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Les ministres du gouvernement de Modibo Keïta

by sur 17 janvier 2015

Vous trouverez ci-dessous :

– une analyse des entrants et des sortants dans le gouvernement constitué par le vétéran Modibo Keïta

– l’état des forces politiques en présence

– ce qu’on peut en attendre et les défis auxquels il sera rapidement confronté

– les curriculum vitae, les photos et les carrières de 28 ministres sur les 29 que compte le gouvernement dirigé par Modibo Keïta.

Toutes nos excuses auprès de SE M. Mahamadou Diarra, ministre de la justice et des droits de l’homme, Garde des Sceaux, dont, malgré nos efforts, nous n’avons pu retracer, de manière certaine, la carrière.

Il faut dire qu’il partage le patronyme d’un célèbre joueur international de football qui lui fait de l’ombre dans les moteurs de recherche…

Les ministres du gouvernement de Modibo Keïta

Modibo Kéita a mis en place son gouvernement, le troisième de l’ère IBK, 2 jours seulement après sa propre nomination. C’est un gouvernement de 29 membres, soit 2 de moins que le précédent.

Si, comme les précédentes, la direction de la nouvelle équipe gouvernementale échappe au RPM, le parti majoritaire conserve cependant 11 ministres parmi les plus importants : Bocary Tréta (Développement rural), Mahamane Baby (Emploi), Boubou Cissé (Mines), Mamadou Frankaly Keïta (Energie et Eau), Sangaré Oumou Bah (Promotion de la femme), Mamadou Hachim Koumaré (Equipement et Transport), Abdoulaye Idrissa Maiga (Administration Territoriale et Décentralisation), Ousmane Koné (Santé et Hygiène publique), Abdrahamane Sylla (Maliens l’extérieur), Me Mamadou Gaoussou Diarra (Promotion des investissements et Secteur Privé), Mamadou Diarra (Justice).

Relations personnelles d’IBK

Les relations personnelles du président IBK s’en tirent à bon compte avec 8 ministères : Me Mohamed Aly Bathily (Domaines et Affaires foncières), Cheickna Seydi Hamady Diawara (Aménagement du territoire), Ndiaye Rama Diallo (Artisanat et Tourisme), Sada Samaké (Sécurité), Thierno Diallo (Affaires religieuses), Abdoulaye Diop (Affaires étrangères), Mamadou Igor Diarra (Economie et Finances), Hamadoun Konaté (Solidarité et développement des régions du nord).

Sans que l’on puisse les considérer comme représentants des groupes armés du nord, deux proches du chef de l’Etat présentent ce profil : Zahabi Ould Sidi Mohamed (Réconciliation) et Mohamed Ag Erlaf (Environnement).

Parmi les alliés politiques du président, l’ADEMA gagne 3 ministères : Dramane Dembélé (Habitat), Abdel Karim Konaté (Commerce), Kénékéou Barthelemi Togo (Education).

L’UM-RDA gagne 1 poste à travers Rakia Tala (Fonction publique).

La CODEM garde, à travers Housseini Guindo, le département des Sports.

Mountaga Tall, du CNID, reste ministre de l’Enseignement supérieur.

Tieman Hubert Coulibaly, de l’UDD, monte en grade en devenant ministre de la Défense.

Quant au docteur Choguel Maiga, le président du MPR, il entre au gouvernement en qualité de Ministre de l’économie numérique de l’information et de la communication, porte-parole du gouvernement.

Ministres partants

Ceux qui quittent le gouvernement sont au nombre 8 : Ba Ndaw (ex-Défense), Jacqueline Nana (ex-Education), Bouaré Fily Sissoko (ex-Finances), Aissata Bengaly (ex-Artisanat), Ousmane Sy (ex-Décentralisation), Mahamane Camara (ex-Communication), Moustafa Ben Barka (ex-Promotion des Investissements), Moussa Bocar Diarra (ex-Fonction Publique).

On constate que le président IBK n’a pas encore décidé d’ouvrir son gouvernement aux opposants. Pas un seul n’y entre.

Ministres entrants

Les 6 ministres entrants ne sont pas forcément des inconnus,  encore moins des novices : Mamadou Igor Diarra (Economie et Finances), Choguel Kokalla Maïga (Communication), Mohamed Ag Erlaf (Environnement), Mme Diarra Raky Talla (Fonction publique), Kénékouo dit Barthélémy Togo (Education), Dramane Dembélé (Urbanisme et Habitat).

Permutations

Cinq ministres changent de portefeuille. Mohamed Aly Bathily quitte la justice pour les Domaines en remplacement de Tiéman Hubert Coulibaly qui va à la Défense. Abdoulaye Idrissa Maïga quitte l’Environnement pour l’Administration territoriale. Mamadou Diarra quitte l’Urbanisme pour la Justice. Mamadou Gaoussou Diarra quitte la jeunesse pour la Promotion des investissements.

 

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Modibo Keïta, premier ministre du troisième gouvernement de la mandature d’Ibrahim Boubacar Keïta.

1 – Ministre du Développement rural : M. Bokary TRETA

Bakary Tereta, ministre du développement rural

Inamovible ministre du Développement rural depuis l’arrivée d’IBK au pouvoir, Bokary Treta est un familier de la scène politique, puisqu’il fut un militant de la première heure de l’Adema avant de passer au Rassemblement pour le Mali (RPM) après la scission de 2001. Né en 1954 à Diondiori dans la région de Mopti, il est titulaire d’un doctorat en alimentation et nutrition animale de l’académie vétérinaire de Moscou obtenu en 1987.

Après des études fondamentales (1963-1972) à Tenenkou (Mopti), et secondaires (1972-1976) à l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou, Treta s’envole pour l’ex-URSS, précisément pour l’Université de l’amitié des peuples Patrice Lumumba de Moscou. Il y passe le doctorat d’Etat mentionné plus haut et un diplôme d’interprète russe-français.

Entre 2011 et 2012, lorsqu’il est nommé ministre de l’Elevage et de la Pêche, Bokary  Treta se retrouve dans son élément et dans un domaine auquel il a consacré une bonne partie de sa carrière académique et professionnelle. Cette expérience gouvernementale fut interrompue par le coup d’Etat de mars 2012.

Le ministre du Développement rural a été très actif dans le domaine politique et associatif. Entre 1979 et 2001, il milite au sein de plusieurs associations notamment l’Amicale des étudiants et stagiaires maliens de l’Université Patrice Lumumba de Moscou, l’Association des étudiants et stagiaires maliens de l’ex-URSS. Il est membre de l’Adema, coordinateur de l’association politique Alternative 2002.

Bokary Treta possède une riche expérience politique acquise de 1986 à nos jours et apparait comme un acteur de premier plan des luttes démocratiques. Il fut ainsi membre du Parti malien pour la révolution et la démocratie (PMRD) et du Front national démocratique et populaire (FNDP), secrétaire à l’organisation et secrétaire général du comité exécutif de l’ADEMA-PASJ, et depuis 2001, il est le secrétaire général du bureau politique national (BPN) du RPM.

