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A Gao, IBK tente de calmer le jeu

by sur 31 janvier 2015

Ayant retenu les critiques sur sa présence à Paris lors de la marche pour la liberté d’expression alors qu’il ne s’était pas rendu à Nampala pour s’incliner sur les dépouilles des soldats morts au combat, le président IBK a interrompu son déplacement en Allemagne et annulé sa participation au sommet de l’Union Africaine pourtant consacré à la sécurité.

Il s’est rendu à Gao où il a tenu un discours d’apaisement tout en réclamant une enquête sur les tirs et le maintien de la Minusma au Mali.

Manifestants tués au Mali: justice sera rendue mais l’ONU «pas une ennemie» (président)

(c) maliactu.net avec AFP le 29 janvier 2015

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a qualifié jeudi à Gao la mort de trois manifestants dans cette ville du nord du pays de «crime qui ne restera pas impuni», tout en assurant que la force de l’ONU contre laquelle ils protestaient n’était «pas l’ennemie» du Mali.

Le chef de l’Etat malien est rentré dans l’après-midi de Gao, où il était arrivé dans la matinée, 48 heures après la mort des trois manifestants, renonçant ainsi à participer au sommet de l’Union africaine (UA) prévu vendredi et samedi à Addis Abeba (Ethiopie), selon son entourage.

«Des enquêtes seront menées pour établir les responsabilités. Ce crime ne restera pas impuni», a déclaré à la presse M. Keïta, accompagné par le numéro deux de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Arnauld Akodjènou.

«Je suis venu vous témoigner mon affection. Je suis de tout coeur avec vous, le Mali est de tout coeur avec vous», a-t-il ajouté lors d’une rencontre avec des représentants de la société civile et des habitants.

«Je voudrais également vous dire que la Minusma n’est pas notre ennemie. Il faut éviter d’être influencé par d’autres individus qui n’aiment pas notre bonheur», a lancé M. Keïta, sans préciser qui il visait.

Cette visite intervient au lendemain d’une attaque lancée par un groupe armé pro-gouvernemental qui a fait une dizaine de morts, six rebelles et plusieurs assaillants, dont des kamikazes, près de Tabankort, à mi-chemin entre Kidal, fief de la rébellion, et Gao, contrôlé par les forces favorables à Bamako.

Le chef de l’Etat a rendu visite à l’hôpital aux blessés et aux familles des trois tués lors de cette manifestation devant le siège de la Minusma contre la «zone temporaire de sécurité» que voulait instituer la force multinationale à Tabankort, en accord avec les rebelles, afin de parvenir à un cessez-le-feu.

Les affrontements meurtriers, notamment pour les civils, se succèdent depuis un mois dans cette région entre rebelles et groupes armés favorables à Bamako, à dominante touareg et arabe de part et d’autre.

La Minusma, déployée dans le nord du Mali depuis juillet 2013, a renoncé à instaurer cette «zone temporaire» après la mort des manifestants, hostiles au désarmement ou au retrait des forces loyalistes de Tabankort, et a ouvert une enquête sur l’action de ses policiers.

Le gouvernement malien s’est félicité mercredi de l’abandon de ce projet et a exhorté la Minusma à assurer la «protection de toutes les populations civiles», tout en appelant «au calme et à la retenue».

Les affrontements à Tabankort mettent en péril le processus de paix, engagé par des négociations à Alger à l’été 2014, avaient prévenu le 23 janvier l’Algérie et l’ONU.

Le 20 janvier, des hélicoptères de la Minusma avaient détruit un véhicule rebelle près de Tabankort. L’ONU avait invoqué la «légitime défense», mais la rébellion l’avait accusée de violation de neutralité, faisant état de sept morts et 20 blessés dans ses rangs.

Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par l’opération Serval, lancée à l’initiative de la France début 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l’opération Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Des zones entières du nord du pays échappent encore au contrôle du pouvoir central.

M. Keïta s’était ainsi rendu pour la première fois dans la région de Mopti, située à la limite du nord du pays, en mars 2014, plus de sept mois après son élection en août 2013.

Mali : A Gao, le président réitère son soutien à la MINUSMA

Sahelien.com – January 29, 2015

Le président Ibrahim Boubacar Keita a réitéré son soutien à la MINUSMA après des violentes manifestations lors d’une visite ce jeudi à Gao.

Le chef de l’Etat s’est rendu à l’hôpital régional de Gao où ont été admis mardi les blessés des manifestations contre la MINUSMA. Après avoir visité les blessées des manifestations, « il est allé voir 14 combattants de la Plateforme blessés à Tabankort » selon Hamadoune Traoré, médecin traitant des blessés.

