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Autour du 26 mars…

by sur 30 mars 2015

La célébration du 26 mars 1991 a donné lieu à plusieurs cérémonies, notamment à la pyramide de la Paix, ainsi qu’à des prises de paroles et conférences, reliant toutes l’Histoire du mali aux événements actuels..

Panoramas des interventions sur le sujet.

ACCORD D’ALGER : DES RESSORTISSANTS DU NORD S’INSURGENT CONTRE L’APPELLATION AZAWAD

Aguibou Sogodogo –  Le Républicain – 30/03/2015 

Indigné par l’appellation Azawad dans l’accord d’Alger qui crée des polémiques, l’ancien député à l’Assemblée nationale, El Hadj Baba Haïdara dit Sandy, ancien président des élus du nord, a initié une rencontre des ressortissants du nord.

C’était le jeudi 26 mars 2015 à la Pyramide du Souvenir, en présence du président d’honneur du Collectif des ressortissants du nord (Coren), Ousmane Issoufi Maïga, des représentants des quatre régions du nord du Mali et de nombreuses autres personnalités.

 « Aucun groupuscule ne peut et ne doit s’arroger le droit même avec les armes de parler ou d’engager les autres sans leur avis », c’est en ces termes que l’honorable Sandy a commencé da déclaration.

Avant de signaler que le temps est venu de s’organiser pour bâtir une stratégie de communication pour réagir, puis «agir face à ceux qui prétendent parler à notre nom sans notre mandat. Le temps est venu d’affirmer notre identité et de réhabiliter notre histoire et notre géographie », a-t-il dit. Pour lui, si par la prise illégale des armes, un petit groupe d’aventuriers veut convaincre les démocrates du monde entier que 300 personnes rassemblées sur une piste d’aéroport peuvent représenter les populations des 4 régions du Mali « nous devons par la voie la plus appropriée et sans armes mobiliser 10.000 fois 300 personnes pour dire d’où nous venons ce que nous sommes et qui nous resterons. Des Maliens de Gao de Kidal de Mopti et de Tombouctou. Des Maliens tout court. Il nous appartient au cours de cette rencontre d’identifier ensemble une voix commune pour porter notre message contre la propagande des aventuriers », a martelé Sandy.

Avant d’indiquer que le temps de la résistance et de l’action a sonné. Selon Sandy, l’Azawad est une portion de Tombouctou qui ne doit pas s’étendre aux autres régions du Mali. Tous les intervenants ont salué l’initiative de l’honorable Sandy et ont souhaité la paix au Mali.

Pour Adama Samassekou de la région de Mopti, le document d’Alger est un mauvais accord mais le gouvernement n’avait pas le choix à le parapher car, dit-il, nous sommes sous tutelle. « Nous avons les ressources humaines pour décrypter les pièges de cet accord », a-t-il dit.

A la fin de la rencontre, une commission d’une dizaine de personne fut placée sous la présidence de l’ancien premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga pour non seulement dénoncer l’appellation Azawad mais également d’élaborer des stratégies pour une paix durable au Mali. 

Préservation de l’intégrité territoriale du Mali : LES RESSORTISSANTS DU NORD DONNENT DE LA VOIX

Alhoudourou A. MAÏGA – source : L Essor du 27 mars 2015

Les ressortissants du Nord (ceux des régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal) se sont réunis à Bamako jeudi dernier à la Pyramide du souvenir. Ils sont sortis nombreux pour dire « non » à l’Azawad et « oui » à l’accord de paix paraphé par le gouvernement et la Plateforme le 1er mars à Alger.

« Nous avons beaucoup laissé faire les aventuriers rebelles. Notre silence, face à la situation qui a prévalu après la crise et aujourd’hui après le paraphe de l’accord d’Alger, est devenu coupable car on dit : qui ne dit mot consent. Nous disons ça suffit ! Brisons le silence parce qu’aucun groupuscule n’a le droit d’engager la guerre sur un territoire sans concerter ses propriétaires !»

