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Pourparlers d’Alger : entre le dire et le faire

by sur 8 février 2015

Officiellement, tout le monde veut la paix et, pour cela, l’ouverture des pourparlers d’Alger. Mais entre le dire et le faire…

On lira ci-dessous les bonnes intentions affichées, les contestations assumées, les désaccords à peine camouflés.

La médiation algérienne elle, comme c’est son rôle, y croit encore.

Communiqué du gouvernement suite à la déclaration du Président du Conseil de sécurité de l’ONU

Par Malijet – 08 février 2015 à 15h 

Communiqué

Le Gouvernement de la République du Mali prend acte de la Déclaration du Président du Conseil de sécurité des Nations Unie en date du 06 février 2015.

Le Gouvernement de la République du Mali se félicite de la réaffirmation, par le Conseil de sécurité, de son attachement au respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de l’État malien ; ainsi que de toutes les actions engagées par la communauté internationale en vue de permettre de restaurer, dans les meilleurs délais, la souveraineté du Mali sur l’ensemble de son territoire.

Le Gouvernement de la République du Mali se réjouit de l’appel du Conseil de sécurité en faveur de la reprise, sans délai, des pourparlers inclusifs inter-maliens entamés à Alger avec la participation effective des premiers responsables des mouvements, en vue de parvenir rapidement à un accord de paix global et sans exclusive.

A cet égard, il convient de souligner la constance de la participation de haut niveau du Gouvernement malien à toutes les étapes du processus et de mentionner sa bonne foi et sa démarche constructive, reconnues et régulièrement rappelées par la Médiation internationale. Le Gouvernement de la République du Mali exhorte, par conséquent, à la participation effective des leaders politiques et militaires des mouvements à niveau décisionnel approprié.

Le Gouvernement de la République du Mali se félicite de la demande du Conseil de sécurité à la MINUSMA de s’acquitter pleinement de son mandat, conformément à la résolution 2164 (2014), en ce qui concerne notamment la protection de toutes les populations civiles dans les zones de conflit. A cet égard, le Gouvernement réitère l’engagement total des Forces de défense et de sécurité du Mali à assumer toutes leurs responsabilités, en coopération avec la MINUSMA et la Force Barkhane pour la réalisation de cet objectif.

Le Gouvernement de la République du Mali se réjouit de la volonté du Conseil de sécurité de prendre les mesures appropriées, y compris d’imposer des sanctions ciblées, à l’encontre de ceux qui reprennent les hostilités et violent le cessez-le-feu. A cet égard, il souhaite une application effective des mesures édictées à travers les instruments d’évaluation prévues dans l’Accord préliminaire de Ouagadougou.

Bamako, le 07 Fevrier 2015.

 

Rencontre d’évaluation à Alger de l’équipe de médiation du dialogue intermalien (porte parole)

Par Aps.dz -2015 à 14h

ALGER- Le ministre des Affaires étrangères,  Ramtane Lamamra, a présidé samedi à Alger, en tant que chef de file, une réunion d’évaluation de l’équipe de médiation du dialogue intermalien, a indiqué à l’APS, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif.

Cette réunion « a permis de passer en revue les développements intervenus sur la scène malienne depuis la fin de la quatrième phase des négociations qui a été sanctionnée par la remise, par la médiation, d’un projet d’accord global et définitif aux parties, à l’effet de leur permettre de procéder aux consultations requises », a ajouté la même source.

Lors de cette rencontre, le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Hamdi Mongi, a informé les membres de l’équipe de médiation « des efforts consentis par la MINUSMA en vue d’aboutir à un apaisement de la situation sur le terrain pour réunir les conditions nécessaires à la reprise des négociations ».

Le porte-parole du MAE a, en outre, déclaré que « cette rencontre constitue une étape préparatoire au lancement prochain, à Alger, de la cinquième phase des négociations inter-maliennes, qui seront précédées de consultations entre l’équipe de médiation et les différentes parties au dialogue inter-malien ».

