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Les « indépendantistes » n’ont pas signé

by sur 1 mars 2015

Mis à jour lundi 2 mars à 11h

L’accord signé ce dimanche 1er mars à Alger ne l’a pas été par la Coordination des mouvements armés (MNLA, HCUA, MAA, CMA) rassemblant les partisans de l’indépendance.

A Kidal, à Ber et à Ménaka, des manifestants pro-indépendance demandent aux mouvements de rentrer au Mali sans signer un texte qui ne prévoit ni autonomie ni indépendance.

Et c’est bien ce qui s’est passé….

Pour l’instant, c’est donc plus une boussole vers la paix qu’un véritable accord de paix.

Mali : vers un accord de paix définitif ?

02/03/2015 à 09:45 Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Le 5e et dernier round des négociations intermaliennes de paix engagées en juillet à Alger se sont soldées dimanche par un accord inachevé, paraphé par le gouvernement mais pas par les principaux groupes rebelles du Nord. Ceux-ci réclament un délai pour consulter leur base.

Que contient l’accord d’Alger ?

L’accord signé dimanche à Alger par le gouvernement malien et les groupes armés du Nord du pays – à l’exception notable de ceux rassemblés sous la bannière de la Coordination des mouvements de l’Azawad qui regroupe les principaux groupes rebelles à dominante touarègue, dont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) – prévoit deux dispositions majeures.

La première est la création d’Assemblées régionales élues au suffrage universel direct et dotées de pouvoirs importants dans un délai de dix-huit mois, assortie d’une promesse de « plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions nationales ». La seconde – déjà utilisée sans grande réussite par le passé – est l’intégration des combattants des mouvements du Nord dans l’armée malienne, y compris à des postes de commandement.

Comme le souhaitait Bamako, le texte ne parle ni d’autonomie ni de fédéralisme et insiste sur l’unité et l’intégrité territoriale du Mali, ainsi que sur le caractère républicain et laïc de l’État. Il cite néanmoins l’Azawad (l’appellation du nord du Mali par les rebelles) comme une « réalité humaine », répondant ainsi à une revendication des rebelles.

Pourquoi les principaux groupes rebelles réclament un délai

Cet « accord de paix et de réconciliation » n’a pas été paraphé par la Coordination des mouvements de l’Azawad, qui a demandé un « délai raisonnable » pour consulter les populations qu’elle représente, après avoir exigé en vain des amendements au texte final.

Dès lundi, les délégués de la CMA vont retourner dans leurs fiefs du nord malien pour tenter de convaincre une société civile opposée à un projet qui ne parle ni d’autonomie ni de fédéralisme. Pour les leaders de la Coordination, le raisonnement est simple : un accord non partagé avec les populations et sa base a peu de chances d’être appliqué sur le terrain. La tâche s’annonce difficile : samedi après-midi, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs localités du Nord, comme à Ber et Kidal, contre le texte élaboré à Alger.

Malgré cette épée de Damoclès supendue au-dessus du nouvel accord, les discours se veulent rassurants, tant du côté de la médiation algérienne que dans les rangs de la Coordination. Selon Ramtane Lamamra, le texte sera signé « par toutes les parties » et le délai demandé exprime « l’ambition d’obtenir le maximum de soutien » au texte et non une volonté de s’en « désolidariser ». De son côté, Mohamed Ousmane Ag Mouhamedoun, un des porte-paroles de la Coordination, a expliqué que les non-signataires n’excluaient pas de parapher le texte en cas d’approbation de la population, se disant même « optimiste quant à une signature dans quelques semaines au Mali ».

Un accord définitif signé fin mars à Bamako ?

