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Une délégation contestée en Europe

by sur 5 février 2015

Une délégation dite de la société civile vient d’effectuer un périple en Europe. Sa composition est contestée au Mali où l’Organisation de la Société Civile a, pour sa part, accompagne le président IBK à Gao.

D’autre part, Bilal, le leader des soufis du Mali reproche au président Dicko de ne pas les avoir associés à la démarche…

Qu’il est difficile de faire la Paix.

Visite des religieux et de la société civile en France en prélude d’Alger : Une visite qui divise la société civile malienne

A.Diarra – Tjikan – 3 févier 2015

En prélude à la reprise des négociations d’Alger, des représentants des religieux et de la société civile malienne étaient en France mercredi dernier dans le cadre d’une mission de plaidoyer en faveur du Mali. Une visite qui divise sérieusement la société civile malienne et les organisations religieuses musulmanes car les voix commencent à s’élever pour exprimer leur mécontentement quant aux conditions de composition de la délégation.

Profitant de la conférence de presse qu’ils ont animé, vendredi dernier à leur siège, le président d Conseil national de la Société civile, Boureima Allaye Touré, entouré par son vice-président Amadou Bocar Tekété et Mamadou Yattasaye, a protesté contre cette mission à l’extérieur au nom de la société civile malienne.

L’objectif en est que le Conseil national de la société civile  estime qu’il  n’a pas été informé, encore mois consulté pour la composition de la délégation. C’est pourquoi, il ne se reconnait pas dans la délégation qui est partie à Paris et estime qu’elle ne pourra de ce fait parler en  son nom.

En effet, la France qui est militairement engagée au Mali  à travers l’Opération Serval fondue dans l’opération Barkhane a reçu, mercredi dernier, une délégation de représentants des religieux et de la société civile malienne.

Cette délégation a été reçue au ministère du Développement par la ministre Annick Girardin, avec comme toile de fond, les futures négociations d’Alger.

Cette délégation qui représentait les religieux et la société malienne s’est dite convaincue que la France a un rôle fondamental à jouer dans le processus de paix au Mali. De ce fait, plusieurs voix se sont levées pour que la France s’implique dans le processus de paix.

Sur la question Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique du Mali, membre de la délégation a indiqué que  la France a vraiment un rôle crucial à jouer pour trouver une solution à ce problème qui n’a que trop duré.

L’archevêque de Bamako, Monseigneur Jean Zerbo avait pour sa part indiqué à RFI que les Maliens doivent se rendre compte que c’est un problème qui les concerne tous.

Pour la représentante des femmes dans cette délégation, qui s’inquiète du sort des femmes et des enfants du nord du pays, le peuple malien doit faire preuve de fraternité pour qu’un accord de paix rapide soit trouvé pour limiter leur souffrance.

Après avoir été reçue à Paris, la délégation  a fait cap au siège de l’Union Européenne.

Cette visite dont le fond est de plaider pour la recherche de solution à la crise que traverse le pays depuis 2012 divise la société civile malienne. Certains n’ont pas hésité à exprimer leur mécontentement.

Ce fut le cas du président du Conseil national de la société civile, Boureima Allaye Boucoum qui a protesté formellement contre cette mission dans laquelle il ne reconnait pas sa structure.

A sa suite, le guide spirituel de la communauté des soufis du Mali, Cheick Soufi Bilal Diallo, a organisé, mercredi 28 janvier 2015, un point de presse lors duquel  il a dénoncé la mauvaise communication autour de cette mission tout en indiquant  que cette mission ne concerne pas le Haut conseil islamique du Mali.

Aussi, il a dénoncé   la mauvaise communication autour de cette mission. Avant d’ajouter que c’est juste une mission isolée opérée par certains religieux. Car aucune réunion n’a été tenue pour discuter de ce voyage au niveau du Haut Conseil Islamique. Enfin, Il ajoutera que la communauté soufi ne sait rien de cette mission et n’a pas compris dans cette mission de la société civile, l’absence du Conseil national de la société civile.