Il a participé à de nombreuses rencontres internationales à travers le monde dans le cadre de la politique et du développement en Afrique et il a sillonné le Mali dans le cadre de ses attributions ministérielles.

Bokary Treta est marié et père de deux enfants.

2 -Ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord : M. Hamadou KONATE

Hamadoun_Konate

D’abord  ministre du Travail et des Affaires sociales et humanitaires dans le premier gouvernement de la mandature d’IBK, il est devenu Ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire dans le gouvernement de Moussa Mara. Il hérite désormais, en plus, de la reconstruction du Nord.

Il est né le 4 juin 1950 à Dakar, mais c’est au Mali qu’il effectua ses études secondaires au lycée Askia Mohamed. Après le baccalauréat en série philo-langue obtenu en 1969, il s’inscrit à l’Ecole normale supérieure (ENSUP). Ces études supérieures seront sanctionnées d’une maîtrise en philosophie. Hamadoun Konaté est également détenteur d’un doctorat de 3è cycle en anthropologie médicale, un certificat en nutrition appliquée et en management des programmes sociaux.

Le nouveau ministre de la solidarité a une riche carrière professionnelle  derrière lui. Il fut entre 1980 et 1991, le directeur des Affaires sociales, chargé de programmes à l’Unicef et coordonnateur des programmes de recherche sur les politiques sociales en Afrique de l’ouest et du centre pour le compte du CRDI.

Hamadoun Konaté a été également chef adjoint de la Coopération luxembourgeoise, poste qu’il occupait jusqu’à sa nomination au gouvernement. Le nouveau ministre est marié et père de 4 enfants.

 3 – Ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières : Me Mohamed Aly BATHILY

Mohamed Ali Bathily, ministre de la Justice

Ce juriste de 61 ans qui fut haut magistrat, professeur de droit et avocat, a été en charge du ministère de la Justice dans les deux précédents gouvernements. Après le baccalauréat obtenu en 1971, Mohamed Ali Bathily, suit des études supérieures en France, à l’Ecole de la magistrature puis à l’Université de Californie du Sud à Los Angeles, (Etats-Unis).

Docteur en droit, il est aussi détenteur d’un diplôme en Administration de la justice.

Il a accumulé une riche expérience professionnelle puisqu’il a été magistrat, directeur de l’Institut de formation judiciaire, directeur de la Législation au ministère de la Justice, directeur de cabiner au même département, directeur de cabinet du chef de l’Etat lors de la Transition de 1991-1992, ambassadeur du Mali au Sénégal, puis fonctionnaire international.

Il était avocat à la Cour au moment de son entrée au gouvernement. Grand pourfendeur de l’impunité et de la corruption, il animait un réseau d’associations pour l’avenir du Mali.

Marié, père de 5 enfants, Mohamed Ali Bathily a pour loisirs la lecture et le sport.

4 – Ministre de la Réconciliation nationale : M. Zahaby Ould Sidi MohamedZ O S Mohamed

Celui qui fut chef de la diplomatie malienne dans le premier ministère IBK est un fonctionnaire des Nations unies de longue date. Zahabi Ould Sidi Mohamed est né le 1er octobre 1957 à Goundam. Après le baccalauréat obtenu au lycée public de Sévaré (Série Philo-langue) en juin 1978, il entre à l’ENA de Bamako dont il obtient le diplôme en 1984 en tant que administrateur civil.

Zahabi Ould Sidi Mohamed a poursuivi ses études en France à l’Université Panthéon Sorbonne où il décroche un DEA en sociologie du Tiers monde. Il a suivi, entre 1996 et 2013, dans le cadre des Nations Unies, divers stages de formation en gestion des projets et programme, gestion des ressources humaines, gestion du secteur de sécurité et management des opérations de maintien de la paix.

Zahabi Ould Sidi Mohamed a servi entre 1985 et 1990 comme directeur adjoint chargé de programme à l’Aide de l’Eglise norvégienne. De 1991 à 1992, il est principal négociateur et signataire du Pacte national entre les MFUA (Mouvements et fronts unifiés de l’Azawad) et le gouvernement. Commissaire adjoint au Nord dans le cadre du Pacte national (1992-1993), il est ensuite conseiller politique du représentant du Secrétaire général des nations unies en Haïti (1994-1996). Il occupe plusieurs fonctions dans le système onusien (Haïti, RD du Congo, Somalie, Côte d’Ivoire, Soudan, Soudan du Sud). Au moment de sa nomination, il était Directeur de la division des Affaires de la médiation avec la Mission des nations Unies en Somalie.

Zahabi Ould Sidi Mohamed parle français, anglais et arabe. Marié, il a pour loisirs la lecture, le sport et le safari.

 5 – Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : M.Tiéman Hubert COULIBALY

Tiéman Hubert Coulibaly

Egalement membre du gouvernement depuis l’arrivée d’IBK, Tiéman Hubert Coulibaly prend le poste délicat de la défense. Agé de 46 ans et venant du monde des affaires, Tièman Hubert Coulibaly se voit confier un ministère clé après avoir touché  aux domaines de l’Etat et des Affaires Foncières et avoir passé un peu plus d’un an  à la tête du département des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans le gouvernement de Transition.

Il s’y était distingué par son dynamisme et en portant vigoureusement la voix du Mali dans toutes les enceintes durant la période délicate qui a précédé et suivi la mobilisation internationale et l’intervention militaire dans notre pays. Au plan interne, il a rallié très tôt les rangs des alliés d’IBK à l’orée de la campagne électorale.

Après ses études en France, il a été administrateur général d’Europe Handling et président-directeur général du groupe de communication Stellis installé au Burkina Faso, en Guinée et au Mali. Il est aussi administrateur de ciments et matériaux du Mali (Groupe VICAT) et directeur général du holding Industries Kulubali Sa. (mines, carrières, services). Sans compter son poste de vice-président du Conseil national du patronat du Mali, chargé des relations internationales.

Depuis mars 2010, Tièman H. Coulibaly est le président de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD), parti membre du FDR. Il est cependant loin d’être un novice en politique. En 2007, il est élu au poste de secrétaire général du Conseil exécutif. De 1991 à 1994, il a été le secrétaire général du Forum Afrique unie. Il fut aussi membre du Club « Convaincre » de  Rhône-Alpes affilié au Parti socialiste. Il fit un bref séjour au sein de l’Union des étudiants communistes de France (UEC).

Côté travail, c’est un professionnel de la communication. L’ancien directeur général de l’Agence nationale de communication – Radio Klédu a également été entre 1994 et 1996, le responsable des opérations à la société malienne de services (hygiène et assainissement). Il fut également collaborateur de la revue « Africa Rhône-Alpes », un bimensuel de l’actualité africaine éditée à Lyon.

Tièman Hubert Coulibaly est détenteur de plusieurs diplômes, tous obtenus en France : DESS en gestion des entreprises et organisations, marketing et management, maîtrise en sciences et techniques de presse et communication d’entreprises, licence en information et communication – journalisme, DEUG et licence lettres et langues.