Une cérémonie de signature officielle de cet accord de paix est prévue fin mars à Bamako. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, chef de la délégation gouvernementale à Alger, s’est dit convaincu « que la signature aura lieu dans quelques semaines ». Le Premier ministre, Modibo Keïta, a pour sa part appelé les groupes rebelles à franchir le pas pour « construire l’édifice de la paix, du développement juste équilibré ». « Le projet d’accord soumis aux parties n’est certes pas parfait, mais il constitue un compromis que nous pouvons accepter tout en restant vigilants quant à sa mise en œuvre », a-t-il indiqué.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, chef de file de la médiation internationale, a qualifié cet accord, dont l’accouchement a nécessité huit mois de laborieux pourparlers, de « boussole crédible et efficace vers la paix ». Après cinq rounds de négociations, entamés en juillet 2014 à Alger, « les négociations sont terminées », a déclaré le porte-parole de la médiation algérienne. Un échec serait synonyme d’une nouvelle impasse, et donc d’une nouvelle crise dans un Nord du Mali de plus en plus en proie aux divisions tribales inter-touarègues et aux trafics de toutes sortes.

Accords de paix d’Alger : une dernière chance pour le Mali

Le Monde – 1er mars 2015 à 19h 15.

Pour un accord de paix et de réconciliation, le texte signé dimanche 1er mars à Alger par le gouvernement malien et certains groupes du nord du Mali a des ambitions d’une grande modestie. C’est peut-être là sa seule force, ou son coup de génie.

Car tout est si compliqué dans la résolution de la crise malienne… Pour commencer, le texte présenté à Alger dimanche matin n’a pas été formellement signé, mais « paraphé » — c’est le terme exact — par le côté progouvernemental des parties engagées dans le dialogue, avec l’appui d’une médiation menée par l’Algérie.

Le document ne sera formellement « signé » au Mali que dans les semaines à venir (un geste symbolique pour tenter d’effacer le souvenir des accords passés, parrainés par l’Algérie, que pourfendait quand il était encore candidat le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, au nom de la« souveraineté nationale »).

Peut-être ne s’agit-il que d’un détail, vu que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui regroupe six mouvements en faveur de l’autonomie du nord du Mali, qu’ils appellent « Azawad », n’a pas signé dimanche matin. Et s’il y a de grandes chances que toutes les parties finissent par apposer la signature de leurs représentants sur ce texte, ces cahots ne sont pas de bon augure, dans un premier temps.

L’« Azawad » : une myriade de groupes

Parmi les « signataires en suspens », on trouve en effet le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui reste un acteur central pour toute forme de solution, et d’autres formations de la mouvance rebelle issues de scissions de groupes sur des bases ethniques — comme le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), dont une partie est désormais du côté loyaliste, ou encore le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), qui héberge des anciens de la formation de Iyad Ag Ghali, désormais passé du côté d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

Pourquoi ce retard ? La « coordination » (CMA) avait demandé depuis la veille un « délai raisonnable » avant de signer pour consulter sa base. Cette extrême politesse est due en partie à la menace de sanctions envers tout protagoniste qui se mettrait en travers d’un règlement pacifique de la crise.

Et aussi à la nécessité de faire de la diplomatie interne : des manifestations contre le texte ayant été organisées à Kidal, Ménaka et Ber pour protester contre le fait que le texte ne mentionne pas de perspective d’autonomie pour le Nord ou de fédéralisme. La médiation l’avait du reste clairement fait savoir depuis longtemps, à la grande satisfaction de Bamako.

Il faut donc faire avaler à l’Azawad que l’Azawad n’aura pas d’existence légale après avoir clamé le contraire : c’est la difficulté des plans de paix. Selon le texte, de plus, le Mali reste « uni et laïc ».

« Cet accord a la valeur d’une boussole crédible et efficace vers la paix. »
(Ramtane Lamamra, ministre des affaires étrangères de l’Algérie.)

Histoire de ne pas braquer toutes les parties, ce qui reviendrait à un suicide, cet accord — qui a la « valeur d’une boussole crédible et efficace vers la paix », selon la formule, trop lyrique pour ne pas inquiéter, du ministre des affaires étrangères de l’Algérie, Ramtane Lamamra — admet en revanche l’existence de l’Azawad comme une « réalité humaine » (ce qui est symbolique et n’engage pas à grand-chose, comme la formule de la« boussole »).

