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Dix choses à savoir sur la faim au Mali

by sur 13 février 2015

Ceux qui connaissent le Mali savent que ce pays est extrêmement dépendant des conditions climatiques : une mauvaise saison des pluies et ce sont des récoltes en moins dans toute une région avec son corollaire : la faim pour la population.

Dans le cercle de Bafoulabé, il y a deux ans, des familles mangeaient une fois toutes les 48h. Il n’y a sans doute pas que là et ce cercle n’est pas le plus à plaindre.

Mais ce n’est pas tout : dans cet équilibre fragile, les événements survenus depuis 2011 ont contribué à déstabiliser un peu plus la situation.

Il est donc bon de rappeler quelques chiffres et faits, ce que fait le Plan alimentaire mondial de l’ONU ci-dessous.

10 choses à savoir sur la faim au Mali

Programme Alimentaire Mondial – 11 février 2015

Voici dix faits et chiffres à connaitre pour comprendre la situation alimentaire au Mali, pays qui se bat pour se remettre d’une série de crises graves.

1 – 75% de la population malienne dépend de l’agriculture pour se nourrir – une situation délicate, puisque le succès des récoltes dépend de la régularité des pluies

2 – Le réchauffement climatique a des répercussions importantes au Mali : le pays, qui connaissait auparavant une période de sécheresse tous les 10-15 ans, en a subi 3 au cours de la dernière décennie.

3 – Beaucoup de régions au nord du Mali sont toujours instables : parfois contrôlées par des groupes armés, elles sont sujettes au banditisme et à une forte criminalité.

4 – Le conflit de 2012-2013 au Mali a entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes. En Janvier 2015, il y avait toujours 143.000 réfugiés maliens dans les pays limitrophes, et 86.000 personnes déplacées à l’intérieur du pays.

5 – Bien que le Mali se remette progressivement de la crise, 1.9 million de maliens ont toujours du mal à se nourrir et à subvenir aux besoins de leurs familles. En 2015, le PAM prévoit donc de soutenir 1.2 million de personnes au Mali

6 – Le PAM aide à améliorer la sécurité alimentaire au Mali en soutenant les agriculteurs locaux. En 2014, le PAM a acheté l’équivalent de 5.6 millions de dollars de nourriture à des petits exploitants maliens.

7 – Un tiers des enfants maliens de moins de 2 ans souffre de malnutrition chronique. En 2015, le PAM aidera à lutter contre la malnutrition infantile et à améliorer l’accès des enfants à l’éducation, en distribuant des repas scolaires à 226.000 enfants maliens.

8 – Au Mali, 4 enfants sur 5 et plus d’1 femme sur 2 est anémique. En  fournissant des aliments adaptés aux femmes enceintes, aux jeunes mères et aux enfants, le PAM travaille à réduire la malnutrition et à interrompre le cycle intergénérationnel de la faim.

9 – Le PAM aide les maliens à faire face aux changements climatiques en leur distribuant des vivres afin de les soutenir dans la construction d’infrastructures communautaires telles que des potagers et des ponts.

10 – Au Mali, le PAM achète en moyenne 30% des aliments sur les marchés locaux. En 2014, le PAM a ainsi contribué à soutenir l’économie locale à hauteur de 18 millions de dollars.

http://fr.wfp.org/histoires/10-choses-chiffres-malnutrition-faim-au-mali

 

CICR : La situation humanitaire dans le Nord du Mali préoccupe

Source CICR – Par L’Indicateur du Renouveau – Date: 11 Février 2015  

A l’hôpital régional de Gao, l’équipe médicale du CICR a pris en charge 21 personnes blessées pendant les récents affrontements à Tabankort (environ 200 km au nord de Gao) et 18 autres blessées lors de manifestations à Gao même.

Entre la fin janvier et la semaine passée, groupes rebelles et pro-gouvernementaux se sont affrontés dans la région de Tabankort. « On nous a signalé que des familles se trouvaient prises au piège des combats. Leur situation nous préoccupe et nous allons tout mettre en œuvre pour pouvoir leur porter secours », indique Christoph Luedi, chef de la délégation du CICR au Mali. « La priorité consiste à évaluer rapidement les besoins des personnes touchées, afin de leur venir en aide le plus rapidement possible ».

« La plupart des patients que nous soignons ont été blessés par balles et nous devons les opérer », précise Aly Ouattara, chef de projet du CICR à l’hôpital de Gao. « Ils sont arrivés dans l’hôpital avec des traumatismes graves tels que des plaies et des fractures sévères ».

Malgré les difficultés rencontrées, le CICR poursuit ses démarches auprès de toutes les parties concernées, afin de pouvoir aider la population touchée par les combats.

Les équipes du CICR présentes dans toutes les régions du nord du Mali continuent de suivre de très près l’évolution de la situation et ses conséquences humanitaires. « Nous envisageons un renforcement des capacités d’intervention de nos équipes à Kidal, d’où nous pourrons intervenir plus rapidement », ajoute M. Luedi.

Le CICR rappelle aux parties concernées qu’en cas d’affrontements armés, elles sont tenues de respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire, et qu’elles doivent en particulier protéger la population civile et l’ensemble des personnes qui ne participent plus aux combats.

 

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