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Journée des dupes : suite

by sur 11 avril 2015

Un jour c’est oui, un jour c’est non, le gouvernement annonce la signature pour le 15 et la coordination des mouvements armés dément le lendemain, l’ONU presse les parties de signer, le Maroc et l’Algérie s’égratignent…

Et pour couronner le tout, l’aménokal des Ifoghas, également député RPM (majorité présidentielle), pose des conditions assez ubuesques à la signature d’un accord, démontrant, s’il en était besoin, que la pratique du double jeu et de la double parole n’est pas vaine à Kidal…

L’ONU demande aux rebelles du nord de signer l’accord d’Alger

AFP – Source: Africatime – 10 avril 2015

Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé instamment vendredi aux rebelles du nord du Mali de signer sans délai l’accord de paix d’Alger avec le gouvernement malien.

Dans une déclaration adoptée par consensus, les 15 pays membres « exhortent les groupes armés de la Coordination à parapher le projet d’accord et demandent à tous les acteurs qui ont de l’influence sur les parties prenantes au Mali de l’utiliser dans ce sens ». Les 15 pays « expriment leur intention de continuer à suivre de près les développements à cet égard ».

Le Conseil « considère que cet accord est équilibré et complet » et demande à tous les protagonistes de « saisir cette occasion historique » de résoudre la crise en signant l’accord et en s’engageant à « l’appliquer de manière complète, sincère et effective ».

Les négociations de paix sur le Mali engagées en juillet à Alger se sont soldées le 1er mars par un accord inachevé, paraphé par le gouvernement malien, mais pas par les rebelles du nord qui ont réclamé un « délai raisonnable » pour consulter leur base.

Le ministre des Affaires étrangères malien avait demandé jeudi au Conseil d’accentuer la pression sur les rebelles pour qu’ils acceptent l’accord.

« Les Maliens sont prêts pour la paix. Ils sont fatigués de la guerre. Ils veulent tourner cette page sombre de l’histoire de notre nation, une et indivisible », avait affirmé Abdoulaye Diop, en demandant au Conseil d’adopter des sanctions si nécessaire.

L’Algérie, qui mène la médiation, a prévu une nouvelle échéance le 15 avril lors de laquelle les rebelles doivent parapher l’accord de paix, avec une signature officielle entre les deux parties qui doit suivre peu après. Diop s’est montré prudent sur cette échéance et a dit attendre un signe de la part des rebelles.

L’accord négocié sous l’égide de l’ONU offre une plus grande autonomie au nord du pays, demandée de longue date, notamment par les touaregs.

Il permettrait de mettre fin à un conflit qui divise le pays depuis 2012. 

La CMA déclare ne pas pouvoir parapher l’accord en son état actuel

10-04-2015

Coordination des Mouvements de l’Azawad – Communiqué de Presse

La Coordination des Mouvements de l’Azawad  / CMA informe l’opinion nationale de l’Azawad et l’opinion internationale qu’en réponse à sa lettre du 04 avril 2015 le chef de file de la Médiation, par lettre officielle en date du 06 Avril 2015,  l’a informée de l’organisation du paraphe, le 15 Avril 2015 à Alger, de  « l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ».

La CMA, tout en réaffirmant sa disponibilité à donner toutes les chances à l’aboutissement d’un paraphe, réitère, encore une fois, son attachement à la prise en compte des amendements qu’elle a remis à la mission internationale, le 17 mars 2015 à Kidal, amendements qui constituent l’essentiel des revendications de l’AZAWAD.

Par conséquent, la CMA, informe  qu’elle ne pourra pas parapher « l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali » dans son état actuel et à la date indiquée.

La CMA  remercie vivement la médiation et particulièrement son chef de file pour les efforts inlassables déployés avec dextérité et dévouement depuis bientôt une année. En même temps elle réaffirme son ferme engagement à poursuivre le dialogue tout en sollicitant la médiation pour davantage d’efforts afin de prendre en compte les préoccupations issues de la volonté du Peuple de l’Azawad.

Fait à Nouakchott, le 10 Avril 2015

Pour  La commission de communication de la CMA

Mossa Ag Attaher

 Les propositions de Mohamed Ag Intalla pour une sortie de crise

Kassim TRAORE – Le Reporter du 9 avril 2015

  • L’annulation des poursuites judiciaires contre Iyad Aghali
  • L’application de la charia à Kidal
  • Le retour de l’armée sans les éléments de Gamou

Depuis le paraphe de l’accord d’Alger, Mohamed Ag Intalla, le nouvel Amenokal de Kidal, fait parler de lui. Il manie à souhait un double langage. Il a en effet soutenu un moment que Kidal fait bel et bien partie du Mali. Avant de renier ses propos dans une vidéo qui a fait encore bruit.

Mohamed Ag Intalla est actuellement à Bamako dans le cadre de la rentrée parlementaire. Pour rappel, il est député issu des rangs du Rassemblement pour le Mali (Rpm). Le fils du patriarche Intalla semble être dans un double jeu, puisqu’il a suivi toutes les activités des groupes armés du nord, notamment les réunions de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad (Cma). Il est par ailleurs membre du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), comme son frère Alghabass Ag Intalla. Tous les deux entretiennent des relations très étroites avec le rebelle en chef et bandit de grand chemin, Iyad Aghali, dont ils appliquent à la lettre les décisions.

Mohamed Ag Intalla dit pourtant que le Mali restera un et indivisible. Mais il ne s’embarrasse guère d’assortir cette «conviction» de conditionnalités. S’il ne s’agit pas des recommandations issues de la réunion de Kidal, qui s’est essentiellement focalisée sur l’avenir des chefs rebelles.