Refonte de l’armée malienne

Plus important, toutefois : un schéma prévoit la création d’Assemblées régionales élues au suffrage universel direct dans un délai de dix-huit mois, ainsi qu’une « plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions nationales ». Une refonte de l’armée malienne doit avoir lieu pour intégrer des combattants des mouvements armés du Nord.

Cette dernière recette a déjà montré ses limites dans le passé : c’était en effet le socle des accords destinés à éteindre les rébellions précédentes, en 1992 et 2006. Mais les nouvelles institutions locales pourraient faire la différence, si elles ne sont pas gangrenées par la corruption.

Une commission d’enquête internationale devra de plus faire la lumière sur les crimes de guerre, contre l’humanité, de génocide et autres violations graves des droits de l’homme commis au cours des dernières années. On peut d’ores et déjà redouter que les pressions politiques, sur place, enterrent ses futures conclusions pour un temps.

Mais peu importent les limites des ambitions annoncées, vu la dérive du pays vers la guerre civile. Avec ses imperfections, l’accord d’Alger fait figure de mesure de dernière chance.

En mai, le Mali avait subi un électrochoc lorsque des combats ont éclaté après la maladroite visite de l’ex-premier ministre malien à Kidal. Des affrontements qui s’étaient soldés par la défaite cuisante des forces armées loyalistes dans ce bastion du MNLA et fief politique des différents groupes touaregs.

Douloureux principe de réalité

Il aura l’intervention du président de la Mauritanie pour amener un premier cessez-le-feu et éviter la perspective d’un nouvel effondrement de l’armée malienne. Le pouvoir de Bamako avait alors été confronté à un douloureux principe de réalité.

Dans la foulée, et grâce au rôle renforcé de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), des négociations avaient alors été organisées à Alger, en juillet. L’équipe de médiation était large, composée de représentants de la Minusma, de l’Union africaine, de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, de l’Organisation de la coopération islamique, de l’Union européenne, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.

Et au premier chef de l’Algérie, directement concernée par la situation au nord du Mali, où évoluent les groupes d’AQMI, dont les dirigeants sont pour beaucoup algériens, et qui y a des intérêts pétroliers (avec des blocs non encore exploités par une filiale de sa compagnie d’extraction d’hydrocarbures).

Le Burkina Faso, l’autre pays habituellement influent dans le dossier, est désormais accaparé par ses propres problèmes, en attendant peut-être la montée en puissance régionale du Maroc, le grand rival de l’Algérie.

Avec Alger en team leader, cinq sessions de négociations ont eu lieu depuis. Il avait été établi que la cinquième serait la dernière, au risque de donner naissance à un quick fix plutôt qu’à un vrai plan de paix, un de ces arrangements superficiels dont raffolent les diplomaties pressées, mais qui demandent un solide suivi politique par la suite pour éviter l’échec.

« La résolution du conflit passe par l’articulation complexe d’intérêts divergents qui touchent à la sécurité du Sahara, à la nature de l’Etat malien et aux équilibres locaux entre des communautés divisées. » (International Crisis Group.)

Or, la recette de la paix repose sur une architecture délicate. « La résolution du conflit passe par l’articulation complexe d’intérêts divergents qui touchent à la sécurité du Sahara, à la nature de l’Etat malien et aux équilibres locaux entre des communautés divisées. Face aux affrontements armés, la tentation est grande d’aller vite et de signer un accord minimal garantissant la sécurité à court terme. La précipitation est mauvaise conseillère. Il faut se donner les moyens et le temps de construire les fondements d’une paix durable », avertissait l’International Crisis Group (ICG).

La nature de l’accord d’Alger diffère-t-elle fondamentalement des échecs précédents ? Rébellion, longues négociations, accord sur des partages de postes, période de latence, reprise de la rébellion… Tout semble se répéter en cycles.