Le nouveau ministre de la Défense parle couramment l’anglais, lit et écrit le portugais et l’allemand. 

  1. Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale : M. Abdoulaye DIOP

Abdoulhaye Diop MAE Mali

Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du gouvenement Mara, négociateur à Alger a été reconduit dans ses fonctions dans la gouvernement Modibo Keïta.

Abdoulaye DIOP a longtemps servi à l’extérieur du Mali et c’est tout naturellement qu’il revient chez lui pour endosser la diplomatie malienne, au ministère stratégique des Affaires étrangères. Proche de l’ancien président Alpha Oumar Konaré, il fut son conseiller diplomatique en 2000. Ce qui fait dire à certains qu’IBK cherche le rapprochement avec son ancien mentor politique, mais Abdoulaye Diop a l’étoffe de la tâche. Docteur en service public de l’université de Pittsburgh(USA) et détenteur d’un DESS en Relations Internationales de l’Institut International d’Administration Publique(IIAP) de Paris, son CV comporte en outre, un DESS en diplomatie de l’Université Paris XI et une Maîtrise en Diplomatie de l’école Nationale d’Administration d’Alger. C’est dire que le malien, au nom à la consonance sénégalaise, a une formation académique, qui le prédestinait à travailler dans les grandes instances internationales.

Après voir été représentant personnel d’AOK auprès du comité directeur du Nepad, il sera nommé ambassadeur du Mali aux Etats-Unis et conseiller à Bruxelles. Abdoulaye DIOP, fin connaisseur du système des Nations Unies, et des institutions de Bretton Woods (FMI/Banque Mondiale) a même supervisé la participation du Mali au Conseil de sécurité des Nations Unies. En 2010 Abdoulaye DIOP, rejoint le PAM (programme alimentaire mondial) comme Directeur pays, au Malawi, avant de prendre la tête du Bureau Afrique du PAM à Addis-Abeba auprès de l’Union Africaine et la Commission Economique pour l’Afrique jusqu’ à sa nomination comme membre du gouvernement Mara.

Le remplaçant de Zahabi Ould Sidi Mohamed a renforcé la diplomatie malienne à l’extérieur  pour restaurer l’image du Mali, auprès des bailleurs et au regard de la crise du Nord qu’a traversé notre pays.

Fervent musulman, Abdoulaye DIOP est un grand amateur de culture et un habitué du célèbre « Festival sur le Niger » de Ségou. Marié, il est père de cinq enfants et pratique la marche.

 7 – Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation : M. Abdoulaye Idrissa MAIGA

Abdoualye Idrissa_Maïga

Ingénieur des sciences appliquées de son état, Abdoulaye Idrissa Maiga passe du département de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement à l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Né le 11 mars 1958 à Gao où il a occupé son premier poste en 1982 en qualité de chef de l’antenne pastorale du ministère de l’Elevage et de la Pêche, directement après sa sortie de l’IPR de Katibougou.

Son professionnalisme lui vaut la confiance de ses supérieurs qui lui confient en 1998 la charge de directeur général du projet « Elevage Mali Nord-Est Gao. Un an après, il prend du galon et devient coordinateur des projets d’élevage de la région de Mopti puis chef département « Etude et suivi des milieux » à l’Agence pour bassin du fleuve Niger (ABFN) de 2003 à 2008. Depuis cette date, il officie comme consultant auprès d’organismes internationaux après un bref séjour en qualité de conseiller technique au ministère de l’Elevage et de la Pêche.

Sur le plan associatif, il est très connu pour avoir été rapporteur de la coordination régionale des organisations et associations démocratiques de Gao entre 1991 et 1992 et secrétaire général adjoint de l’Association malienne des Droits de l’Homme (AMDH) de1990 à 1999. Plus récemment, il a accepté d’être le président d’honneur du Centre d’études, de formation et de recherches en développement participatif « Sony Ali Ber ».

Sur le plan politique, Abdoulaye Idrissa Maïga a été le directeur de campagne de Ibrahim Boubacar Keïta, lors de la présidentielle 2013.

Le ministre Maiga s’est également investi depuis 1983 à travers un processus de formation continue et de pratiques de management  dans l’analyse des projets et des approches participatives. Fort de ses diplômes de maitrise, DEA et DESS en ingénierie, il est l’auteur d’une trentaine publications techniques. Il a collaboré à la rédaction de l’ouvrage collectif récent « Mali : entre doutes et espoirs » (Editions Tombouctou) sous la direction de l’historien Doulaye Konaté.

Père de 5 enfants, le ministre Maiga est passionné de lecture et de scrabble. 

  1. Ministre de l’Economie et des Finances : M. Mamadou Igor DIARRAMamadou Igor Diarra

Le nouveau locataire de l’Hôtel des finances s’appelle Mamadou Igor Diarra et ce n’est un inconnu ni dans les sphères gouvernementales – il a déjà été ministre – ni dans les sphères financières – il a un beau parcours de banquier.

Mamadou Igor Diarra est un ingénieur commercial. Diplôme obtenu à l’Ecole des hautes études commerciales de Liège en Belgique (HEC) en 1990, après un baccalauréat en sciences exactes passé au Lycée Askia Mohamed en 1985.

Banquier de carrière, le presque quinquagénaire (il a 49 ans) revient donc en terrain connu. Il fut, en effet, successivement ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau puis ministre de l’Energie et de l’Eau dans les gouvernements alors dirigés par Modibo Sidibé entre 2008 et 2011.

Ces épisodes gouvernementaux viennent entrecouper une belle carrière dans les banques. Mamadou Igor Diarra y a, en effet, occupé d’importantes fonctions au sein de différents établissements. D’abord, représentant de la BDM-SA à Paris en 1991, il a gravi les échelons jusqu’à devenir, directeur général de la Banco Da Uniao (BDU-SA) en Guinée Bissau, d’où il a été appelé pour prendre la tête de la BIM-SA, alors proposée à la privatisation. Il conduit avec brio les négociations jusqu’à l’acquisition des actions majoritaires par le groupe bancaire marocain, Attijari Wafa Bank. C’était en 2008.

La réussite de cette mission délicate ayant bonifié son talent de négociateur, il est appelé à conduire les négociations de mobilisation des financements du barrage de Taoussa, dont les travaux ont été lancés en 2010.

A sa sortie du gouvernement après le départ de Modibo Sidibé de la primature, Mamadou Igor Diarra retrouve le monde bancaire. Peu de temps après, il est nommé à la tête de la Bank of Africa par les administrateurs. Poste qu’il occupait jusqu’à sa nomination à la tête du département des finances.

Mamadou Igor Diarra est marié et père de 6 enfants. Il aime le tennis, l’élevage, les films documentaires et la lecture.

 9 – Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : M. Ousmane KONE

OUSMANE-KONEAnnoncé au département de l’Economie et des Finances puisqu’économiste de formation ayant fait ses preuves, Ousmane Koné, ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique depuis septembre 2013, garde finalement son fauteuil. Une confiance renouvelée à cause de son bilan qui comprend une réponse appropriée et saluée contre l’épidémie d’Ebola.

