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La situation au 23 mars

by sur 23 mars 2015

La situation n’est pas excellente au Mali; trois arrestations ont eu lieu après l’attentat contre La Terrasse, sans que l’on sache vraiment s’il s’agit de comparses ou de complices. La signature des accords par les groupes armés se fait toujours attendre tandis qu’IBK est à Alger, qu’AQMI décapite un homme suspecté de renseigner l’armée et qu’après son « blanchiement » par une commission de l’assemblée nationale, ATT est sur le point de rentrer au pays.

Mali : qui sont les trois individus arrêtés dans l’enquête sur l’attentat de Bamako ?

Jeune Afrique – 20/03/2015 à 08:50 Par Baba Ahmed, à Bamako

Les forces spéciales maliennes ont arrêté trois personnes à Bamako dans la nuit de mercredi à jeudi. Mais le doute est permis sur leur degré d’implication dans l’attentat du 7 mars.

Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19, les forces spéciales maliennes opérant sous l’autorité de la Sécurité d’État (SE, renseignements) ont arrêté trois personnes dans le quartier de Magnambougou, à Bamako. Celles-ci auraient eu des contacts avec l’un des suspects de l’attentat terroriste commis le 7 mars contre le bar-restaurant La Terrasse de la capitale. Ce dernier, Mohamed Tanirou Cissé, a été abattu alors qu’ils résistaient à son arrestation, le 13 mars.

Parmi les trois individus interpellés, il y a d’abord un boutiquier, Moaoulou Maiga, et son frère Salia. « Ces deux personnes ont fréquenté Tanirou Cissé entre janvier et février. Tanirou venait fréquemment à leur boutique à Bamako », explique le commandant Modibo Traoré, l’un des chargés de communication des forces armés maliennes.

La troisième personne arrêtée est Aboubacar Traoré, coxeur (intermédiaire entre la compagnie de transport et les clients)  de la compagnie Nour Transport. « Traoré avait procuré deux billets de bus pour Gao à Tanirou Cissé, explique le Commandant Traoré. Ces trois hommes peuvent nous conduire vers les auteurs de l’attentat », assure-t-il.

Brouiller les pistes ?

Mais selon les premiers éléments issus de l’interrogatoire des suspects, il ressort que Mohamed Tanirou Cissé se serait plutôt servi d’eux pour brouiller des pistes. « Tanirou avait dit qu’il voyageait vers Gao. C’est ainsi que Traoré lui a vendu les deux billets de bus : un pour Tanirou Cissé et l’autre, soi-disant, pour l’un de ses parents malade », indique le commandant Traoré. « Lorsque Tanirou Cissé est réapparu quelques temps après, il a dit au boutiquier Maouloud Maiga, un songhay de la même région que lui (Bourem), qu’il résidait dans le quartier de Niamakoro, alors qu’en réalité il avait pris un appartement dans un immeuble de Magnambougou »…

Mais pour le porte-parole du gouvernement, Choguel Maiga, les trois personnes arrêtées sont bien des complices des auteurs de l’attentat de la Terrasse. « C’est Boubacar Traoré qui a facilité l’arrivée des terroristes et c’est bien Maouloud Maiga qui a payé les tickets de bus », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse, jeudi après-midi au ministère de la Communication. « Les trois hommes ont été retrouvés grâce à la moto de Tanirou Cissé. Le lendemain de l’attentat de La Terrasse, Salia Maiga voulait envoyer la moto à Gao par l’intermédiaire de Traoré. Mais les papiers de la moto sont tombés entre les mains des enquêteurs. C’est ainsi que ces derniers ont mis la main sur Boubacar Traoré qui les a conduits aux frères Maiga », détaille le porte-parole du gouvernement.

La crise « anarchique » qui attend sa paix « anarchique »

Aliou Hasseye – © maliactu.net – 23 mars 2015

L’accord de paix qui devait mettre fin au conflit déclenché en 2012 par le MNLA n’a toujours pas l’assentiment de celui-ci. En avons-nous encore pour longtemps ?

A premier jour du mois en cours, un début de chemin vers la paix a été parcouru par les acteurs engagés de bonne foi dans le processus. Le paraphe de l’accord définitif a formellement clos le processus de dialogue intermalien d’Alger. La célébration de la paix qui devait se dérouler à la date pour le moins symbolique du 26 mars n’aura sans doute pas lieu à cause des manœuvres dilatoire de la coordination rebelle.

Le président de la république est à Alger où il devrait sans doute passer en revue, avec son homologue algérien, les différentes alternatives pour enfin concrétiser cette paix qui est vilipendée depuis des années par les forces occultes.

