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IBK : Iyad Ag Ghaly menace la paix au Mali

by sur 13 février 2015

Forte charge du président IBK contre Iyad Ag Ghaly, fondateur du mouvement salafiste Ançar Eddine, qui tire beaucoup de ficelles dans le Nord du Mali.

Où il serait rentré il y a peu de temps, histoire de surveiller de près ceux qui, parmi ses amis et alliés, va oser signer des accords, à Alger, auxquels il est farouchement opposé…

 IBK met en garde contre Iyad Ag Ghaly

Par BBC Afrique – 12 février 2015

Lyad Ag Ghaly

Iyad Ag Ghaly est une menace pour le processus de paix au Mali, c’est ce qu’a déclaré en substance, Ibrahim Boubacar Keita.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keita a affirmé que le chef d’Ansar Dine, un des groupes liés à Al Qaeda et qui a occupé le nord du Mali en 2012, n’a pas accepté le processus de paix d’Alger, ce qui pourrait être un frein aux négociations en cours d’après lui.

Le chef de l’Etat malien s’exprimait alors qu’il recevait hier un parterre de diplomates membres du Comité politique de l’Union européenne et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire dans le nord et sur les négociations d’Alger notamment. Les délégations du gouvernement et des groupes armés sont à Alger pour une phase cruciale des pourparlers.

Les diplomates ont globalement réaffirmé leur volonté d’accompagner le processus de paix, tandis que leur hôte a insisté sur les menaces.

Depuis l’intervention militaire étrangère qui a chassé ces forces des principales villes du nord en 2013, rarement un officiel malien s’est dit aussi préoccupé par le danger que représente Iyad Ag Ghaly.

Ibrahim Boubacar Keita a expliqué que le pourrissement de la situation dans le nord du Mali peut être une menace pour la stabilité du Sahel voire au-delà.

En décembre dernier, une attaque sur le camp de la MINUSMA à Tessalit, dans la région de Kidal, avait été revendiquée par Ansar Dine.

La dizaine de tirs de roquettes n’avaient pas fait de victime.

Alger: L’ombre d’Iyad plane sur les négociations

Le Journal du Mali – Par Dédé F. – 12/02/2015

Alors que s’ouvre un nouveau round des pourparlers intermaliens, pour IBK, il faut éloigner ceux qui font barrage à l’aboutissement des discussions. Au nombre desquels, le chef de Ançar Eddine.

Une mission conjointe du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et du Comité politique et de sécurité de l’Union européenne séjourne depuis ce 11 Février à Bamako. Cette visite s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique Afrique-Union européenne, qui permet aux deux parties d’échanger sur la coopération dans le domaine de la paix et de la sécurité, examinent les crises et les situations spécifiques.

Prévue pour durer trois jours, la visite a débuté par une rencontre ce mercredi avec le Président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Kéita. Une audience qui restera dans les annales car elle a permis au chef de l’Etat malien de montrer, à quelques heures d’une étape importante des négociations intermaliennes d’Alger, que Bamako n’avait pas l’intention de céder sur les lignes rouges fixées.

« Nous ferons en sorte qu’il n’y ait pas de compromission et que l’intérêt supérieur du pays, en particulier son unité nationale, son intégrité territoriale, le caractère unitaire de l’Etat et la forme laïque et républicaine du pays », déclarait le ministre malien des Affaires étrangères, lundi dernier lors d’une conférence de presse. Voici le décor du round 5 des pourparlers d’Alger campé.

© DR Selon IBK, Iyad se trouve actuellement dans la région de Kidal

Dans la capitale algérienne, les protagonistes de la crise du nord, les médiateurs et la société civile malienne se sont en effet retrouvés pour tenter une nouvelle fois de parvenir à un accord qui mettrait un terme à la crise politico-militaire qui mine le pays. Lors de la cérémonie d’ouverture, la tension était palpable malgré le discours rassembleur du Premier ministre un peu plu tôt.

« Mes chers frères, mes chères sœurs, la paix n’a pas que des amis. Je sais que vous saurez résister à la fascination des marchands d’illusion, ceux qui veulent ralentir le cours du processus ; ceux qui se réjouissent de la détresse de leurs semblables » déclarait celui qui était il y a encore quelques semaines au cœur des négociations. Une véritable exhortation à redonner une chance à la paix au Mali.

Le problème « Iyad »

« Aujourd’hui, se tissent en Alger, avec la facilitation de l’Algérie et l’accompagnement de la communauté internationale, les fils du dialogue inclusif inter-malien sur une paix globale et définitive », déclarait à son tour le Président IBK face aux diplomates africains et européens. L’espoir donc clairement affiché du côté de Bamako.