C’est la première fois que le président malien a montré publiquement son soutien à la Plateforme (GATIA-MAA pro-Mali), une alliance des groupes armés pro-Mali qui combattent la Coordination (MNLA-HCUA-MAA pro-Azawad) depuis quelques mois.

Après l’hôpital, Ibrahim Boubacar Keita s’est rendu au conseil communal avec Francisco Hoesler, chef de la MINUSMA à Gao, pour rencontrer les notables de la ville. Il a exhorté les jeunes au calme et à la retenue. « Le président a demandé aux gens d’être tolérants, que la MINUSMA est là pour nous aider » rapporte Aly Badi Maiga, le chef la coordination de notables de Gao.

A la revendication des manifestants du départ de la MINUSMA de Gao, le chef de l’Etat a été catégorique. Selon Aly Badi Maiga, le président a dit que « la MINUSMA ne quittera pas ».

Pour clôturer sa visite à Gao, le chef de l’Etat est allé présenter ses condoléances aux parents des victimes. Les violentes manifestations contre les forces onusiennes ont fait 3 morts et 17 blessés.

Depuis son élection à la tête du pays en septembre 2013, cette visite circonstancielle est la deuxième du genre qu’Ibrahim Boubacar Keita a effectuée à Gao. La région était sous occupation des groupes jihadistes depuis avril 2012 jusqu’au janvier 2013.

Le président IBK aux côtés des populations de Gao

Par Moussa CAMARA – 29/01/2015

Dans la cité des Askia, le président de la République a rendu visite aux blessés, promis une enquête et appelé les uns et les autres au calme.

Après les événements malheureux du mardi dernier à Gao, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita y a effectué une visite inopinée ce jeudi 29 janvier 2015. A son arrivée dans la cité des Askia, le chef de l’Etat s’est rendu l’hôpital de Gao pour voir les blessés et leur souhaiter ses vœux de prompt rétablissement. Après l’hôpital, Ibrahim Boubacar Kéita a une rencontre avec les notabilités et les jeunes de la 7ème région dans l’enceinte de l’Assemblée régionale.

Le président avait à ses côtés, Arnauld Akodjènou, numéro 2 de la Minusma, Abdoulaye Idrissa Maiga, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, et le Gal Sada Samake, ministre de la sécurité et de la protection civile.

Selon nos informations, IBK a vivement déploré les événements dramatiques du mardi avant de promettre l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités. Le président de la République a indiqué, selon nos sources, que de tels incidents ne vont plus survenir à Gao. Face aux notabilités et aux jeunes, Ibrahim Boubacar Kéita a appelé les et les autres au calme. Son appel au calme a été principalement adressé aux jeunes de Gao qui demandent purement et simplement le départ des forces de la Minusma de Gao. Le président de la République a su trouver les mots justes pour calmer les jeunes tout en leur rappelant que la Minusma est là pour le Mali.

La visite présidentielle a été saluée à sa juste valeur par les populations de Gao qui y voit un signe manifeste de la solidarité de tout le pays à l’endroit de la cité des Askia. Selon Seydou Cissé, habitant de Gao joint par nos soins ce matin, les populations de Gao sont très contentes de cette visite surprise du président. « Il serait souhaitable de nous prévenir pour lui accorder un accueil digne de son rang. On a été informé de son arrivée ce matin même ». Selon nos informations, le président de la République doit rejoindre la capitale malienne dans cet après-midi.

Il faut rappeler que les populations de Gao ont organisé une marche le mardi contre la Minusma. Elles exigeaient le retrait du projet de zone temporaire de sécurité établi de façon exclusive entre la Minusma et la coordination des mouvements de l’Azawad, hostiles au gouvernement malien. Les forces de la Minusma ont tiré sur les manifestants. Bilan: trois personnes tuées et plus d’une dizaine de blessés.

 

IBK à Gao après des violences et renonce au sommet de l’UA

(©AFP / 29 janvier 2015 14h23)

Bamako – Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé jeudi à Gao, 48 heures après la mort de trois manifestants protestant contre l’ONU dans la plus grande ville du nord du Mali, renonçant ainsi à participer au sommet de l’Union africaine (UA), selon son entourage.

Au lieu de partir jeudi pour Addis Abeba, où se tient le sommet de l’UA vendredi et samedi, M. Keïta est arrivé dans la matinée à Gao en compagnie du numéro deux de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Arnauld Akodjènou, a-t-on précisé de même source.

