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Gouvernement : les interrogations

by sur 12 janvier 2015

Après deux tentatives de propulser la jeune génération à la tête du gouvernement (Oumar Tatam Lèy et Moussa Mara), IBK revient à des valeurs sûres. C’est donc un tandem de septuagénaires expérimentés qui va désormais diriger le Mali.

Car, tant dans la classe politique que dans la population, Modibo Keïta semble faire, l’unanimité sur sa probité, sur son expérience, sur sa compétence.

Modibo-keita-1

Modibo Kéïta : Le temps des interrogations

Sékou Tamboura –  L’Aube du 12 janvier 2015

La nomination de Modibo Kéïta comme Premier ministre, en remplacement de Moussa Mara, a été certes accueillie avec soulagement, pour sa forte personnalité et sa grande expérience de la gestion des affaires publiques.

Mais, ce come-back après un premier passage à la Primature en 2002 (18 mars-09 juin) n’en suscite pas moins d’interrogations sur la marge de manœuvre réelle du vieux briscard en face d’un IBK qui en impose jusque-là à ses PM.

Aura-t-il les coudées franches pour exécuter sa mission ? Ou bien sera-t-il un Premier ministre faire-valoir à l’image de ses deux prédécesseurs ?

PM entrant, Modibo Keita

Pour une fois, depuis l’arrivée du président Ibrahim Boubacar Kéïta à la tête de l’Etat en septembre 2013, un Premier ministre fait quasiment l’unanimité au sein de l’opinion tant nationale qu’internationale. Modibo Kéïta, nommé jeudi dernier pour succéder à Moussa Mara, est précédé d’une grande réputation pour sa connaissance des hommes et des grands dossiers. En plus, au plan socio humain, il est vu comme un homme pondéré et d’une grande humilité.

Contrairement au banquier Oumar Tatam Ly et à l’expert-comptable Moussa Mara (tous deux handicapés par leur inexpérience politique et, surtout, administrative), le nouveau chef du gouvernement (professeur de lettres à la retraite, sorti de l’Ensup en 1969) est un grand commis de l’Etat qui a occupé de nombreuses fonctions dans la haute administration : instituteur puis professeur d’enseignement secondaire pendant 16 ans ; ministre durant 8 ans ; Ambassadeur dans plusieurs pays européens et auprès des organisations du Système des Nations unies ; Premier ministre. Et depuis le 22 avril 2014 et ce, jusqu’à sa nomination comme jeudi comme Premier ministre, Modibo Kéïta était le Haut représentant du président de la République pour le dialogue inclusif inter-malien.

Outre cette force personnelle, Modibo Kéïta aura un allié de taille pour mener sa tâche à bien: le peuple. Depuis les rumeurs répétées sur la démission de Mara, son nom revenait régulièrement comme le potentiel successeur du président de Yelema. Ensuite, cette supposition virait en vœu, puis en réclamation, avant d’être confirmée par le chef de l’Etat. Comme pour trancher avec les nominations de Ly et Mara, aucun bourdonnement, aucun murmure, aucune contestation n’émanent des populations pour protester ou marquer leur désapprobation. C’est un bon signe.

Un troisième atout majeur pour le nouveau PM, c’est l’adhésion de la classe politique, de l’opposition et de la majorité, y compris le parti majoritaire. En attestent les messages de félicitations de partis politiques qui ont donné à l’arrivée les allures d’une caution.

Mieux, dès le lendemain de sa nomination, vendredi vers 10 heures, Modibo Kéïta aurait été reçu à sa demande par le Bpn du Rpm. Aux cadres du parti au pouvoir, le nouveau chef du gouvernement aurait tenu ce langage : « …Je n’ai pas encore fait la passation ; c’est cet après-midi… Je viens m’enquérir de votre position par rapport à ma nomination… ». Pour toute réponse, Modibo Kéïta aurait reçu des acclamations nourries (synonymes de feu vert ?).

Dans l’après-midi, il aurait eu une rencontre avec l’opposition, qui l’aurait félicité pour la confiance placée en lui par le chef de l’Etat.

C’est justement cette confiance du président IBK qui constitue le dernier acte favorable à Modibo. En effet, après avoir (sciemment ?) « bousillé » deux « cartouches », IBK sait qu’il n’a plus droit à l’erreur et qu’il lui faut le PM de son mandat. En jetant son dévolu sur Modibo Kéïta, il mise sur un collaborateur connu, si ce n’est un complice dans le très délicat dossier du dialogue inclusif inter-malien.

