Skip to content

Rencontres sous bruits de mitraille…

by sur 5 février 2015

La médiation algérienne a convié ces 5 et 6 février, le comité de suivi et d’évaluation des accords signés à Ouagadougou pour faire le point avant la reprise des pourparlers fixée, laborieusement, au dimanche 8.

Mais rien n’indique que ce calendrier soit tenu, et la médiation est elle même très prudente, se donnant six mois pour parvenir à la signature d’un accord ficelé sur le sol malien…

Car sur le terrain, les combats s’intensifient et la situation, déjà dégradée, ne fait qu’empirer.

 

Le Gatia et alliés en route pour Kidal ?

Le Journal du Mali – Par Dédé F. – 05/02/2015

Si l’on en croit les dernières informations émanant du groupe, les derniers combats leur ont permis d’éliminer toute résistance de la part des éléments de la Coordination des Mouvements de l’Azawad.

Depuis le mois de janvier, les combats ont repris dans le nord du Mali. Le cessez-le-feu, maintes fois mis à mal, semble définitivement compromis malgré les efforts de la Minusma pour instaurer une zone hors conflit « pour garantir la sécurité des civils ».

Les affrontements opposent les groupes d’auto-défense réunis au sein de la « Plateforme du 14 Juin 2014 » et les combattants de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) qui réunit le MNLA, le HCUA et le MAA.

Fin janvier, des combats intenses avaient fait rage à Tabankort, ville prise depuis par les groupes de la Plateforme. Après les évènements de Gao, la semaine dernière, la situation ne s’est guère calmée. Les échanges de tirs sont quasi quotidiens dans la zone.

De nombreuses informations ont fait état, ces derniers jours, du renforcement des positions de la CMA aux alentours de Tabankort pour ce que la communication du MNLA a appelé « la confrontation finale ». Hommes, matériel et vivres auraient été acheminés vers cette ligne de front qui se trouve entre les deux villes du nord, Gao et Kidal.

Ce mercredi 4 février, les combats ont repris à Tabankort et environs, selon les habitants et des sources sécuritaires. Sur les réseaux sociaux et à travers un communiqué, le GATIA et ses alliés de la Plateforme annoncent avoir détruit « six positions qui étaient tenus par les terroristes du MNLA ». Une information qui n’a pas été confirmée par les autorités de Bamako. « Il s’agit des positions à partir desquelles le MNLA coordonnait ses attaques contre des villes du Nord et l’armée malienne », a expliqué Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du GATIA.

Le bilan émane également du GATIA qui annonce que « plusieurs véhicules militaires et des armes de guerre ont été récupérés par les hommes de la plateforme, mais également des munitions, des vivres et des fournitures militaires ».

« Désormais les patriotes occupent le nord-ouest et sud-ouest de la localité de Tanbankorte » peut-on lire dans le message signé de Fahad Ag Almahmoud,qui conclut en disant que «rien ne nous empêche plus d’aller à Kidal dans les prochains jours ».

Kidal en ligne de mire

Fahad Ag Almahmoud, joint au téléphone par des journalistes a infirmé l’information selon laquelle des hommes du Gatia et alliés auraient déjà occupé certaines villes de la région de Kidal. Il s’est dit cependant satisfait « que le clou du travail a été fait ce matin et rien n’empêcherait plus le Gatia et alliés d’entrer dans la ville de Kidal dans les prochains jours ».

Une menace que les habitants de Kidal prennent très au sérieux. Depuis la semaine dernière et face aux pertes subies par le MNLA, qui tient la ville depuis 2013, les populations se préparent à ce qu’il se passe quelque chose. Certains auraient même exprimé leur souhait de quitter la ville, rapportait le site Maliweb le 1er février dernier. Des femmes, inquiètes, se seraient ainsi réunies chez l’Amenokhal Mohamed Ag Intallah.