 Mali. projet d’accord de paix d’alger : Rencontre de concertation aujourd’hui à Bamako

El Watan avec APS le 07.02.15 | 10h00 

Le gouvernement malien organise, aujourd’hui à Bamako, une  rencontre d’information et de concertation avec les forces vives de la nation sur le «Projet d’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali»  dans la perspective de la reprise des pourparlers de paix inclusifs inter-maliens, a indiqué jeudi une source officielle malienne.

L’objectif de ce meeting de concertation est «d’échanger en profondeur et de recueillir les suggestions et recommandations des forces vives de la nation sur la synthèse appelée projet d’accord de paix afin de renforcer les capacités de négociations de paix à Alger», a indiqué un communiqué du gouvernement malien cité hier par le site maliactu.

La rencontre de Bamako réunira les représentants des partis  politiques de la majorité et de l’opposition, les organisations de la société civile, les autorités traditionnelles et coutumières, les associations religieuses,  les syndicats de travailleurs et les organismes de droits de l’homme, ajoute  le communiqué.

En parallèle, l’Alliance des démocrates patriotes pour la sortie de crise (ADPS), un regroupement d’organisations et partis politiques, dont la Convention  nationale pour une Afrique solidaire (CNAS-Faso Hèrè), a annoncé jeudi qu’elle organisera aussi, aujourd’hui une table ronde sur le projet d’accord de paix.

Celle-ci regroupera l’ensemble des partis politiques, notamment de la majorité et de l’opposition ainsi que les forces vives de la nation, a indiqué Mariam Sako, chargée de communication de la CNAS-Faso Hèrè, citée hier par des médias. Cette rencontre «était programmée depuis janvier. Nous attendions seulement l’annonce de la reprise des pourparlers», a-t-elle ajouté.

Le dialogue intermalien, lancé officiellement en juillet 2014 à Alger, est passé par quatre rounds, sous la conduite d’une médiation internationale menée par l’Algérie. La quatrième phase du dialogue intermalien inclusif avait  eu lieu en novembre à Alger.

Outre les représentants du gouvernement, six mouvements maliens prennent part aux pourparlers d’Alger. Il s’agit du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CMFPR), le Mouvement national de libération  de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident).

Dans le cadre de la phase préparatoire du cinquième round de dialogue pour le règlement de la crise malienne, une réunion de concertation regroupant  les représentants de l’équipe de la médiation, du gouvernement malien et des mouvements du nord du Mali s’était tenue le 22 janvier à Alger pour consolider le cessez-le-feu dans cette région.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, s’était montré optimiste quant à l’aboutissement du processus de paix intermalien. Il a souhaité, il y a quelques jours, en marge du dernier sommet de l’Union africaine  (UA), tenu les 30 et 31 janvier dernier à Addis Abeba, «qu’un accord de paix soit signé dans moins de six mois».

Bamako se prépare aux négociations avec les groupes rebelles

Par RFI le 08-02-2015 à 05:20

Pour peaufiner sa copie pour les futures négociations, le gouvernement malien a rencontré samedi 7 février des partis politiques, de nombreuses associations de jeunes, de femmes et des membres de la société civile. Les échanges ont notamment porté sur les propositions faites par la médiation pour un accord entre Bamako et les groupes rebelles.

Le gouvernement malien se trouve tiraillé. D’un côté, une partie de la classe politique malienne et de la société civile locale estime que le projet d’accord d’Alger sur certains points est favorable aux rebelles. D’un autre côté, pour les groupes rebelles ce projet d’accord ne prend pas en compte toutes leurs revendications. Bamako marche donc sur des œufs. D’autant plus que, l’opposition malienne refuse à la fois la forme et le fond de la rencontre qui a eu lieu samedi. Celle-ci a refusé de s’associer au débat.

