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Insécurité tous azimuts au Nord

by sur 2 janvier 2015

Mis à jour samedi 3 janvier 2015 à 9h

Ce renard du désert a l’art de se tapir dans le désert et de sortir le museau quand bon lui semble. Iyad Ag Ghali, leader touareg indépendantiste salafiste, fondateur d’Ançar Eddine qui a , au côté du MNLA, déclenché la révolte de janvier 2012 avait annoncé qu’il fallait toujours compter avec lui.

Il vient de réussir sa rentrée sur deux fronts : le militaire en faisant attaquer deux fois à la roquette le camp de Tessalit qui abrite la Minusma et Barkhane; le politique en contestant la nomination du nouvel aménokal de Kidal.

Ajoutant ainsi davantage encore au climat d’insécurité qui se développe au Nord avec, notamment, les affrontements entre différents groupes armés, d’Aguelhoc à Ber, de Bourem à Bamba où les combats ont fait rage.

Laissant même craindre une véritable guerre civile.

Jusqu’au « Général Soumaré », attaqué à la roquette alors qu’il naviguait sur le Niger entre Bamba et Tombouctou !

Tout cela une douzaine de jours avant la reprise des pourparlers à Alger. En principe… C’est pas gagné !

 

La MINUSMA s’alarme de la recrudescence de violences au Nord-Mali

Publié le vendredi 2 janvier 2015  |  APA

La Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA) a exprimé vendredi son inquiétude face à la recrudescence de violences dans le Nord du Mali, théâtre ces derniers jours, d’une série d’attaques, de prises d’otages, d’actes de vengeance et d’affrontements entre groupes armés.


Jeudi 31 décembre, une attaque sur le convoi du Maire de la commune d’Aderanboukane, non loin de Ménaka (région de Gao) a fait trois victimes, soient un mort et deux blessés qui ont été évacués sur l’hôpital de Gao, a rapporté la MINUSMA.

Quarante huit heures plus tôt, un bateau transportant des passagers et des biens avait essuyé des tirs d’hommes non identifiés près de village de Tinefewa, village situé à 50 km à l’est de Ber, dans la région de Tombouctou.

Cette dernière attaque avait été précédée d’affrontements armés dans les localités de Zarho, région de Tombouctou, et Bamba, région de Gao, a rapporté la MINUSMA soulignant avoir pu constater qu’une boutique du marché de Bamba a été brûlée, sans doute par vengeance.

Par ailleurs, de vives tensions persisteraient toujours, et cela depuis mercredi dernier, entre deux groupes armés dans la localité de Ber au sujet de la libération de personnes respectivement prises en otage par les deux groupes.

La MINUSMA a condamné toutes ces violations du cessez-le-feu et des droits de l’homme et a indiqué que leurs auteurs auront à répondre de leurs actes.

Ces violences interviennent à la veille d’un nouveau round de négociations entre gouvernement et groupes armés. Prévu pour ce mois de janvier à Alger, ce prochain round doit aboutir au paraphe d’un préaccord devant ouvrir la voie à un accord définitif dont la signature devrait se faire à Bamako.

Mali: nouveaux tirs de roquettes contre un camp du nord, pas de victime (source militaire française)

maliactu.net avec AFP – 1 janvier 2015

Iyad Al Ghally leader d'Ançar Dine SalafiaIyad Ag Ghali, le leader du groupe islamiste armé Ansar Dine

Des roquettes ont été de nouveau tirées mercredi contre un camp utilisé par les forces maliennes et internationales à Tessalit, dans l’extrême nord-est du Mali, sans faire de victime, a-t-on appris jeudi de source militaire française.

« Quatre roquettes ont été tirées mercredi vers le camp qui abrite les forces françaises, les Casques bleus de l’ONU et les forces maliennes. Il n’y a pas de victime », a déclaré cette source du service de communication de l’opération française Barkhane.

L’opération Barkhane a été mise en place le 1er août 2014 pour traquer les groupes islamistes sur une zone couvrant cinq pays: Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso.

Le camp de Tessalit avait déjà été visé lundi par des roquettes et obus, sans qu’il y ait de victime, avait indiqué la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

L’attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste Ansar Dine, du Touareg malien Iyad Ag Ghali.