La situation est si volatile que la Minusma, dont la dernière tentative avait été très mal appréciée par les mouvements de la Plateforme et les populations, tente de rattraper le tir. Son patron, le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, a demandé la tenue d’une réunion d’urgence ce jeudi à Alger. Elle devrait réunir les parties signataires de l’accord de Ouagadougou et tenter de mettre un terme aux combats. Les discussions porteront sur le gel des positions des mouvements armés dans le Nord du Mali, et la création des conditions d’une reprise des pourparlers inclusifs de paix.

Une ultime tentative afin que les négociations d’Alger qui devraient reprendre en ce mois de février ne soient pas définitivement enterrées.

Tabankort : Le Gatia a brisé hier le siège du MNLA et de ses alliés

Rassemblés par AMC –  L’Indicateur du Renouveau – 5 février 2015

Des Touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad montent la garde, le 12 août 2013, devant le bureau du gouverneur à Kidal, dans le nord du Mali. | Rebecca Blackwell/AP

Selon de sources concordantes, de violents combats ont opposé hier dans la matinée autour de la localité de Tabankort, les groupes indépendantistes du MNLA et ses alliés aux  groupes d’auto-défense armés pro-Bamako, le Gatia dont les combattants ont brisé le siège des premiers et auraient même progressé vers Anéfis.

Autour de la localité de Tabankort, des combats ont eu lieu hier dans la matinée, les groupes indépendantistes du MNLA et ses alliés aux groupes d’auto-défense armés pro-Bamako, le Gatia  au moment doit commencer à Alger justement la réunion d’urgence du Comité de suivi et d’évaluation de l’accord préliminaire de Ouagadougou (CSE) pour l’Algérie afin de préparer la reprise des pourparlers inter-maliens d’Alger le 7 février prochain et dont la tenue a été critiquée par les leaders d’auto-défenses à cause de leur « exclusion ».

« Les combattants de la Coordination des mouvements armés du Nord (CMA – Azawad) affrontent actuellement  les hommes du général malien, Alhadj Gamou (pro-Bamako). Ce dernier a voulu  forcer l’entrée dans le village de Tabankort, alors que le village est cerné par la coordination des mouvements de l’Azawad», a rapporté l’agence Modulu d’après une source locale.

«Trois positions des groupes armés seraient tombées entre les mains des hommes du général », a ajouté la source.

Jointe par Anadolu, la Mission des Nations-Unies au Mali  (MINUSMA),  dont des casques bleus sont déployés à Tabankort, a confirmé la tenue des combats mais n’a fourni aucun bilan de pertes en vie humaine. Selon nos propres sources, après avoir brisé le siège des indépendantistes, les combattants ont pris la direction de Kidal avant de s’arrêter à 10 kms d’Anéfis.

Ces dernières semaines, plusieurs combats entre les rebelles touaregs et les milices pro-gouvernementales ont éclatés afin de prendre le contrôle de Tabankort, lieu stratégique du Nord- Mali  aussi bien d’un point de vue militaire que commercial pour les trafiquants.

Tabankort bénéficie en effet d’un important axe routier qui permet de descendre vers le sud du Mali, via Gao, ou encore de remonter vers l’Algérie, via Kidal.

A l’origine fief des groupes pro-Bamako, la localité est assiégée, depuis le 16 janvier dernier,  par les combattants du CMA et les affrontements sont courant entre groupes rivaux.

Face à cette recrudescence des violences depuis le début de l’année -au moins trente personnes sont mortes depuis janvier dans des attaques armées, des opérations suicidaires et des embuscades, d’après des sources sécuritaires – , la mission onusienne de maintien de la paix (Minusma) déployée dans le pays, a dû effectué des frappes aériennes il y a deux semaines, contre les forces rebelles touaregs qui s’en était également pris aux casque bleus déployés dans la zone.

Depuis, la tension est vive, d’une part, entre les groupes armés, mais aussi entre la force onusienne et les groupes armés séparatistes de la zone, ce qui constitue une véritable menace pour la sécurité du pays à la veille, du cinquième round de pourparlers de paix à venir à Alger.

