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Pourparlers d’Alger : la reprise ?

by sur 10 février 2015

Est-ce la reprise des pourparlers de Paix à Alger ? Les délégations convergent pour une rencontre maintes fois retardée.

Si cela pouvait être la bonne, et que, selon la médiation, la Paix soit signée « dans les six mois », on en serait heureux.

Car il y a beaucoup à faire (et chaque jour davantage) pour rapprocher les points de vue et rassembler les protagonistes.

Alger IV enfin ?

Par Journaldumali.com – 10/02/2015

Le quatrième round des pourparlers de paix inter-maliens, devrait reprendre à Alger. Déjà, la délégation de Bamako a atteint la capitale algérienne

Après une semaine intense de concertations, notamment à travers la réunion d’urgence convoquée les 5 et 6 février dans la capitale algérienne, c’est reparti pour le quatrième round des négociations inter-maliennes de paix. Face à la dégradation de la situation sécuritaire au nord du pays, en particulier dans la localité de Tabankort, les partenaires internationaux, tout comme le Conseil de Sécurité des Nations Unies avaient appelé à cette reprise rapide des négociations. Il ne faut pas non plus omettre l’élan pris par les autorités maliennes avec la nomination de Modibo Keita, à la Primature en début janvier.

L’enjeu était de redonner un nouveau souffle à ces négociations interrompues depuis le mois de Novembre 2014. D’ailleurs, la délégation malienne a déjà rejoint Alger, et le Premier ministre malien est attendu dans la capitale algérienne mercredi.

Alger IV promet: « Nous partons avec un esprit constructif et un grand sens des responsabilités avec le souci des enjeux et de notre responsabilité personnelle et collective dans ce processus. Nous ferons en sorte qu’il n’y ait pas de compromission et que l’intérêt supérieur du pays soit préservé lors du processus. Il faut une solution qui met tous les Maliens à l’aise », a déclaré le chef de la délégation gouvernementale, Abdoulaye Diop, lors d’une conférence de presse.

Dépasser le document de base 

Au delà de la reprise des négociations, il faudra pour les parties aller au delà des divergences déclarées depuis Novembre dernier et notamment sur le rejet du document de synthèse par une partie des acteurs de la coordination : « C’est absolument normal que des points de vue divergents s’expriment sur la question. Même dans ces points de vue divergents, il y a des éléments qui nous aident. Tout le monde n’a pas à être d’accord avec le gouvernement. C’est une affaire nationale. C’est trop dit de dire que c’est largement rejeté », réitère Diop, qui n’omet pas les désaccords supplémentaires qui pourraient traver le processus de paix.

De l’avis du ministre, des efforts sont menées pour l’arrêter les hostilités sur le terrain, et permettre aux protagonistes de reprendre le fil du dialogue…

Mali: Pourparlers inter-maliens à Alger : LA DÉLÉGATION GOUVERNEMENTALE QUITTE BAMAKO AUJOURD’HUI

KEITA – L’essor – 10 février 2015

« La délégation gouvernementale quitte ce mardi pour Alger dans le cadre de la reprise du dialogue inter-malien», a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale lors d’une conférence de presse à la Maison de la Presse.

Abdoulaye Diop a ajouté que la délégation du gouvernement se rendra dans la capitale algérienne avec la ferme volonté d’arriver à un compromis dans le strict respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, de la forme laïque et républicaine de l’Etat.

« Nous souhaitons arriver à une solution qui mettra tous les Maliens à l’aise… Nous restons confiants pour la suite », a-t-il déclaré.

En réponse aux questions des journalistes, le chef de la délégation gouvernementale estime que l’espoir est permis pour arriver à un accord de paix durable dans notre pays malgré la situation difficile qui prévaut sur le terrain. Selon lui, il est important que les affrontements cessent sur le terrain. « Les forces hostiles sont à la manouvre, nous devons avoir les pieds sur terre », a-t-il dit, ajoutant que la situation est extrêmement complexe compte tenu du fait qu’il y a beaucoup d’enjeux dans cette crise.

