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Aucun accord n’est parfait…

by sur 18 février 2015

Le médiateur algérien l’a déclaré : « aucun accord n’est parfait ». Encoàre faut-il qu’il y ait accord, et on ne semble pas prêt d’y être actuellement.

Sauf heureuse surprise. Le point des dernières déclarations et analyses.

 

Mali : l’ombre d’Iyad Ag Ghali plane sur les négociations d’Alger

Jeune Afrique – 18/02/2015 à 08:42 Par Benjamin Roger

Soupçonné de manoeuvrer en coulisses en faisant régner la terreur parmi les Touaregs, le leader d’Ansar Eddine, Iyad Ag Ghali, demeure introuvable. Une ombre au tableau des négociations intermaliennes qui ont repris à Alger le 16 février.

C’est l’un des chefs jihadistes les plus recherchés de la bande sahélo-saharienne. Iyad Ag Ghali, chef d’Ansar Eddine, a disparu de la circulation depuis l’offensive de ses troupes vers le sud du Mali, en janvier 2013.

Évaporé dans l’immensité du Sahara après le déclenchement de l’opération Serval, il avait été localisé en janvier 2014 par les services de renseignements français dans les environs de Tinzaouaten, commune algérienne proche de la frontière malienne, avant de nomadiser avec ses fidèles dans la région voisine d’Abeïbara, au Mali.

Comme de nombreux jihadistes du Nord malien, il aurait ensuite migré vers le Sud libyen. « Il était dans la région de Sebha [Sud-Ouest] au début de l’année », affirme ainsi un haut responsable français.

Un terroriste influent

Malgré son exil, ce meneur de la rébellion touarègue des années 1990 devenu un ardent défenseur de l’islam radical serait encore très influent dans le septentrion malien.

Figure respectée du clan des Ifoghas – qui domine les principaux groupes rebelles, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) -, on lui prête plus d’influence que l’aménokal, le chef traditionnel de cette tribu. Il a aussi su se rendre incontournable dans de récentes libérations d’otages français, alimentant l’idée d’une protection de la France à son égard.

Alghabass Ag Intalla et Cheikh Ag Aoussa, anciens cadres d’Ansar Eddine, sont désormais à la tête du HCUA, l’un des principaux groupes rebelles assis à la table des pourparlers intermaliens.

« C’est une cible : si on peut l’avoir, on ne reculera pas, se défend un officier du renseignement français. Même si cela pourrait avoir des conséquences politiques, car il joue toujours un rôle important. »

L’homme, qui arbore une épaisse barbe sous son chèche, est par ailleurs inscrit depuis deux ans sur la liste des terroristes recherchés par les États-Unis pour ses liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

De nombreux observateurs soupçonnent aujourd’hui Iyad Ag Ghali de peser sur les négociations de paix à Alger et de marchander son immunité, notamment à travers deux de ses ex-lieutenants, Alghabass Ag Intalla et Cheikh Ag Aoussa. Anciens cadres d’Ansar Eddine, ces deux hommes sont désormais à la tête du HCUA, l’un des principaux groupes rebelles assis à la table des pourparlers intermaliens.

« Ils ont évolué et se sont fait un nom grâce à lui, indique une source ministérielle malienne. Il est très difficile de croire qu’il n’y a plus de connexions entre ces personnes. »

Une thèse confirmée par notre source française, selon laquelle Iyad Ag Ghali et Alghabass Ag Intalla ont récemment été en contact. De son côté, le leader du HCUA dément, affirmant qu’il n’a plus parlé à son ancien patron et qu’il n’a plus rien à voir avec lui depuis qu’il a fait le choix, en janvier 2013, de lancer l’attaque sur Konna et le Sud malien.

D’après un cadre onusien familier du Nord-Mali, le chef jihadiste « impose sa loi à distance » et ferait aujourd’hui régner la terreur au sein de la communauté touarègue, faisant pression sur ceux qui vont à l’encontre de ses intérêts. Les assassinats récents de plusieurs de ses dignitaires ont ainsi alimenté la rumeur d’un possible escadron de la mort commandité par Iyad Ag Ghali, tandis qu’à Kidal, bastion de la rébellion, ses « opposants » n’oseraient plus se réunir en petits groupes par peur de représailles.