Son maintien au même poste a été largement salué par les internautes et beaucoup d’observateurs qui ont retenu sa gestion de la menace de la maladie à virus Ebola dont le 1er cas  a été déclaré le 22 mars dernier.

Sous son leadership, le Mali a érigé des dispositifs de contrôle à ses frontières. L’OMS a apprécié la clairvoyance d’un homme qui, avec son équipe, n’ont rien ménagé pour préserver la santé des Maliens.

Même si elle a fait 5 décès sur 7 cas confirmés, Ebola a été vaincue au Mali grâce à une action concertée des partenaires mobilisés auprès du Mali. Selon des diplomates accrédités auprès de notre pays, le Mali a gagné la bataille contre Ebola grâce à une lutte de prévention rigoureusement menée. Le ministère de la Santé n’a pas attendu l’aide des partenaires étrangers pour commencer la prévention.

 10 – Ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, porte-parole du gouvernement : M. Choguel Kokalla MAIGA

Choguel Kokalla Maïga

Plus 7 ans après l’avoir quitté, Choguel Kokalla Maïga fait son retour au gouvernement en qualité du ministre de l’Economie numérique, de l’Information, de la Communication, Porte-parole du gouvernement. Il fut, en effet, ministre de l’Industrie et du Commerce de 2002 à 2007.

Né vers 1958 à Tabango (cercle d’Ansongo), Choguel Kokalla Maïga y a entamé ses études fondamentales qu’il poursuivra à Bara. Après le DEF, il est orienté au Lycée technique de Bamako. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1977, il s’inscrit à l’Institut des télécommunications de Moscou pour en sortir en 1983 comme ingénieur des télécommunications (spécialité satellite et faisceaux). Choguel Kokalla Maïga obtiendra plus tard un doctorat d’Etat en télécommunications en 1988.

Il occupe alors divers postes techniques au sein de la Société des télécommunications du Mali (SOTELMA) : ingénieur des projets à la direction des études et de la planification, coordinateur national du programme national de la mise en œuvre du Plan directeur des télécommunications, directeur de l’Ecole nationale des postes et télécommunications.

Membre de l’Union nationale des jeunes du Mali sous la IIè République, Choguel Kokalla Maïga devient en février 1997 président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR). En 2002, il se présente à l’élection présidentielle où il obtient 2,73 % des voix au premier tour, avant de soutenir au second tour Amadou Toumani Touré. Dans la perspective des législatives qui suivent, il s’allie au Rassemblement pour le Mali (RPM) d’Ibrahim Boubacar Keïta et au Congrès national d’initiative démocratique (CNID) de Me Mountaga Tall dans la coalition Espoir 2002. En 2013, il sera de nouveau candidat à la présidentielle avant soutenir Ibrahim Boubacar Keita au second tour.

Avant d’être nommé ministre dans le nouveau gouvernement, il était le directeur général de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications et des postes (AMRTP). Ce membre de l’Académie des télécommunications est marié et père de 7 enfants. Il aime la lecture et le sport.

  1. Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Général Sada SAMAKE

Général Sada SamakéMinistre de la sécurité pour la troisième fois, le colonel Sada Samaké a été élevé au grade de général par IBK dont il est un inconditionnel. On  l’a même vu faire le coup de feu durant les événements de Kidal, lorsque le gouvernorat a été attaqué.

Né le 9 juin 1953 à Kati, Sada Samaké a fréquenté les bancs de l’école de Kati entre 1960 et 1969 avant d’entrer au lycée Askia Mohamed où il obtient son baccalauréat en 1973. Pour les études supérieures, il s’envole pour l’ex-URSS et intègre l’Ecole supérieure du génie militaire de Moscou. Il en revient avec le diplôme d’ingénieur photogrammètre et en télédétection.

Officier du génie militaire, le général Sada Samaké a été gouverneur de la Région de Kayes avant de devenir ministre de l’Administration Territoriale et de la Sécurité. Il est ensuite entré en diplomatie et a été nommé Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire. Ce fut sa dernière fonction officielle avant d’être appelé au gouvernement comme ministre de la Sécurité.

Sada Samaké est marié et père de cinq enfants. Son passe-temps favori est le football.

 

  1. Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux : M. Mahamadou DIARRAMohamed_Mahamadou Diarra

Il passe de l’assainissement à la justice et aux droits de l’homme.

  1. Ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne : M. Mahamane BABYMahamane Baby

Mahamane Baby a démarré sa carrière politique dans le premier gouvernement de la magistrature d’IBK, et déjà au poste de ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. S’y ajoute désormais la Jeunesse et de la Construction citoyenne.

Il est titulaire d’une maîtrise en anglais obtenu à l’Ecole normale supérieur de Bamako (Ensup) et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) de SUP’Management de Bamako.

Fonctionnaire international des Nations-Unies, Mahamane Baby est né le 12 janvier 1968 à Goundam dans la région de Tombouctou. Il fit ses études  fondamentales à Goundam Nioro du Sahel et Gourma Rharous entre 1974 et 1980.

Il occupa successivement les fonctions de chargé de portefeuille Caraïbe et Pacifique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), chargé de l’administration à ICRISAT et coordinateur adjoint à l’USAID, consultant à la Banque mondiale.  A sa nomination au poste de l’Emploi et de la Formation professionnelle, il était chargé du portefeuille Afrique de l’Ouest et du centre au PNUD.

Il est marié et père de 3 enfants et aime le taekwondo.

14 – Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique :Me Mountaga TALL

  1. Mountaga Tall


Mountaga Tall, président du CNID Faso Yiriwaton garde les rênes de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Agé de 57 ans Me Mountaga Tall est une figure emblématique de la politique malienne. Ce quinquagénaire, natif de Ségou aura partagé le plus clair de sa vie entre le prétoire et le terrain politique. Il fait une entrée en fanfare dans la politique lors de la première élection présidentielle du Mali démocratique en 1992, où il occupe, à 35 ans, la 3ème place derrière l’ancien président Alpha Oumar Konaré et feu Tiéoulé Mamadou Konaté.

Me Mountaga Tall fut un élève coranique avant de fréquenter par la suite l’école française en 1963, soit trois ans après l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale. Ancien pensionnaire du lycée Askia Mohamed, il poursuit ses études à l’Université de Dakar. Il sort en 1980 avec une maîtrise en Droit international public. En 1982, il obtient son diplôme d’études approfondies d’enseignement en histoire du Droit. Le jeune juriste s’inscrit au barreau de Dakar avant de venir exercer son talent à Bamako. Me Tall est l’une des figures de proue du mouvement démocratique qui a joué un rôle décisif dans l’avènement de la démocratie au Mali. Il fait partie de ces hommes et femmes qui combattu à visage découvert et souvent au risque de leur vie le régime dictatorial du général président, Moussa Traoré jusqu’à sa chute.