Ces propos musclés ont été émis par l’ancien député élu à Tombouctou et initiateur de la rencontre, Elhaj Baba Haïdara dit « Sandy ». Il avait à ses côtés au présidium, Adama Samassékou (représentant la Région de Mopti), Abdrahamane Chérif Haïdara (pour Tombouctou), Abdourhamane Touré (au compte de la Région de Gao) et Moussa Ag Ittazoumé (pour Kidal).

Se disant exaspéré par « le mutisme » des ressortissants du Nord à Bamako, Elhaj Baba Haïdara estime que le temps est venu pour l’ensemble des ressortissants du Nord (de Mopti à Kidal) d’affirmer leur identité, de revendiquer leur géographie et leur histoire. « Je vous invite à vous engager pour que Mopti, Tombouctou, Gao, et Kidal restent respectivement les 5ème, 6ème, 7ème et 8ème régions administratives du Mali », a incité l’orateur félicitant le gouvernement pour les efforts consentis afin d’établir une paix durable au Mali, et recouvrer l’intégrité du territoire national.

Pour Adama Samassékou, il faut mobiliser les ressources nécessaires afin d’affronter la phase de la mise en œuvre de l’accord de paix, et organiser d’autres rencontres en vue de créer une grande association qui représentera « les régions de la boucle du Niger ».

Le président de la coordination du mouvement Ganda Koy, Mahamane Alassane Maïga, est, lui, partisan d’un « grand meeting qui permettra de mettre en place des commissions de réflexion pour sortir des messages forts ». Cette proposition répond à une des préoccupations des ressortissants des quatre régions du nord : le déficit de communication sur la réalité prévalant sur le terrain. Et Mahamane Alassane Maïga de dénoncer la complicité des médias internationaux avec le trio Moussa Ag Assarid, Moussa Ag Acharatoumane et Moussa Ag Attaher auxquels ils ouvrent complaisamment leurs antennes et leurs colonnes.

L’ancien président du Collectif des ressortissants du Nord (COREN 1991-2010), Almouzar Maïga, estime que tous les Maliens, soucieux du problème que vit le pays, doivent se mobiliser pour « mettre les points sur les i », et dire « niet » au projet insensé des indépendantistes. « Eux-mêmes ne feront rien de l’indépendance dans les conditions actuelles du nord. J’appelle le gouvernement à compter essentiellement sur ses propres ressources pour avancer et amorcer le développement. L’Etat ne peut plus compter sur l’aide internationale », estime-t-il.

« Ce groupuscule de 300 personnes n’est pas mandaté par les communautés du Nord. Il y a véritablement péril en notre demeure et nous allons d’ores et déjà créer un cadre proactif pour contrer la propagande du MNLA et ses acolytes. Il urge de créer une cellule de communication qui diffusera les informations sur le Nord en temps réel sans attendre une assemblée générale », a renchéri Elhaj Baba Haïdara.

 Pr Aly Nouhoum Diallo à l’occasion de la commémoration de la journée des martyrs : « Tous les germes de la désintégration du pays sont dans l’accord d’Alger »

 Aguibou Sogodogo & Madiassa Kaba Diakité – Le Républicain du 27 Mars 2015

 A l’occasion de la commémoration de la journée des martyrs, la Pyramide du souvenir a organisé le jeudi 26 mars 2015, en son sein, une conférence débat sur le thème « Election communale sur fond d’insécurité et de défense de l’Etat et des partis politiques : Vers un report ou une gouvernance partagée ? » Cette conférence débat était animée par le Dr Modibo Bah Koné, Pr à l’Université de Bamako et Mr Mamadou Coulibaly, en présence de la directrice de la Pyramide du Souvenir, Mme Aïchata Abdou Maïga, de l’ex-première Dame du Mali, Mme Traoré Mintou Doucouré, du ministre des affaires religieuse, Thierno Hass Diallo, du représentant du ministre de la Culture, Almamy I Koreissi, des acteurs du mouvement démocratique, des pionniers et d’autres personnalités. Au cours de cette conférence débat, le Pr Aly Nouhoum Diallo a fait savoir que tous les germes de la désintégration du pays sont dans l’accord d’Alger.

