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Iyad Ag Ghalli, manipulateur en chef

by sur 15 avril 2015

Ce n’est pas la première fois que nous attirons l’attention sur le personnage, qualifié parfois de « ‘renard du désert ».

Iyad Ag Ghalli manipulateur de génie, tire effectivement beaucoup des ficelles au Mali.

Ami des Algériens, insaisissable, il menace les groupes tentés par la signature de l’accord d’Alger qu’il fait d’ailleurs capoter (cf. la page de présentation) et active ses troupes fondues dans la population.

En s’appuyant aussi sur de nouveaux groupes aux revendications identiques aux siennes : s’affranchir du pouvoir central et appliquer la charia. On cite l’un de ses « élèves », Hamadou Koufa, et sa Force de libération du Macina à l’oeuvre dans les régions de Ségou et de Mopti.

Il apparaît même qu’il se soit affranchi de la tutelle d’AQMI pour fonder son propre califat. Ce qui n’est pas impossible quand on connaît le personnage.

Le divorce serait-il consommé entre Iyad Ag Ghaly et AQMI ?

14 avril 2015 – Ibrahim Keïta – Maliweb

2014-08-07 Iyad Ag Ghalli ansardine

Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine

L’entourage de la MINUSMA le confirme : le camp d’otage visé par la France était dirigé par des Touaregs proches d’Iyad Ag Ghaly. Nouveau coup dur pour le caméléon de l’Adrar, définitivement plus à l’aise comme leader rebelle que comme apprenti chef jihadiste.

Une semaine après la libération de l’otage néerlandais par l’armée française, on commence à en savoir un peu plus sur ce fameux camp de détention situé à l’extrême nord de l’Adrar des Ifoghas. Des informations recueillies auprès d’un officier de la MINUSMA voudraient que ce camp ait appartenu « à des jihadistes touaregs d’Ansar Dine ». La filiale d’AQMI au Mali a donc été durement touchée et ce n’est probablement que le début tant on imagine que les prisonniers vont livrer de précieuses informations au profit de Barkhane, apparemment résolu à ne pas laisser cette poignée de terroristes touaregs coloniser Kidal et prendre en otage sa population.

Nous autres Maliens pourrions presque sourire de voir Iyad Ag Ghaly détenir des otages. Ses rares partisans ont coutume de défendre leur chef en disant que « lui » est quelqu’un de respectable, qu’il avait pour ligne rouge l’enlèvement d’otages étrangers. Et de s’abriter derrière la culture nomade de « bon accueil des étrangers ». Foutaises ! Preuve est ici faite que tout ceci n’est qu’artifice et poudre aux yeux ! La réputation d’Iyad Ag Ghaly est gâtée à la fois vis-à-vis d’AQMI mais aussi auprès des quelques naïfs qui croyaient encore en sa bonne foi. Non seulement il détient personnellement des otages, mais en plus de cela il finance son organisation terroriste avec l’argent de leur libération…

Le divorce entre lui et AQMI serait apparemment proche. AQMI a certes soutenu et armé Iyad Ag Ghaly mais l’organisation terroriste s’est toujours méfiée de ce dernier, connu pour changer de couleur aussi rapidement qu’un caméléon. Aujourd’hui AQMI, et demain ?

Iyad Ag Ghaly n’a jamais caché de son côté le peu de respect qu’il avait pour les terroristes algériens d’AQMI. Déjà en 2012, un de ses proches nous confiait : « il a intérêt à être avec AQMI pour lutter contre le MNLA, mais derrière il les qualifie de lâches parce qu’ils sont algériens et qu’ils ont quitté l’Algérie pour venir se cacher au nord du Mali, chez lui ». La trahison semblait donc écrite et l’heure semble venue si l’on en croit notre officier de la MINUSMA : « des informations nous laissent penser que des tensions importantes existent entre les deux groupes. Non seulement AQMI commence à déserter le Mali pour la Libye, mais Iyad Ag Ghaly chercherait à créer un califat touareg, sans AQMI ». Des informations pour le moins inquiétantes pour le Mali et pour Kidal.

 Terrorisme: Le Front de libération du Macina soupçonné

Par L’Indicateur du Renouveau – 15 avril 2015

Selon Human Rights Watch, dans le Centre du Mali, un groupe armé islamiste, appelé la Force de libération du Macina, a commis de graves abus au cours d’opérations militaires contre les forces de sécurité maliennes. Les assaillants ont exécuté sommairement au moins cinq hommes soupçonnés d’avoir travaillé comme guides ou d’avoir fourni des informations à l’armée. Depuis janvier 2015, ils ont attaqué plusieurs villes et villages dans les régions de Mopti et Ségou, dans le Centre du Mali. Parmi les villes attaquées figurent Nampala, Tenenkou, Dioura, Boulkessi, Gathi-Lemou et Dogofry.