Il y va pour réconforter les populations de Gao, après la mort par balle de trois manifestants, avait expliqué à l’AFP avant son départ un proche collaborateur du président malien.

Il faut également calmer le jeu, mais il est clair que la protection des populations est la première mission des Casques bleus de l’ONU, a ajouté ce collaborateur.

Cette visite intervient au lendemain d’une attaque lancée par un groupe armé pro-gouvernemental qui a fait une dizaine de morts, six rebelles et plusieurs assaillants, dont des kamikazes, près de Tabankort, à mi-chemin entre Kidal, fief de la rébellion, et Gao, contrôlé par les forces favorables à Bamako.

Trois partisans de ces groupes armés progouvernementaux ont été tués mardi lors d’une manifestation devant le siège de la Minusma à Gao contre la zone temporaire de sécurité que voulait instituer la force multinationale à Tabankort, en accord avec les rebelles, afin de parvenir à un cessez-le-feu.

Les affrontements meurtriers, notamment pour les civils, se succèdent depuis un mois dans cette région entre rebelles et groupes armés favorables à Bamako, à dominante touareg et arabe de part et d’autre.

La Minusma, déployée dans le nord du Mali depuis juillet 2013, a renoncé à instaurer cette zone temporaire après la mort des manifestants, hostiles au désarmement ou au retrait des forces loyalistes de Tabankort, et a ouvert une enquête sur l’action de ses policiers.

Le gouvernement malien s’est félicité mercredi de l’abandon de ce projet et a exhorté la Minusma à renforcer ses capacités de protection de toutes les populations civiles, tout en appelant au calme et à la retenue.

Les affrontements à Tabankort mettent en péril le processus de paix, engagé par des négociations à Alger à l’été 2014, avaient prévenu le 23 janvier l’Algérie et l’ONU.

Le 20 janvier, des hélicoptères de la Minusma avaient détruit un véhicule rebelle près de Tabankort. L’ONU avait invoqué la légitime défense, mais la rébellion l’avait accusée de violation de neutralité, faisant état de sept morts et 20 blessés dans ses rangs.

Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par l’opération Serval, lancée à l’initiative de la France début 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l’opération Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Des zones entières du nord du pays échappent encore au contrôle du pouvoir central de Bamako.

 

Le président malien renonce au sommet de l’UA et va à Gao après des violences

(c) maliactu.net – 29 janvier 2015

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a renoncé à participer au sommet de l’Union africaine pour aller à Gao, plus grande ville du Nord malien où trois civils ont péri cette semaine lors d’une manifestation contre l’ONU, selon son entourage.

Le président malien devait s’envoler jeudi pour Addis Abeba (Ethiopie) où est prévu le sommet de l’Union africaine (AU) vendredi et samedi.

« Le chef de l’Etat vient de s’envoler pour Gao. Il y va pour réconforter les populations de Gao, après la mort par balle de trois manifestants », a affirmé à l’AFP un proche collaborateur du président.

Il sera accompagné durant cette visite du représentant adjoint du secrétaire général des Nations unies au Mali, Arnauld Akodjènou, a indiqué la même source.

« Il faut également calmer le jeu, mais il est clair que la protection des populations est la première mission des Casques bleus de l’ONU », a ajouté cette source.

Trois civils avaient été tués mardi lors d’une manifestation, devant le siège de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Gao, contre une « zone temporaire de sécurité » que voulait instituer la Minusma l’ONU à Tabankort (nord) en accord avec les rebelles.

La Minusma, déployée dans le nord du Mali depuis juillet 2013, a renoncé à instaurer cette « zone temporaire » à Tabankort après la manifestation meurtrière, geste salué mercredi par le gouvernement malien dans un communiqué.

La région de Tabankort est à mi-chemin entre Kidal, fief de la rébellion touareg, qui échappe à l’autorité du gouvernement malien, et Gao, sous contrôle des groupes armés favorables à Bamako, à dominante touareg et arabe de part et d’autre.

Les protestataires devant le siège de la Minusma à Gao dénonçaient la création de cette « zone de sécurité » qui aboutirait, selon eux, au désarmement ou au retrait des forces loyalistes de Tabankort.

Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par l’opération « Serval », lancée à l’initiative de la France début 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l’opération « Barkhane », dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Depuis, des zones entières du nord du pays continuent encore d’échapper aux contrôle du gouvernement malien. Des négociations de paix ont débuté à Alger à l’été 2014.

