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Combats, attentats : à quand la reprise des pourparlers ?

by sur 18 janvier 2015

Mis à jour lundi 19 janvier 2015 à 10h

Bien qu’il annonce une ferme volonté d’aboutir,  le médiateur algérien n’a toujours pas fixé la date de la reprise du quatrième round des pourparlers inter-maliens à Alger.

On avait parlé de la mi-janvier, nous l’avons dépassé, pendant ce temps, les groupes armés, l’armée malienne et la Minusma en décousent régulièrement. Le MNLA vient d’annoncer la rupture du cessez le feu… fort peu respecté au demeurant. Et l’armée malienne s’attend à une attaque massive dans la région de Gao…

Les choses traînent beaucoup trop longtemps, la pression de la communauté internationale n’y change rien, Mgr Jean Zerbo avait déjà déploré la lenteur du processus lors de la présentation ses voeux… pour la plus grande souffrance des populations.

Etat des lieux des derniers incidents sur le terrain.

Mali: un casque bleu tué, la coordination de l’Azawad en guerre contre les « narco-terroristes »

HuffPost Algérie – Par Hebba Selim – 18/01/2015 10h07 CET Mis à jour: 18/01/2015 10h10 CET

La situation au nord du Mali connait un regain de tension. La Minusma a subi une attaque qui a fait un mort et un blessé. La coordination des mouvements de l’Azawad a annoncé de son côté qu’elle allait lancer une « opération d’envergure contre les narco-terroristes ».

Le camp de la Minusma à Kidal, dans le nord du Mali, a fait l’objet samedi matin d’une « attaque complexe » qui a fait un mort, un casque bleu tchadien et un blessé.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) indiqué qu’un « premier véhicule suicide a explosé à proximité d’un point de contrôle MINUSMA situé à environ un kilomètre du camp, causant la mort d’un Casque bleu et blessant un autre soldat, tous deux appartenant au contingent tchadien ».

Les casques bleues ont repéré un deuxième véhicule et ont tiré en sa direction. Le véhicule, précise le communiqué, a « explosé à l’une des entrées du camp de la MINUSMA ».

« Simultanément, le camp de la MINUSMA était la cible d’au moins 8 tirs de roquettes ou mortiers, dont 2 ont atterri à l’intérieur du camp, causant des dégâts matériels importants. L’attaque s’est terminée à 7h15 » a indiqué le communiqué qui condamne une « nouvelle attaque terroriste ciblant les Casques bleus au service de la paix au Mali ».

« Une telle violence visant les forces de maintien de la paix de l’ONU est un crime grave, les auteurs et les responsables devront répondre devant la justice. Ces actes n’affecteront en rien notre détermination à poursuivre la mission que le Conseil de Sécurité nous a confiée » a déclaré le Représentant spécial adjoint, Arnauld Akodjenou.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné cette attaque et a réaffirmé la détermination de l’ONU, indique un communiqué de son porte-parole.

Extension des violences vers le centre du Mali

Ce n’est pas la première fois que la Minusma qui a pris le relais au nord mali de la force en juillet 2013 panafricaine est attaquée. Sept casques bleus sénégalais ont été tués le 9 janvier dernier lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif. Six soldats nigériens avaient été blessés quelques jours auparavant, dans la région de Gao.

Une extension des violences au centre du pays a été remarquée ces dernières semaines alors qu’elles étaient localisées dans le nord du Mali. La ville de Ténenkou, dans la région de Mopti, a été attaquée vendredi, deux militaires maliens ont été tués.

Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la nuit du 6 au 7 janvier, dans une attaque, revendiquée par AQMI contre une garnison à Nampala où 11 soldats maliens ont été tués.

Des affrontements ont eu lieu samedi à à Tabankort, à 190 km au nord de Gao, entre des combattants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et ceux du Groupe autodéfense Imghad et alliés (Gatia) soutenus par une dissidence du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), considérés comme liés à Bamako

La coordination des mouvements de l’Azawad ( Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le MAA) a indiqué avoir encercle Tabankort et fait des prisonniers.

« Narco-terroristes »

La Coordination des Mouvements de l’Azawad a annoncé qu’elle allait engager une « opération d’envergure » contre les milices « armées narco-terroristes ».