 

Déroute du MNLA et de ses acolytes dans des combats meurtriers entre Tabankort et Anéfis

Abdoulaye DIARRA –  L’Indépendant – 5 février 2015

Après leur cuisant échec de la semaine dernière aux portes de Tabankort où ils ont été éconduits par les unionistes, rien ne semble réussir aux séparatistes. Au cours des combats d’hier mercredi, une dizaine d’entre eux ont été tués, quatre capturés, trois pick-up saisis. Ils ont aussi été délogés de quatre localités stratégiques.

Le poste le plus avancé des groupes d’autodéfense se trouvait, hier, à 15 kilomètres d’Anéfis, base arrière de l’état-major des séparatistes, ultime verrou avant Kidal.

C’est un cinglant revers que la coordination des mouvements de l’Azawad  regroupant le MNLA, le HCUA et le MAA-dissident, vient de subir dans de violents combats qui les ont opposés aux unionistes composés d’Arabes, de Touaregs, de Peuls, de Dogons et Songhaïs engagés pour l’unité nationale.

Les combats, qui ont éclaté sur les dunes stratégiques d’Akeskaza, à environ 14 km à l’ouest de Tabankort, se sont étendus jusqu’à une quinzaine de kilomètres d’Anéfis (localité abritant l’état-major conjoint des séparatistes).  Ils se sont déroulés sur plusieurs  fronts, se sont ensuite propagés dans le village de Tabrichat à vingt kilomètres au sud de Tabankort. Ainsi, toute la vallée du Tilemsi, allant de Tabankort à Almoustrat,  est passée sous contrôle des unionistes. Au total, ce sont quatre zones stratégiques qui ont été reprises aux séparatistes. Il s’agit, entre autres, de Tabrichat, Tarkint, Akeskaza et Almoustrat.

La reprise desdites zones par les groupes d’autodéfense sera très décisive dans les jours à venir. Signalons que c’est à partir de ces localités que les séparatistes se préparaient pour lancer des attaques.

Joint par nos soins, un responsable du GATIA, Hamazata, a déclaré que le poste le plus avancé de la plateforme des mouvements d’autodéfense se trouve désormais à une quinzaine de kilomètres d’Anéfis, dernier verrou avant la ville de Kidal.

Au moment où nous mettons sous presse, des renforts séparatistes sont bloqués à mi-chemin entre Almoustrat et Kidal. Alors que d’autres ont fui, laissant derrière eux trois pick up qui ont été récupérés et deux autres incendiés.

 

Me Harouna Toureh : « Le Mnla et ses alliés nous ont fait la promesse qu’ils obtiendront le fédéralisme par la force des armes »

Seydou Coulibaly – © AFRIBONE – Le 4 Février 2015

Alors que le prochain round des négociations inter maliens d’Alger est prévu pour le 8 février prochain, la situation militaire dans le nord du Mali est loin de s’estomper. Tabankort, N’Tillit, Tessit, Bamba, Ber, Goundam, sont, entre autres, théâtres d’opérations entre les forces de la Plate-forme des mouvements d’autodéfense (Pma) et leurs adversaires de la Coordination des mouvements de l’azawad (Cma). Cette montée d’adrénaline a occasionné, le 27 janvier dernier, un tollé citoyen contre la Mission intégrée des nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), suite à une bavure de la force Onusienne contre des populations civiles à Gao qui protestaient contre la signature d’un document de travail avec le groupe séparatiste du Mouvement national de libération de l’azawad (Mnla).

Une semaine après cet incident qui a fait trois morts et douze blessés, la méfiance reste palpable à Gao. Et au sein des mouvements d’autodéfense, « remontés contre le comportement de la Minusma », on ne cache pas sa stupéfaction. « Nous avons constaté que certains des acteurs [de la Minusma] travaillent à démoraliser les populations, à les détourner de leur mission de défense de leur patrie et travaillent à créer la confusion de façon peut être même à faire naître une guerre civile entre les communautés », analyse Me Harouna Toureh, président de la Pma.