La tâche s’annonce d’autant plus ardue qu’IBK et Bouteflika auront à réfléchir sur une crise cyclique à laquelle l’on dit vouloir, cette fois-ci, une solution définitive.

Résoudre une crise « anarchique »

La difficulté à résoudre définitivement les récurrentes rebellions résiderait justement dans la nature de la crise à laquelle le Mali fait face, selon le Centre 4S (Centre pour la stratégie et de sécurité dans le Sahara Sahel). La crise actuelle, même si elle a englobé une dimension plus large, de par ses acteurs et les revendications ne diffère pas des précédentes.

Elles peuvent toutes être qualifiées d’ « anarchiques », d’après le Centre 4S, un centre qui, bien que basé en Mauritanie, s’intéresse aux défis de tous les pays de la sous-région.

Ces confits anarchiques se caractérisent par leur désorganisation.

Il s’agit de conflits « sans une organisation et un leadership bien institutionnalisés et incontestés,  des troupes disciplinées et fortement intégrées et des réseaux civils et politiques bien établis dans et hors du pays », selon le Centre 4S.

Dans un confit anarchique, l’unité des différents mouvements rebelles, comme on peut le remarquer dans le cas malien, ne tient souvent qu’à un fil et il y a toujours ce contraste entre la vision des chefs rebelles et celle de leurs combattants « peu ou pas disciplinés ».

L’unité des rebelles « vole souvent en éclats lors des combats contre l’adversaire et surtout au cours des négociations de paix », indique le Centre 4S dans son analyse.

A une crise « anarchique », une solution « anarchique » ?

Evidemment que non. L’enlisement dans ces crises pourrait venir de l’attitude des gouvernements qui sont confrontés à ce genre de conflits d’exploiter la division des rebelles.

Selon le Centre 4S, au lieu de cela, les gouvernements « feraient mieux d’aider à les former aux techniques de la négociation, à renforcer leur unité dans le but de dégager un leadership fort et crédible parce que responsable. Celui-ci pourrait alors gérer les contradictions internes entre mouvements rebelles et apporter  ainsi les dividendes de la paix ».

Mais qu’en est-il du cas que vit actuellement le Mali ?

La crise perdure certes au Mali mais elle est entrée dans la dernière phase de sa résolution. Avec le paraphe de l’accord de paix par le gouvernement, avec certains groupes armés, une grande avancée a été accomplie pour conclure la rébellion de 2012.

Il est incontestable que ce salut prochain viendra de la stratégie de l’Etat malien face aux irrédentistes. On peut parler d’une certaine exploitation de la division des rebelles pour parvenir à ce résultat. D’ailleurs, on doit sans doute s’attendre à d’autres dissensions pour amener la coordination des mouvements de l’azawad à s’arranger du côté de la paix.

Cependant, nul malien n’est dupe au point de croire qu’une éventuelle signature de l’accord par toutes les parties scellera définitivement la paix au Mali.

Mais face à des rebelles qui, malgré tout ce beau temps passé à s’adonner librement au trafic de drogue, ne se pressent toujours pas à faire enfin la paix, qui continuent à prendre du plaisir à voir les pauvres populations dans leurs insupportables souffrances, une paix « anarchique » est bien meilleure que pas de paix du tout.

Visite d’Etat de Ibrahim Boubacar Keïta en Algérie : GRAND MERCI AU PRESIDENT ABDEL AZIZ BOUTEFLIKA

L’Essor – Par AMADOU M CISSÉ – Date: lundi 23 mars 2015

Le chef de l’Etat rencontrera son homologue algérien pour lui exprimer de vive voix la reconnaissance de notre pays pour son rôle prépondérant dans la bonne conduite des pourparlers inter maliens d’Alger

Le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a entamé hier une visite d’Etat de 72 heures dans la capitale algérienne, en compagnie de son épouse Mme Keita Aminata Maiga et de quelques membres du gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.
Par cette visite, le chef de l’Etat tenait à remercier son « frère », le président algérien Abdel Aziz Bouteflika, pour son engagement personnel qui a contribué à l’aboutissement heureux des pourparlers inter maliens, avec l’appui de la communauté internationale. La visite s’inscrit également dans le cadre du développement continue des relations bilatérales entre les deux pays et aussi la perspective d’une coopération industrielle, notamment dans le domaine de l’automobile. Compte tenu de la haute importance de cette visite, l’agenda du président Keita est bien chargé.
C’est hier dans l’après-midi que l’avion présidentiel a atterri à l’aéroport Houari Boumediène d’Alger, en provenance de Windhoek en Namibie où Ibrahim Boubacar Keita a pris part à la cérémonie d’investiture de Hage Geingob, le nouveau président élu de ce pays d’Afrique australe (voir article de A ; Diarra ci-dessous). A sa descente d’avion, il a été accueilli par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensala. Salve de 21 coups de canon, exécution de notre hymne national, salut du drapeau, passage en revue d’un détachement de la Garde républicaine et d’un détachement de l’Armée nationale populaire, le président Keita a eu droit aux honneurs dus à son rang.
Après une courte pause au salon présidentiel, la délégation s’ébranle vers le Monument des Martyrs où le président Keita a déposé une gerbe de fleurs en la mémoire des victimes de la guerre d’indépendance de l’Algérie.
Ensuite, il a visité le Musée des « moudjahidines » taillé dans le cœur de la colline qui supporte le gigantesque monument. A la fin de la visite, Ibrahim Boubacar Keita a exprimé toute l’affection qu’il porte à ce pays courageux qui a conquis sa libération au prix du sang. « Le sacrifice énorme que le peuple algérien a consenti » doit être compris de tous, selon le président Keita qui a ajouté que notre pays « a toujours besoin de son frère Abdel Aziz Bouteflika » pour le parachèvement du processus de paix.
De ce haut lieu du souvenir et du recueillement, la délégation présidentielle a mis le cap sur la résidence d’Etat de « Zéralda » Villa n°4 où l’hôte de marque a pris ses quartiers. Pour la parenthèse, la résidence de Zéralda, vaste de plusieurs dizaines d’hectares, compte 4 villas présidentielles. Le vaste domaine est occupé aussi par des biches, des poissons et autres animaux sauvages qui déambulent en toute liberté dans l’enceinte hyper sécurisée. Ici, le chef de l’Etat prévoit une rencontre avec nos compatriotes vivant dans ce pays.
Aujourd’hui, Ibrahim Boubacar Keita entame son agenda par une audience qu’il accordera au Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal à Zéralda. Les deux personnalités feront le point de la coopération entre les deux pays avant de déblayer le chemin d’une coopération plus accrue dans des domaines d’intérêts communs. Dans l’après-midi, comme point d’orgue de cette visite, le président Keita rencontra son homologue Abdel Aziz Bouteflika dans sa résidence pour un entretien très attendu.
Demain mardi, le président de la République visitera le complexe de la Société nationale des véhicules industriels (Snvi), à Rouilla, en compagnie du ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, un autre grand ami de notre pays et chef d’orchestre des négociations inter maliens d’Alger. L’intérêt de cette visite est que notre pays aspire à l’acquisition d’une réplique de cette industrie sur son sol pour y propulser l’industrie de l’automobile. De Rouilla, Ibrahim Boubacar Keita ira à l’aéroport pour regagner Bamako.

IBK SE RECUEILLE AU SANCTUAIRE DES MARTYRS
« Un peuple est grand par la sauvegarde et le respect de la mémoire de ceux ont mérité de la patrie au prix de leur sang ! Vivent éternellement glorieux, ceux sans lesquels l’Algérie d’aujourd’hui, fière héritière de ceux pour lesquels une vie sans dignité préservée et respectée, sans honneur, n’avait aucun sens !… Au nom du peuple malien frère, qui sait se souvenir, il nous plait de rendre ici, aujourd’hui, l’hommage vibrant de notre peuple, heureux et fier de notre compagnonnage ! Grande et fière et belle Algérie, sous la conduite éclairée de notre estimé et bien aimé Abdel Aziz Bouteflika ! » C’est le texte signé « Ibrahim Boubacar Keita » dans le livre d’or du Musée du Sanctuaire des martyrs hier après-midi après une visite guidée.
Ce musée qui enseigne aux nouvelles générations le sacrifice d’une guerre de libération qui a fait plus d’un million de morts est situé au sous-sol du Mémorial des Martyrs. Cet édifice surplombant Alger et dominant la mer a été inauguré en 1982 pour le 20è anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.
Situé sur les hauteurs d’Alger, dans la municipalité d’El Madania à proximité du centre commercial El Riadh Feth, il est érigé sur le site d’un ancien fort militaire. Le monument d’une hauteur de 92 mètres est composé de trois feuilles de palmier qui se rejoignent à mi-hauteur. Au bord de chaque feuille de palmier se dresse une statue d’un soldat, chacun représentant une étape de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. L’ensemble repose sur une esplanade où brûle une flamme éternelle.
A. M. C

Mali : la résolution de la crise du Nord, thème officieux de la visite officielle d’IBK à Alger

23/03/2015 à 14:11 Par Benjamin Roger

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a entamé dimanche un voyage officiel de trois jours en Algérie. Il sera particulièrement question du fragile processus de paix malien, dans lequel Alger est directement impliqué depuis plus d’un an.

