption d’innocence. Jusqu’à preuve du contraire, rien n’est établi contre eux. Il faudra des preuves de détournement pour sévir contre eux. Le jour où ces preuves seront apportées, il n’y aura pas de demi-mesure: IBK prendra ses responsabilités car il averti qu’il ne protégerait personne.

Que pensez-vous des négociations d’Alger ?

Sincèrement, je pense que ces négociations n’auront pas de suite favorable. Cela n’engage que moi. Pour qu’il ait entente, il faudra que les deux parties veuillent la paix; or, il les groupes armés ne veulent pas la paix. Ils usent toujours d’astuces pour bloquer les négociations.

Leur démarche vise la partition du Mali, ce que les Maliens n’accepteront jamais, même s’il faut qu’on les tue tous. Nous préférons mourir que de voir notre pays divisé par qui que ce soit. Le but de ces groupes armés est de créer la psychose au nord pour amener les Maliens du sud à renoncer à cette partie du territoire national.

C’est cette stratégie qui est en cours de nos jours : personne ne peut se rendre à Kidal et les deux autres régions du nord sont minées par ces malfrats afin d’empêcher les populations à s’y rendre. Quand nos autorités manifestent la volonté de se rendre à Tombouctou ou à Gao, les bandits essaient de les en empêcher. Ils veulent faire peur à l’Etat.

Nous devons avoir le courage de prendre nos responsabilités et de nous battre pour le contrôle du nord. Tout le peuple malien connaît la réalité des choses: les négociations ne mèneront à rien.J’ajoute que Si la France le voulait, nous récupérions Kidal sans le moindre incident!

Des barons du parti reprochent à IBK sa proximité avec d’ancien camarades de l’ADEMA ?

Chacun est responsable de ses actes. Si IBK écoute ses anciens amis, c’est qu’il les croit sincères avec lui. On ne peut pas le lui reprocher. Même s’il n’avait écouté que sa famille politique, le RPM, on y aurait trouvé à redire. Je crois qu’IBK a donné beaucoup au RPM car de nos jours, les gros ministères sont occupés par ce parti.

Pour ce qui est de la présence de certains anciens alliés dans le gouvernement, je pense qu’elle s’explique par la confiance que le président leur accorde. Ce que je déplore cependant, c’est le retour aux affaires de retraités, d’anciennes têtes. Avant, ces têtes étaient des vraies têtes mais aujourd’hui, avec l’âge, certaines compétences s’effacent.

Que vous inspire la libération du terroriste Wadossène ?

En tant que Malienne, elle ne m’a pas du tout plu. Mais il faut que les Maliens se ressaisissent. La libération de Wadossène était un mal nécessaire. Il ne faut pas oublier qu’à un moment donné, le Mali a été sauvé par la France d’Hollande; que nous avons failli perdre notre dignité, notre souveraineté à cause des attaques djihadistes menées jusqu’à Konna. Les djihadistes ont failli entrer à Bamako et là, on n’aurait plus parlé du Mali. Certains chefs de famille ont même donné à leur enfant le nom de François Hollande.

De nos jours, tout le monde sait qu’Hollande a des difficultés; sa cote de popularité a chuté en France. Notre président, qui a grand un cœur, n’oublie pas qu’à un moment donné, le Mali a appelé Hollande au secours. Il a jugé bon d’aider Hollande parce que à travers la libération de Wadossène.

On a entendu sur les chaînes françaises qu’il n’y avait plus, de nos jours, aucun Français détenu au Sahel. Voilà quelque chose qui va permettre à Hollande de regagner la confiance des Français. Si l’on oublie tout cela et s’accrochant à la personne même de Wadossène, il y aura problème.

Wadossène est libre, certes, mais il n’est pas exclu qu’il soit rattrapé. La France a la possibilité de le rattraper et je  pense qu’elle le fera: le cas du grand terroriste du Sahel (NDRL: Ahmed Al-Tilemsi) qui vient d’être tué avec 10 autres atteste que la France contrôle la situation. En somme, il faut qu’on comprenne la gestion de cette affaire par IBK. Il est seul, accablé par tous, traîné dans la boue… S’il a libéré Wadossène, c’est en contrepartie d’autres choses qu’on saura bientôt.

Un dernier mot ?

Je souhaite que les femmes soient au cœur du développement du Mali. Nous souhaitons que l’Assemblée nationale vote une loi attribuant aux femmes 30% des placees sur les listes électorales.  lI faut enfin plus de femmes au gouvernement.