Mongi Hamdi à Alger: « aucun accord n’est parfait »

Par Studio Tamani – 17 février 2015-

Le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mongi Hamdi

Le cinquième round de négociations entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord du pays a débuté lundi à Alger avec comme objectif de parvenir à un accord de paix. Les travaux ont repris dans un climat de tensions très fortes entre les belligérants à la fois sur le terrain et à Alger, théâtre des pourparlers.

« Aucun accord n’est parfait, mais il y a toujours un moyen terme », C’est par ces mots que l’émissaire des Nations unies à ces négociations, Mongi Hamdi, s’est adressé aux trois camps en conflits lors du démarrage du 5eme round des négociations.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a souhaité quant à lui que ces négociations aboutissent à « un accord de paix durable sur la base du projet d’accord de paix soumis par la médiation ». Pour lui, bien que ce document « ne soit pas parfait, c’est une base solide, la base la plus sûre pour pouvoir aller vers un accord ».

Les groupes armés n’ont pas d’objection pour un accord, du moins à les entendre. Mais exigent des négociations franches et le respect des engagements par chaque partie.

Le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, dont le pays chapeaute la médiation internationale, a expliqué pour sa part que le règlement pacifique de ce conflit « exige impérativement que les protagonistes soient animés d’un esprit de responsabilités et prêts à réaliser des compromis ».

A l’ouverture des travaux les Nations unies ont fait monter la pression sur les parties en présence en exigeant la cessation des hostilités, base indispensable, selon elles, à un accord. « Les groupes armés qui ne respectent la cessez-le-feu s’exposent à des sanctions » prévient le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU Mongi Hamdi au micro de notre envoyé spécial à Alger Issa Fakaba Sissoko.

« Ces négociations doivent pouvoir se dérouler dans une atmosphère apaisée de confiance et de bonne foi. A cet égard, je réitère ici avec force mon appel à la retenue et la consolidation du cessez-le-feu sur le terrain. Comme vous, également le président du conseil de sécurité des Nations Unies appelle toutes les parties à s’abstenir de tout acte direct ou indirect qui compromettrait le processus de paix. Et à cet égard se déclare prêt à envisager de prendre les mesures appropriées y compris d’imposer des sanctions ciblées à l’encontre de ceux qui reprennent les hostilités et violent le cessez-le-feu. La cinquième phase des négociations qui commence est une opportunité unique et solide pour le Mali. Et je ne doute pas un seul instant que vous ferez le choix de la paix ».

Pour le Représentant spécial de l’Union Africaine, les parties doivent aller vers la paix et elles n’ont pas le choix.

Pierre Boyoya, Chef de la Mission de l’Union Africaine dans la crise au Mali.

« Il faut que l’investissement qui a été consenti pour la paix au Mali produise des résultats. Et c’est maintenant qu’il faut que ces résultats viennent. Nous savions qu’il y a des tensions sur le terrain, mais tout cela ne devrait pas diminuer la détermination des parties à arriver à un accord. Je redis et répète, conclure un accord de paix exige du courage, le courage pour faire le compromis nécessaire. Je pourrais aller plus loin. Conclure un accord de paix, c’est aussi prendre le risque, le risque pour la paix, parce que j’entends les gens dire, oui mais qu’est ce qui nous garantit que l’accord que nous allons signer va être appliqué. Nous en avons déjà signé beaucoup d’autres. Il n’y a pas de garantie. La garantie c’est dans vos mains. Et je dis qu’il faut prendre le risque pour la paix et peut être que cette fois sera la bonne ».

Le chef de file de la médiation, de son côté se dit confiant. Pour Ramtame Lamamra, l’accord est à la portée de main et sa signature va consacrer la victoire sur le terrorisme

Le ministre Algérien des Affaires étrangères au micro de Issa Fakaba Sissoko.

« Nous sommes convaincus que cet accord est à notre portée. Ce sursaut collectif se voulait un moment décisif pour rompre avec ce déchirement fratricide et se rassembler autour de tout ce qui vous unit. Il est clair aussi que la position qui consisterait à s’installer dans une position de tout ou rien ne peut être que stérile elle n’est possible dans le monde d’ aujourd’hui tant il est vrai que dans ce genre de situation il ne peut véritablement avoir ni vainqueur ni vaincu. Ce n’est ni possible ni souhaitable. En réalité avec un accord de paix c’est le terrorisme qui sera perdant et en l’absence d’accord de paix c’est le terrorisme qui continuera à marquer des points, à menacer votre sécurité à menacer les individus comme la collectivité dans l’espace qui nous concerne comme dans la région dans son ensemble ».

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