Tous ces éléments positifs incitent à l’espoir que le Premier ministre  Modibo Kéïta est bien parti pour affronter les grands défis qui l’attendent.

D’abord, le défi de la relance économique et financière dans un pays plongé dans le chaos depuis le 22 mars 2012. Crise de trésorerie, marasme économique, faible pouvoir d’achat, panier de la ménagère vide sont autant de fléaux qui caractérisent la vie nationale.

Ensuite, le défi de la réconciliation dans un pays où le tissu social reste toujours fissuré par l’occupation de 2012-2013 et son corollaire d’exactions de toutes sortes.

Le défi aussi d’un accord définitif entre le gouvernement et les groupes armés à l’issue de la dernière phase des pourparlers d’Alger. Le nouveau PM maîtrise bien ce dossier dans lequel il agissait jusque-là au nom exclusif du chef de l’Etat.

A tout cela s’ajoutent la gestion de dossiers brûlants hérités de Mara : le front social avec les négociations avec l’Untm, les revendications syndicales sectorielles ; les scandales de surfacturation dans l’achat de l’avion présidentiel et le contrat d’armement ; la consolidation des relations avec les institutions de Bretton Woods et les autres bailleurs de fonds, et avec les partenaires bi et multilatéraux.

Avec son bagage intellectuel, sa grande expérience professionnelle, sa forte personnalité, les atouts extérieurs énumérés plus haut, Modibo Kéïta semble assuré de réussir dans sa mission. A condition que certains facteurs défavorables ne viennent déjouer ses plans.

Son âge (73 ans) est avancé par plusieurs observateurs comme étant un grand handicap pour Modibo Keïta. Selon eux, les charges d’un Premier ministre confronté aux défis qui sont ceux du Mali d’aujourd’hui sont énormes pour un septuagénaire qui a bourlingué durant sa période d’activité. Il pourrait donc se voir rapidement dépassé par les événements.

Une seconde catégorie d’analystes invoque sa trop longue absence des sphères décisionnelles : du 09 juin 2002 au 21 avril 2014, soit douze longues années. A les en croire, Modibo Kéïta, aussi grand commis de l’Etat fut-il, est un Premier ministre rétrograde.

D’autres détracteurs du nouveau PM mettront en avant l’argument que l’homme est sans assise politique, bien qu’il fût connu comme militant Adéma.

Mais, ces trois supposés handicaps pèsent moins lourd face à d’autres pesanteurs qui pourraient s’avérer fatales pour l’ancien-nouveau Premier ministre.

Ces pesanteurs s’expriment en termes d’interrogations. Entre autres : Modibo Kéïta aura-t-il les coudées franches malgré sa forte personnalité ? IBK ne va-t-il pas lui en imposer comme il l’a fait avec Oumar Tatam Ly et Moussa Mara ? Sera-t-il un PM faire-valoir comme ceux-ci ? Sera-t-il en mesure de composer une équipe gouvernementale solide ? Le Rpm va-t-il réellement le laisser travailler ?

La réussite de Modibo Kéïta dans sa mission passe indubitablement par les réponses à ces questions.

Mali : Premier conseil de cabinet du nouveau gouvernement : Le PM punit les ministres retardataires

Harber  MAIGA   – Le Prétoire – 12 janvier 2015

Il s’agit du ministre des domaines de l’Etat Mohamed Aly Bathily, du tout nouveau ministre de la communication non moins porte parole du gouvernement, Choguel Kokala Maiga, du ministre des sports Housseini Amion  Guindo, le ministre de la promotion des investissements et du secteur privé Me Mamadou Gaoussou Diarra, et du tout puissant ministre de la défense, Tiéman Hubert Coulibaly.

Leur tort était de venir en retard au conseil de cabinet qui était prévu pour 14 heures. Alors que tous leurs collègues ont fait l’effort de quitter leur maison pour être à l’heure, nos ministres récalcitrants eux semblaient n’être pas encore descendus de leur piédestal sur lequel ils étaient suite à leur nomination.

Le PM même venu en retard s’est tout d’abord excusé auprès des uns et des autres , avant de demander à la sécurité de ne laisser personne entrer sous aucun prétexte.