 

Mali : Selon la Primature, IBK « a obligé » la MINUSMA à retirer l’accord signé avec la rébellion

© Par maliactu.net – 29 janvier 2015

Ce qu’il faut retenir des explications d’IBK, c’est que son neveu doit son entrée dans l’équipe gouvernementale à sa compétence. L’excellence étant une qualité qu’il avait préconisée à son premier ministre, il ne pouvait s’opposer à un choix basé sur ce critère.

L’accord pour l’établissement d’une Zone temporaire de sécurité à Tabankort a été retiré par la MINUSMA sur pression du président de la république.

La primature de la république du Mali a confirmé sur sa page Facebook l’information selon laquelle la force onusienne a reculé à mettre en œuvre son « projet de sécurisation à Tabankort » sur injonction du président IBK, lequel s’est envolé dans la matinée de jeudi pour une visite surprise à Gao.

« Le président de la République, S. E. M. Ibrahim Boubacar Kéita, qui a obligé la Mission intégrée des Nations unies au Mali (Minusma) à retirer son document de « Zone de sécurité temporaire » (ZST) à Tabankort… s’est rendu jeudi à Gao », indique la primature dans son post.

Mercredi, au lendemain d’une journée meurtrière à Gao, la MINUSMA annonçait le retrait de « son projet de sécurisation à Tabankort » qui a été, selon elle, « mal compris et détourné de son objectif principal ».

D’après la primature, c’est en fait IBK qui a « contraint » la MINUSMA à renoncer à « l’accord pour l’établissement d’une Zone temporaire de sécurité » sur l’axe Anefis-Almoustarat, incluant inexorablement Tabankort.    Une convention exclusivement signée avec les groupes armés séparatistes qui, mise en œuvre, aurait transféré la zone disputée sous le « contrôle exclusif » de la MINUSMA, ce qui obligerait les groupes d’autodéfense favorables à l’unité du pays à désarmer et ainsi perdre toutes leurs bases.

Deux grandes manifestations ont été organisées lundi et mardi par la population de Gao pour dénoncer cette attitude jugée « partiale » de la MINUSMA. Le deuxième jour de la manifestation s’est malheureusement soldé par la mort de plusieurs protestataires, tombés sous les balles des casques bleus.

La visite surprise du président de la république à Gao a pour but de signifier la solidarité de la nation aux populations de la localité meurtrie.

 

Mali: Après 7 morts et face à la fermeté affichée par le Gouvernement : La Minusma abandonne son projet de « zone temporaire de sécurité » à Tabankort

29 janvier 2015 Baba SANGARÉ – Nouvel Horizon

Le lundi 26 janvier 2015 et le mardi 27 janvier 2015, les populations de Gao sont descendues en masse dans les rues pour protester contre la décision de la Minusma de créer une “zone temporaire de sécurité”  à Tabankort. Une décision jugée inadmissible par les populations puisqu’elle signifie que les groupes armés favorables au Mali, et qui contrôlent Tabankort, doivent quitter la localité au profit des soldats de la Minusma. Les populations de Gao estiment que si les groupes armés favorables au Mali quittent Tabankort que ce sont plutôt le Mnla et ses alliés qui vont s’y installer. Car en fait, la Minusma est loin d’avoir créé une confiance autour de sa compétence à faire face à la situation au nord du Mali.

Malheureusement, la manifestation du mardi a tourné au drame, faisant 3 morts et 4 blessés, selon la Minusma, ou 7 morts et une quinzaine de blessés, selon des témoins. Et n’eût été l’intervention du Ganda Koy, il y aurait eu un bain de sang à Gao, puisque les manifestants s’étaient finalement faits procurer des armes. Aussi une troisième manifestation était-elle prévue pour hier mercredi.

Heureusement devant l’escalade meurtrière, le Gouvernement a rencontré les dirigeants de la Minusma, le mardi, et s’est montré ferme sur la situation désastreuse créée par la mission onusienne. En témoignent les termes du communiqué publié par le Gouvernement à l’issue de ladite rencontre. “Le Gouvernement rappelle que l’une des missions essentielles de la Minusma est la protection des populations civiles. Il appelle cette dernière à renforcer ses capacités dans ce sens précis, à savoir la protection de toutes les populations civiles et la contribution à la garantie de la libre circulation des personnes et des biens…. Le Gouvernement exhorte la Minusma à un traitement impartial du gel des positions ”.

En effet, c’est la démarche “tordue” empruntée par la Minusma pour gérer la situation de crise autour de Tabankort, où s’affrontent différents groupes armés, qui a conduit les populations de Gao à percevoir sa décision de création d’une  “zone temporaire de sécurité” “comme défavorable au processus de paix et de réconciliation en cours”, comme le souligne le Gouvernement dans son communiqué.