Ansar Dine fait partie des groupes islamistes liés à Al-Qaïda ayant contrôlé le nord du Mali en 2012-2013, avant d’en être en partie chassés par les forces internationales.

Par ailleurs, un accrochage a opposé mercredi des groupes armés dans la zone de Tombouctou (nord-ouest), et la situation restait tendue jeudi, a affirmé à l’AFP une source militaire africaine dans le nord du Mali.

A côté de la localité de Ber, près de Tombouctou, l’accrochage a opposé le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), formé notamment de Touareg et présenté comme proche de Bamako, et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg), a indiqué la même source, soulignant qu’ »il n’y a pas eu de victime ».

Le Gatia et le MNLA sont l’un et l’autre aidés de branches rivales d’un troisième groupe armé, le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA).

La tension demeurait jeudi entre Gatia et MNLA qui s’opposent notamment pour « le contrôle du terrain », a déclaré la source africaine: « les deux groupes armés se regardent en chiens de faïence ».

Selon cette source, la Minusma a appelé les deux parties au calme.

 

Mali : les jihadistes d’Ansar Eddine refont surface

30/12/2014 à 09:30 Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Les jihadistes d’Ansar Eddine ont revendiqué lundi l’attaque d’un camp de la Minusma à Tessalit. C’est la première revendication du groupe fondé par Iyad Ag Ghali depuis près d’un an.

Un camp que la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) partage avec l’armée malienne et les éléments de la force militaire française Barkhane a été pris pour cible lundi 29 décembre au matin, à Tessalit (nord de Kidal).

« Au moins neuf roquettes/obus de mortier ont été tirés sur le camp », mais « aucune victime n’est à déplorer », a indiqué la Minusma, précisant que des patrouilles ont été dépêchées vers la zone de provenance des tirs.

L’attaque a été revendiquée par Ansar Eddine, le mouvement du Touareg malien Iyad Ag Ghali, un des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). « Nous avons réussi à attaquer les ennemis de l’islam aujourd’hui (lundi) à Tessalit », a déclaré Abdoul Ag Attaher, un membre d’Ansar Eddine. « L’ennemi principal de l’islam est la France. Les pays qui travaillent pour la France en terre d’islam sont aussi nos ennemis », a-t-il poursuivi.

C’est la première revendication d’Ansar Eddine depuis près d’un an. Le sociologue malien Mamadou Samaké, cité par l’AFP, y voit une réponse de ce groupe à de récents appels de dirigeants du Sahel – dont le président malien Ibrahim Boubacar Keïta – à nettoyer le Sud libyen, où se sont réfugiés des chefs jihadistes refoulés du Mali, comme le fondateur d’Ansar Eddine.

« C’est également un message clair d’Iyad Ag Ghali pour dire qu’il est toujours présent et qu’il faut compter avec lui […] au moment où les négociations d’Alger vont redémarrer en janvier 2015 », juge Mamadou Samaké.

La dernière apparition publique du chef d’Ansar Eddine remonte à août dernier. Dans une vidéo publiée sur YouTube par Al-Andalus, la chaîne d’Aqmi, Iyad Ag Ghali, placé sous mandat d’arrêt international par Interpol en 2013, réaffirmait son appartenance à Al-Qaïda.

« Nous sommes toujours présents, et infligeons des pertes à l’ennemi », assènait-t-il.

Mali: L’attaque contre le camp militaire mixte de Tessalit revendiquée par Ansar Dine

Maliactu – 29 décembre 2014

Plusieurs roquettes et obus ont été tirés lundi contre un camp utilisé par des soldats maliens, français et de l’ONU à Tessalit, dans l’extrême nord-est du Mali, sans faire de victime, selon la Mission de l’ONU dans le pays (Minusma).

L’attaque, survenue lundi matin, a été revendiquée auprès de l’AFP lundi après-midi par le groupe jihadiste Ansar Dine, du Touareg malien Iyad Ag Ghali. « Par la grâce de Dieu, nous avons réussi à attaquer les ennemis de l’islam aujourd’hui (lundi) à Tessalit », a dit dans un bref entretien téléphonique Abdoul Ag Attaher, un membre d’Ansar Dine.