Arrivés gaillardement, les bras ballants, les ministres Bathily et  Choguel étaient les premiers qui se sont vus fermer la porte au nez. Après avoir commencé à vociférer devant la nouvelle situation, ils furent approchés par le commandant Doucouré, aide de camp du Premier ministre, qui leur expliqua que se sont des instructions fermes du patron. Ainsi, nos trois ministres comme des inconnus, ont trouvé refuge aux cotés des journalistes qui squattaient les couloirs. L’anxiété et l’inquiétude se lisaient sur leurs visages, surtout pour les nouveaux arrivants.

Ce n’est qu’après les 1h30min qu’a duré le conseil que leurs camarades les découvrent avec beaucoup d’étonnement. Une chose est sûre, ils vont devoir s’expliquer devant le nouveau boss en espérant que le grand chef à Koulouba ne l’apprenne pas. C’est en tous cas une façon pour le nouveau patron de la cité administrative de leur dire que désormais plus rien ne sera comme avant. Certainement la prochaine fois, ils auront 30 minutes d’avance sur l’heure indiquée.

Comme le nouvel porte parole n’a pas eu accès à la salle, Mahamane Baby a joué l’intérimaire. Il a dévoilé à la presse les 3 grands axes du nouveau gouvernement qui sont : la protection des personnes et de leurs biens, la promotion du développement économique, social et culturel et une justice saine.

Aussi, a t’il affirmé que le nouveau Pm est formel que les nouveaux ministres vont avoir une grande marge de manœuvre mais que chacun serait comptable de ses actes.

 

A la loupe : Tandem gérontocratique

Par Le Prétoire – Cheick TANDINA – le 12 jan vier 2015

La composition du nouveau gouvernement a été rendue publique, tard dans la nuit du samedi. Elle n’avait rien d’un scoop et la rapidité avec laquelle le nouveau Premier ministre a formé son équipe a donné l’impression que l’affaire était ficelée depuis longtemps. Avec huit partants et six néo promus pour vingt-trois membres qui restent dans l’équipe, l’impression d’un remaniement à deux objectifs se renforce : se débarrasser de Moussa Mara et mettre au rebut les responsables impliqués dans les affaires douteuses.

Concernant le premier objectif, la confirmation n’a pas été longue à venir, le président Ibrahim Boubacar Kéita a accepté, depuis mercredi, jour de son dépôt, la lettre de démission de son Premier ministre Moussa Mara, de plus en plus contesté par plusieurs courants de la mouvance présidentielle. La disgrâce du président de Yelema a commencé, malgré le soutien de son président, en mai 2014, quand, quelques semaines seulement après sa nomination, il a effectué une visite controversée à Kidal pour y affirmer l’autorité et la souveraineté de l’Etat.

Même si la chose a été appréciée comme telle par le président de la République parce qu’il s’agissait également d’affirmer son autorité et sa souveraineté à lui dans une région qui échappe à son contrôle et à celui du Mali depuis quelques années, les détracteurs du Premier ministre ont interprété ce voyage comme un acte populiste et politicien tendant à donner à son auteur un appréciable capital politique.

En se rendant dans le pays profond pendant que son chef préférait se la couler douce à l’extérieur, Moussa Mara, en marge de ses voyages officiels, ne pouvait logiquement que s’employer à l’implantation de sa formation, Yelema, qui n’a jamais su sortir de son envergure de parti communal. N’importe quel responsable politique aurait agi exactement comme lui, et il ne pouvait pousser l’allégeance à IBK jusqu’à s’effacer de la scène politique sous prétexte d’une loyauté qui s’est toujours exercée quand même en maintes occasions. L’éviction de Moussa Mara du devant de la scène politique va-t-elle éteindre les ardeurs revendicatrices de ces cadres boulimiques du parti présidentiel qui ne veulent pas entendre parler d’un Premier ministre qui ne serait pas issu des rangs du RPM ?

Certainement pas vu que le nouveau chef du gouvernement n’est pas marqué partisan, mais ces cadres qui ont les yeux plus gros que le ventre vont certainement calmer leurs ardeurs sachant que le président de la République continue dans sa logique de ne pas être « trimballé », serait-ce par les membres du cercle restreint. Il continuera de faire de la résistance, conscient que ceux qui l’entourent et le courtisent n’ont pas la même ambition que lui pour le Mali, qu’ils sont, comme Moussa Mara, des politiciens qui ont des agendas politiques personnels.