Cette Plate-forme, faut-il le rappeler, est composés de groupes républicains tels que la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (Cmp-FR), le Mouvement arabe de l’azawad (Maa) et le Groupe d’autodéfense touareg Imrad et alliés (Gatia). En face d’eux, les groupes séparatistes du Mnla, du Haut conseil pour l’unité de l’azawad (Hcua) et une dissidence du Maa. A croire Me Toureh, ces groupes sécessionnistes « ont fait la promesse en Algérie que s’ils n’obtiennent pas la fédération dans la négociation, ils l’obtiendront par la force des armes ».

Une déclaration à laquelle les groupes républicains auraient promis de réserver une réponse appropriés à un tel scénario. Et selon toute vraisemblance, les opérations en cours dans le nord du Mali depuis plusieurs semaines participent à une opération de sabotage du processus de paix d’Alger, « planifiée par le Mnla et ses alliés terroristes », selon Me Harouna Toureh qui a organisé une conférence de presse le week-end dernier.

« Ce qui s’est passé à Gao peut se répéter plus gravement encore, aussi bien sur les populations civiles que sur les combattants républicains qui sont à Tabankort, à Bamba, à Bert, ou ailleurs », a-t-il prévenu, tout en sollicitant « une mobilisation générale des maliens autour des idéaux de paix, des valeurs de sécurité ». « Nous nous battons ainsi pour éviter une guerre civile au nord », a renchérit le président du Pma, non moins porte-parole de la Cmp-FR. Qui prévient : « Si on laisse le Mnla et ses alliés débordés à Tabankort pour entrer à Gao à Tombouctou, les populations de ces villes-là ne vont pas se laisser faire ».

Combats au nord : le Gatia contrôlerait Tabrichatt

Le Journal du Mali – Par Moussa CAMARA – 04/02/2015

Le groupe d’autodéfense des Touaregs Imghad et alliés (Gatia), qui est aux prises aves le MNLA, annonce avoir pris la localité Tabricatte située entre Tabankort et Tarkint à Gao.

En dépit des appels au calme, c’est à une véritable escalade que l’on assiste au nord du Mali. Depuis ce matin, les combats ont repris entre Le Gatia et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) à Tabankort. Pour l’instant, aucun bilan n’est communiqué. Selon nos informations, Tabrichatt se trouve désormais sous le contrôle du Gatia, loyal au gouvernement malien.

Tabrichatt est une localité située entre Tabankort et Tarkint. Une autre information faisant état d’une avancée du Gatia à Kidal avec la prise de 4 positions du MNLA a été démentie par les responsables du groupe indépendantiste.

Ces accrochages interviennent au moment où la Minusma, par l’entremise de son premier responsable au Mali, Mongi Hamdi,a convoqué une réunion extraordinaire les 5 et 6 février à Alger entre le gouvernement et les groupes armés. L’objectif de cette rencontre urgente consécutive à la brusque détérioration de la situation sécuritaire dur le terrain, est de geler les positions des groupes armés au nord du Mali. Histoire de déblayer le terrain dans la perspective de la reprise des pourparlers d’Alger.

Justement cette situation délétère qui met en scène les mouvements membres de la plateforme et ceux de la coordination risque bien d’hypothéquer le prochain round des pourparlers inclusifs inter-maliens d’Alger censé redémarrer dans le courant de ce mois de février.

Il faut rappeler que depuis les événements dramatiques du mardi 27 janvier à Gao, le nord du Mali connaît depuis une recrudescence de l’insécurité. Cette situation se caractérise par une multiplication des attaques, vols et pillages.

Le village de Kano a ainsi été attaqué le vendredi dernier. Au cours de cette attaque, les assaillants ont enlevé 54 personnes. Ils ont aussi emporté avec eux plus d’une dizaine de motos, une importante quantité d’essence et de gas-oil et plus de 3 millions de francs CFA. Aux dernières nouvelles 50 villageois ont été libérés. Pour l’instant, l’on est sans nouvelle des 4 autres villageois qui restent entre les mains du MNLA de Ber, localité située à quelques 15 kilomètres de Kano.

 

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :