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Le Maire d’Aderanboukane est décédé

by sur 4 janvier 2015

Comme nous l’avons annoncé hier soir sur la page d’accueil du site, le maire d’Aderanboukane a succombé à ses blessures, après l’attaque de son véhicule par des hommes armés circulant à moto.

Mali: le maire de la commune d’Aderanboukane succombe à ses blessures

Par RFI –  Modifié le 04-01-2015 à 02:59

Aroudeine Ag Hamatou maire d'AderanboukaneAroudeiny Ag Hamatou, maire de la commune d’Aderanboukane, en 2005.RFI/Christine Muratet

Le maire de la commune d’Aderanboukane, dans le nord du Mali, a succombé à ses blessures ce samedi 3 janvier. Aroudeiny Ag Hamatou était tombé dans une embuscade jeudi après-midi sur une route près de Ménaka. Transporté dans un premier temps à Gao pour être soigné, il est décédé lors de son transfert sanitaire vers Bamako. Son chauffeur avait été tué lors de l’attaque menée par des hommes non identifiés.

Pour accueillir le corps d’ Aroudeiny Ag Hamatou ce samedi à l’aéroport international de Bamako, les visages étaient graves. Parmi les présents, le général Sada Samaké, ministre malien de la Sécurité et Bajan Ag Hamatou, député de Ménaka et frère aîné du défunt.

Quelques heures plus tôt, à Gao dans le Nord, le maire d’Aderanboukane embarquait sur une civière à bord de l’avion de la mission de l’Onu au Mali, qui assurait son évacuation vers la capitale malienne, pour y être soigné. Il décédera pendant le transfert.

Un bâtisseur de la commune d’Anderanboukane

A Bamako, les domiciles de Bajan Ag Hamatou et du colonel Guischma, respectivement frère aîné et parent par alliance du défunt ne désemplissent pas : hommes politiques, ressortissants du Nord, diplomates, et représentants de l’Etat, passent pour présenter les condoléances. L’inhumation d’Aroudeiny Ag Hamatou aura lieu ce dimanche à Bamako.

L’illustre disparu est considéré comme un grand bâtisseur de la région de Ménaka, plus précisément de sa commune Anderanboukane. Chaque année, avant la crise du Nord, il y organisait un magnifique festival , qui attirait du monde. Sa commune était jumelée à Laxou, ville située au nord-est de la France. Ce jumelage permettait via la coopération décentralisée, d’aider sa communauté, la grande tribu des touareg des Ouliméden.

Parmi eux, certains préviennent : après le temps du deuil, il y aura le temps des explications.

Aroudeiny Ag Hamatou était tombé dans une embuscade

Le 1er janvier, Aroudeiny Ag Hamatou quittait Ménaka pour sa commune située à 107 Km plus au nord. Après les 30 premiers kilomètres, son véhicule tombait dans une embuscade tendue par des hommes armés circulant à moto. Trois passagers, dont l’élu, sont blessés. Le lendemain, le premier passager décède de ses blessures.

Qui a commis ce crime ? Certains attribuent l’embuscade au Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, le Mujao. Le Mujao n’a pas revendiqué l’acte.

En tout cas, pour des proches du disparu, ce crime ne restera pas impuni.

D’autres soulignent par contre que continuer à aider le développement de sa commune est le meilleur hommage qu’on puisse rendre à l’homme qui a flirté un tout petit moment avec le MNLA, avant de devenir un fervent loyaliste.

 

Le gouvernement déplore le décès du maire d’Anderaboucane

Par Malijet – le 3 janvier 2015 à 19h

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le gouvernement déplore le décès du maire d’Anderaboucane

C’est avec tristesse que le Gouvernement du Mali annonce le décès de Monsieur Aroudeyni Ag Hamatou, maire de la commune d’Anderaboucane, survenu ce samedi 3 janvier 2015

Ag Hamatou a succombé à ses blessures dans l’avion de la Minusma qui le transportait à Bamako, où il devait être soigné suite à l’attentat du 1er janvier 2015.

Le Gouvernement s’associe au Président de la République pour exprimer sa profonde compassion et présenter ses condoléances les plus sincères à la famille du défunt, ainsi qu’à tous ses proches.

Le Gouvernement réitère sa condamnation ferme de l’acte terroriste qui a coûté la vie au Maire Ag Hamatou et à l’un de ses fils.

Le Gouvernement renouvelle son engagement à punir ces crimes, et à lutter contre toutes les formes de terrorisme, pour ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire malien, avec l’accompagnement de ses alliés.

Bamako le 03 janvier 2015

 

Décès du maire d’une commune, blessé dans une embuscade

03/01/2015 | 22:49

Le maire d’une commune du nord du Mali est décédé samedi de blessures subies dans une embuscade au cours de laquelle son fils est mort, ont fait savoir les autorités.

La mort d’Aroudeyni Ag Hamatou, maire d’Anderaboucane, survient alors que la mission des Nations unies au Mali a fait part de son inquiétude quant aux atteintes aux droits de l’homme et aux violations du cessez-le-feu entre factions rebelles et factions pro-gouvernementales.

Selon les autorités maliennes, Ag Hamatou est mort alors qu’il était évacué par les Nations unies vers Bamako pour y recevoir des soins. Son fils a péri et son chauffeur a été blessé dans une embuscade tendue le 1er janvier par des inconnus entre Ménaka et Anderaboucane, dans la région de Gao.

« Le gouvernement réitère son engagement à punir les responsables de ces crimes et à lutter contre toutes les formes de terrorisme, pour rétablir la paix et la sécurité dans l’ensemble du Mali », a déclaré le pouvoir malien dans un communiqué.

Le gouvernement malien a tenu une série de sessions de pourparlers de paix avec les groupes rebelles qui ont pris leurs distances avec les islamistes. Mais la mission de l’Onu a déclaré vendredi avoir constaté un certain nombre d’affrontements dans les régions de Gao et de Tombouctou, qui minent le cessez-le-feu en vigueur.

Pour le chef de la mission de l’Onu, David Gressly, toutes les parties impliquées dans les négociations de paix ont la responsabilité de garantir que le cessez-le-feu tienne bon, afin que la session finale de négociations à Alger puisse aboutir. (Adama D

Nord du Mali : le véhicule du maire d’Andéraboucane, Aroudeïni Ag Hammatou, braqué hier par des bandits

Papa Sow

Nous l’apprenons de sources dignes de foi : Le jeudi, 1er janvier 2015, alors qu’il se rendait à Ménaka (à bord de son véhicule personnel), Aroudéïni Ag Hammatou, maire de la commune d’Andéraboucane et, par ailleurs, petit frère du député de Ménaka (Bajan Ag Hammatou) a été victime d’un braquage à 40 Km de Ménaka où il se rendait avec des compagnons.

Les assaillants, selon nos informations, seraient de peau claire. Armés jusqu’aux dents, ils (Les bandits) auraient exigé du maire de l’argent. Sans aucune résistance, Aroudeini s’est plié à leur exigence, en leur remettant un montant de 100 000 F CFA. Que les bandits ont accepté avant d’ouvrir le feu sur le véhicule du maire. Un des occupants gravement blessé aurait été admis le même jour à l’hôpital de Gao, pour des soins, indiquent les mêmes sources.

Aroudeini Ag Hammatou a eu un parcours sulfureux pendant l’occupation des régions du nord. Pendant cette période où les groupes armés régnaient dans la zone en maîtres, il fut d’abord membre d’Ançar Dine, avant de rejoindre les rangs du Mouvement National pour la libération de l’Azawad (Mnla). A un certain moment, il a trouvé refuge au Niger…

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