Seulement, cette fois, une chance est donnée aux personnalités impliquées dans les négociations de jouer un rôle dans leur région à travers les Assemblées locales ou les services de sécurité. C’est peut-être la seule manière de faire revenir l’Etat au nord du Mali. Et de ce point de vue, il y a urgence.

Une région plus divisée que jamais

La région est plus divisée que jamais, et elle subit le choc conjugué des groupes djihadistes et de trafiquants. Entre communautés, déjà, les tensions sont importantes, comme entre les groupes qui affirment les représenter (on ne dispose d’aucun outil pour mesurer le degré exact de soutien aux groupes armés). Le dernier-né, le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), n’est apparu qu’en août.

En théorie, c’est le septième mouvement armé recensé dans la région ; en pratique, c’est le bras armé de Bamako et d’une armée régulière qui, depuis les déroutes récentes, a renoncé à sortir des camps militaires dans les villes du Nord où elle est encore déployée, à côté d’autres forces (notamment onusiennes ou françaises).

Cet émiettement se double d’une nouvelle montée en puissance des groupes djihadistes de la galaxie AQMI, entre infiltration de combattants des pays voisins et activation de cellules dormantes. Des assassinats récents ont montré qu’une politique de déstabilisation était à l’œuvre (comme cela avait été le cas en Libye voisine).

L’ex-député de Kidal Bay Ag Hamdy, qui avait rejoint le MNLA en janvier 2012, a été assassiné le 26 janvier près de Tessalit, un acte revendiqué par AQMI, qui l’accusait de « collaboration avec les forces françaises présentes dans le nord du Mali ».

Déclaration du PM Keita sur la situation des pourparlers d’Alger

Par L’Essor – 1er mars 2015 à 13h

Le PM Modibo KEITA vient de rencontrer ce dimanche 01 mars 2015 à la Primature, l’ensemble de la classe politique et de la société civile maliennes pour leur faire le point des derniers développements des pourparlers d’Alger. Voici l’intégralité de sa déclaration faite ce matin.

Mesdames et Messieurs les Représentants des partis politiques,

Mesdames et Messieurs les Représentants de la Société civile,

Mesdames et Messieurs,

Il me plait tout particulièrement de vous remercier pour votre disponibilité, disponibilité qui n’a pas manqué de se manifester une fois de plus. Malgré les délais très courts dans lesquels s’est exprimé mon souhait de vous rencontrer. Je vis votre présence, malgré cette contrainte de temps, comme une marque d’honneur à notre endroit et le signe de votre engagement au profit du peuple malien.

Les pourparlers inter maliens en Algérie sont entrés, depuis quelques heures dans une phase cruciale. Après avoir entendu les parties en négociation après les dernières restitutions aux forces vives du pays, la médiation a proposé un projet d’accord qu’elle souhaite voir parapher dans les plus brefs délais par les différentes parties. C’est dans ce contexte que se situe notre rencontre qui me permettra de vous exposer à la fois notre appréciation à la situation et les consignes que nous avons données à l’équipe gouvernementale.

Le Gouvernement demeure profondément attaché au respect de la constitution aussi longtemps qu’elle n’aura pas été révisée par le Peuple souverain du Mali, il demeure attaché au caractère unitaire de l’Etat, à son indivisibilité, au respect de l’intégrité territoriale, aux valeurs républicaines et à la laïcité.

Le Gouvernement garde à l’esprit les conclusions des Etats généraux sur la Décentralisation, les Assises nationales sur le Nord, les recommandations de différentes rencontres et foras des collectivités territoriales décentralisées, conclusions et recommandations traduisant les aspirations profondes de l’immense majorité des Maliens et Maliennes. Il reste déterminé à leur réserver les suites attendues.
Le Gouvernement garde à l’esprit les prescriptions et la signification profonde de la devise nationale : Un Peuple Un But Une Foi. Il garde à l’esprit les prescriptions, les invitations et les incitations de l’hymne national.