Dans un communiqué publié sur le site du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), la coordination indique qu’elle allait agir suite à des « agressions répétées des milices armées narco-terroristes contre ses positions et pour mettre fin aux multiples exactions et autres violations des droits de l’homme dont sont victimes les populations civiles ».

La « coordination des Mouvements de l’Azawad a décidé d’engager une opération d’envergure visant à démanteler ces milices » indique le communiqué en précisant qu’elle ne « ciblera pas les zones habitées par les populations civiles et les localités abritant les forces internationales.

La Coordination se déclare « attachée à l’accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014 et au processus politique d’Alger » et s’engage  » respecter les droits de l’homme et invite la MINUSMA à s’investir dans sa mission de protection des populations civiles et de leurs biens et à empêcher d’éventuelles violations de droits de l’homme ».

L’annonce d’une « opération d’envergure » risque d’être interprétée par le gouvernement de Bamako, engagé dans un dialogue avec le mouvement de l’Azawad sous la supervision de l’Algérie, comme une rupture du cesses-le-feu.

Situation sécuritaire au Mali : les autorités militaires font le point

Par MaliJet – T. Dansoko, stagiaire – dimanche 18 janvier 14h30

L’armée malienne est présente à Ténekou, Nampala et est en train de faire son travail conformément aux accords de Ouaga et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. C’est l’assurance que les responsables militaires ont donné aux journalistes à travers une conférence de presse hier Samedi dans les locaux de la Dirpa.

Animée par Abdramane Baby, sous chef  d’Etat major général  des  armées, chargé des opérations, cette conférence de presse a enregistré également la présence de Souleymane Maïga, directeur de la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée (Dirpa) et du colonel Diarranh Koné, charge de mission au ministère de la Défense et des Anciens combattants.

En ce qui concerne les événements récents, le chef des opérations Abderrahmane Baby dira qu’après une première attaque le 8 janvier à Ténenkou, des terroristes ont pris d’assaut le vendredi tôt le matin la même localité située dans la région de Mopti. Les forces armées et de sécurité maliennes présentes sur place ont tenu en échec les assaillants et les ont repoussés.

Les populations et les édifices publics sont sécurisés, malheureusement les FAMA ont enregistré trois pertes en vies humaine, a-t-il indiqué. Le dispositif a été réarticulé, des décisions ont été prises afin de mettre en place une chaine de commandement par rapport aux fautes commises.

Pour le colonel major Baby, l’ennemi a un nouveau mode opératoire qui consiste à se déplacer à pied, à moto. Il s’infiltre facilement dans la population, mais essayons d’adopter des procédures pour mieux contrer la menace. « Ce qui s’est passé à Kidal ce samedi prouve que ce n’est pas les FAMA seulement qui peuvent être surprises, c’est le mode opératoire qui fait que parfois il est difficile de contenir ces genres d’attaques », a-t-il conclu.

Nouvelle attaque contre un camp de l’ONU, un Casque bleu tchadien tué

SOURCE : AFP du 17 janvier 2015

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné cette attaque et a réaffirmé la détermination de l’ONU

Le camp de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Kidal, dans l’extrême nord-est du pays, a été samedi la cible d’une nouvelle attaque au cours de laquelle un Casque bleu tchadien a été tué, a indiqué à l’AFP une source à la Minusma.

Tôt samedi matin à Kidal, le camp de la Minusma a été attaqué par les terroristes. Ils ont d’abord lancé un camion piégé vers une entrée du camp. Ensuite, ils ont attaqué. Les soldats de la Minusma ont riposté. Malheureusement, un soldat tchadien de la Minusma a été tué, un autre blessé, a déclaré cette source, travaillant à la Minusma dans cette ville à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako.

C’est la première fois que les forces de la Minusma interviennent aussi énergiquement pour faire repousser une attaque, a-t-elle souligné. Plus de dix obus, selon cette source, ont été tirés contre le camp lors de l’assaut.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné cette attaque et a réaffirmé la détermination de l’ONU, indique un communiqué de son porte-parole.

L’attaque de samedi et celles qui l’ont précédée ne changeront pas la détermination des Nations Unies à soutenir le peuple malien dans sa recherche de la paix, déclare ce communiqué.