La dernière visite d’Ibrahim Boubacar Keïta à Alger remonte au mois de janvier 2014. À l’époque, les autorités algériennes commençaient tout juste, avec la bénédiction du président malien, à se positionner en tant que médiateur principal dans la complexe crise du Nord-Mali. Un an plus tard, l’Algérie a officiellement pris la tête de la médiation internationale chargée de résoudre ce conflit qui dure depuis plusieurs décennies.

Le résultat de cette prise en main algérienne a été la signature d’un pré-accord de paix, signé le 1er mars à Alger par le gouvernement malien et les médiateurs. Reste désormais un problème de taille : les groupes rebelles du Nord, regroupés sous la bannière de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), refusent toujours de parapher ce document qui, selon eux, ne satisfait pas leurs revendications.

Nul doute que ce nouveau blocage sera au coeur de la visite officielle de trois jours entamée dimanche 22 mars par IBK en Algérie. Accueilli par Abdelkader Bensalah, le président du Sénat et numéro deux de l’État, le président malien devrait également être reçu par son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika. Il rencontrera également le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, médiateur en chef dans la crise malienne. Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères, très impliqué dans ce dossier des négociations de paix, fait aussi partie du voyage.

Un dernier round de discussions à Alger ?

Durant cette visite, il devrait notamment être question de l’organisation d’un dernier round de discussions entre la médiation et les leaders de la CMA à Alger. Le 17 mars, une équipe de médiateurs internationaux s’est rendue à Kidal pour tenter de convaincre les rebelles de parapher le préaccord de paix. Mais la pression et les menaces de sanctions individuelles envisagées par l’ONU n’y ont rien fait : les chefs de la rébellion ont une fois de plus refusé de parapher ce document.

Face à ce qui pourrait être un nouvel échec dans le processus de paix, la médiation entend donc organiser une dernière réunion avec les responsables de la CMA pour prendre en compte leurs observations et surtout obtenir leur signature en bas du texte. Selon un responsable onusien, ce dernier round de discussions pourrait avoir lieu d’ici la fin du mois de mars à Alger. Reste maintenant à obtenir le feu vert des autorités algériennes.

 

Mali : en plein marché, Aqmi décapite un homme accusé de travailler pour les Français

23/03/2015 à 09:33 Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Des combattants d’Aqmi ont tué par balle puis décapité jeudi un civil qu’ils accusaient de travailler pour les forces françaises au Mali. L’exécution s’est déroulée en plein marché, dans un village à 120 kilomètres au nord de Tombouctou.

Les jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) poursuivent leur campagne de repression contre les civils accusés de collaborer avec les forces françaises de l’opération Barkhane. Jeudi 19 mars, un homme soupçonné d’informer les Français a été tué par balle puis décapité en plein marché dans un village de la région de Tombouctou, l’une des principales villes du nord du Mali.

Les faits se sont produits « en public, lors de la foire de la localité de Tichift au nord de Tombouctou », a indiqué à l’AFP une source militaire africaine au sein de la Minusma, la force de l’ONU au Mali. « À Tichift, situé à 120 km au nord de Tombouctou, les combattants d’Aqmi ont fait venir en plein marché un homme, Mohamed Mahmoud Ag Oumar. Il était accusé de travailler pour les forces françaises. Il a été exécuté et décapité », a affirmé une source sécuritaire régionale.

Distribution de tracts

Selon elle, les combattants d’Aqmi ont également distribué un communiqué pour « mettre en garde » les autres « informateurs » des forces françaises. Dans ce communiqué, l’organisation jihadiste menace d' »appliquer le même (traitement) à tous les autres traîtres qui travaillent contre l’islam pour le compte des forces étrangères dans le (…) nord du Mali ».

Aqmi avait déjà exécuté dans cette zone des hommes accusés de travailler pour les forces françaises et leurs alliés. Des zones entières du nord du Mali échappent encore au contrôle du pouvoir central et les groupes jihadistes reprennent peu à peu pied dans certaines régions, malgré la présence des troupes françaises de Barkhane et des Casques bleus de la Minusma, la mission de l’ONU au Mali.

 

 

 

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