 

Dialogue inter malien à Alger et la stabilité du Sahel : Le PARENA dénonce et propose

Par D.KOURIBA – Tjikan – Date: 23 Décembre 2014  

Tiébilé Dramé

Cette sortie a offert l’occasion au président du parti du bélier blanc, Tiéblé Dramé, comme il en a l’habitude de souffler le chaud et le froid, de tirer à boulets rouges sur le régime tout en ménageant ses arrières en faisant des propositions intéressantes de solutions de sortie de crise.

Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité le samedi dernier la traditionnelle conférence de cadres du parti du Bélier blanc. L’événement était placé sous la présidence de son président, Tiéblé Dramé en présence de plusieurs militants et cadres du parti, les amis politiques du PARENA.

La thématique développée au cours de cette rencontre était : « Le Mali, le processus d’Alger, la stabilité du Sahel », animée par Tiéblé Dramé.  D’entrée de jeu, le conférencier n’est pas allé par le dos de la cuillère pour dénoncer les errements du régime. Selon lui, l’année 2014 aura été une année particulièrement éprouvante pour le Mali et son peuple.

« Rien n’a été épargné à notre nation au cours de l’année qui s’achève : crise économique et financière, gouvernance calamiteuse, défaite militaire, humiliation de notre nation, partition de fait du pays, pourparlers inter-maliens poussifs, atteintes sans précédent à la morale publique, scandales financiers, érosion de la crédibilité internationale du pays, épidémie à virus Ébola…. », a-t-il déploré.

Sur le processus d’Alger qui n’a pas encore donné de résultats, le président du PARENA dira que le gouvernement a une responsabilité particulière dans le piétinement du processus en soulignant que, de son accession au pouvoir à nos jours, le président de la République n’a démontré à aucun moment qu’il avait « une vision claire, une stratégie mûrie, un schéma rigoureux de résolution de la crise du Nord ».

Selon lui, l’État souverain du Mali assiste en spectateur aux efforts de résolution de sa crise, et qu’il n’a aucune maîtrise du processus en cours, déléguant à la médiation la méthodologie, l’agenda, les contacts avec les groupes armés, les propositions et les contre-propositions.

Après les critiques, le parti du bélier blanc n’a pas manqué de dévoiler ses propositions de sortie de crise au président de la République. Le parti demande au chef de l’Etat de surveiller le Nord comme le lait sur le feu, prendre des initiatives en direction des communautés du Nord et des différents groupes armés, envoyer des émissaires à la rencontre des groupes de Kidal.

Aussi, le parti recommande une Table-Ronde, Majorité-Opposition-Société civile pour dégager des positions communes sur le Projet d’accord venant d’Alger et la mise en place, auprès du président de la République, d’une cellule stratégique sur le Nord, une sorte de conseil national de sécurité ; de nommer un conseiller chargé du Nord qui a un accès direct au Chef de l’État. Sur les pourparlers en cours à Alger, le Parena voit la nécessité de réduire, pour des raisons d’efficacité et d’économie,  la taille de la délégation gouvernementale aux pourparlers inter-maliens d’Alger.

Quant aux groupes armés du Nord, Tiéblé Dramé recommande le respect des engagements pris le 18 juin 2013 à Ouagadougou notamment ceux relatifs au respect de l’intégrité du territoire national,  de l’unité nationale et de la forme laïque et républicaine de l’État.

A la communauté internationale et à la médiation, le conférencier attire son attention sur le danger d’un accord aux forceps. «  En dépit de la nécessité de conclure vite les présents pourparlers, il faut cependant éviter de tomber dans  le piège  d’un accord obtenu coûte que coûte dont la mise en œuvre pourrait éloigner les communautés du Mali, les unes des autres, et affaiblir la cohésion nationale » a-t-il averti.

Enfin, il propose  de prévoir la validation des conclusions des négociations sur l’organisation administrative des régions du Nord par des Assisses nationales.

 

Mali: Oumar Mariko à propos du dialogue inclusif d’Alger : « Le Sadi n’est pas pour le document du pré-accord »

Laya DIARRA – Soir de bamako – 22 décembre 2014

Mariko

Les membres du bureau politique issu du 4è congrès ordinaire du parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (Sadi) étaient face à la presse, le samedi 20 décembre 2014 au siège du parti sis à Djélibougou. L’objectif était de partager les résultats de ce 4è congrès. Les conférenciers étaient Dr. Oumar Mariko, nouveau président du parti, Rokia Sanogo secrétaire générale, Nouhoum Kéita, secrétaire administartif et Mohamed Ag Akeratane, secrétaire politique.