Le Gouvernement note que ces préoccupations essentielles sont sauvegardées dans le projet d’Accord, version du 25 février 2015, que de nombreuses autres dispositions sont encadrées par la loi à la phase de la mise en œuvre, que ces dispositions sont applicables à toutes les régions du Mali, qu’aucune entité politique née d’un regroupement politique n’existe au dessus de la région.

Le Gouvernement note que l’appellation « AZAWAD » figurant dans le Pacte national, dans l’Accord préliminaire de Ouagadougou de 2013, dans la Feuille de route de Juillet 2014, dans le Projet maintenant soumis aux parties sera définitivement élucidé et la question définitivement tranchée à la faveur d’un débat national, débat dont l’organisation est prévue dans le présent projet d’accord. Cela est nouveau et hautement significatif. Le gouvernement réaffirme sa détermination à œuvrer pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, pour réaliser le retour des réfugiés et des personnes déplacées dans des conditions décentes, pour améliorer les conditions de vie et d’existence des populations, pour renforcer l’Etat de droit en luttant contre l’injustice et l’impunité.

Le gouvernement recherchera les voies et moyens visant la restauration de la paix véritable, pas un semblant de paix qui souille le patrimoine socio culturel de notre peuple, qui souille les valeurs sur lesquelles reposent notre société, mais une paix veritable qui sauvegarde le présent et ouvre des perspectives heureuses pour tous les maliens sans aucune discrimination et pour les générations à venir.

Le gouvernement est conscient de ses responsabilités qui ne peuvent être les mêmes que celles des autres acteurs du processus. Aussi, dans l’intérêt exclusif de la paix et pour le confort des maliens et des maliennes, avec la pleine conscience de ce qui fonde et qui justifie son existence et sa mission, le gouvernement adhérera non à des compromissions, mais à des compromis de nature à sauver l’essentiel.
Le projet d’accord soumis aux parties n’est certes pas parfait, mais il constitue un compromis que nous pouvons accepter tout en restant vigilant quant à sa mise œuvre.

Je sais que certains protagonistes, certains mouvements armés hésitent encore à s’engager pour des motifs que nous respectons mais que nous comprenons difficilement de la part de ceux qui ont à cœur de construire l’édifice de la paix, du développement juste équilibré, avec l’accompagnement de la communauté internationale à laquelle nous exprimons et nos remerciements et notre reconnaissance.

Nous souhaitons vivement que les parties maliennes participant aux pourparlers d’Alger acceptent le compromis proposé par l’équipe de médiation, dont l’Algérie est le chef de file, équipe à laquelle nous adressons nos félicitations et nos vifs encouragements. Pour notre part, des instructions ont été données à l’équipe gouvernementale pour qu’elle s’inscrive dans cette dynamique.

M’adressant à vous, les représentants des partis politiques, ceux de la mouvance présidentielle, ceux de l’opposition, les représentants de la société civile et au- delà tous les maliens et toutes les maliennes, à toutes les associations, celles des jeunes , celles des femmes, à tous les leaders d’opinion, aux communicateurs traditionnels, à toutes les légitimité coutumières et religieuses, à l’ensemble des organisations socioprofessionnelles, à toutes les forces vives de la nation, je demande à tous au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, je demande à tous d’accompagner le Gouvernement dans la recherche de la paix, de la promotion et la sécurité, du développement économique et social et de l’émergence d’un Etat de droit.

Je sais que les critiques, observations et suggestions formulées par les uns et les autres, au sujet du processus d’Alger n’ont d’autres buts que de conforter la position du pays, de la nation dans la défense de ses intérêts supérieurs.

Au moment où s’ouvre une nouvelle page dans le processus d’Alger, à savoir le paraphe d’un Accord de Paix, dont la signature interviendra au Mali, le Gouvernement entend continuer à apporter sa contribution, à exprimer sa bonne foi, dans la recherche de la paix, en adhérant au compromis proposé par la médiation et cela dans le respect strict des principes fondateurs de la République du Mali et des idéaux autour desquels notre nation s’est forgée.