Ancien vice-président de l’Assemblée nationale, il a été trois fois candidat à l’élection présidentielle (1992, 2002 et 2013). S’il est l’éternel président du Congrès d’initiative démocratique CNID FYT, depuis sa création, Me Mountaga Tall en est à sa deuxième expérience ministérielle. Jusqu’à son entrée dans le précédent gouvernement, il avait préféré faire la promotion de ses cadres à cette fonction. On rapporte que ce sont les militants qui l’auraient forcé à présenter son CV pour être nommé ministre. Ce qu’il « accepté à cause du Mali ».

Saura t-il nettoyer les écuries d’Augias de l’enseignement supérieur au Mali ? Les universitaires ne cachaient pas leur scepticisme : « L’enseignement supérieur est entre les mains de Me Tall qui ignore tout d’une école supérieure à plus forte raison une faculté et ses enseignements », déplore un enseignant d’une grande faculté de l’Université de Bamako ayant requis l’anonymat. Reste que le titulaire est reconduit.

15 – Ministre de l’Education nationale : M. Kénékouo dit Barthélémy TOGO

  1. Kénékouo dit Barthelemy Togo

Né le 24 aout 1953 à Pomorododiou (cercle de Koro), Kénékouo dit Barthelemy Togo fit, de 1961 à 1965, ses études primaires à l’école privée catholique de Pel-Maoundée. Après son admission au Certificat d’études primaires, il entame ses études secondaires à l’école privée catholique de Bandiagara de 1966 à 1970. De 1970 à 1973, il fréquente le Lycée franco-arabe de Tombouctou où il obtient son baccalauréat 1ère partie en lettres modernes et 2e partie en philo-langues.

De 1973 à 1977, Barthelemy Togo est inscrit à l’Ecole normale supérieure de Bamako (ENSUP) puis de 1985 à 1989 à l’ISFRA. Il est titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation.

Barthelemy Togo a été inspecteur à l’inspection générale de l’éducation. Il a été également secrétaire général du ministère de l’Education nationale, puis du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il a aussi dirigé le Bureau des projets de l’éducation.

Le nouveau ministre de l’Education nationale est marié et père de 8 enfants. Il aime la lecture et le sport

16 – Ministre des Maliens de l’Extérieur : M. Abdourhamane SYLLA

Abhramane Sylla ministre des Maliens de l'extérieurMinistre des Maliens de l’Extérieur pour la troisième fois consécutive, le Dr Abdramane Sylla a eu à gérer le drame de la centaine de jeunes Maliens péris en mer à la fin  juillet 2014.

Né en 1962 à Koulikoro, Abdramane Sylla, le nouveau ministre des Maliens de l’Extérieur, a entamé ses études primaires à l’école Mamadou Konaté en 1967 avant d’entrer au lycée de Badalabougou pour ses études secondaires. Après le bac, il s’envole pour Moscou où il décroche un PHD en Histoire des relations internationales à l’Université de l’amitié des peuples Patrice Lumumba.

Le nouveau ministre des Maliens de l’Extérieur est actuellement député à l’Assemblée nationale et vice-président du bureau de l’institution au compte du RPM.

Marié et père de neuf enfants, le ministre Sylla entré pour la première fois dans un gouvernement à l’élection d’IBK, est un passionné de lecture.

17 – Ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement : M. Mamadou Hachim KOUMARE

Mamadou Hachim Koumaré

Conservant son poste, le ministre Mamadou Hachim Koumaré, est un spécialiste du transport et des infrastructures qui prend les rênes du département de l’Équipement,  des Transports et du Désenclavement. A 64 ans, le natif de Ségou peut, en effet, se prévaloir d’un parcours éloquent au plan national et international et d’une expérience avérée. Après des études universitaires de mathématiques dans les années 70 à Dakar et Paris, Mamadou Hachim Koumaré s’inscrit à l’Ecole nationale d’ingénieurs de l’aviation civile de Toulouse en France et en sort ingénieur de l’aviation civile.

Il fait alors ses premières armes à Bamako comme conseiller à la direction de l’Aviation civile et directeur d’exploitation de la compagnie Air Mali. Son expertise lui ouvre les portes de l’international et d’une carrière riche de plus de 29 ans d’expérience de négociations multilatérales au niveau de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA) dans le domaine des infrastructures et de l’intégration régionale. De 1990 à 1995, il fut ainsi le responsable de la coordination des politiques des transports et du tourisme à Addis Abeba en Ethiopie.

Mamadou Hachim Koumaré a aussi assuré la supervision des fonctions d’orientation, de planification, de conception et de mise en œuvre du Programme de politique de transport en Afrique subsaharienne (SSATP). Pendant de longues années, il a représenté, le Programme dans les instances supérieures des partenaires, y compris les institutions internationales où il développait des plaidoyers pour la mise en œuvre de bonnes politiques de transport

De 2003 à avril 2010, il fut directeur pour l’Afrique centrale du Bureau sous-régional de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique avec résidence à Yaoundé. Il a travaillé dans le domaine du développement social, de l’intégration régionale, de la paix et la sécurité,  des questions transversales de développement : les conflits, la mise œuvre des projets, la conception et l’exécution du projet E-emploi en Afrique centrale. De mai 2010 à sa nomination en avril 2014, il est consultant international en infrastructure et intégration régionale

Il est marié et père de quatre enfants.

18 – Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat : M. Dramane DEMBELE

Dramane Dembélé
Le nouveau ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat est né le 8 avril 1967 à Ségou où il  effectue ses études primaires à l’école de Hamdallaye (1974 à 1984) et ses études secondaires au lycée de Ségou (1985 à 1988). Après son baccalauréat, il poursuit ses études supérieures à l’Ecole nationale des ingénieurs (ENI) entre 1989 et 1993. Il y passe un diplôme d’ingénieur des industries et des mines.

Dramane Dembélé est aussi titulaire d’un certificat en gestion des ressources humaines (2000), d’un certificat en gestion des finances pour responsable non financier (2001) de l’IMA d’Abidjan et d’un Master II en gestion de projets de l’ESTM obtenu en 2008.

Au cours de sa carrière professionnelle, il a été directeur national de la géologie et des mines (2005-2010) avant de travailler comme consultant indépendant dans le secteur minier. Auparavant, il avait dirigé le projet du fonds minier Mali-Banque européenne d’investissement « mise en valeur des ressources en pierres précieuses et semi-précieuses » en 2004. Entre 1994 et 1998 il était géologue d’exploration dans les compagnies privées CMC, Barrick Gold et Pangea Goldfield.

Membre du bureau de coordination de l’association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), il rejoint l’Adema-PASJ (parti africain pour la solidarité et la justice), où il grimpe les échelons jusqu’à devenir, en 2008, secrétaire chargé des mines et de l’industrie dans le comité exécutif. Point d’orgue de cette carrière partisane : il est le candidat de l’Adema à l’élection présidentielle de 2013. Troisième, il appelle à voter pour Ibrahim Boubacar Keita au second tour.

Marié et père de 3 enfants, Dramane Dembélé a comme loisirs la lecture, la natation et le football.