« La commémoration de la journée du 26 Mars 2015 m’offre l’occasion de m’incliner devant tous les martyrs tombés sur le champ de l’honneur. Les martyrs d’hier et d’aujourd’hui. Nous ne pouvons les oublier car leur sacrifice nous a apporté la démocratie et la liberté. Aujourd’hui notre pays est replongé dans une crise sécuritaire dont les répercussions se font sentir sur l’état de la Nation et de toutes les institutions », c’est pas ces phrases que la directrice de la Pyramide Mme Aïchata Abdou Maïga a commencé ses mots de bienvenu. Avant d’ajouter que face à cette situation, que résulte du piétinement des accords d’Alger censés aboutir à la consolidation l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, la Pyramide du Souvenir pense que la solution se trouve dans le dialogue inclusif entre tous les protagonistes pour une meilleure gouvernance.

Quant au représentant du ministre de la Culture, Almamy I Koreissi, il a remercié la Pyramide pour le choix de ce thème. « Le report des élections est un soulagement pour l’ensemble des acteurs du processus électoral, certes, mais nous devons rapidement profiter de l’aboutissement espéré des Accords d’Alger en vue d’une sortie de crise définitive. Et donc travailler au retour de l’Administration dans les localités des 3 régions du Nord et de Mopti pour la réussite d’élections libres, démocratiques et transparentes. Nous savons que la régionalisation qui confiera désormais la responsabilité des questions de développement aux conseils régionaux, restera un vain mot sans le retour de la paix et de la sécurité », a-t-il dit.

Après ces différentes déclarations, le premier conférencier, Dr Koné a, au cours de son exposé, rassuré que la date du 26 galvanisera la jeunesse malienne. Avant de mettre l’accent sur les trois constitutions qu’a connu le Mali a savoir celle de 1960, 1974 et de 1992 qui est toujours en vigueur. « Le 04 Septembre 2013 avec la prestation de serment du troisième président élu de la IIIème République, Mr Ibrahim Boubacar KEITA, le Mali va ouvrir une nouvelle page de son histoire en renouant avec la démocratie. L’immense espoir soulevé par comparable qu’a celui de la chute de la IIème République et de l’avènement de la démocratie le 26 Mars 1991. Cette première expérience démocratique a abouti au chaos », a-t-il dit. Quant au deuxième conférencier, Mamadou Coulibaly, il a expliqué les attributs du conseil communal et des maires.

Lors des débats, le ministre Thierno H Diallo a souligné qu’un mauvais accord vaut mieux que sans accord. « Ceux qui ont négocié l’accord d’Alger savent qu’il y’a des insuffisances mais une paix négociée vaut mieux que sans paix », a-t-il martelé. Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali N Diallo, les rapports de force du moment a obligé le gouvernement à parapher l’accord d’Alger.

« La constitution a été signé à Alger. C’est la première fois qu’on voit dans un accord un chapitre consacré à l’Azawad. Tout le nord du Mali n’est pas l’azawad. Il est évident qu’on est inquiet. Et il est légitime que nous crions des inquiétudes. Les rapports de force ne nous sont pas favorables. Heureusement que le Gatia a permis un peu qu’on relève la tête. L’accord est un danger. Tous les germes de la désintégration y sont dedans. Comment faire en sorte que les rapports de force change et rapidement ? », a dit Ali N Diallo. Enfin, il a souhaité la nécessité d’avoir la paix avant les élections communales et régionales.

LES IDÉAUX DE MARS 1991 ET LA QUESTION DE L’UNITÉ NATIONALE:

Bamako, le 21 mars 2015 – Par Lerepublicainmali 

(Conférence prononcée par Tiébilé Dramé à la Pyramide du Souvenir à l’occasion du 24 anniversaire du vendredi noir, journée des martyrs).