Mais point de naïveté. Dans son adresse, le chef de l’Etat Malien a mis exergue les dangers qui menacent encore aujourd’hui la paix au Mali. Le premier, selon IBK, a pour nom Iyad Ag Ghali. Le chef du groupe armé islamiste Ansar Eddine qui a semé la désolation au nord du Mali lors des longs mois d’occupation est activement recherché. Pourtant, « nous avons accepté que ce groupe, sous une autre dénomination, vienne siéger à notre table, signe de notre engagement en faveur de la paix », rappellera-t-il à ses interlocuteurs. Un geste de bonne volonté qui n’a pas fait évoluer la position de Ag Ghali qui « n’a jamais voulu les négociations ».

Et de revenir sur les récentes poussées de tensions dans le nord du pays avec les évènements malheureux de Gao, entre autres. Le Mali es fragile, le « Sahel est fragile » martèle IBK, qui veut rappeler à la « communauté internationale que les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la région, sont tout aussi dangereuses pour la sécurité des autres pays africains, voire fors du continent.

Daesh(Etat Islamique) frappe aux portes du Sahel, s’il n’y est déjà entré par le biais d’individus comme Iyad Ag Ghali qui lui ont ouvertement fait allégeance. « Pourquoi voudriez-vous le ramener à la table de négociations? » a encore questionné le président malien qui estime que l’homme devrait plutôt être capturé pour répondre de ses actes face à la justice. En attendant, ses compères sont à Alger, réunis dans une engeance qui porte le nom de HCUA, dirigé par un de ses fidèles lieutenants.

Dans son propos, le président IBK est à maintes reprises revenu sur le caractère pluriel du peuple malien, qui a vécu et s’est enrichi de ses brassages culturels et ethniques. Nul ne viendra remettre en question ces acquis séculaires, a affirmé IBK, surtout pas une minorité qui ne représente qu’elle-même, en référence aux mouvements armés touareg qui réclament un statut particulier pour les régions du Nord.

Le refus du fédéralisme, l’intégrité intangible du territoire, le caractère laïc de l’Etat, autant de points qui ne sont pas négociables si l’on en croit le président maliens. Une réaffirmation de la position ferme qui est celle de Bamako depuis le début des pourparlers et face à des représentants de la « communauté internationale » qui presse le Mali de faire la paix avec ses fils, quitte à mettre de côté certains principes, à « mettre de l’eau dans son vin ».

La réponse d’IBK est claire, c’est non. Plus de tergiversations, de faux semblants. Les discussions peuvent commencer.

 Terrorisme : Ag Ghali repéré à 65 km de Kidal

Avec AFP – L’Indicateur du Renouveau – 11 février 2015

Selon un journaliste de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, Paul Hyacinthe Mben, le chef du mouvement islamiste au Mali, Ançar Eddine, Iyad Ag Ghali, est de retour à Kidal, précisément à 65 km de la ville. « Deux ans après l’intervention (militaire) des Français, Ag Ghali se promène librement à Kidal et se sent en sécurité », a raconté le journaliste dans la dernière édition du Spiegel, parue ce week-end.

« Il n’est pas en ce moment dans sa villa à l’aéroport, mais campe dans une tente spacieuse à 65 km de la ville », ajoute Paul Hyacinthe Mben, sans dire à quelle date il l’a rencontré, précisant seulement avoir été conduit sur place par des jihadistes armés.

Le reporter, venu du Sud du pays, raconte avoir négocié des semaines avec ses contacts à Kidal avant de s’y rendre. Les journalistes français ne s’y aventurent plus depuis l’assassinat de deux de leurs confrères de la radio RFI, en novembre 2013.

Lors de leur rencontre, Iyad Ag Ghali, fondateur du groupe Ançar Eddine, parle au journaliste de la charia et lui fait visiter une école où de jeunes garçons sont penchés sur le Coran. « Nous formons ici les petits combattants du jihad », lance-t-il.

Deux jours plus tard, le chef d’Ançar Eddine présente au journaliste un de ses lieutenants, Rhissa Ag Bounounou, « spécialiste des importations d’armes en provenance de Libye », qui le conduit à une cache du groupe à Essouk Tadmekka, à 110 km au nord-est de Kidal.

Un « arsenal » s’y trouve dans une grotte : fusils, grenades, explosifs, mines, lance-roquettes, écrit Der Spiegel. « Les Européens peuvent envoyer autant de drones qu’ils veulent. Ils ne nous trouveront pas », fanfaronne le lieutenant.

Interrogé lundi par l’AFP, le ministère de la Défense français n’a pas fait de commentaire. Après l’intervention française, Iyad Ag Ghali, blessé, s’était réfugié à Tamanrasset, dans le Sud de l’Algérie, croit savoir Der Spiegel. Il a aussi été aperçu en Libye, nouveau sanctuaire jihadiste dans la région, selon le renseignement français.

Depuis la fin de l’opération française « Serval » à l’été 2014, l’armée française a mis en place un dispositif de 3000 hommes sur cinq pays du Sahel (« Barkhane ») visant à intercepter les flux de combattants armés et d’armements se rendant notamment de Libye dans le Nord du Mali.

 

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