En cette circonstance, puissions-nous trouver, nous Maliens et Maliennes, des raisons supplémentaires de conforter notre volonté de vivre ensemble dans un environnement de paix, de sécurité et stabilité sociale.

Je vous remercie pour votre attention.

Moussa Ag Assarid : « c’est un accord imposé »

A.Diakité – Par Malijet– 1er mars 2015 – 12h

Le porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) en Europe, Moussa Ag Assarid était tout à l’heure l’invité de France 24 pour parler du projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali que le gouvernement malien et les groupes armés de la plateforme ont paraphé aujourd’hui à Alger.

Pour Moussa Ag Assarid, c’est un accord imposé qui ne prend pas en compte les préoccupations des populations de l’Azawad. C’est un document, dit-il, fondé sur la décentralisation dans lequel on ne parle pas d’autogestion de l’Azawad, d’autonomie, de fédéralisme. « Nos revendications n’ont pas été prises en compte. La décentralisation ne respecte pas la volonté des populations de l’Azawad, c’est pourquoi les gens manifestent aujourd’hui à Ber, Kidal et Ménaka. Un document moins que le Pacte national de 1992 », a-t-il ajouté.

A l’en croire, ce qui s’est passé à Alger avec cette signature du document par les autorités de Bamako et les milices pro-gouvernementales, est un non évènement puisque ces groupes armés signataires ne sont pas en belligérance avec l’Etat du Mali. Ceux qui sont en belligérance étant les groupes qui composent la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) que sont le MNLA, le HCUA, la CPA, le MAA, la CM-FPR 2.

Moussa Ag Assarid d’ajouter que la solution doit être acceptable pour tous les parties en belligérance. Il faut qu’on respecte la volonté des populations de l’Azawad, dit-il.

Dialogue inter-malien à Alger: pour l’instant, la Coordination des mouvements de l’Azawad ne paraphe pas

Par RFI – 1er mars 2015 à 11h

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) refuse d’approuver l’accord de médiation proposé par l’Algérie entre le gouvernement de Bamako et les groupes armés du nord. Ce texte est issu de sept mois de négociations censées mettre fin aux tensions politiques dans le nord du Mali, mais il est loin de satisfaire tous les protagonistes, en particulier ceux qui réclament une véritable autonomie. Il a été paraphé ce dimanche par les parties prenantes, sauf la CMA.

Ce dimanche 1er mars, l’accord de paix et de réconciliation pour le Mali a été paraphé par le gouvernement de Bamako et par la moitié des groupes armés représentés à Alger. Mais la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad, le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA) a expliqué dans la matinée, dans une déclaration, pourquoi elle ne paraphait pas le texte.

La CMA demande à la médiation de lui « accorder le temps et le soutien nécessaire pour partager de bonne foi le projet d’accord avec les populations de l’Azawad », le nom donné par ses membres au nord du Mali. Pierre Buyoya, le Haut Représentant de l’Union africaine pour le Mali, a d’ailleurs indiqué aux délégués de cette coordination que, pour lui, la porte restait ouverte. « Nous vous faisons confiance, a-t-il dit ce dimanche matin, nous savons que vous êtes pour la paix. » Et d’ajouter : « Je n’ai pas de doute. Dans quelques jours, ils viendront apposer leur paraphe. »

Dans une déclaration lue ce dimanche matin, mais dont RFI connaissait déjà les termes dès la veille, la médiation a bel et bien expliqué que cet accord n’avait pas la prétention de résoudre tous les problèmes posés par la crise dans l’immédiat. Mais ce texte, selon elle, met en place une « nouvelle gouvernance basée sur la libre administration » et contribuera à la lutte contre le terrorisme. Il s’agit d’un cadre, estiment les médiateurs. « A charge pour les parties de saisir les opportunités offertes par ce cadre. »

 

Accord signé à Alger, grogne des pro-Azawad à Kidal

Afrik.com – 1er mars 2015

Au Mali, les pro-Azawad sont en colère contre le document concocté par la médiation portant sur le projet d’accord de paix qui a été signé et qui, selon eux, n’intègre ni l’autonomie ni le fédéralisme.