« Je voudrais remercier l’ADVR (association pour la défense des victimes de la répression de mars 1991) qui nous donne l’occasion ce matin, en rendant hommage aux martyrs de la révolution démocratique de mars 1991, d’évoquer la longue quête de liberté, de justice et de démocratie du peuple malien.

Mars 1991, loin d’être un aboutissement, est une étape ( certes cruciale ) mais une étape de la lutte de notre peuple pour l’indépendance et la dignité.

Cette lutte a commencé avec la résistance contre la conquête impérialiste. Les leaders de la résistance anti-impérialiste avaient, entre autres, pour noms: El Hadj Omar, Ahmadou Sékou,  Babemba, Samory, Mamadou Lamine, Souébou, Cheiboun et j’en passe.

La quête de la souveraineté et de la dignité s’est poursuivie avec les luttes multiformes contre l’oppression coloniale: le travail forcé, le régime de l’indigénat et l’humiliation.

Les résistants qui ont levé le drapeau de la dignité nationale pendant cette période sombre sont, entre autres, Komi Diossé, leader de la révolte du Bélédugu (1915), Banzani, intrépide dirigeant de la révolte des Bwas  (1916) et l’Aménokal des Oulliminden, Firhoun Ag Alinsar (1916).

Puis, il y a eu la naissance des syndicats, les luttes des cheminots du Dakar-Niger, luttes immortalisées par Sembène Ousmane dans le roman « Les bouts de bois de Dieu », la création de l’Union des travailleurs noirs ( UTN) par le Soudanais Tiémogo Garan Kouyaté.

Les activités des groupes politiques clandestins, celles des partis comme l’Union soudanaise RDA ou le PSP, la lutte pour l’indépendance nationale, le 22 septembre 1960 rentrent dans le cadre de cette longue quête de la dignité et de  la liberté.
L’indépendance conquise, les efforts pour forger une nation malienne et édifier une  économie nationale ont continué jusqu’au coup d’État militaire du 19 novembre 1968.
De cette date à la révolution de mars 1991, le peuple n’a pas courbé l’échine.
Inspirées et animées par le PMT ( parti malien du travail) et ses rameaux ainsi que par l’US-RDA et ses rameaux, des luttes multiformes ( à l’intérieur comme dans la diaspora) ont marqué la résistance du peuple.

Les rameaux du PMT sont: SVB, Sanfin, Union de lutte Tiémogo Garan Kouyaté.
Ceux de l’US-RDA sont le RPM ( celui de 1974 qui a diffusé un tract contre le référendum qui devait adopter la constitution du 2 juin 1974), le PMRD, le FDPM, puis le FNDP.
Ce sont ces deux grandes familles de la résistance qui ont créé et/ou animé les nombreuses associations et syndicats parmi lesquels on peut citer: Askia Nouh, CDLDM, STMF,  UNTM/SNEC, UNEEM,  Jamana, Club Nelson Mandela, ADIDE, AEEM, CNID, ADEMA….. En outre, des militants issus de ces deux familles politiques ont été parmi les pionniers de la presse libre dont la contribution a été décisive dans l’avènement de la démocratie.

Né de la lutte contre le coup d’État de 1968, le mouvement démocratique atteindra son point culminant avec la fermentation et l’ébullition démocratiques qui conduiront à la révolution de mars 1991.

Le mouvement démocratique malien est le père de la révolution de mars.

La 3ème République qui est la fille de cette révolution est consacrée de juré par la constitution adoptée par le peuple souverain du Mali le 12 janvier 1992.
Reprenant les idéaux de mars et réaffirmant l’aspiration profonde du peuple malien à la liberté, la justice et la démocratie, cette constitution proclame que le Mali est une République démocratique, laïque et sociale.

Alors qu’elle proclame que la République du Mali est une et indivisible, elle reconnaît le principe de la libre administration des collectivités territoriales tel que voulu par la conférence nationale souveraine réunie en juillet et août 1991 après la victoire de l’insurrection.