Suite donc à sa rencontre avec le Gouvernement et devant l’urgence de désamorcer la bombe sociale explosive et meurtrière de Gao, la Minusma a décidé d’abandonner son projet de création d’une “zone temporaire de sécurité”  à Tabankort.

Dans un communiqué publié avant-hier soir, la Minusma explique que “les affrontements de Tabankort constituent une violation flagrante du cessez-le-feu. La Minusma avait engagé des discussions techniques avec les responsables militaires de la Coordination et de la Plateforme, afin que soit mis un terme aux hostilités.

L’objectif principal était d’identifier une sortie de crise satisfaisante à la situation de Tabankort, où la population civile était en danger. La Minusma a procédé à l’évacuation d’un nombre important de victimes civiles, parmi lesquelles des blessés dans un état critique.

Ce document de travail, une piste de réflexion sans aucune portée juridique, constituait un projet en cours d’élaboration destiné à être accepté par l’ensemble des mouvements armés puis soumis au Gouvernement. Ce document a malheureusement été manipulé dans la forme, puis diffusé par certains médias, entraînant une confusion dans l’opinion publique.

A ce titre, le projet ayant été mal compris et détourné de son objectif principal, n’a plus sa raison d’être.”

Au cours d’une conférence de presse, mardi soir à Bamako, le numéro deux de la Minusma, Arnaud Akodjènou, a déclaré que « le document de travail entre la Minusma et les groupes armés avait pour but d’obtenir une paix sur le terrain. Puisque l’objectif recherché n’a pas été compris, le document est retiré des discussions », .

Cette “décision de retirer ledit document” a été félicité par le Gouvernement. Elle a contribué à apaiser la situation sur le terrain à Gao où juste une légère manifestation a été constatée hier mercredi.

Maintenant reste à la Minusma de gérer les cas des victimes, les 7 morts et la quinzaine de blessés. David Gresley, le représentant spécial adjoint de la Minusma, a promis “qu’il y aura une enquête sérieuse sur ce qui s’est passé aujourd’hui (le mardi 27 janvier), une enquête très sérieuse”. Alors wait and see.

 

La Minusma annonce le retrait de son projet de sécurisation à Tabankort

Source: Minusma

Comme le stipule son mandat, la protection des populations civiles est la priorité de la Minusma et l’impartialité est au cœur de ses actions et de son travail au Mali.

De violentes manifestions ont eu lieu, hier (mardi 27 janvier 2015) à Gao. Des victimes sont à déplorer, la Mission a diligenté une enquête pour faire toute la lumière sur ces évènements regrettables et condamnables.

Ces manifestations font suite à une incompréhension et une confusion entretenues par une manipulation à des fins de propagande politique, dont la Minusma a été victime, à travers la circulation d’un document de travail qui projetait l’établissement d’une “zone de sécurité temporaire” dans la région de Tabankort, suite aux nombreux affrontements des groupes armés dans cette région.

Les affrontements de Tabankort constituent une violation flagrante du cessez-le-feu. La Minusma avait engagé des discussions techniques avec les responsables militaires de la Coordination et de la Plateforme, afin que soit mis un terme aux hostilités.

L’objectif principal était d’identifier une sortie de crise satisfaisante à la situation de Tabankort, où la population civile était en danger. La Minusma a procédé à l’évacuation d’un nombre important de victimes civiles, parmi lesquelles des blessés dans un état critique.

Ce document de travail, une piste de réflexion sans aucune portée juridique, constituait un projet en cours d’élaboration destiné à être accepté par l’ensemble des mouvements armés puis soumis au Gouvernement. Ce document, a malheureusement été manipulé dans la forme, puis diffusé par certains médias, entraînant une confusion dans l’opinion publique.

A ce titre, le projet ayant été mal compris et détourné de son objectif principal, n’a plus sa raison d’être.

Arnauld Akodjènou, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de la Minusma chargé des affaires politiques, a précisé hier (le mardi 27 janvier 2015), lors d’une conférence de presse que “d’autres dispositions seront recherchées en accord avec l’ensemble des parties concernées”.

La Minusma exhorte toutes les parties concernées à respecter scrupuleusement leurs engagements, à résoudre leurs différends par la voie du dialogue, notamment dans le cadre du Comité Technique Mixte de Sécurité (Ctms), auquel elles ont adhéré à travers l’Accord Préliminaire de Ouagadougou, afin de poursuivre le processus de négociation de paix engagé à Alger.

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