Cette dernière attaque ne fait que souligner l’urgence de parvenir à un règlement politique pour mettre fin au conflit et pour assurer le rétablissement complet de l’autorité de l’Etat sur la totalité du territoire malien, ajoute le communiqué de l’ONU.

Un habitant de Kidal joint par l’AFP a affirmé avoir entendu samedi matin des coups de feu nourris vers le camp de la Minusma, avec des tirs et des +contre-tirs+, sans être en mesure d’en identifier les sources. Ces échanges de tirs poussaient les résidents à rester calfeutrés chez eux.

La Minusma, qui a pris en juillet 2013 le relais d’une force panafricaine pour contribuer à la stabilisation du Mali, a perdu ces derniers mois plusieurs Casques bleus dans les attaques, qui ont également causé de nombreux blessés dans ses rangs.

Le 9 janvier, sept Casques bleus sénégalais avaient été blessés lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif à Kidal, selon la Minusma, qui avait dénoncé une attaque terroriste contre ses forces.

Le 4 janvier, six soldats nigériens de l’ONU avaient aussi été blessés par un engin explosif entre les localités de Ménaka et Ansongo, dans la région de Gao, au sud de Kidal.

Les violences, qui étaient généralement localisées dans les trois régions administratives formant le Nord, sont également été enregistrées depuis début janvier dans des régions du centre du pays.

Vendredi, des jihadistes ont attaqué la ville de Ténenkou, dans la région de Mopti, où l’armée malienne a riposté. Au moins deux militaires maliens y ont été tués, selon une autorité locale et une source au sein de la Minusma.

La semaine dernière, des combattants islamistes avaient tenté sans succès d’attaquer Ténenkou mais avaient réussi à frapper d’autres localités de la région voisine de Ségou: une garnison à Nampala, le 5 janvier, la mairie de Dioura dans la nuit du 6 au 7 janvier. Au moins onze soldats maliens ont péri à Nampala, et un civil a été tué près de Dioura, d’après des sources concordantes.

L’attaque contre la garnison de Nampala avait été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans des déclarations à l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

Le centre du Mali se situe à la frontière d’une zone où opèrent les groupes armés, dans le vaste Nord ayant été contrôlé pendant près de dix mois – entre 2012 et début 2013 – par divers mouvements dont certains liés à Al-Qaïda.

Les groupes jihadistes ont été chassés en grande partie de ces régions par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France à travers l’opération Serval, ensuite rejointe par des troupes de plusieurs pays.

Des islamistes restent cependant actifs dans ces zones, où opèrent également diverses bandes armées qui se sont également affrontées entre elles dernièrement.

Serval a cédé la place en août 2014 à Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Mali: nouvel accrochage entre groupes armés rivaux dans le nord

Bamako (AFP) – 17.01.2015 22:40

Des groupes armés rivaux dans le nord du Mali se sont affrontés samedi à Tabankort, dans la région de Gao, où la tension était vive depuis quelques jours, selon des responsables des belligérants et une source onusienne, sans faire état de mort ou blessé.

Les affrontements de Tabankort (plus de 190 km au nord de Gao) ont impliqué des combattants de groupes touareg et arabes formant la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) à des hommes du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) appuyés d’une branche du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), ont indiqué à l’AFP des dirigeants de la CMA et du MAA proche de Gatia ainsi qu’une source militaire africaine au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) basée dans le Nord.

Les combats ont débuté samedi matin « et nous avons encerclé Tabankort ce soir à 18H00. Nous avons déjà fait des prisonniers et nous poursuivons le ratissage », a déclaré Mohamed Ousmane Ag Mohamedou, membre de la Coalition des peuples de l’Azawad (CPA), à l’AFP à Ouagadougou.

Il affirmait s’exprimer depuis Kidal, dans l’extrême nord-est du Mali, où sont basés les mouvements membres de la CMA. Cette coordination regroupe la CPA, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et une branche du MAA.

Certains de ces groupes sont impliqués dans les pourparlers avec le gouvernement malien lancés en juillet 2014 à Alger. Le Gatia, créé en août 2014, revendique une place à la table des négociations. Ce groupe et le MAA pro-Gatia sont présentés par certains observateurs comme proches de Bamako.