S’agissant du deuxième objectif, le président a certainement raison : quand un membre est gangréné, il faut l’amputer et le considérer comme déchet médical. IBK, qui a fait de la fin de l’impunité et de l’injustice une de ses nombreuses promesses électorales non tenues, se doit en effet de montrer des preuves de sa volonté de restaurer « l’honneur du Mali » et de faire le « bonheur des Maliens ». Ainsi, les ministres impliqués dans les sulfureux dossiers de surfacturation dans des marchés publics, de fraudes aux sujets d’examens, d’excès de bavardage et de mauvaise communication, sont-ils débarqués.

Ces limogeages feront peut-être l’affaire des partenaires financiers mais pas celle de l’opposition et de la majorité des Maliens. Car le chef de l’Etat doit aller plus loin dans son entreprise de nettoyage des écuries de la République. En effet, lui-même est impliqué dans cette gestion et sa relation avec el capo tutti capi  corse de la mafia reste toujours une énigme. Comment un Malien Ibrahim Boubacar Kéita serait-il le frère d’un Français Michel Tomi, ou en quoi ces deux hommes seraient-ils des amis ?

Mais le président Kéita ne va certainement pas offrir aux Maliens cet inestimable cadeau de nouvel an en démissionnant. Lui-même septuagénaire, il vient de s’adjoindre les services d’un homme de 72 ans. Serait-on parti pour un régime gérontocratique ?

Peut-être, mais ce qui est sûr, ce que le nouveau Premier ministre, Modibo Kéita, va avec des préjugés favorables liés à son expérience et à sa très longue présence dans la sphère administrative publique et politique. Même s’il a été un des hommes du régime dictatorial du général Moussa Traoré, Premier ministre du système totalitaire d’Alpha Oumar Konaré, accusé d’avoir creusé la tombe de l’Adema au profit d’un candidat militaire et indépendant, Modibo Kéita est attendu sur deux terrains dont, logiquement, il a l’expertise : le problème du nord et la lutte contre la corruption. Deux questions pour la résolution desquelles le président IBK a été élu avec une large majorité.

En 2008, il avait été investi par le président Amadou Toumani Touré du rôle de préparer, au sein d’une commission très bien outillée, les états-généraux de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Six ans après, ces fléaux se sont exacerbés- institutionnalisés, selon les langues.

A sa nomination à la primature, Modibo Kéita était encore le haut représentant du président de la République, chargé du dialogue inclusif inter maliens en vue d’une paix définitive dans le Nord de notre pays. Nommé médiateur dans la crise du nord depuis avril dernier, le haut représentant, malgré l’appui d’un ministre de la réconciliation nationale et le soutien d’une très grande partie de la communauté internationale, ne parvient toujours pas, à défaut de l’unanimité, à faire le minimum de consensus autour du préaccord de paix.

Le Premier ministre Modibo Kéita va-t-il résoudre ces deux problèmes pour l’honneur de son cadet de président et le bonheur de la famille ?

 

Sept ministres quittent le nouveau gouvernement, dont ceux de la Défense et de l’Economie

Par AFP – 11 janvier 2015

Bamako – Le gouvernement du Premier ministre malien désigné jeudi, Modibo Keïta, a été nommé samedi par décret du président Ibrahim Boubacar Keïta et se caractérise par le départ de sept ministres, dont ceux de la Défense, de l’Economie et de la Communication.

Selon le décret publié dans la nuit de samedi à dimanche par la présidence, Tiéman Hubert Coulibaly, précédemment ministre des Domaines de l’Etat, des Affaires foncières et du Patrimoine, hérite dans la nouvelle équipe de l’important portefeuille de la Défense et des Anciens combattants.

Un banquier, Mamadou Igor Diarra, devient ministre de l’Economie et des Finances, alors que le portefeuille de l’Economie numérique et de la Communication est confié au chef d’un parti de la majorité présidentielle, Choguel Kokala Maïga.

Le nouveau gouvernement, qui compte 29 membres, outre le Premier ministre, contre 31 dans le précédent, « a pour principale tâche de relever les défis. C’est un gouvernement de combat, mais aussi une équipe qui doit faire du retour de la paix au Nord sa priorité », a expliqué à l’AFP un proche collaborateur du chef de l’Etat.