Face aux propositions algériennes, la position du gouvernement malien est de plus en plus claire. Il souhaite un seul drapeau sur le territoire national et le respect de la forme laïque de l’Etat. Le projet d’accord reconnaît ces principes.

Mais sur d’autres points, Bamako a des réserves. Il n’est pas question par exemple de transformer les trois régions du nord en une seule région administrative. Le gouvernement malien est d’accord pour la mise sur pied d’une armée nationale avec tous les fils du pays mais pas à n’importe quel prix. Le gouvernement affirme rester vigilant, pour qu’une forme d’autonomie qui ne dit pas son nom, ne soit accordée aux groupes rebelles.

 Communiqué de l’opposition sur les raisons de son boycott de la Table ronde du gouvernement sur le pré-accord

Par Malijet – 07 février 2015

Depuis le 24 juillet 2014, les partis de l’opposition républicaine réclament sans cesse une concertation quadripartite Gouvernement-Société civile- Majoritė-Opposition pour élaborer une position malienne commune que les émissaires du Président de la République iraient défendre lors des pourparlers inter-maliens.

Le 14 janvier 2015, nous avons adressé une lettre au Président de la République pour l’inviter à nouveau à tenir une telle concertation avant la reprise des négociations inter-maliennes.

Cette lettre est restée sans suite.

Demandeurs de cette réunion depuis des mois, nous nous attendions à être approchés par le gouvernement pour convenir des termes de référence et du format de la concertation.

Curieusement, dans l’après-midi du 5 février 2015, nous avons reçu une lettre du Ministre des Affaires étrangères nous invitant à une Table ronde prévue pour le 7 février 2015

Dans l’espoir d’avoir des échanges féconds sur le projet d’accord, les partis de l’opposition ont recommandé au Premier ministre, par lettre en date du 6 février 2015, un report d’une semaine afin de tenir des consultations nécessaires notamment sur les termes de référence.

Fidèle à lui-même, le Gouvernement a maintenu son approche unilatérale et son calendrier.

C’est pourquoi les partis de l’opposition se sont retrouvés dans l’impossibilité de participer à « la Table ronde des forces vives de la Nation sur le processus d’Alger » convoquée par le Gouvernement le 7 février 2015.

Tout indique que le Président de la République et le gouvernement ont voulu organiser, pour la forme, à la sauvette et dans la précipitation, la Table ronde de ce samedi, à la veille de la reprise des pourparlers d’Alger.

L’opposition n’a pas souhaité servir de faire-valoir dans une entreprise de communication du gouvernement.

Sur cette question et sur bien d’autres, la conduite du gouvernement est caractérisée par l’amateurisme et le mépris.

Un tel comportement est incompréhensible et inacceptable notamment dans le contexte d’aggravation sans précédent de la situation au Nord, et d’impasse du processus d’Alger.

En effet, la situation au Nord est d’une gravité particulière suite à la multiplication des attaques meurtrières et des affrontements sanglants qui se sont étendus à la bande sahélienne et au delta du fleuve Niger.

Le Mali est au bord de la guerre civile intercommunautaire et inter ethnique sur fond d’enjeux colossaux liés à l’économie criminelle notamment au trafic de drogue.

Au lieu d’en prendre conscience et d’agir en conséquence, le Président de la République, dont la responsabilité est entière dans l’affaiblissement de l’État et du Mali, l’impasse du dialogue inter-malien et la détérioration de la situation au Nord, continue la même politique de fuite en avant.

Les partis de l’opposition républicaine le tiennent responsable de toutes les conséquences de la grave situation qui prévaut au Nord.

Les partis de l’opposition républicaine réaffirment leur détermination à défendre l’intégrité du territoire, l’unité nationale, la forme laïque et républicaine de l’Etat.

Bamako, le 7 février 2015.

AFP, FARES-An ka wuli, FCD, PARENA, PDES, PIDS, PRVM-Fasoko, PS-Yeelenkura, PSP, URD.

 

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