Mohamed Ould Mataly, un responsable politique du MAA pro-Gatia, a fait état à l’AFP à Bamako d' »échanges de tirs » avec des « ennemis », en assurant qu’il n’y a pas eu de blessé et de mort dans leurs rangs.

La source militaire africaine à la Minusma a également confirmé les combats, indiquant que les « belligérants » étaient des hommes de la CMA et du Gatia soutenus par une branche du MAA.

Des hommes du MNLA et ceux du Gatia et son soutien du MAA s’étaient déjà affrontés le 29 décembre à Bamba, à 245 km de Gao (au sud de Kidal), y faisant entre un et cinq morts selon les sources.

Mali : L’armée en alerte maximale à Almoustrat, dans la région de Gao

© Par maliactu.net – 17 janvier 2015

Dans la localité d’Almoustrat, située dans le cercle de Bourem (Gao), les militaires maliens sont sur le qui-vive.

Selon des sources sécuritaires locales, l’armée malienne positionnée dans cette localité a reçu ordre de se parer à une attaque imminente de la part d’éléments des groupes armés.

« Depuis trois jours, nous ne dormons plus. Nous sommes en alerte », nous confie un militaire sous couvert de l’anonymat.

Dans son camp d’Almoustrat, l’armée malienne a son premier effectif de soldats formés par l’EUTM, le bataillon Waraba. Elle craint d’être la cible d’une imminente attaque venant du MNLA et alliés qui ont entrepris ces derniers jours une série d’offensives. Pour le moment, ces attaques ne concernent que les positions tenues par l’alliance MAA-GATIA. Cependant, constatant des manœuvres vers Tabrichat, l’armée positionnée à Almoustrat s’attend à être bientôt la prochaine cible.

La dernière attaque contre l’armée à Almoustrat remonte au mois de novembre 2014. L’attentat à l’engin explosif a fait deux morts et quatre blessés parmi les militaires. A l’époque, le gouvernement a laissé entrevoir une responsabilité des groupes armés signataire du cessez-le-feu.

« Le Gouvernement condamne fermement cet acte terroriste et lâche, qu’il juge contraire aux engagements pris par les responsables des groupes armés dans l’Accord de cessez-le-feu de mai et la Déclaration de cessation des hostilités signée en juillet à Alger », indiquait-il dans un communiqué.

Le cessez-le-feu signé le 23 mai 2014 à Kidal entre les groupes armés et le gouvernement est de moins en moins respecté par les parties. Cette nouvelle montée de tension coïncide avec la date anniversaire du début de la rébellion, déclenchée le 17 janvier 2012.

 

Tension explosive au nord du Mali : Bilal Ag Acherif, le secrétaire général du MNLA, annonce la rupture du cessez-le-feu

© Par maliactu.net – 17 janvier 2015

Le contexte sécuritaire au nord du Mali se détériore dangereusement. Dans un communiqué, le secrétaire général du MNLA annonce ce qui semble être la rupture du cessez-le-feu entre les groupes armés et le gouvernement.

Vendredi, le nord du Mali a de nouveau été le théâtre d’affrontements entre les groupes armés séparatistes et ceux d’auto-défense, appelés pro-gouvernementaux. A Tanbakort, la coordination des mouvements de l’Azawad (MNLA-HCUA-MAA dissident) a lancé une offensive sur les positions de l’alliance MAA-GATIA. D’après nos informations, l’attaque a été repoussée par ces derniers.

Malgré le message ferme de la MINUSMA appelant au respect du cessez-le-feu, il nous revient que des combats ont de nouveau éclaté ce samedi entre les mêmes belligérants.

Ces offensives de la coordination des mouvements de l’Azawad interviennent au même moment où les groupes armés qui la compose ont publié un communiqué conjoint dans lequel ils notent  les « attaques maintes fois répétées des milices progouvernementales » contre leurs positions pour justifier toute initiative armée de leur part.

Chose rarissime, c’est Bilal Ag Acherif qui signe le communiqué

Pour marquer l’importance de ce qui ressemble à une déclaration de guerre, c’est Bilal Ag Acherif en personne, le secrétaire général du MNLA, qui se charge de signer le communiqué. Ce personnage discret dont la présence est réclamée aux pourparlers d’Alger ne signe quasiment jamais les communiqués, laissant la tâche aux nombreux porte-paroles dont dispose son mouvement.