  1. Ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions : Madame DIARRA Raky TALLAMme Diarra Raky Talla

Celle qui dirige désormais le département du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, chargée des Relations avec les Institutions, s’appelle Mme Diarra Raky Talla. Cette spécialiste du droit des transports était jusqu’à sa nomination au gouvernement chargée de mission au ministère des Maliens de l’Extérieur. C’est le même poste qu’elle occupait au ministère de l’Alphabétisation, des Langues nationales puis au ministère de l’Education nationale.

Mme Diarra Raky Talla va devoir puiser dans les enseignements cumulés de ce parcours professionnel pour prendre les rênes d’un département stratégique et transversal et nouer un dialogue constructif avec les partenaires sociaux. Titulaire d’un DESS en droit des transports obtenu à l’Université de Dakar au Sénégal, Mme Diarra Raky Talla est née le 15 Août 1966 à Bamako et a suivi des études primaires à l’école fondamentale Mamadou Konaté, qu’elle fréquente entre 1971 et 1975. Elle poursuit ses études à l’institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar entre 1976 et 1978.

Elle entre alors à la Maison d’éducation de l’Ordre national du Lion à Gorée, qui devient plus tard la Maison d’éducation Mamadou Ba, où elle passe son baccalauréat. Elle s’inscrit alors à la Faculté des sciences juridiques et économiques de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar.

Avant de travailler dans les cabinets ministériels, Mme Diarra Raky Talla a été administratrice provisoire de Valimex industrie.

Aujourd’hui une lourde tâche lui est confiée, c’est elle qui va occuper le fauteuil du Ministre du travail de la Fonction Publique et de la Reforme de l’Etat, chargée des relations avec les institutions. Bien éloquente, avec une qualité humaine, sanctionnée d’un commerce facile, elle sera, à coup sûr une bonne interlocutrice auprès des partenaires socio du gouvernement pour les négociations corporatistes.

Raky Talla est mariée et mère de quatre enfants. Elle aime surtout la lecture et le sport.

20 – Ministre du Commerce et de l’Industrie : M.Abdel Karim KONATE

Abdel Karim KonatéInamovible ministre du Commerce dans les trois gouvernement d’IBK, Abdel Karim Konaté y ajoute désormais l’industrie, après un intermède de moins de trois mois à la tête du département des Finances dans le gouvernement de la Transition.

Inspecteur des douanes de formation, Abdel Karim Konaté dit «Ampé» s’est bâti une bonne réputation dans son corps. Né le 25 novembre 1961 à Bamako, il est sorti de l’Ecole centrale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (ECICA) en 1984 avec comme spécialité « la douane ». Un an plus tard, il intègre la fonction publique en tant que douanier et passe 2 ans sous les drapeaux pour le compte du 1er contingent du Service national des jeunes (SNJ). Après 15 années de service, il bénéficie d’une bourse de la mission française de coopération pour intégrer la prestigieuse école sous régionale des finances publiques de Ouagadougou où il est sorti 2è major de sa promotion avec le diplôme d’administrateur des services financiers.

De retour au pays, Abdel Karim Konaté s’inscrit à l’Institut des hautes études économiques et sociales de Bruxelles, délocalisée à Bamako. Deux ans après, il passe un master en management financier. Au cours de sa carrière, «Ampé»  a suivi d’autres formations et séminaires, notamment le 43è programme de bourse de l’Organisation mondiale des douanes, la formation des cadres supérieurs des douanes.

Hors son expérience gouvernementale, le nouveau ministre du Commerce a exclusivement évolué au sein de l’administration des douanes. Après avoir servi à Koro et Zégoua, il a été placé à la tête de la Brigade mobile d’intervention de Bamako en 1995. Mais c’est à la Division recherche et intervention qu’il va se faire un nom en battant le record de la plus grosse saisie de chanvre indien dans notre pays (2 tonnes en 2005). Il fit également un passage très remarqué au guichet unique pour le dédouanement des véhicules. Ses bons résultats appréciés par la hiérarchie le propulsent à la tête de la direction régionale des douanes de Kayes de 2009 à 2011. A sa nomination l’année dernière dans le gouvernement de Transition, Abdel Karim Konaté était chargé des relations internationales de la direction générale des douanes.

Membre fondateur de l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), Abdel Karim Konaté est le secrétaire général adjoint du bureau national. Il a reçu plusieurs distinctions pour service rendu à la nation : médaille commémorative de campagne, médaille du mérite national avec effigie Abeille, chevalier puis officier de l’Ordre national du Mali.

Marié et père de 5 enfants, il aime le football, la belote et la lecture. Il parle français et bambara.

  1. Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population : MCheickna Seydi Ahamadi DIAWARACheickna Seydi Ahamadi Diawara

Ministre du Plan et de la Prospective dans gouvernement d’Oumar Tatam Ly, Cheickna Seydi Ahamadi Diawara avait déjà occupé le poste de ministre de l’Energie et des Mines.

Né à Bamako. Après des études primaires et secondaires à Bamako et Ségou, il se rend en URSS où il fit son entrée à l’Institut de géologie et du pétrole de Moscou (Goupkin). Ses études ont été sanctionnées six ans plus tard par un diplôme d’ingénieur-géologue spécialisé dans la recherche et la prospection des gisements de pétrole et de gaz.

Après un bref passage au  centre de recherche de Pau en France et une formation en géologie de sonde sur les chantiers d’El Aquitaine toujours en France, il rentre au bercail pour travailler à la direction nationale de la géologie et des mines. Géologue pétrolier, il s’y occupe de la promotion des bassins sédimentaires, du suivi des travaux de prospections, de synthèse et d’évaluation pétrolière et participe aux sondages pétroliers.

En 1984, il suit une formation en géologie, géophysique et informatique à Washington. Ce qui lui permet deux ans plus tard de devenir géologue informaticien des projets PNUD « or bagoé ». En 1991, il s’envole au Gabon comme expert des Nations Unies. Sur place, il est nommé conseiller technique principal du projet PNUD de renforcement de la direction de la géologie et de la recherche minière du Gabon.

Après avoir quitté le gouvernement vers la fin des années 90, on le trouve comme Haut commissaire de l’OMVS. Après cette charge, il se lance dans le privé. A sa nomination, il était le directeur général de la société d’exploration minière Gold Field.

Il parle français, anglais et russe.

22 – Ministre de l’Energie et de l’Eau : M. Mamadou Frankaly KEITA

Mamadou-FrankalyLe ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Mamadou Frankaly Kéïta  conserve son poste pour la troisièmefois et il évolue en terrain connu pour avoir passé une bonne partie de sa carrière dans le secteur de l’énergie.

Détenteur d’un diplôme d’étude approfondie (DEA) en électricité de l’Université de l’Institut polytechnique de Kharkov en ex-URSS et d’un MBA en gestion des affaires, Mamadou Frankaly Kéïta était jusqu’à sa nomination chef du département des énergies renouvelables de l’EDM S.A.

Il est né le 2 février 1959 à Sanssading dans la région de Ségou. Il a fait ses études primaires à Bamako entre 1967 et 1975 et passé son baccalauréat au Lycée technique de Bamako en 1979.