« Le camp que la Minusma partage avec les Forces armées maliennes et les éléments de la force (française) Barkhane à Tessalit a été la cible d’une attaque à la roquette et au mortier », a indiqué la Minusma dans un communiqué, en condamnant l’attaque.

« Au moins neuf roquettes/obus de mortier ont été tirés sur le camp », mais « aucune victime n’est à déplorer », selon elle.

La Minusma et la force Barkhane, qui a remplacé en août l’opération française Serval dans le nord du Mali, ont, après l’attaque, « envoyé des patrouilles en direction de la zone de tir », où un « hélicoptère de Barkhane a également été déployé », a ajouté la même source.

« C’est une attaque ignoble et lâche. Ces crimes ne doivent pas rester impunis et leurs auteurs doivent être identifiés et traduits devant la justice », a déclaré un responsable de la Minusma, David Gressly, cité dans le communiqué.

Ansar Dine, qui fait partie des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda ayant contrôlé pendant près de 10 mois le nord du pays, en 2012-2013, avant d’en être en partie chassés par les forces internationales, s’est en revanche réjoui de l’assaut « réussi » contre « les ennemis de l’islam » à Tessalit.

« L’ennemi principal de l’islam est la France. Les pays qui travaillent pour la France en terre d’islam (nord du Mali) sont aussi nos ennemis », a dit Abdoul Ag Attaher, ajoutant: « Les ennemis de l’islam n’auront pas la paix avec les soldats de Dieu, en terre malienne d’islam ».

Attaque sur le camp de la Minusma /Forces armées maliennes et Barkhane à Tessalit

Bamako, 29 décembre 2014 – Aujourd’hui, vers 10h15, le camp que la MINUSMA partage avec les Forces armées maliennes et les éléments de la force Barkhane à Tessalit a été la cible d’une attaque à la roquette ou au mortier. Les rapports préliminaires indiquent qu’au moins 9 roquettes/obus de mortier ont été tirés sur le camp. Selon ces mêmes rapports, aucune victime n’est à déplorer.

La MINUSMA et la force Barkhane ont envoyé des patrouilles en direction de la zone de tir. Un hélicoptère de Barkhane a également été déployé.

L’Officier en Charge de la MINUSMA, M. David Gressly, condamne cette attaque de la manière la plus sévère. « C’est une attaque ignoble et lâche. Ces crimes ne doivent pas rester impunis et leurs auteurs doivent être identifiés et traduits devant la justice. Nous sommes dans ce pays pour assurer un retour à la paix et à la stabilité et ces attaques renforcent notre détermination à poursuivre notre mission aux côtés du Mali et de son peuple. »

 

Mali: à Ber, les groupes armés se surveillent mutuellement

Par RFI – Publié le 02-01-2015 Modifié le 02-01-2015 à 04:56

Après les accrochages entre groupes armés du nord entre Kidal et Gao, au nord de Gao, la tension se déporte aujourd’hui au nord-ouest, plus précisément à Ber, localité située à 70 km de Tombouctou. Groupes armés pro-gouvernementaux et rebelles se font face.

Un calme précaire règne autour de la localité de Ber. A l’intérieur de la ville, les troupes du MNLA (les rebelles touareg) et celles des casques bleus de l’ONU. A une dizaine de kilomètres de Ber, sur la rive gauche du fleuve Niger, les combattants du Gatia, un autre groupe armé touareg, mais pro-gouvernemental. Le MNLA et le Gatia sont chacun le soutien d’une aile du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA).

Le face-à-face entre les deux groupes est tendu. Les premiers veulent défendre leur position de Ber, les seconds veulent les déloger. Dans ce contexte, la mission de l’ONU au Mali (Minusma) joue aux pompiers. Elle a demandé aux deux groupes armés de ne pas faire usage de leurs armes, et de respecter le cessez-le-feu. Ce lundi, la Minusma espère réunir autour de la même table des représentants des deux belligérants pour trouver une issue pacifique.

En attendant, de plus en plus d’observateurs estiment que la volonté de contrôler les localités du Nord n’est peut-être pas le seule raison de ce regain de tension. Certains groupes armés veulent aussi contrôler les trafics illégaux qui pullulent dans le Nord. 