Dans ledit communiqué, après avoir énuméré et assimilé les incidents précédents attribués à « l’armée malienne et ses milices » à des violations du cessez-le-feu du 23 mai 2014, Bilal Ag Acherif indique que la coordination de l’Azawad « ne pense plus pouvoir tolérer davantage de tels agissements ». Par conséquent, menace-t-il, la coordination « se réserve le droit de riposter à toute attaque contre ses positions et d’assurer la sécurité des populations civiles et de leurs biens ».

Avant de conclure, Bilal Ag Acherif dédouane la coordination de toute accusation de rupture du cessez-le-feu dans les actions militaires qu’elle envisage d’entreprendre.

« La coordination informe le gouvernement malien, la médiation et la communauté internationale que toute action menée dans ce sens ne doit aucunement être perçue comme une violation du cessez-le- feu, signé à Kidal le 23 mai 2014, entre la coordination des mouvements de l’Azawad et le gouvernement du Mali ».

Depuis le 23 mai 2014, sur intervention du président mauritanien, un cessez-le-feu fragile, signé entre les groupes armés et le gouvernement malien, est en vigueur. Ceci mettait un terme aux combats qui opposaient l’armée malienne et les mouvements séparatistes à Kidal. Des affrontements qui ont été engendrés par la visite de l‘ex premier ministre, Moussa Mara, dans cette partie du Mali. Une visite interprétée comme une provocation par la rébellion qui y régnait en maître.

Au mois d’août 2014, un groupe armé non séparatiste du nom de GATIA est crée. Depuis, les affrontements entre ce dernier né et le MNLA sont récurrents. Ce groupe armé est considéré comme une milice rattachée à l’armée malienne par les mouvements séparatistes qui assimilent toute attaque venant de cette dernière comme une initiative du gouvernement.

Attaque au Mali, un casque bleu tué

AFP – 17 janvier 2015

Le camp de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Kidal, dans l’extrême nord-est du pays, a été samedi la cible d’une nouvelle attaque au cours de laquelle un Casque bleu tchadien a été tué, a indiqué à l’AFP une source à la Minusma.

Tôt samedi matin à Kidal, « le camp de la Minusma a été attaqué par les terroristes. Ils ont d’abord lancé un camion suicide vers une entrée du camp. Ensuite, ils ont attaqué. Les soldats de la Minusma ont riposté. Malheureusement, un soldat tchadien de la Minusma a été tué, un autre blessé », a déclaré cette source, travaillant à la Minusma dans cette ville à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako.

« C’est la première fois que les forces de la Minusma interviennent aussi énergiquement pour faire repousser une attaque », a-t-elle souligné. Plus de dix obus, selon cette source, ont été tirés contre le camp lors de l’assaut.

Un habitant de Kidal joint par l’AFP a affirmé avoir entendu samedi matin des « coups de feu nourris vers le camp de la Minusma », avec « des tirs et des contre-tirs », sans être en mesure d’en identifier les sources. Ces échanges de tirs poussaient les résidents à rester calfeutrés chez eux.

La Minusma, qui a pris en juillet 2013 le relais d’une force panafricaine pour contribuer à la stabilisation du Mali, a perdu ces derniers mois plusieurs Casques bleus dans les attaques, qui ont également causé de nombreux blessés dans ses rangs.
Le 9 janvier, sept Casques bleus sénégalais avaient été blessés lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif à Kidal, selon la Minusma, qui avait dénoncé une « attaque terroriste » contre ses forces.

Les violences, qui étaient généralement localisées dans les trois régions administratives formant le Nord, sont également été enregistrées depuis début janvier dans des régions du centre du pays.

Vendredi, des djihadistes ont attaqué la ville de Ténenkou, dans la région de Mopti, où l’armée malienne a riposté. Au moins deux militaires maliens y ont été tués, selon une autorité locale et une source au sein de la Minusma.