Dans son intervention, le nouveau président élu s’est réjoui des adhésions massives au parti à Sikasso et à Kolondiéba. Ce fut également une occasion pour Oumar Mariko de réaffirmer le soutien de Sadi au président de la République Ibrahim Boubacar Kéita. Ce 4è congrès tenu les 13 et 14 décembre 2014 à Sikasso a été une occasion pour Sadi d’adopter d’importantes résolutions et de faire une déclaration qui font ressortir les préoccupations des responsables et des militants. Et aussi d’interpeller le président de la République sur les préoccupations de la nation, notamment les scandales pour lesquels le Sadi demande que toute la lumière soit faite. Le congrès tenu à Sikasso a par ailleurs adressé une motion de remerciement au peuple et au Gouvernement Algériens pour leur implication auprès des autorités maliennes, en vue de la résolution de la crise au nord Mali.

Élu à la faveur de ce 4è congrès ordinaire, Oumar Mariko a expliqué les orientations du parti et son désaccord avec le document du pré-accord d’Alger. “Le parti Sadi n’est pas d’accord avec le document”, a déclaré le président Mariko. Il a qualifié la démission du président du mouvement des jeunes du parti de non-évènement.

Sadi veut le changement, c’est pourquoi il a décidé de soutenir Ibrahim Boubacar Kéita, mais le parti ne tolérera pas les chevaux de Troie, a indiqué  Oumar Mariko. Celui-ci a par aillleurs fait une révélation sur le budget d’investissement à Kidal. Ce budget serait voté chaque année et serait dépensé sans que l’on connaisse l’utilisation qui en est faite, en conséquence le parti Sadi se réserve le droit de faire des investigations dans ce sens.

 

Projet d’accord de paix d’Alger : La société civile demande l’organisation de consultations sur les propositions de sortie de crise avant toute signature

K.THERA  – L’ Indépendant du 22 déc 2014 à 12:

Le Collectif des acteurs de la société civile a rendu public  le samedi dernier une déclaration sur le Projet d’accord de paix d’Alger. Au cours de cette sortie médiatique  le Collectif a émis des réserves sur différents points du document notamment le mot Azawad pour désigner les régions du nord du Mali, des quotas pour les ressortissants du septentrion.

Le point de presse tenu au siège du Forum des Organisations de la société civile était animé par le président du secrétariat national du Forum  des organisations de la société civile, Amadou Mallé. Il avait à ses côtés, la présidente de la FENACOF-Mali, Mme Dembélé Oulematou Sow et le responsable de l’Association Cri de Cœur Alphamady Cissé.

Dans cette déclaration, le Collectif dénonce  l’exclusion des représentants légitimes des communautés au profit d’un tête-à-tête Etat/Mouvements armés.    Ce n’est pas tout, les signataires de ce document au nombre d’une vingtaine d’organisations de la société civile dont le forum des OSC du Mali, le Conseil national de la société civile, le CNJ-Mali, Cri de Cœur regrettent l’absence d’un débat de fond au profit d’une stratégie de «  fuite en avant » et d’instrumentalisation des concepts et des acteurs.

C’est pourquoi, ces associations demandent l’organisation dans les meilleurs délais de consultations sur les propositions de sortie de crise avant toute signature, l’implication et la participation effective des représentants des différents niveaux de collectivités décentralisées aux discussions d’Alger; la conduite d’une véritable analyse de l’efficience, de l’applicabilité et des risques pour chacune des solutions envisagées.

Selon le président du secrétariat national du Forum des Organisation de la société civile, le mot «  Azawad  » pour désigner les régions du nord du Mali, des quotas pour les ressortissants du septentrion, les questions de zone de développement économique pour le  nord de notre pays risquent de créer des  précédent fâcheux.

« Nous pensons que l’Etat ne doit pas privilégier une populations ou une région par rapport à une autre. Car les problèmes que ces groupes armés évoquent pour le nord existent un peu partout sur l’ensemble du territoire national  » a souligné M Mallé.

Quant à Mme Dembélé Oulematou Sow, elle a invité les autorités à impliquer davantage les organisations de la société civile pour disséminer le document, qui nécessite selon elle d’être revu.

De son côté, le représentant de la communauté Bellah, Sbeyti Ag Akado   n’a pas mâché ses mots.

» Le Mali ne signera pas ce document là. Car même si les mots fédéralisme, autonomie ou indépendance sont occultés, par contre, ce projet d’accord  porte tous  les germes du démantèlement du pays. Pire, dans le texte, l’Etat va jusqu’à reconnaître   qu’il a eu à marginaliser  une partie du peuple. C’est pourquoi  nous demandons aux autorités de revenir à la raison en  menant un débat de fond avec tous les acteurs de cette crise  » a martelé Sbeyti Ag Akado.

 

 

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