Des témoins ont raconté que des combattants de ce groupe ont traîné le chef d’un village près de Dioura hors de sa maison avant de l’exécuter, et qu’ils ont abattu un autre homme un jour de marché dans un village près de Nampala. Le groupe a également incendié plusieurs bâtiments du gouvernement local et a détruit une tour de communication. Lors des réunions publiques et dans des tracts distribués dans les villes et les villages, le groupe a menacé de mort la population locale si elle collaborait avec les forces françaises, le gouvernement ou la mission de maintien de la paix de l’ONU.

Des témoins ont raconté à Human Rights Watch que la vaste majorité de ses combattants semblaient être des Peuls venant d’un groupe armé islamiste allié soit au Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), soit à Ançar Eddine. Certains témoins ont dit avoir entendu les hommes armés se désigner comme la Force de libération du Macina, en référence à une région du Centre du Mali.

Cette nouvelle zone d’opérations d’un groupe armé islamiste a suscité une peur considérable au sein de la population, et a conduit à la fuite de nombreux représentants du gouvernement local, y compris des administrateurs, des maires, des chefs, des enseignants et des juges.

 

Recrudescence des attaques terroristes au nord et au centre du Mali : De lourds soupçons pèsent sur le Front de libération du Macina, l’un des bras armés de Iyad Ag Ghaly dans la région de Mopti

 Diakaridia YOSSI – L’Indépendant – 14 avril 2015

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon,  a mis la communauté  internationale en garde face à la montée en puissance de ce mouvement

L’année 2015 aura été très douloureuse pour les forces armées maliennes (FAMA), la MINUSMA et la Force Barkhane.

            En effet, elles ont été harcelées par des opérations terroristes qui, initialement perpétrées dans les régions du nord, ont commencé à gagner du terrain dans le centre de notre pays, notamment dans les régions de Mopti et Ségou. Ces actions terroristes posées çà et là, à en croire  plusieurs spécialistes des questions sécuritaires ainsi que le mode opératoire, portent la marque du Front de libération du Macina, l’un des bras armés du chef d’Ançar Dine, Iyad Ag Ghaly.

Composé majoritairement d’anciens éléments du MUJAO et d’Ançar Dine, ce mouvement qui prône le rétablissement de l’ancien empire peulh du Macina fondé par Sékou Amadou Barry au 19ème siècle,  monte en puissance et inquiète la communauté internationale.

Depuis le déclenchement en janvier 2013 de l’Opération Serval, devenue Force Barkhane en 2014, et qui a abouti à la destruction des bases terroristes dans le nord de notre pays, le chef d’Ançar Dine, Iyad Ag Ghaly, qui se sait traqué  par les forces spéciales françaises et bien d’autres chefs de groupes terroristes qui ont échappé à la mort, ont longtemps observé un silence pour passer inaperçus.

Mais, depuis quelques mois, Iyad Ag Ghaly étend son emprise dans la cinquième région administrative du Mali et  se fait signaler à travers le Front de libération du Macina, indexé par plusieurs sources sécuritaires comme étant à la base des récentes attaques perpétrées dans les localités de Tenenkou, Boni, Diafarabé, Diabali etc. Il y a deux mois environ, un responsable militaire nous confiait ceci : « Le Front de libération du Macina constitue une menace plus grave que la situation qui prévaut dans les régions du nord. Tous les bergers ou presque sont dotés en kalachnikov. Si l’on y prend garde, dans quelques mois,  ce sera la catastrophe ».

Cette prophétie est en train de se matérialiser, car il est formellement établi, selon des sources sécuritaires dignes de foi, que les attaques de Boni (deux morts), de Diafarabé (un mort) et de Diabali (deux morts et non trois comme l’avait dit une source sécuritaire) entre autres, sont l’œuvre de ce Front qui commence à être très présent et très menaçant dans les régions de Mopti et Ségou.

D’aucuns disent qu’il est organisé et dirigé par le tristement célèbre Amadou Koufa, un imam aux prêches virulents, adepte d’un islam rigoriste,  ayant fait allégeance à Iyad Ag Ghaly et qui caressait le rêve d’être l’imam de Konna en charge de faire appliquer la Charia en lieu et place des autorités administratives et religieuses traditionnelles.