Mamadou Frankaly Kéïta a occupé les fonctions de chef de division, chef de service et directeur de production de l’EDM S.A. Marié et père de cinq enfants, Kéïta aime le sport et la lecture. 

  1. Ministre des Mines : M. Boubou CISSE

Boubou Cissé ministre malien des minesDr Boubou CISSE a été reconduit dans le Gouvernement de Modibo Keïta en charge des Mines. Cette quatrième reconduction est à la fois une marque de confiance des plus hautes autorités et un gage de confiance auprès des investisseurs pour poursuivre les grandes réformes dans le secteur minier à travers une nouvelle VISION.

Cette vision qui reflète la volonté de changement du Président de la République part du constat que l’économie malienne souffre aujourd’hui des mêmes faiblesses structurelles qu’au moment de l’indépendance il y a 53 ans.

En septembre 2013, le secteur des mines occupait une place importante dans l’économie malienne avec une participation de 7,1% au PIB, neuf mines d’or en exploitation, des unités de production de minerai de fer, de phosphate et de ciment. Le secteur a créé environ 12.000 emplois directs et 8.000 emplois au niveau de la sous-traitance. Les apports agrégés du secteur au budget de l’Etat étaient 218,890 milliards de Fcfa en 2013.

Depuis son arrivée aux affaires, le Ministre CISSE n’a cesse de multiplier des actions tant à l’intérieur qu’à l’extérieur pour prendre attache avec les différents interlocuteurs, partenaires et investisseurs.

Le ministre Boubou Cissé est titulaire d’un doctorat en sciences économiques obtenu l’université d’Aix-Marseille en France. Il travaillait à la Banque mondiale où il occupe le poste d’économiste principal chargé des opérations de 2005 jusqu’à sa nomination en septembre 2013 dans le gouvernement d’Oumar Tatam Ly. Père de deux enfants, le ministre des Mines aime la lecture et le football.

  1. Ministre de la Promotion des Investissements et du Secteur privé : Me Mamadou Gaoussou DIARRA

Me-MAMADOU-GAUSSOU-DIARRA-À 43 ans, Mamadou Gaoussou Diarra a entamé sa première expérience gouvernementale comme titulaire du département de la Jeunesse et des Sports dans le premier gouvernement de la magistrature d’IBK. Après des études primaires à l’école de la Cathédrale à Bamako, il va à Abidjan où il passe le bac à l’école les Oisillons.

Il s’inscrit alors à l’ENA (École nationale d’administration) de Bamako pour en sortir avec une maitrise en sciences juridiques. Il s’installe alors comme avocat au Barreau du Mali. Promoteur du cabinet d’affaires « Juri-Partner », il a été président de l’Association des jeunes avocats et secrétaire de l’Ordre des avocats du Mali.

Ce père de 4 enfants officiait comme avocat à Bamako lors de sa nomination comme ministre. Il a de nombreux hobbies : la lecture, l’écriture, l’informatique, les voyages, le tennis de table, le scrabble et les échecs. 

  1. Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme : Madame N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO

N R DialloCelle qui a battu campagne pour IBK conserve le département de la Culture dans le nouveau gouvernement Keïta, poste où elle a fait merveille dans le gouvernement Mara ; s’y ajoute le tourisme.

Directrice commerciale du groupe Starcom jusqu’à sa nomination, Mme N’Diaye est bardée de diplômes. Inconnue du monde politique, elle connaît pourtant le sérail. Sa mère Lalla Sy fut une ministre sous Moussa Traoré.

Femmes d’affaires, Rama Diallo, pour les intimes est titulaire d’un 3ème cycle professionnel (Master II) en Management Stratégique et Intelligence Economique obtenu en 2009 à l’Ecole de Guerre Economique (EGE) de Paris. Elle est aussi titulaire d’un Master en Marketing et publicité obtenu à la Colombus University à New-York en 1998 et d’un diplôme international Bachelor of Arts Communication and Marketing (Barry University Miami, Florida USA) en 1996.

Avec un CV de taille, une carrière commerciale florissante tel Pharmaflore, la société de vente de produits et équipements médicaux, dont elle est aussi la directrice générale, Rama Diallo possède une expérience professionnelle avérée et plusieurs missions de communication à son actif.

Elle fut notamment coordinatrice de la première rencontre d’échanges entre la commission Dialogue et réconciliation et la délégation de l’Union Européenne. Par ailleurs, consultante en communication et en relation presse en 2013, elle fait aussi du Conseil en communication stratégique et en marketing social au compte du MCA-Mali, pour l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie de la communication du COMPACT (2012). Elle fut aussi Expert de la CECI dans l’élaboration de la stratégie de communication de la politique nationale du genre au Mali (2010), tout comme elle initie en 2007 le projet « Jusqu’au Bout ».

Coordinatrice de la foire régionale du développement, FRD-Afrique de l’Ouest francophone (en 2006), organisée par la Banque mondiale, elle organisera aussi la conférence sur le Genre, la paix et la sécurité en Afrique la même année autour du thème : « capitaliser 10 ans d’expérience des femmes.

Elle apparaît véritablement sur la scène politique, même si ses liens avec le régime ATT sont connus, lors de la dernière campagne présidentielle, où elle soutient IBK et fait campagne pour lui, surtout à Sikasso. Sa nomination en tant que ministre de la culture est la suite logique de cet engagement politique.

Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo est mariée et mère de quatre enfants et auteur d’un ouvrage « Enjeux géoéconomiques et stratégiques des parties prenantes dans la bande sahélo-saharienne », publié en 2009.

 26 – Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : M. Mohamed Ag ERLAF

Mohamed Ag Erlaf

Mohamed Ag Erlaf est né le 12 juillet 1956 à Tessalit (Région de Kidal). Il fait ses classes à l’école primaire dans cette localité de 1962 à 1971 avant de fréquenter le lycée Askia Mohamed où il passe son baccalauréat en 1975. Il poursuit ses études supérieures à l’Ecole normale supérieure (ENSUP), puis à Paris III, Sorbonne Nouvelle, et à Paris VII. Il y passe un Diplôme d’études appliquées dans la spécialité Etudes Africaines puis en Santé publique.

Tout comme son collègue Zahaby Ould Sidi Mohamed, il a milité dans les rangs des indépendantistes touareg avant de se rallier au gouvernement dont il a déjà été bien remercié depuis 1991 en occupant des postes imporgtants.

Mohamed Ag Erlaf a occupé sa première fonction ministérielle en tant que ministre du Tourisme en 1991, après la Révolution de Mars. Il est devenu par la suite ministre de la Santé, ministre des Sports, ministre de l’Environnement, puis ministre de l’Emploi, de la Fonction Publique et du Travail, avant de diriger le ministère des Travaux publics et des Transports.

Mohamed Ag Erlaf fut également coordinateur du Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement au Nord du Mali (PSPSDN). Depuis l’an 2000, il occupe le poste de directeur général de l’Agence nationale d’investissements des collectivités territoriales (ANICT). Poste qu’il occupait jusqu’à sa nomination au département de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable dans le nouveau gouvernement dirigé par Modibo Keita.