Mali: Après les heurts meurtriers à Bamba qui ont fait 5 morts : Séparatistes et unionistes au bord d’un nouvel affrontement sanglant à Zerhu

Massiré Diop – L’indépendant – 31 décembre 2014

On en sait davantage sur les combats meurtriers ayant  opposé  des mouvements séparatistes (MNLA et MAA-dissident) aux groupes armés favorables à l’unité du pays (GATIA et MAA-loyaliste) dans la localité de Bamba. En effet, après avoir été délogés par ces derniers, les séparatistes sont venus en renfort dans le but de se venger.

Malheureusement pour eux, c’était  compter sans  la détermination des éléments du GATIA et du MAA-loyaliste qui ont réussi à repousser leurs assauts.

Selon nos informations, ce fut  la véritable désillusion pour les séparatistes qui ont,  une nouvelle fois,  subi une cuisante défaite. Ainsi, en plus des nombreux  véhicules et  armes abandonnés, ils  ont aussi perdu beaucoup d’hommes. Selon Abidine Ould Mohamed, secrétaire général adjoint du MAA-loyaliste, au moins cinq séparatistes ont été tués et deux faits prisonniers.

On apprend également que des militaires français de l’Opération Barkhane sont intervenus pour ramener le calme dans la localité.

Par ailleurs, il nous est revenu aussi qu’après avoir été défaits, les séparatistes se sont repliés à l’ouest vers Zerhu, localité située à environ 180 km à l’est de Tombouctou. Sur place, ils croiseront,  bien évidemment, des éléments du GATIA et du MAA-loyaliste, qui avaient réussi à déloger d’autres séparatistes de cette localité, la semaine dernière.

Des observateurs affirment  que les séparatistes (MAA-dissident et MNLA) n’ont aucune chance de sortir victorieux des affrontements qui s’annoncent, car le camp des unionistes est mieux armé qu’eux.

En tout cas, cette situation fait craindre le pire.

Beaucoup redoutent, en effet,  un embrasement général à la veille de la prochaine phase des pourparlers prévue dans la deuxième quinzaine de janvier 2015.

 Mali : Les groupes armés séparatistes craignent une guerre civile au nord

Maliactu du 31 décembre 2014

Dans un communiqué, la coordination des mouvements de l’Azawad accuse le gouvernement de porter « le spectre d’une guerre civile » au nord du Mali.

Selon ces mouvements, derrière les récents accrochages sanglants entre leurs forces et les groupes d’autodéfense se cacherait la main invisible du gouvernement qu’ils accusent de fomenter une guerre civile « à travers ses milices communautaires ».

Fait qui confirmerait, d’après les rebelles séparatistes, les liens entre les groupes d’autodéfense et le gouvernement : les attaques lancées en octobre dernier contre leurs postes avancés à Intillit, Tessit et Boulkessi.

« Quelques jours après, explique Moussa Ag Acharatoumane, le porte-parole de la coordination, le drapeau malien flottait sur ces différents villages. La complicité est désormais à ciel ouvert, autrement dit, ça ne fait plus aucun doute le Mali pousse à une guerre civile », estime-t-il, s’exprimant au nom de la coordination.

La tension est explosive au nord du Mali ces dernières semaines. De violents et meurtriers affrontements opposent depuis plusieurs jours la coordination des mouvements de l’Azawad, dont font partie le MNLA, HCUA, CPA et MAA dissident à des groupes d’autodéfense rassemblés au sein du GATIA et MAA.

La dégradation du contexte sécuritaire survient au moment où le gouvernement et les groupes armés s’apprêtent à entamer dès janvier 2015 à Alger, une nouvelle phase, jugée cruciale, des pourparlers de paix. Il nous revient que la coordination des mouvements de l’Azawad envisagerait de demander le report en février de cette énième phase.

 

Mali: Regain d’insécurité dans le nord du pays : Un bateau de la COMANAV attaqué par des bandits armés

L’indépendant – Zoumana Nayté correspondant à Koulikoro – 31 décembre 2014 

 Les faits se sont déroulés dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 décembre, aux environs de trois heures du matin, entre la localité de Rharous et Madiakoy. Le  bateau Abdoulaye Général Soumaré a été attaqué avec des armes lourdes par des éléments proches des groupes armés radicaux. Aucune perte en vie humaine n’a été déplorée, mais des dégâts matériels importants ont été signalés.