La semaine dernière, des combattants islamistes avaient tenté sans succès d’attaquer Ténenkou mais avaient réussi à frapper d’autres localités de la région voisine de Ségou: Nampala et Dioura, y faisant au moins 12 morts (onze soldats et un civil), d’après des sources concordantes.

 

Crise malienne : le grand cafouillage

Par Lyès Menacer – All Africa – 17 janvier 2015

Violents combats entre groupes armés interposés et attaques terroriste

Assiste-t-on à l’anéantissement de tous les efforts déployés par l’Algérie et des membres de la communauté internationale pour ramener la paix au Mali ? Le dialogue inclusif inter-malien d’Alger est-il compromis devant un cessez-le-feu qui vole progressivement en éclats ? La recrudescence des violences dans le Nord-Mali semble conforter toutes ces hypothèses

De violents combats opposant les groupes politico-armés entre eux, ont de nouveau éclaté dans le Nord-Mali, où les terroristes islamistes ont repris du service et s’en sont encore pris, hier matin, à un camp de l’ONU à Kidal, tuant un Casque bleu tchadien de la Minusma, selon différentes sources.

Les affrontements se déroulent dans la zone de Tabancor, selon Malijet, un portail d’information malien en ligne. La même source a affirmé que des combats ont toujours lieu dans la localité de Tabirchate, située entre Tabancor et Anefis.

Pour de nombreux médias maliens, connus pour leur opposition à tout dialogue avec les rebelles du Nord, ces nouvelles violences sont le résultat de velléités tribales. Elles opposent les groupes de la Coordination des mouvements de l’Azawad à leurs rivaux pro-Bamako.

Mais pour le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla), un des principaux membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad, les combats en cours sont le fait d’attaques des forces armées pro-maliennes, qui se seraient aussi attaquées aux populations et auraient détroussé plusieurs commerçants. Ceci sans compter les destructions des biens matériels des partisans de la Coordination des mouvements de l’Azawad, affirme un communiqué sur le site du Mnla.

Le Mnla et ses alliés du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), ainsi que ceux du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) accusent ouvertement les autorités maliennes d’utiliser contre eux les milices pro-Bamako. Parmi ces milices pro-gouvernementales, il y a surtout le Groupe d’autodéfense des touaregs de l’Imghad et leurs alliés (Gatia), créé seulement depuis août et qui fait fi de tout respect de l’accord de cessez-le-feu signé à Ouagadougou fin mai 2013.

Depuis la création du Gatia, qui veut influer sur l’issue du dialogue inclusif inter-malien d’Alger, amorcé en juillet 2014, les positions du Mnla, du Hcua et du MAA ont été la cible de plusieurs attaques de la part de ce mouvement, même s’il nie entièrement sa responsabilité.

Dans le communiqué publié jeudi sur le site du Mnla, la Coordination des mouvements de l’Azawad «dénonce ouvertement la création, la formation, l’équipement et l’utilisation de milices armées par la partie malienne, en violation des dispositions de l’article 2 de l’accord sur les modalités de mise en œuvre du cessez-le-feu du 23 mai 2013, et constate ainsi le peu de respect que cette partie manifeste pour ses engagements».

Ces violations répétitives du cessez-le-feu interviennent dans un contexte marqué par un gel du dialogue d’Alger, dont le quatrième round devait se dérouler début janvier afin de discuter de l’accord de base que la médiation algérienne a proposé, dans la perspective d’une conclusion définitive d’un accord de paix entre Bamako et les mouvements politico-armés du Nord-Mali.

Alors que le risque d’un échec de négociations de paix plane, les mouvements terroristes islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Ansar Eddine sont revenus à la charge depuis plusieurs semaines, en multipliant les attaques à la bombe et les embuscades contre les forces maliennes et les soldats de la Mission de maintien de la paix onusienne (Minusma).

Hier matin, les terroristes ont attaqué un camp de la Minusma à Kidal, tuant un Casque bleu tchadien et blessant un autre. Les terroristes ont lancé un camion bourré d’explosifs vers une entrée du camp, «ensuite, ils ont attaqué.

Les soldats de la Minusma ont riposté», a déclaré une source de la Minusma. «C’est la première fois que les forces de la Minusma interviennent aussi énergiquement pour repousser une attaque», a ajouté la même source qui a fait état du tir de dix obus lors de cet assaut sur ce camp.