En vertu de ce principe, le Mali a mis en œuvre ( suite à un intense débat participatif à travers tout le pays) une grande réforme démocratique: la décentralisation qui a créé 703 communes!

La décentralisation a été une réponse institutionnelle à la demande  de démocratie exprimée par les populations à la base qui ont souhaité une gestion de proximité de leurs affaires.

Elle a été également une réponse politique aux revendications exprimées par les groupes armés du Nord lors de la rébellion du début de la décennie 1990.
Le Pacte national d’avril 1992 signé entre le gouvernement de transition et les mouvements armés d’alors a ouvert au Mali une période de vingt années pendant lesquelles ont été accomplis d’immenses efforts d’intégration nationale, donc de construction de la Nation malienne plurielle.

Cette ère caractérisée par une politique soutenue de stabilisation du Nord, de solidarité, de réconciliation, de développement et par la mise en œuvre du principe de libre administration des collectivités a été interrompue par la rébellion déclenchée par le MNLA en janvier 2012 suivie de l’occupation des 2/3 du territoire par des groupes djihadistes.

Il est vrai que la dernière décennie de cette période a connu des ralentissements dans la mise en œuvre de la décentralisation et même des reculs qui ont fini par réveiller au Nord des velléités identitaires notamment en 2006 et en 2012.

La présence des djihadistes étrangers sur notre territoire, le business des otages occidentaux et le narco trafic ont contribué à fragiliser notre pays et à déstabiliser le Nord.

La question de l’unité nationale est d’une brûlante actualité. Elle se pose avec acuité au regard de la profonde crise sécuritaire et institutionnelle déclenchée en 2012 par la rébellion du MNLA qui a vu l’effondrement de l’armée et de l’État.
Elle se pose avec inquiétudes au regard des résultats issus du long processus d’Alger et du blocage consécutif au refus des groupes de Kidal de parapher le projet d’accord du 1er mars.

Sans débat et sans bilan critique de la décentralisation, le projet d’Alger crée de facto des régions autonomes dirigées par des présidents de régions élus au suffrage universel direct et cumulant les fonctions de président de l’Assemblée Régionale, de chef de l’Exécutif et de l’administration de la région.

Les décisions des organes délibérants de ces régions seront exécutoires dès après transmission au Représentant de l’État qui ne pourra exercer qu’une mission de contrôle a posteriori.

La nouvelle gouvernance instaurée au lendemain de l’élection présidentielle a fragilisé l’État déjà affaibli par la crise sécuritaire et institutionnelle.

Dans ces conditions, beaucoup craignent que le projet d’accord d’Alger ne renferme les germes d’une désintégration à terme du Mali.

S’il est impossible d’espérer revenir au statu quo ante, celui d’un État central, dominateur et prédateur depuis Bamako, il y a lieu d’entendre les angoisses et les inquiétudes suscitées par plusieurs dispositions du projet d’Alger.

Le Mali de mars 2015 ressemble à un pays au pied du mur, coincé entre le marteau et l’enclume.

Il faudra alors, au vu du blocage actuel, que le Mali reprenne le contrôle du processus de sortie de crise et relance le dialogue inter-malien pour parvenir à un accord susceptible de restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays.

Par dessus tout, il est urgent que s’engagent des concertations nationales pour débattre à la fois du blocage du processus de sortie de crise et de la situation générale du pays.

C’est à ce prix qu’il sera possible de conjurer les menaces qui pèsent sur la Nation et d’éviter les risques de guerre civile au Nord, de nouvelle rechute et d’effondrement du pays.

Ces concertations seront respectueuses de la constitution et de la légitimité de l’institution présidentielle.

Elles permettront de dessiner une feuille de route pour: 

– relancer le dialogue inter-malien maîtrisé par notre pays,

– préserver l’intégrité du territoire, l’unité nationale et promouvoir  la réconciliation et la cohésion,

– restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays,

– élaborer un consensus sur la bonne gouvernance et l’état de droit au Mali.

 

 

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