Pour le ministre Diop, il est de la responsabilité du gouvernement et de tous les Maliens de répondre aux actions terroristes. « Nos forces de défense et de sécurité sont en train de faire des efforts dans ce sens. Elles viennent d’arrêter des terroristes. Nous devons les soutenir. Nous devons les mettre en confiance car même les pays dits puissants sont vulnérables face au terrorisme », a-t-il indiqué.

Sur la question relative à la crise de confiance entre les forces internationales et les populations du nord après les évènements de Gao, le ministre Diop a estimé qu’il faut rester prudent pour ne pas faire le jeu de l’ennemi car, selon lui, les gens qui ont posté le document de la discorde sur Internet l’ont fait dans l’intention de créer la zizanie, d’opposer les uns aux autres pour en profiter.

Sur la question de savoir si les Maliens adhèrent réellement au projet d’accord dont il sera question à Alger, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale a répondu qu’à l’issue de la table ronde qui a été organisée le week-end dernier à l’intention des forces vives de la nation, il a été constaté que le document n’est pas rejeté par nos compatriotes. Il a rappelé que ce projet d’accord constitue une bonne base pour arriver à un accord définitif de paix dans notre pays.

Retour du gouvernement malien à Alger aujourd’hui : L’incertitude demeure sur la reprise des pourparlers

Par Lerepublicainmali – 10 février 2015 – Madiassa Kaba Diakité

Pour la reprise des pouparlers inter-maliens, la délégation malienne, conduite par le ministre des affaires étrangères, chargé de l’intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, se rendra à Alger aujourd’hui. Et cela, malgré l’incertitude qui demeure sur la reprise des travaux.

L’information a été donnée lors d’une conférence de presse co-animée, le lundi 09 février 2015 à la maison de la presse, par Abdoulaye Diop, le chef de la délégation et son homologue, le ministre de l’Economie Numérique, de l’information et de la communication, le Dr Choguel Kokala Maiga.

« La délégation gouvernementale va quitter Bamako pour Alger afin de reprendre les discussions. Nous partons avec un esprit constructif et un grand sens des responsabilités avec le souci des enjeux et de notre responsabilité personnelle et collective dans ce processus. Nous ferons en sorte qu’il n’y ait pas de compromission et que l’intérêt supérieur du pays soit préservé lors du processus.

Il faut une solution qui met tous les Maliens à l’aise. Nous restons confiant que c’est possible malgré les difficultés qui se présentent », a déclaré le chef de la délégation gouvernementale, Abdoulaye Diop, lors de la conférence de presse. Le ministère des affaires étrangères s’est réjoui de la communication fait autour du projet d’accord remis en novembre aux différentes parties.

« Le document a fait l’objet d’une large diffusion et tout un chacun a eu l’occasion d’en prendre connaissance. Et le week-end passé, le gouvernement a organisé, à la demande des forces vives de la nation, une table ronde pour examiner le document du projet d’accord afin de recueillir les observations, les contributions et les suggestions de l’ensemble des forces vives », a-t-il expliqué.

Avant d’ajouter que  cela a été un exercice particulièrement salutaire et intéressant car elle a permis de mesurer les différentes tendances qui existent au niveau de l’opinion. « Les Maliens ont la ferme volonté d’aller vers une paix véritable et non factice. Nous sommes dans une situation d’urgence. Les deux derniers mois ont été particulièrement éprouvants avec des attaques terroristes et des affrontements entre les groupes armés dans des zones qui ne connaissant pas habituellement ces types de situation », a–t-il dit.

Il est extrêmement important, de l’avis du chef de la délégation gouvernementale,  que nous ayons conscience des dangers qui guettent le processus de paix. Selon le ministre, il y a des efforts en cours, aujourd’hui, pour activer des mécanismes qui permettent  d’arrêter les hostilités, de geler les positions et de permettre aux parties de reprendre le fil du dialogue dans les jours prochains.