Il est marié et père de six enfants 

  1. Ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille : Madame SANGARE Oumou BAMme Sangaré Oumou Bah

Mme Sangaré Oumou Bah demeure au même poste ministériel pour la troisième fois consécutive.

Le ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant est né le 15 février 1947 à Bamako. Elle a effectué ses études primaires à l’école primaire de Médina Coura, avant d’entamer ses études secondaires au Lycée des jeunes filles de Bamako d’où elle a obtenu son baccalauréat en série Philo-Langues en 1968. Ce parchemin lui ouvre les portes de l’Ecole normale supérieure (ENSup).

Trois années d’études supérieures seront couronnées d’une maîtrise en Anglais. Mme Sangaré Oumou Ba a également suivi des études post universitaires sanctionnées par deux diplômes : un diplôme post universitaire en linguistique et en enseignement de la langue obtenu au Moray House College of Education à Edinburgh en Ecosse, un DEA en administration de l’éducation et un Certificat d’études sur la femme, deux diplômes décrochés respectivement à Old Dominion University Norfolk en Virginie et au Centre d’études sur la femme de la même université.

Mme Sangaré a suivi plusieurs stages de perfectionnement en Afrique, en Europe et aux USA dans le domaine de l’éducation, du leadership, de la culture, des droits humains.

Côté professionnel, celle qui a la charge de la promotion de la Femme, de la famille et de l’enfant a été successivement chef de cabinet au ministère de l’Elevage et de la pêche de juillet 2011 à Février 2013, députée à l’Assemblée nationale. Elle a enseigné pendant plusieurs années au Lycée de jeunes filles de Bamako.

Parallèlement, Madame Sangaré Oumou Ba fut encadreur en langues (français, anglais, bamanan et fulfuldé) des volontaires américains du Corps de la paix de 1972 à 1985.

Au plan politique, le nouveau ministre est jusqu’à sa nomination présidente du Bureau national des femmes du RPM. Elle est depuis 2000 membre de l’Association des femmes pour les actions de développement et présidente de l’Association Groupe d’action pour l’épanouissement de la femme, de l’enfant et la protection de l’environnement (GAFEPE).

Madame Sangaré Oumou Ba parle français, anglais, bamanan et fulfulé. Elle aime la lecture, les rencontres thématiques, la collecte des documents sur la femme. 

  1. Ministre des Affaires religieuses et du Culte : M. Thierno Amadou Omar Hass DIALLO

Tierno Amadou Omar Hass DialloLe ministre Affaires religieuses et du Culte, Tierno Amadou Hass Diallo occupe le poste pour la troisième fois également. Né le 15 juin 1965 à Sikasso, Tierno Amadou Omar Hass Diallo, après ses études primaires et secondaires, est admis à l’Ecole normale supérieure (ENSUP) en 1988. Il passe deux années dans cet établissement, avant de se présenter avec succès au concours d’entrée à l’Ecole nationale d’ingénieurs en 1991. En 1997, il décroche un diplôme cycle professorat en bureautique communication, équivalent du DEA.

Celui qui a la charge de concilier tous les courants religieux est passionné par le savoir. Cet attachement à la connaissance l’incite à entamer une série de formations professionnelles. D’abord à l’Office de la radiodiffusion télévision du Mali (ORTM) à la division « Journal parlé » (1992). De 1994 à 2012, Tierno Amadou Omar Hass Diallo a participé à plusieurs séminaires au Mali et sur le continent : formation des formateurs sur la convention relative aux droits de l’enfant au compte de l’ONG Aide à l’enfance Canada ; séminaire de formation en andragogie avec l’Association Jeunesse action Mali ; stage à la division commerciale de Graphic Industrie et au département marketing de la Banque internationale du Mali (BIM). Il a également suivi une formation en coopération du développement en ville à Bruxelles entre novembre et décembre 2012.

Côté professionnel, Tierno Amadou Omar Hass Diallo a été successivement consultant en organisation et gestion administrative auprès du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA). Il fut directeur de la Pyramide du Souvenir. Parallèlement, il enseignera dans plusieurs établissements universitaires comme professeur vacataire en organisation administrative à l’Institut de gestion des langues appliquées aux métiers (IGLAM) ; au Centre d’études et de formation en informatique et bureautique (CEFIB). Il fut également professeur vacataire des cours de communication à distance de l’IHM dans le cadre d’un partenariat avec l’Université de Caen et professeur de cours de communication-assistant à l’Institut universitaire de gestion (IUG).

Membre de l’équipe restreinte chargée de rédiger le rapport du Mali sur les droits de l’enfant, Tierno Amadou Omar Hass Diallo est également fondateur, avec l’artiste musicien Salif Keita, de SOS Albinos et auteur de plusieurs documents écrits et audiovisuels sur les albinos en Afrique.

Polyglotte, Tierno Amadou Omar Hass Diallo parle français, anglais, bamanan,  soninké et peul.  

  1. Ministre des Sports : M.Housseini Amion GUINDOHhousseini Amion Guindo dit Poulo-ministre-sports

Le ministre des sports, ancien vice-président de la Fédération malienne de foot et président d’un club de foot conserve son poste dans le nouveau gouvernement.

«Poulo» c’est son nom le plus populaire dans le milieu politique. Il est né le 21 avril 1970 à Bandiagara. Il obtient son baccalauréat en 1991 au lycée Monseigneur Didier de Montclos de Sikasso puis rejoint l’École Normale Supérieure de Bamako (ENSup) où il obtiendra une maîtrise en Histoire-géographie en 1997.

Promoteur d’établissement scolaire à Sikasso, il ouvre le lycée Amion Guindo en 2001 et l’école professionnelle Bah Fanta de Sikasso. En 2005, il est élu député dans la circonscription électorale de Sikasso sous les couleurs du Rassemblement pour le Mali (Rpm), un parti qu’il quitte avant les élections générales de 2007. Cette même année, il est réélu député. En 2008, il fonde le Parti Convergence pour le Développement du Mali (Codem) dont la devise est « Comptons sur nos propres efforts ».

En 2004, il acquiert et dirige le Stade Malien de Sikasso, un club de football créé en 1963. La même année, le club accède à la première division pour la première fois. De 2007 à 2009, il occupe le poste de vice-président de la Fédération malienne de Football (Femafoot). En 2011, il est désigné candidat du parti CODEM et de la coalition politique PUR (Partis Unis pour la République) à l’élection présidentielle qui aura lieu en 2013 où il est arrivé 5ème sur 27 candidats. « Nous déclarons solennellement notre soutien au candidat Ibrahim Boubacar Keita au deuxième tour » a-t-il affirmé lors d’un point de presse à la veille du second tour.

Marié avec Aminata Guindo, il est père de quatre enfants. « C’est le sport qui m’a amené à la politique et aujourd’hui, si la politique me permet de revenir au sport, je pense que c’est une très bonne chose. Je suis en terrain connu » a déclaré le ministre des sports au lendemain de sa première nomination. Ce qui ne s’est jamais démenti.

 

 

 

 

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