L’Opération Serval a brisé ce rêve car c’est à partir de Konna que la reconquête du nord du Mali a été lancée et, depuis, le prêcheur n’a plus donné signe de vie sans qu’on ne sache s’il a été tué ou pas.

Plusieurs indiscrétions désignent Amadou Koufa comme étant le principal parrain du Front pour la libération du Macina. Prenant très au sérieux ce mouvement sans doute terroriste, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon a, dans un rapport récent, mis la communauté internationale en garde face à la montée en puissance du Front de libération du Macina.

« Une intensification de l’activité des groupes extrémistes  a été signalée dans les  régions, auparavant épargnées, de Ségou et de Mopti. Pour la  première fois, Bamako a été visée.  Le 5 janvier, des hommes armés ont attaqué Nampala (région de Ségou) près de  la  frontière  mauritanienne, tuant 11 soldats  des  Forces  armées maliennes et en blessant  trois.  Le  6  janvier,  des  hommes  armés  ont  attaqué  Dioura  (région  de  Mopti),  à  50  kilomètres  au  sud-ouest  de  Nampala,  et  ont  incendié  la  mairie  et  la préfecture. S’yajoute que  le  8  janvier,  des  hommes  armés  ont  attaqué  la  préfecture  de  Tenenkou, dans  la  région  de  Mopti.  Le  16  janvier,  un  nouveau  groupe  extrémiste  violent,  le  Front  de  libération  du  Macina,  a  revendiqué  cette  attaque » .

La recrudescence des attaques n’est pas de nature à rassurer quant à un éventuel retour de la paix dans notre pays.

C’est pourquoi, il urge que la communauté internationale prenne toutes ses responsabilités pour que l’Accord d’Alger soit paraphé et signé par la CMA afin que les FAMA, la MINUSMA et la Force Barkhane puissent parachever le travail de pacification du nord de notre pays.

Mali: qui est derrière les attaques dans le centre du pays?

Par RFI – Publié le 12-04-2015 Modifié le 13-04-2015 à 02:22

Au Mali, deux militaires maliens ont été tués dimanche. Les attaques terroristes sont fréquentes dans le nord du Mali où les groupes islamistes sont toujours actifs. Mais cette fois, l’attaque a eu lieu dans le centre du pays, à Diabali. Les attaques se sont multipliés récemment dans la région et un homme et ses fidèles sont pointés du doigt.

Deux soldats maliens tués, deux autres blessés. Selon le ministère malien de la Défense, leur véhicule circulait dans la localité de Diabali lorsqu’il a sauté sur un engin explosif non identifié, a priori une mine

L’incident a donc eu lieu dans le centre du pays, dans la région de Ségou. Il y a tout juste une semaine, c’est à Diafarabé, toujours dans le centre, dans la région de Mopti, que quatre combattants à moto ont tué un garde forestier et « tenté de profaner » le drapeau national. Les assaillants avaient ensuite été signalés dans trois autres localités de la région. Il y a trois mois, dans la même zone, à Nampala et Tenenkou, l’armée malienne avait déjà été la cible d’attaques au cours desquelles 14 soldats avaient été tués. Des attaques non revendiquées. Bamako parle d’« actes terroristes ». Non loin de cette zone, près de la frontière mauritanienne, la forêt de Wagadou est un lieu de repli pour les groupes jihadistes. Cette forêt avait déjà servi de base pour les combattants d’al-Qaïda au Maghreb islamiqueen 2011, juste avant qu’ils ne s’emparent des grandes villes du Nord.

L’ombre d’Hamadou Koufa

Alors qui est derrière ces attaques dans le centre ? Il s’appellerait Hamadou Koufa, ce patronyme étant aussi le nom de son village, situé dans le nord. On le dit illuminé, pour d’autres c’est un gourou. Pour plusieurs sources sécuritaires dans la sous-région, c’est cet homme de nationalité malienne et ses fidèles qui sont derrière la plupart des dernières attaques survenues dans le centre du Mali. Mais outre ses fidèles, il s’appuierait également sur des bandes armées.

Le centre du Mali où il rêverait de devenir l’émir du Massina. Un rêve irréalisable, insiste une source policière malienne. Hamadou Koufa est connu pour ses prêches enflammés. Aujourd’hui activement recherché par les forces de défense et de sécurité du Mali, il continue à réclamer l’application de la charia. Il est doublement un compagnon de route deIyad Ag Ghali, l’islamiste malien originaire de Kidal. Ensemble, ils ont implanté il y a une dizaine d’années la Dawa, une secte islamiste au Mali. Ensemble ils ont attaqué en janvier 2013 la localité de Konna, ce qui avait entraîné l’intervention militaire française.
 

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