Grogne à Kidal, au Mali, où les pro-Azawad manifestent contre le document de la médiation algérienne dans le projet d’accord de paix qui a été signé ce dimanche 1er mars 2015, et qui, selon eux, n’intègre ni l’autonomie ni le fédéralisme.

Un boycott par les mouvements de la coordination de l’Azawad de la signature du projet avait été beaucoup craint. En effet, alors que Bamako et la plateforme des mouvements pro-Mali avaient accepté de parapher ce texte qu’ils jugent équilibré. Cette crainte avait bien sa raison d’être compte tenu de la colère des pro-Azawad. Une cérémonie de clôture des discussions et de paraphe du projet d’accord a eu lieu ce dimanche matin à 9 heures à Alger, en présence de toutes les parties et des partenaires internationaux qui soutiennent ce processus depuis des mois.

Selon RFI, à Kidal, à Ber ou à Ménéka, la base ne partage pas l’avis de la délégation qui a opté pour une signature, même si toutes les revendications ne sont pas satisfaites. Pour les populations de cette localité nord-malienne, il n’est pas question de reconnaître un texte qui a oublié l’essentiel des revendications des populations de l’Azawad. Ce qui a déclenché des manifestations du côté de l’aéroport de Kidal où près de 500 personnes se sont mobilisées pour prouver leur désapprobation. Sauf que le texte est déjà paraphé. un énième accord de cessation des hostilité sur lequel repose beaucoup d’espoir.

Le site précise que les manifestants demandent à leurs représentants partis à Alger de rentrer sans signer un texte qui ne correspond pas à leurs attentes. Alors que le projet d’accord doit être paraphé ce dimanche-même.

 

Fabius appelle tous les groupes armés à signer l’accord d’Alger « sans délai »

AFP – 1er mars 2015 – 12h

L’accord pour la paix et la réconciliation au Mali signé dimanche entre le gouvernement malien et une partie des groupes armés du nord du pays est une « excellente nouvelle » s’est réjoui le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en appelant tous les groupes armés à le signer « sans délai ».

« L’accord finalisé ce matin à Alger est une excellente nouvelle », a déclaré M. Fabius dans un communiqué, en saluant « un texte équilibré et bénéfique pour le pays et la région » et en rendant hommage à l’Algérie pour « sa médiation efficace ».

« Je salue la décision du président et du gouvernement malien de le parapher et appelle tous les groupes du Nord à le faire sans délai », a-t-il cependant insisté.

L’accord a été signé dimanche matin à Alger entre le gouvernement de Bamako et six groupes du nord mais la Coordination des mouvements de l’Azawad, qui regroupe plusieurs groupes rebelles comme le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a demandé un « délai raisonnable » en vue de consulter les populations qu’elle représente avant de s’y rallier.

« Il s’agit maintenant d’assurer la réussite de l’accord avec l’appui de la communauté internationale. La France sera bien entendu aux côtés des parties pour apporter son plein appui », a ajouté M. Fabius.

Les négociations entre Bamako et les mouvements rebelles sous l’égide d’une médiation internationale conduite par l’Algérie ont été lancés en juillet à Alger.

Paris est intervenu militairement au Mali en janvier 2013 pour chasser les groupes jihadistes qui occupaient le nord du pays et menaçaient de descendre vers Bamako.

Une mission de maintien de la paix de l’ONU a depuis été déployée au Mali mais la situation dans le Nord reste instable et les groupes jihadistes mènent des attaques régulières.

Paris, 1 mars 2015

 

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