Présente au Mali depuis juillet 2013, la Minusma a été la cible de plusieurs attaques de la part des groupes djihadistes qui ont revendiqué leurs tueries. Vendredi, la ville de Ténenkou a été attaquée, dans la région de Mopti, où l’armée malienne a riposté. Au moins deux militaires maliens y ont été tués, selon une autorité locale et une source au sein de la Minusma, ont rapporté les agences de presse. Des médias maliens affirment que le leader d’Ansar Eddine, Cheikh Ag Moussa, s’apprêterait à lancer une vaste attaque contre la ville de Gao, qui a déjà été prise pour cible à maintes reprises par les groupes djihadistes depuis 2012..

Mali: des militaires maliens tués dans une attaque jihadiste

Deux militaires maliens ont été tués vendredi dans une attaque jihadiste à Ténenkou, dans le centre du Mali. Déjà la semaine dernière, les islamistes avaient tenté une opération contre cette localité.

Les habitants de Ténenkou demandent un renforcement de la sécurité.

Depuis mercredi soir, par petits groupes, des islamistes appartenant très probablement au Mujao avaient infiltré la localité de Ténenkou, située dans une plaine au centre du Mali, à moins de 500 km de Bamako. Vendredi matin, ils ont reçu un léger renfort avant de passer à l’attaque. Une attaque-surprise menée aux cris d’« Allahou Akbar » (« Dieu est grand »).

Une position de l’armée régulière a d’abord été prise pour cible, avant que les soldats ne réagissent. Ils ont ensuite repoussé l’ennemi, affirme une source gouvernementale. Au moins deux militaires maliens ont été tués. Et au moins six assaillants ont été tués. L’armée annonce avoir capturé certains assaillants.

Le calme est à présent revenu dans la localité, mais plusieurs habitants contactés par RFI demandent à l’Etat de renforcer le dispositif de sécurité sur place. La semaine dernière, les mêmes islamistes avaient tenté sans succès d’attaquer Ténenkou. Ils avaient en revanche mené deux raids contre deux autres localités du centre du pays.

Semer la terreur

Pour les observateurs, une nouvelle stratégie des assaillants se dessine clairement. Dans le grand Nord, un groupe jihadiste s’attaque aux forces onusiennes et aux troupes françaises de l’opération Barkhane en organisant des attentats, des embuscades ou en brûlant des véhicules appartenant à des sous-traitants de la mission de l’ONU au Mali. Et depuis maintenant une semaine, ce sont des raids, des attaques contre cette fois-ci les forces gouvernementales dans des localités du centre du pays. Objectif : semer la terreur, le chaos. Et comme réponse, le gouvernement malien annonce l’envoi sur le terrain de renforts militaires.

 

Nord-Mali: Au moins dix morts dans des affrontements entre l’armée malienne et des assaillants

14:41 17 Jan 2015

Trois morts du côté malien et sept parmi les assaillants.

Au moins dix personnes ont trouvé la mort dans des affrontements opposant l’armée malienne et un groupe d’assaillants non identifiés, samedi, à Ténenkou,  dans la région de Mopti (Nord-Mali), a appris Andalou de source locale.Le bilan de l’attaque fait état de 3 morts du côté de l’armée malienne et de 7 tués parmi les assaillants ainsi que d’un blessé parmi les civils.

«Les combats ont duré quelques heures. Les assaillants ont été chassé par les forces armées et les sept hommes qui ont été capturés n’ont pas encore parlé pour savoir ce qu’ils revendiquent », a affirmé la même source.

Selon d’autres témoins de la même région, la ville de Ténenkou s’est faite prise pendant des heures par les assaillants avant d’être reprise par l’armée malienne  déployée dans la région. Aucun bilan officiel n’a été annoncé par les forces armées maliennes jusqu’à 17 h GMT.

Cette attaque intervient dix jours après l’attaque de Nampala (530 kms au nord-est de Bamako) par un goupe djihadiste.Au moins dix morts et plusieurs blessés avaient été enregistrés dans les rangs de l’armée malienne. Alors que les pertes avaient été énormes du côté des assaillants dont peu ont échappé aux renforts de l’armée.

 

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