Sur le sentiment de large rejet des Maliens du projet d’accord, Abdoulaye Diop indiquera que c’est juste une question de perception. « C’est absolument normal que des points de vue divergents s’expriment sur la question. Même dans ces points de vue divergents, il y a des éléments qui nous aident.

Tout le monde n’a pas à être d’accord avec le gouvernement. C’est une affaire nationale. C’est trop dit de dire que c’est largement rejeté. Si je m’en  tenais à la table ronde de ce week-end sur la question, j’en conclu que le projet n’est pas rejeté. Le document est juste une base pour aller vers un accord », a-t-il argumenté.

Pour sa part, le ministre de l’économie numérique, de l’information et de la communication, le Dr Choguel Kakala Maiga s’est limité à donner l’appréciation du gouvernement sur l’absence de l’opposition à la table ronde, le week-end dernier, sur le projet d’accord. Selon lui, c’est une question sur laquelle il n’y aura pas de polémique. « L’opposition n’a pas participé à la table ronde et on ne peut qu’enregistrer, respecter et ne pas commenter ce choix », a-t-il dit. A noter que des doutes persistent sur la reprise effective des pourparlers.

En effet, la réunion extraordinaire d’Alger sur la sécurité dans le nord du Mali, qui devait se tenir le 5 février dernier à Alger, a été reportée. Cette réunion avait pour objectif de renforcer le cessez le feu dans le nord du Mali. En plus, la table ronde, tenue le week-end, qui avait pour objectif de recueillir les suggestions, avis et recommandations des partis politiques et des forces vives de la nation pour les présenter à la médiation algérienne, a été boycotté par l’opposition. L’opposition estime qu’elle n’a pas été associée à l’élaboration des termes de référence.

 

Mali : Pour la 3e round des pourparlers d’Alger : La délégation malienne s’envole aujourd’hui

Maliki Diallo  – L’indicateur du Renouveau – 10 février 2015

La délégation du Mali s’envole aujourd’hui pour Alger dans le cadre du 3e round des pourparlers de paix inter maliens qui commenceront demain mercredi 11 février 2015. Lors d’une conférence de presse hier à la Maison de la presse, le chef de la délégation malienne, Abdoulaye Diop, a assuré qu’elle parte avec « beaucoup d’espoirs » puis qu’elle aura en face « les vrais responsables des groupes armés » contrairement aux précédentes rencontres.

La troisième et peut être le dernier round des pourparlers inter maliens s’ouvrera ses portes ce mercredi à Alger. La délégation gouvernementale s’envole aujourd’hui sur Alger. A la faveur d’une conférence de presse organisé hier  lundi à la Maison de la presse, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, chef de la délégation malienne, Abdoulaye Diop, a tenu à assurer l’opinion nationale que la délégation parte en Algérie avec beaucoup d’espoirs. « Nous avons l’assurance que les  responsables des groupes armés seront présents cette fois contrairement aux deux précédents ronds au cours desquels ils se faisaient représenter par des personnes qui ne pouvaient prendre aucune décision», a-t-il rappelé. Il assurera que « la délégation gouvernementale va en Alger avec un esprit constructif, un grand sens de responsabilité avec le souci de préserver les intérêts du pays ».

Parlant de la rencontre avec les forces vives de la Nation le week-end dernier pour examiner le projet de préaccord, le chef de la délégation expliqué que les débats ont été riches malgré l’absence de partis de l’opposition. Il a indiqué que les différentes préoccupations ont été prises en comptes par le gouvernement.

Evoquant la recrudescence des hostilités à la veille des pourparlers, le ministre a noté qu’il faut vite trouver des solutions afin que les pourparlers ne soient pas compromis. Il a fini par regretter les derniers affrontements entre les groupes armés. «  Nous ne somme pas en compétition de partage du Mali » a relevé le ministre Diop qui s’est défendu que l’armée respecte l’accord de cessez le feu.