Selon nos sources, L’Amenokal de Kidal a avoué à certaines personnalités qu’il y a quelques propositions pour que le document d’Alger soit paraphé par les membres de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad (Cma). Au nombre desquelles, il a cité la cessation des poursuites ou l’annulation du mandat d’arrêt contre Iyad Aghali. Cette condition semble être non négociable puisqu’il la qualifie de principale et la plus importante à remplir urgemment.

Sa deuxième proposition requiert l’application de la charia à Kidal et dans ses cercles. La troisième proposition admet le retour de l’armée malienne dans la région de Kidal mais purgée des éléments du groupe du général Gamou, des hommes du Gatia, et ceux du Mouvement arabe de l’Azawad (Maa), tous fidèles à Bamako.

Si ces conditions venaient être réunies, à en croire Mohamed Ag Intalla, la Coordination des mouvements armés de l’Azawad devrait, sans réfléchir, parapher et signer l’accord d’Alger.

Pour ainsi dire, ces propositions de Mohamed Ag Intalla étaient déjà consignées dans un document qui avait provoqué à l’époque une mésentente entre le Hcua et le Mnla. D’autant que ce dernier groupe se dit opposé à l’application de la charia. Mais il ne désapprouve guère les deux autres propositions formulées par Intalla. Mieux, le Mnla n’a pas d’hommes pour  faire le combat, il se rabat sur le Hcua qui a des connexions avec les terroristes et jihadistes.

L’information donnée par Mohamed Ag Intalla n’est point une surprise dans la mesure où les responsables de la Cma sont en train de chercher des points de chute. Sachant qu’ils ne peuvent pas continuer dans cette situation, ils sont allés rencontrer la médiation en lui faisant les mêmes propositions. Les Algériens leur ont fait savoir qu’ils ne pourront pas accepter de telles propositions sans l’aval des autres parties.

Le Mali vient d’être informé, tout comme la Minusma et la communauté internationale, des vraies intentions des groupes armés de Kidal. Lesquels cherchent à sauver la tête d’Iyad et à se ménager des portes de sortie. Un préalable au paraphe et à la signature de l’accord d’Alger 2015.

Cependant, les propositions de Mohamed Ag Intalla risquent de se heurter à un certain nombre de réalités tangibles. En effet, le nom d’Iyad Aghali figure sur la liste des terroristes à abattre. De plus, le Mali ne pourra pas parler d’application de la charia à Kidal dans un Etat laïc tout comme la communauté internationale.

 Signature de l’accord d’Alger par la CMA le 15 avril: Les raisons d’une volte-face

Par L’Indicateur du Renouveau – Nabila – 10-04-2015

Après plus d’un mois de résistance, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) va finalement signer. L’information a été donnée hier par le Premier ministre lors d’une rencontre avec les responsables des partis politiques. Ce revirement des séparatistes notamment du MNLA à l’origine du blocage, annoncé par notre journal depuis la semaine dernière, est dicté par de différentes raisons.

Après  plus  d’un mois de tergiversation, la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma), a, enfin, accepté de parapher le projet d’accord de paix. L’information a été portée hier même, à la connaissance des plus autorités maliennes par la médiation algérienne. Selon la médiation, les groupes rebelles ont finalement accepté de parapher. Cette signature (paraphe) est annoncée pour le 15 avril prochain.

Et  le Premier ministre lors d’une rencontre avec les responsables des partis politiques a confirmé ce revirement des séparatistes notamment du MNLA à l’origine du blocage, annoncé par notre journal depuis la semaine dernière, est dicté par de différentes raisons.  En effet, au sein de la CMA, le HCUA très proche de l’Algérie, avait commencé à prendre ses distances avec  le MNLA qui faisait dans la surenchère.

Depuis le début de la semaine dernière, le MAA et le HCUA avaient annoncé vouloir  parapher l’accord d’Alger pour peu qu’une partie de leurs revendications soit prise en charge et devaient rendre publique leur prise de position laissant le MNLA cavalier seul accusé d’ailleurs d’avoir affiché une attitude trouble et des positions inconstantes  depuis le début des négociations.

Le coup de griffe donné par son nouvel allié marocain le weekend dernier en critiquant la médiation algérienne,  n’a rien donné puisque les Etats-Unis et la France ainsi que l’Onu ont vite fait d’apporter leurs soutiens à l’Algérie.

En plus du risque d’isolement, le MNLA a commencé à laisser apparaitre les premiers signes de dissensions internes  car certains de ses leaders ont commencé à prendre leurs distances comme Acharatouman qui vient de créer une base militaire à Tamkoutate, près d’Ansong

D’un autre côté, les manifestations au nord du pays ont prouvé que le MNLA, qui se prévaut de l’appui de la société civile de “l’Azawad”, ne dispose de base que dans Kidal puisque les populations de Gao, Tombouctou et Ménaka ont, pendant leur sortie dans la rue, réclamé la signature de l’accord d’Alger.

Enfin, les menaces de sanctions ( gel d’avoirs, interdiction de voyages et poursuite pour sabotage du processus de paix) proférées par les émissaires américains auprès des autorités marocaines, ont fini par convaincre les leaders du MNLA isolés et appauvris depuis la fin du règne de Blaise Compaoré, qu’ils n’ont d’autre choix que de signer.  Mais, d’ici le 15 avril, ces individus peuvent encore faire une nouvelle volte-face.

 

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