Selon le convoyeur, Ladji Fané, le bateau, qui a pris le départ à partir de Rharous, vers 14h30 en direction de Madiakoy, a été attaqué par des hommes lourdement armés non identifiés. Les 15 militaires maliens, qui étaient à bord  pour le sécuriser, ont héroïquement riposté à l’attaque durant plus de 2 heures. D’après les propos du convoyeur, dès les premiers coups de feu, les militaires ont sommé les passagers de se mettre ventre à terre pour éviter d’être touchés par des balles. C’est aux environs de 4 heures 45 que les armes se sont tues.

Peu de temps après, un avion de la MINUSMA, appuyé par une colonne de l’armée malienne, a survolé la zone de l’attaque pour sécuriser le bateau afin qu’il arrive à destination. C’est ainsi qu’il a pu mettre le cap en direction de Tombouctou. Notre source révèle que la coque du navire est très endommagée et il y aurait plusieurs impacts de balle dans la chambre du vice commissaire. Elle a formellement démenti l’information selon laquelle deux personnes se sont jetées dans le fleuve. » Tous les passagers se portent bien et tout le monde est à bord de l’embarcation » a-t-elle affirmé.

Bien que cette attaque n’ait pas encore été revendiquée, des soupçons pèsent sur les groupes armés séparatistes qui n’ont jamais cessé de faire régner la terreur dans le nord du pays.

 

Mali: un bateau attaqué sur le fleuve Niger dans le nord du pays

Par RFI – Publié le 30-12-2014 Modifié le 30-12-2014 à 17:16

Au Mali, un bateau qui a quitté la ville de Bamba, une localité théâtre d’affrontements entre groupes armés du Nord, a été attaqué dans la nuit du 29 au 30 décembre, alors qu’il se dirigeait vers Tombouctou.

Le bateau porte le nom d’un célèbre militaire malien déjà disparu, le général Abdoulaye Soumaré. Il appartient à la Compagnie malienne de navigation (Comanav), une société d’Etat. Il assure dans une partie du nord du Mali le fret, le transport de personnes jusqu’à 400 places.

Lundi, le bateau a quitté la localité de Bamba, récemment théâtre d’un accrochage entre deux groupes armés. Dans la nuit de lundi à mardi, il est arrivé dans une localité située à environ 70 kilomètres de Tombouctou. Selon un témoin, à cette escale, une pluie de roquettes s’est abattue sur le petit navire, et après les roquettes, des tirs d’armes automatiques – des mitrailleuses, très probablement, affirme un autre témoin. Le bateau a été endommagé, mais on ne compte pas de victimes.

Deux passagers restent pour le moment introuvables. Se sont-ils jetés par peur dans le fleuve Niger ou se sont-ils cachés dans un réduit à l’intérieur du navire ? Les premiers éléments de l’enquête écartent la piste de bandits et privilégient celle d’une attaque organisée par l’un des groupes armés du nord du Mali.

 

Mali: Recrudescence de l’insécurité au Nord du Mali : En partance à Tombouctou, le bateau Général Soumaré essuie des coups de feu

Maliactu – 30 décembre 2014

Le bateau Général Abdoulaye Soumaré aurait essuyé des coups de  feu dans les environs de 04 heures du  matin aujourd’hui  à proximité du village Tinaten PK85 de Rharouss .

Les tirs  qui provenaient du  côté Haoussa  n’aurait  fait  aucun dégât  sur le bateau qui  progresse normalement son chemin  vers Tombouctou;

Des informations font état d’une attaque du MNLA.

Ces attaques contre les populations et  autres  ont connu une forte augmentation ce dernier temps pour compromettre le processus de paix engagé par le Gouvernement.

 Mali : GATIA, la bête noire du MNLA et alliés

Aliou Hasseye –  © maliactu.net – 30 décembre 2014

Le GATIA (Groupe d’Auto-défense Touareg Imghad et Alliés), de sa création, il y a 5 mois, à nos jours, a bouleversé l’équilibre des forces dans le septentrion malien. Les succès militaires du groupe d’auto-défense se multiplient sur le terrain. Le Mali devrait-il s’en réjouir ou s’en inquiété ?