 Point de presse MAEE du 28 janvier 2015

1. Mali – Entretien de Mme Annick Girardin avec une délégation de la société civile malienne (Paris, 28 janvier 2015)

Mme Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la francophonie, a reçu aujourd’hui une délégation de la société civile du Mali composée de représentants religieux, syndicaux, politiques et du tissu associatif. Cette délégation était dirigée par M. Chérif Ousmane Madani Haïdara, coordinateur du groupement des leaders spirituels musulmans du Mali.

Mme Girardin a eu un échange approfondi avec ses interlocuteurs sur la situation qui prévaut au Mali. Elle a rappelé le soutien de la France aux négociations inter maliennes d’Alger, qui vont reprendre prochainement. Cet entretien a permis à la secrétaire d’État de souligner l’importance du rôle de la société civile, y compris les autorités religieuses, pour promouvoir le vivre-ensemble.

 

PROCESSUS DE SORTIE DE CRISE : Une délégation « de la société» civile malienne en tournée en Europe

Par Notre Printemps – 28 janvier 2015

«Patrons de syndicats, chefs religieux musulmans, catholiques et protestants parmi lesquels figurent l’archevêque de Bamako et le président du Haut conseil islamique ainsi que des responsables d’associations, ce sont de grandes figures de la société civile malienne qui ont quitté dimanche soir Bamako, pour entamer, ce lundi, une tournée en Europe dont Paris sera la première étape. L’objectif est de rencontrer des officiels et des religieux pour leur demander notamment de contribuer au retour de la paix dans le nord du Mali.

A leurs interlocuteurs, notamment politiques et religieux, les membres de l’importante délégation de la société civile malienne demanderont de contribuer encore une fois au retour de la paix dans le nord du Mali. Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique et membre de la délégation, confirme cette priorité : « Ce que nous allons demander, c’est un appui pour le Mali pour que nous puissions vraiment sortir de cette situation. Bien sûr qu’il faut le dialogue. La situation, aujourd’hui, se dégrade tous les jours et il ne faut pas entretenir cette crise qui n’a que trop duré. »

«Le constat est juste. Dans le Nord, la situation sécuritaire se dégrade de plus en plus. Ce week-end, un gendarme malien a été, par exemple, tué dans une embuscade près de Tombouctou. Au Nord-est, la tension reste vive entre différents groupes armés qui violent allègrement le cessez-le-feu alors que de nouvelles manifestations hostiles à la mission de l’ONU au Mali sont annoncées.

Au même moment, deux ans après le départ forcé des jihadistes des principales villes du nord du pays, grâce à l’intervention militaire étrangère, de nombreux Maliens réfugiés dans des pays voisins attendent toujours de pouvoir retourner chez eux».

Mali : que viennent faire les leaders de la société civile en Europe ?

26/01/2015 à 16:32 Par Jeune Afrique avec AFP

Une délégation de la société civile malienne est attendue lundi à Paris où elle doit avoir des échanges avec les autorités françaises, avant de se rendre en Allemagne et en Belgique. Mais quel est l’objet de ce périple ?

Qui prend part au voyage ?

Un avion a quitté Bamako, le dimanche 25 janvier au soir, avec à son bord plusieurs personnalités de la société civile malienne.

Il s’agit entre autres du plus influent des prêcheurs du Mali, Chérif Ousmane Madani Haïdara, de l’archevêque de Bamako, Monseigneur Jean Zerbo, de l’ancien Premier ministre touareg malien, Mohamed Ag Hamani, du président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), Mahmoud Dicko, ainsi que du président de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et la présidente des Organisations féminines du Mali.

Où vont-ils se rendre ?

Première étape du voyage : Paris. « En France, nous allons rencontrer Annick Girardin, secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, des responsables du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, du ministère de l’Intérieur, ainsi que des responsables de la Conférence des évêques de France », a commenté Mahmoud Dicko, quelques minutes avant le décollage.

Des rencontres sont également prévues avec des responsables de la Fédération protestante de France, de l’Union des mosquées de France et de l’Observatoire de la laïcité.

La délégation se rendra ensuite en Belgique et en Allemagne.

Quel est l’objet du voyage ?

C’est une tournée dans trois pays européens pour un objectif bien précis : chercher des appuis pour résoudre la crise dans le nord du pays. « Nous allons rencontrer des responsables politiques français, européens, des religieux comme nous, pour demander de l’aide pour trouver une solution à la crise dans le nord du Mali », a expliqué Mahmoud Dicko.