Le nouveau Premier ministre, Modibo Keïta, était jusqu’alors « haut représentant » du président pour les pourparlers de paix lancés en juillet à Alger entre le gouvernement et les groupes armés du nord du pays.

Un membre de la minorité touarègue, Mohamed Ag Erlaf, est le nouveau ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable.

Les ministres sortants de l’Industrie, de l’Education nationale et de la Communication, quittent le gouverement.

La même source, interrogée par l’AFP, a démenti tout lien entre le départ des titulaires de l’Economie, de l’Industrie et de la Communication et l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires qui avait amené à un gel des décaissements du Fonds monétaire international (FMI).

« Le FMI n’a jamais demandé le départ d’un ministre du gouvernement. Il y a des rapports d’enquête devant la justice. Que la justice fasse son travail », a répondu cette source.

Le ministre de la Sécurité, le général Sada Samaké, conserve son poste, mais qui est désormais amputé de l’Administration territoriale.

Par ailleurs, Dramane Dembélé, candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2012, devient ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat.

 

Gouvernement de Modibo Keita : Ousmane Koné garde logiquement son fauteuil

Ousmane Daou – Le Nouvel Indicateur du 11 janvier 2015

Annoncé au département de l’Economie et des Finances puisqu’économiste de formation ayant fait ses preuves, Ousmane Koné, ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique depuis septembre 2013, garde finalement son fauteuil. Une confiance renouvelée à cause de son bilan qui comprend une réponse appropriée et saluée contre l’épidémie d’Ebola.  

Parmi les membres du gouvernement de Moussa Mara dont les départements ont été secoués par des épreuves, le ministre Ousmane Koné est l’un des rares à garder son fauteuil dans le nouvel attelage. Son maintien a été largement salué par les internautes et beaucoup d’observateurs qui ont retenu sa gestion de la menace de la maladie à virus Ebola dont le 1er cas  a été déclaré le 22 mars dernier.

Sous le leadership du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, le Mali a érigé des dispositifs de contrôle à ses frontières. L’OMS avec qui le Mali travaille sur la question, a apprécié la clairvoyance d’un homme qui, avec son équipe, n’ont rien ménagé pour préserver la santé des Maliens.

Même si elle a fait 5 décès sur 7 cas confirmés, Ebola a été vaincue au Mali grâce à une action concertée des partenaires mobilisés auprès du Mali. Selon des diplomates accrédités auprès de notre pays, le Mali a gagné la bataille contre Ebola grâce à une lutte de prévention rigoureusement menée. Le ministère de la Santé n’a pas attendu l’aide des partenaires étrangers pour commencer la prévention.

Ebola, la gestion a été efficace

La riposte médicale contre Ebola a été des plus efficaces, 2 malades ont été traités et guéris, plus de 400 contacts ont été régulièrement suivis pendant 21 jours.

La formation des agents de santé est une réalité partout sur le territoire, la remise à niveau des formations sanitaires en matériels de tous genre bat son plein.

La lutte contre Ebola n’a guère empêché la surveillance des autres épidémies. Aucune épidémie n’a émergé au cours de l’année 2014. Le retour des services de santé au Nord a été organisé et minutieusement exécuté avec l’implication personnelle du ministre de la Santé qui a également organisé des États généraux de la santé. L’année écoulée a été aussi celle de la réalisation  des infrastructures sanitaires: en février un hôpital moderne a été inauguré à Mopti (centre du Mali), en août un CSréf à Kita.

Le plateau technique de nombreuses structures a été remis à niveau (le CSréf de Fana, Macina, Dioila, Sikasso-Mancourani, hôpitaux Gabriel Touré, Point G, Kati, Ségou, Gao, CSréf de Banconi- Bamako) pour plusieurs milliards de francs CFA.

Le front social au niveau de la Santé a été des plus apaisés. Le ministre Koné a su faire comprendre au personnel qu’ils ont tous une mission commune à réussir ensemble. « Ma nomination à la tête du département de la santé est une promotion interne en ce sens que je suis de la famille et mon bilan sera le vôtre », avait-il affirmé au personnel de la santé à sa prise de service en septembre 2013. Au CHU Gabriel Touré, comme dans d’autres services du département, le personnel s’est engagé à contribuer à sa réussite.

Le Mali renoue avec ses partenaires

Par ailleurs, les relations du Mali avec les bailleurs de fonds et d’autres partenaires se sont nettement améliorées courant 2014. On a assisté au retour du Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le Sida et le paludisme. Le niveau de collaboration avec l’OMS et l’Unicef, CDC d’Atlanta, Médecin sans frontière… ont atteint un niveau record. Une collaboration qui a aidé notre pays à gagner une première bataille contre la maladie à virus Ebola. De nouveaux organismes humanitaires, comme Alima, Help ont fait leur entrée au Mali.

La politique de rapprochement des services de soins  à la population a pris un véritable coup de piston entre fin 2013 et 2014.  Aujourd’hui, le nombre de vaccins inoculés dans le cadre du Programme élargi de vaccination est onze (11). Le vaccin anti rota-virus  a fait son entrée dans le PEV. Les vaccins Gardasil contre le cancer du col de l’utérus et le vaccin contre la maladie à virus Ebola sont à un niveau d’expérimentation assez encourageant.

Des initiatives privées pour des campagnes de soins ont été engagés par le ministre Koné.

Le contrôle de niveau des structures sanitaires privées bat son plein pour une couverture sanitaire harmonieuse. Compte tenu de leur nombre et de leur rôle dans la pyramide sanitaire, les structures  privées de santé doivent répondre à des normes qualitatives.

Dans le domaine de l’amélioration de la santé de la mère et du nouveau né, certains choix politiques ont également permis de faire reculer la mortalité infantile comme la poursuite de la gratuité du traitement du paludisme pour les enfants de moins de 5 ans et pour les femmes enceintes, la poursuite de la prise en charge gratuite des malades du SIDA, de la césarienne et de l’enregistrement des naissances.

Le président de la République et le Premier ministre, qui ont un moment songé à l’envoyer au ministère de l’Economie et des Finances, ont compris qu’il est encore important voire vitale que le ministre Ousmane Koné continue sa mission à la Santé où les enjeux sont les plus grands et les risques toujours énormes avec la présence de l’Ebola dans les pays de la sous-région comme la Guinée.

 

Gouvernement : Pourquoi Ben Barka a demandé à partir

L’ancien ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements ne fait plus partie du gouvernement. Cité dans l’affaire dite de l’achat de l’avion présidentiel, Moustapha Ben Barka a préféré retrouver sa liberté de défense et surtout ne pas gêner le président de la République.

Moustapha Ben Barka, ministre de l’industrie et de la promotion des investissements

Le désormais ex-ancien ministre de l’industrie et des investissements a décidé de ne figurer dans le nouveau gouvernement. Selon les proches de Moustapha Ben Barka, sa décision s’explique par sa  volonté de ne pas « une épine dans le pied du président de la République » qu’il continuera à «  servir avec loyauté et détermination ».

Par la même occasion, rajoutent-ils, il se donne le temps et la liberté de se défendre des suspicions sur son implication dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des armements et équipements militaires.

Présenté à tort comme le  principal négociateur dans cette affaire, le ministre Ben Barka avait fait en son temps cette mise au point : « je suis effectivement le négociateur principal côté gouvernement malien pour l’amélioration du climat des affaires. Çà c’est dans mes attributions, ce sont mes prérogatives, c’est écrit. Le rapport du vérificateur général parle du ministre de la défense et des anciens combattants. J’aurai appris que le rapport du VGAL aurait été envoyé à la justice. Laissons la justice faire son travail. La justice va interpeller ceux qui doivent terre interpellés, terminé. Pour moi, il y a absolument aucun débat par rapport à çà. Moi, je suis droit dans mes bottes, tranquille. Et je suis négociateur principal, j’aime bien ce mot d’ailleurs pour le climat des affaires. Çà c’est mon rôle, c’est écrit noir sur blanc. Le PM dans mon contrat de performance »

Il va avec le sentiment du devoir accompli après avoir permis au Mali d’être classé 1er dans la zone UEMOA dans le rapport Doing Business qui classe les pays en fonction de l’amélioration du climat des affaires. Son département a été classé 2e par le Premier ministre, Moussa Mara, avec une exécution de plus de 80 % des tâches.

AMC

 

 

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