 

Le ministre Abdoulaye Diop : « Nous ne conclurons un accord que si nous estimons qu’il va dans le sens de l’intérêt supérieur du peuple malien »

Abdoulaye Diakité – MaliJet – 10 février 2015

Le président français, François Hollande, a dit qu’il veut un accord entre protagonistes maliens le plus rapidement possible. En conférence de presse ce lundi à Bamako, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a fait savoir que « nous ne conclurons un accord que si nous estimons qu’il va dans le sens de l’intérêt supérieur du peuple malien. Nous n’allons pas accepter n’importe quoi. On n’est pas désespéré jusqu’à ce niveau ».

A la veille de son départ pour Alger dans la perspective de la reprise des négociations inter-maliennes prévue pour le 11 février 2015, le ministre des Affaires étrangères de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a rencontré la presse à son QG à Médinacoura ce lundi 9 février 2015. Objectif : informer l’opinion nationale et internationale de l’état d’esprit de cette reprise des négociations. Abdoulaye Diop était accompagné du ministre de l’Economie numérique de l’Information et de la Communication, porte-parole du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga.

Le chef de la diplomatie malienne et chef de délégation gouvernementale à ces pourparlers, a souligné qu’il se rend à ce round avec un esprit constructif, avec le sens de la responsabilité. Il s’agit d’être fidèle à ce qu’a dit le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita : la préservation des lignes rouges que sont l’intégrité territoriale, la forme laïque et républicaine de l’Etat etc. Et selon le ministre, ces lignes rouges sont préservées dans le document de pré-accord proposé par la médiation.

Sans avoir fait un sondage pour le savoir, le ministre Diop estime que le document du pré-accord, qui a été largement diffusé et expliqué aux Maliens, n’a pas été rejeté comme le disent certains, même s’il y a des divergences lesquelles d’ailleurs aident le gouvernement à réfléchir.

« C’est absolument normal que des points de vue divergents s’expriment sur la question et en s’en tenant en termes d’éléments factuels à la Table ronde qui s’est tenu ce week-end et aux représentants des forces vives que nous avons écoutés, j’en tire la conclusion que ce document n’est pas rejeté ».

A en croire le ministre, le document du pré-accord est une base pour aller vers un accord, c’est une base de discussion.  C’est un document de base parce qu’il se situe dans le cadre de la feuille de route et des résolutions des Nations unies. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des éléments qui méritent qu’on puisse y travailler.

Toutefois, selon le ministre Diop, il y a aussi le fait que les gens n’ont pas certainement eu l’opportunité de prendre connaissance du document et de le comprendre. Parce que, a-t-il dit, on peut même lire le document et ne pas comprendre l’implication. « Dans tous les cas, nous sommes dans une négociation ».

Quand le président français, François Hollande, dit qu’il veut un accord le plus rapidement possible, le ministre des Affaires étrangères du Mali répond que ces types de déclarations ne nous aident pas beaucoup.

« Moi je prends mes instructions auprès du président, Ibrahim Boubacar Kéita et je négocie dans ce cadre exclusivement. Je comprends que nos amis et nos partenaires qui viennent nous aider, soient préoccupés par la situation, ce qui est absolument normal. Ils veulent qu’on aille vite, mais il est évident que l’accord qui va être conclu, en tout cas, en tant que gouvernement, nous ne conclurons un accord que si nous estimons qu’il va dans le sens de l’intérêt supérieur du peuple malien. C’est ça vraiment notre préoccupation. Nous n’allons pas accepter n’importe quoi. On n’est pas désespéré jusqu’à ce niveau. La grande majorité des Maliens veut une paix, mais pas une paix factice. Nous ne devons pas être pessimistes dans cette situation. On a vu des situations similaires dans d’autres pays où cela n’a pas empêché d’obtenir un accord».

En ce qui concerne la Minusma, le chef de la diplomatie malienne souhaite que les amis du Mali aient la responsabilité d’écouter tous les Maliens et non ceux qui ont les armes. Pour lui, ils doivent aussi garder leur neutralité. Il a appelé à un arrêt des hostilités sur le terrain. A en croire le ministre, on n’est pas dans un schéma où la position de force sur la table de négociation dépendra de la force militaire sur le terrain. Malheureusement, c’est ce qui se passe maintenant.

 

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