« La situation se dégrade dans le Nord, il faut que les autorités institutionnelles et religieuses de l’Europe nous aident encore une fois », a-t-il poursuivi.

 

Pour la paix au Mali, la société civile en tournée internationale

Par Célia d’ALMEIDA – Le Journal du Mali avec AFP – 26/01/2015

C’est par Paris que commence le périple des leaders d’opinion maliens. Religieux, hommes politiques et syndicalistes, ils vont porter la voix des Maliens en quête de paix durable.

La délégation a quitté Bamako hier dimanche. Objectif de la mission, chercher des appuis auprès des amis du Mali afin de résoudre la crise dans le nord du pays.

Première étape de la tournée, la France. A Paris, »nous allons rencontrer des responsables politiques français, européens, des religieux comme nous, pour demander de l’aide pour trouver une solution à la crise dans le nord du Mali », a déclaré Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM). « En France, nous allons rencontrer Mme Annick Girardin, secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, des responsables du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, du ministère de l’Intérieur, ainsi que des responsables de la Conférence des évêques de France », a ajouté l’Imam Dicko. Des rencontres sont également prévues avec des responsables de la Fédération protestante de France, de l’Union des mosquées de France et de l’Observatoire de la laïcité.

Les discussions dont la reprise est prévue à Alger début février risquent de pâtir de la dégradation ces derniers jours de la situation dans le nord du pays. Il urge de trouver une solution pour que les armes se taisent, afin que les négociations se tiennent dans la sérénité. L’appui de toutes les bonnes volontés ne serait pas de trop pour influer sur les parties. « Il faut que les autorités institutionnelles et religieuses de l’Europe nous aident encore une fois.[…]Bien sûr qu’il faut le dialogue. La situation, aujourd’hui, se dégrade tous les jours et il ne faut pas entretenir cette crise qui n’a que trop duré. », a poursuivi M. Dicko.

La délégation est composée de personnalités telles que le Président du Haut Conseil Islamique, l’archevêque de Bamako, l’ancien Premier ministre Ag Amani, le prêcheur Chérif Ousmane Madani Haïdara ainsi que le président de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et la présidente des Organisations féminines du Mali.

Les étapes suivantes sont la Belgique et l’Allemagne.

 

Une délégation civile malienne en tournée en Europe

Par RFI – Date: 26 Janvier 2015 

Patrons de syndicats, chefs religieux musulmans, catholiques et protestants parmi lesquels figurent l’archevêque de Bamako et le président du Haut conseil islamique ainsi que des responsables d’associations, ce sont de grandes figures de la société civile malienne qui ont quitté dimanche soir Bamako, pour entamer, ce lundi, une tournée en Europe dont Paris sera la première étape. L’objectif est de rencontrer des officiels et des religieux pour leur demander notamment de contribuer au retour de la paix dans le nord du Mali.

A leurs interlocuteurs, notamment politiques et religieux, les membres de l’importante délégation de la société civile malienne demanderont de contribuer encore une fois au retour de la paix dans le nord du Mali. Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique et membre de la délégation, confirme cette priorité : « Ce que nous allons demander, c’est un appui pour le Mali pour que nous puissions vraiment sortir de cette situation. Bien sûr qu’il faut le dialogue. La situation, aujourd’hui, se dégrade tous les jours et il ne faut pas entretenir cette crise qui n’a que trop duré. »

Le constat est juste. Dans le Nord, la situation sécuritaire se dégrade de plus en plus. Ce week-end, un gendarme malien a été, par exemple, tué dans une embuscade près de Tombouctou. Au Nord-Est, la tension reste vive entre différents groupes armés qui violent allègrement le cessez-le-feu alors que de nouvelles manifestations hostiles à la mission de l’ONU au Mali sont annoncées.

Au même moment, deux ans après le départ forcé des jihadistes des principales villes du nord du pays, grâce à l’intervention militaire étrangère, de nombreux Maliens réfugiés dans des pays voisins attendent toujours de pouvoir retourner chez eux.

 

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