Après les sonrhaï du Ganda Koï – Ganda Izo et les arabes du MAA, les touaregs prennent les armes pour se défendre contre les groupes armés séparatistes, des rebelles qui veulent asseoir leur domination par la force sur les communautés locales.

La nouvelle bête noire de la rébellion, GATIA, a vu le jour en aout dernier, au moment où la coordination des mouvements de l’Azawad, regroupant notamment le MNLA, le HCUA, la CPA et une dissidence du MAA, faisait la pluie et le beau temps dans le septentrion malien. Après la cuisante défaite de l’armée nationale, subie au mois de mai à Kidal, cette coordination de groupes armés aux velléités sécessionnistes étendait peu à peu sa mainmise sur plusieurs localités abandonnées par l’armée dans sa réorganisation.

L’aile du MAA qui refusait de s’allier aux séparatistes paraissait bien impuissante à se défendre contre la horde de combattants de cette multitude de groupes armés. Elle ne pouvait donc rêver mieux que de voir jaillir un allié qui l’aiderait dans sa guerre qui, à cette époque, était plus une guerre d’existence que de conquête.

GATIA, le conquérant

Au fil du temps, le GATIA, grâce à ses actions militaires, s’est forgé une reconnaissance et une respectabilité qu’aucun autre groupe armé, hormis le MNLA et le HCUA de la puissante tribu des Ifoghas, n’avait réussi depuis 2012.

Dans un Mali où seuls les gens armés ont droit à la considération de l’Etat, la prise des armes par la communauté Imghad, que dit représenter le GATIA, avait pour objectif de se faire entendre, puisqu’il « fallait nécessairement avoir un groupe armé afin de participer au processus de paix » d’Alger.

Aujourd’hui, le GATIA n’est plus un groupe armé comme les autres. Il existe bel et bien sur le terrain, reconnait le Mali dans sa plénitude et a cela de particulier qu’il lui arrive même de conquérir des territoires pour ensuite les restituer à l’armée régulière.

Le GATIA : un groupe armé pro gouvernemental ou une milice gouvernementale ?

Les fondateurs du mouvement armé, qualifié de « milice ethnique » par certains, n’ont jamais caché leur proximité avec le général El Hadj Gamou, un haut gradé malien de la tribu touareg Imghad. Ils s’affichent fièrement avec ce touareg qui, malgré les nombreuses occasions qui se sont offertes à lui, est toujours resté loyal, quitte à faire l’objet de menaces de mort par ses compatriotes ayant choisi de combattre le Mali et de défendre l’ « Azawad ».

Cependant, même s’il est évident que le GATIA est toléré par Bamako, il n’a jamais été établi une quelconque manœuvre cachée de l’Etat malien dans la création de ce groupe armé.

La fulgurante ascension de ce nouveau venu dans le maquis des groupes armés maliens pourrait laisser perplexe mais à ce sujet, il est important de noter que le nord malien est rempli de groupuscules qui n’ont souvent aucune dénomination particulière et qui s’arrangent derrière tel ou tel mouvement politico-militaire en fonction de la prise en compte de leurs aspirations.

Avant la création du GATIA, de nombreux Imghad combattaient auprès du MAA originel. Les combattants du GATIA étaient donc de toute évidence déjà aguerris au combat avant l’avènement de leur propre mouvement.

Depuis un moment, le GATIA bouleverse une nouvelle fois, et nous nous en réjouissons, la donne militaire au nord en infligeant de lourdes pertes aux ennemis du Mali. Mais il est à craindre que la reprise des affrontements entre les mouvements séparatistes et ceux d’auto-défense ait des conséquences sur les négociations d’Alger qui sont à quelques semaines de l’entame de la phase présentée comme décisive.

Un examen de conscience s’impose alors nous : Devons-nous plus nous réjouir de la débâcle du MNLA que de ses répercussions sur la paix ?

 

Mali : Des pillages et affrontements meurtriers signalés à Bamba dans le cercle de Bourem

Massiré Diop – L’indépendant – 30 décembre 2014

En effet, deux groupes armés, en l’occurrence le MAA-loyaliste et le GATIA, favorables à l’unité du pays, avaient pris le contrôle de la localité et démantelé le fief d’un groupe proche des indépendantistes.

Le dimanche 28 décembre, ces derniers venus en renfort se sont attaqués à toutes les positions occupées par les éléments du GATIA et du MAA-loyaliste. Ils n’ont pas hésité à se livrer à des pillages et à l’incinération de certains magasins. Selon des sources, ils n’ont laissé derrière eux que le chaos et la panique auprès des populations. D’autres sources évoquent même des morts et des blessés graves. Cette attaque intervient également peu de temps après celle qui s’est produite à Zarhu où des éléments dits proches des séparatistes ont pillé le marché de la localité avant de mettre le feu dans plusieurs magasins et autres commerces.

Le mode opératoire des assaillants est souvent identique. En effet, comme ils savent qu’ils peuvent être facilement repérés, ces bandits se mêlent à la population. C’est ainsi qu’ils empruntent des engins à deux roues pour commettre leurs forfaits. Des sources ont affirmé que les habitants de la localité de Kasba se préparent, eux aussi, à prendre leur revanche. De quoi faire craindre un embrasement de la situation.

D’autres informations font état d’une intervention des militaires français de l’Opération Barkhane qui serait imminente pour ramener le calme et la quiétude dans la zone. L’armée malienne et les casques bleus de la MINUSMA sont encore très faiblement représentés.

Notons que ces rixes interviennent alors que le prochain round des pourparlers inter-Maliens d’Alger, initialement prévu dans la première quinzaine du mois de janvier 2015, pourrait finalement avoir lieu dans la seconde. Il faut rappeler également qu’à chaque veille de reprise de ce dialogue devenu interminable, des combats interviennent entre groupes armés.

Lesquels tentent d’étendre leur contrôle dans certaines zones pour amorcer ces discussions en position de force. Reste à savoir jusqu’à quand cette situation persistera. En tout cas, tout le monde s’accorde à dire que tant qu’il n’y aura pas un accord de paix global et définitif, cette partie du pays sera toujours incontrôlable.

 

Nord du Mali: les accrochages se poursuivent à Bamba

RFI avec AFP  et Dakana.org – 29 décembre 2014

Dans le nord du Mali, les tensions perdurent entre groupes armés favorables à l’Etat malien et ceux qui s’opposent aux autorités de Bamako. Des accrochages avaient déjà eu lieu, la semaine dernière, à Bamba, dans la région de Gao. Ils ont repris ce lundi 29 décembre.

C’est un véhicule de la branche rebelle du Mouvement arabe de l’Azawad qui a été pris pour cible. En face, se trouvaient deux groupes favorables à l’Etat malien, à savoir le mouvement touareg d’auto-défense Gatia et ses alliés du MAA-branche pro-Bamako.

Les deux parties s’accusent régulièrement et réciproquement de pillages. Cette raison a une nouvelle fois été invoquée par le Gatia pour justifier l’attaque d’un véhicule du MAA-branche rebelle, en périphérie de la localité de Bamba.

Au terme des échanges de tirs, le Gatia affirme avoir récupéré le véhicule et tué ses cinq occupants. Le MAA confirme les échanges de tirs et reconnaît avoir été contraint de se replier, mais le bilan avancé est différent. Il affirme que seul un combattant rebelle, qui serait resté sur place, aurait été tué.

Ce nouvel accrochage s’ajoute à ceux qui ont déjà eu lieu la semaine dernière, dans la même zone et entre les mêmes acteurs. Une source onusienne estime que ces accrochages sont davantage liés au « trafic » qu’à de véritables enjeux politiques.

De sources concordantes, des hommes armés ont pillés le marché de la commune rurale de Bamba, dans le cercle de Bourem (Région de Gao) cet après-midi. Les dégâts sont matériels. Ils auraient pris le matériel informatique et celui du RAVEC de la Mairie. Des villageois seraient également dépossédés de leurs biens notamment du bétail, des sommes d’argent, des barriques de carburant et des téléphones portables. Ces hommes dans plusieurs pick-up ont passé un bon bout de temps dans le village sans être inquiétés.

Nos sources nous apprennent que ces hommes appartiendraient au Mouvement National de Liberation de l’Azawad « MNLA ». Elles expliquent cela par le fait que ces bandits sont arrivés en ville avec un drapeau dans lequel il y’avait du rouge sans préciser les autres couleurs tout en scandant « Azawad ». La gendarmerie locale serait informée mais n’est pas encore sur place. Des villageois affirment que ces bandits ne sont pas à leur première expérience.

Au moins une personne a été tuée lundi dans le nord du Mali au cours de violences entre des groupes touareg rivaux, selon des sources au sein des mouvements armés et de l’ONU.

Entre une et cinq personnes auraient été tuées à Bamba, à 245 km au nord de Gao, principale ville du nord du Mali, selon les bilans donnés par différents groupes armés. « Au moins trois personnes ont trouvé la mort près de la localité de Bamba au cours d’un violent accrochage entre les combattants du Gatia (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés) et un groupe armé proche du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) », a déclaré à l’AFP une source militaire africaine au sein de la mission de l’ONU au Mali (Minusma).

« Il n’y a plus de combats. L’accrochage est terminé », a-t-elle ajouté. Le MNLA est un des groupes impliqués dans les pourparlers lancés en juillet à Alger avec le gouvernement malien. Le Gatia, créé en août, revendique une place à la table des négociations. Un membre du Gatia, Mohamed Ould Taya, a indiqué à l’AFP que son groupe a été attaqué par un autre groupe « à la solde du MNLA et d’une aile du Mouvement arabe de l’Azawad » (MAA). « Nous avons tué cinq ennemis et nous avons également fait trois prisonniers », a-t-il affirmé.

De son côté, un élu de Bamba, contacté par téléphone, a affirmé à l’AFP qu’un véhicule calciné était visible sur les lieux de l’accrochage. « J’ai vu deux corps criblés de balle », a ajouté la même source, sans donner plus de détails. Des éléments du Gatia et d’une aile du MAA « ont attaqué une de nos positions. Nous avons riposté », a affirmé Ahmed Ould Méthy, un membre d’une autre aile du MAA, proche du MNLA. « Nous avons perdu un homme et nous ne retrouvons pas pour le moment un autre », a-t-il ajouté.

Joint par l’AFP, un responsable du MNLA a décliné tout commentaire dans l’immédiat. Le Gatia et le MAA sont présentés par certains observateurs comme proches de Bamako et opposés à la prise d’indépendance de la partie nord du Mali. Des affrontements ayant opposé le MNLA au Gatia mi-octobre dans la localité de N’Tilit (à environ 130 km au sud de Gao) avaient fait au moins sept morts, selon des sources concordantes.

 

Mali : deux milices alliées de Bamako prennent la localité de Bamba

RFI, le 26 Décembre 2014

Depuis quelques jours, des groupes armés se manifestent à nouveau dans une partie du nord du Mali. Il y a eu des pillages, des coups de feu, et désormais, la sécurité de la localité de Bamba, au nord de Gao, est assurée par deux milices tribales qui contrôlent les lieux.

Située à 245 km au nord de la ville de Gao, dans une zone où l’armée était faiblement représentée, la localité malienne de Bamba est passée sous le contrôle de deux groupes armés alliés au gouvernement malien, ou plutôt deux milices tribales, à savoir le Gatia, dominé par les Touaregs de la tribu des Imghad, et d’une branche du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA). Une fois installés sur place, les miliciens en ont profité pour démanteler, à une trentaine de kilomètres de Bamba, le fief d’un autre groupe armé – celui-là étant plutôt indépendantiste. Il n’y a pas eu de victimes.

Pourquoi une telle démarche, alors que l’accalmie semblait régner sur le terrain ? L’une des raisons, c’est que dès le mois de janvier 2015, le quatrième round des négociations entre le gouvernement malien d’un côté, les faucons et les colombes des groupes armés du nord de l’autre, reprend en principe à Alger. L’objectif des ces milices tribales est donc notamment d’affaiblir l’ennemi, de renforcer ces positions sur le terrain en revendiquant le contrôle de plusieurs localités du nord du Mali et, peut-être, avec la bénédiction de Bamako, de jouer à Alger dans la cour des grands.

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