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Désaccords sur l’accord et insécurité tous azimuts

by sur 24 avril 2015

L’ONU, la médiation algérienne, le gouvernement, font tous comme si le pré-accord d’Alger sera bien signé le 15 mai à Bamako. Après avoir entendu le premier ministre, l’opposition n’est plus disposé à l’accepter.

Et sur le terrain, les difficultés continuent : insécurité (un véhicule de l’ONU vient encore de sauter sur une mine alors qu’il escortait un convoi à Anéfis), difficultés dans l’alimentation et les soins de la population , et Barkhane comme les FAMA pourchassent les terroristes…

Revue de détail.

Mali: l’ONU « a l’espoir » que les rebelles signent l’accord de paix

Source AFP – Vendredi 24 Avril 2015 modifié le Vendredi 24 Avril 2015 – 07:31

Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a dit son « espoir » de voir la rébellion à dominante touareg du nord du Mali signer l’accord de paix d’Alger avant l’échéance du 15 mai, selon un communiqué de la Minusma publié jeudi.

Mongi Hamdi, chef de la Minusma, a rencontré mercredi le président malien Ibrahim Boubacar Keita et lui a exprimé son « soutien total » pour « les efforts entrepris » en vue d’un accord de paix.

« Nous gardons l’espoir et la conviction que le processus d’Alger sera couronné de succès par la signature de l’Accord le 15 mai prochain par toutes les parties prenantes maliennes, parce qu’il n’y a pas d’autre choix que de s’inscrire dans la logique de paix », a déclaré M. Hamdi au cours de cette rencontre, selon le texte.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a appelé la rébellion à dominante touareg, réunie au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), à parapher l’accord de paix négocié en Algérie sous peine de tomber sous la coupe de sanctions.

Le gouvernement malien et certains groupes armés du nord ont déjà signé l’accord, fruit de négociations de paix engagées en juillet à Alger sous les auspices de l’ONU.

La CMA refuse de le signer sans l’ajout d’un amendement reconnaissant l' »Azawad » –nom utilisé par les Touareg pour désigner la partie septentrionale du Mali– comme « entité géographique, politique et juridique ».

La médiation internationale et des diplomates africains en déplacement le 17 mars à Kidal, bastion de la CMA, avaient rejeté cette demande, de même que le gouvernement malien.

L’ONU a qualifié l’accord de paix du 1er mars d' »opportunité historique » pour le Mali après la prise de contrôle du nord du pays par des islamistes en 2012 qui avait amené le pays au bord du gouffre.

« La signature d’un accord n’est que la première étape d’un long chemin vers la paix, la sécurité, la réconciliation et le développement que suppose la poursuite du dialogue », a indiqué la Minusma dans son communiqué.

 

Le Premier ministre Modibo Kéita aux opposants : «Ce n’est plus le moment de discuter de la pertinence de l’accord, c’est trop tard »

 Aboubacar Berthé – 24 avril 2015

Le Premier ministre a rencontré ce jeudi, dans la salle de conférence de la Primature, les forces vives de la nation. Objectif : recueillir leur point de vue par rapport à la signature de l’Accord de paix prévue le 15 mai prochain à Bamako.

Dans un communiqué rendu public le 18 avril dernier, la médiation internationale a souhaité que l’accord de paix issu des négociations Alger et paraphé par le gouvernement, soit signé à Bamako le 15 mai prochain avec ou sans les groupes armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

A la rencontre initiée ce jeudi par le Premier ministre Modibo Kéita, les représentants des partis politiques de la majorité, de l’opposition, les leaders religieux, les représentants des organisations de la société civile, de la jeunesse, des femmes et les communicateurs traditionnels, ont donné tour à tour leur position sur cette décision de la médiation internationale.

Si l’écrasante majorité des intervenants (représentants des partis politique de la majorité présidentielle, de la jeunesse, des femmes et des confessions religieuses…) sont favorables à la signature de l’accord de paix issu des pourparlers d’Alger, l’opposition quant à elle persiste et signe que «cet accord n’est pas bon».

Dans sa déclaration lue par le président du PDES, Amadou Abdoulaye Diallo, l’opposition estime que cet accord dans son état actuel, «ne résous en rien la crise et la question de la sécurité et de stabilité du Mali. Elle porte les germes de la désintégration».

L’opposition demande au gouvernement de reprendre le processus des négociations afin d’engager le Mali dans la voie de la sécurité, de la stabilité et d’une paix durable.

C’est aussi dans ce sens que l’opposition demande l’accompagnement de la communauté internationale, si celle-ci veut véritablement  aider le Mali à sortir de cette crise qui n’a que trop duré.

Face à cette déclaration de l’opposition, le Premier ministre Modibo Kéita a été on ne peut plus clair : « je ne vous ai pas convié ici pour discuter de la pertinence ou de l’impertinence de l’accord. Ce n’est plus le moment, c’est trop tard. Nous sommes là pour parler de la signature  prochaine de l’accord».

Selon le Premier ministre, le gouvernement travaillera à ce que l’accord soit signé à la date indiquée par la médiation. De ce fait, le chef du gouvernement invite tous les groupes armés qui aspirent à la paix et soucieux du devenir du Mali à se joindre au gouvernement, le 15 mai prochain, pour signer la paix.

 Le pré accord d’Alger : Le « nous pas bouger » de l’Opposition

A.DiamaTjikan 24 avril 2015

Soumaïla Cissé et ses camarades de l’opposition restent droits dans leurs bottes. « Le pré accord d’Alger contient des germes de désintégration rampante du pays ». C’est en substance, ce qu’on pouvait retenir des chefs des partis politiques de l’opposition, qui ont rencontré, hier le Premier ministre Modibo Keita dans la salle de réunion de la Primature.

L’expression est du président du PDES, l’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie, Amadou Abdoulaye Diallo, qui s’exprimait ainsi au nom de ses pairs de l’opposition. La messe d’explications a également mobilisé les forces vives de la nation. Car, le processus de paix d’Alger court vers sa fin. La signature de l’accord est attendue pour le 15 mai prochain sur les rives du Djoliba, probablement au Centre international de conférences de Bamako ou le Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, comme le Pacte national, en 1992.

Amadou Abdoulaye Diallo a d’abord remercié le Premier ministre Modibo Keita pour la constance  des échanges entre lui et la classe politique depuis sa nomination sur le processus d’Alger. Nomination avant laquelle, il occupait le poste de  Haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-maliens.

Selon lui, les responsables des partis de l’opposition ont exprimé leur opinion individuellement ou collectivement sur la feuille de route des négociations dans la cadre du processus d’Alger, les éléments pour un accord pour la paix et la réconciliation du Mali, le projet d’accord pour la paix et la réconciliation nationale et l’accord de paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger paraphé par le gouvernement du Mali le 1er mars 2015 dernier.

Pour l’opposition, l’accord paraphé par le gouvernement le 1er  mars 2015 après plusieurs mois de réunions ne résout en rien les questions fondamentales relatives à la stabilité du pays, à l’intégrité du territoire, à l’unité nationale et à la réconciliation nationale.

« Pour nous, cet accord n’est pas bon pour le Mali », a insisté  Amadou Abdoulaye Diallo qui poursuit qu’il contient les germes d’une désintégration rampante du pays.

« Nous regrettons encore une fois qu’en vue des pourparlers d’Alger, les autorités n’aient pas cru devoir procéder à des véritables concertations sur les questions de fond », regrette Amadou Abdoulaye Diallo. Qui souligne qu’un consensus national aurait, sans aucun doute, conforté la position du gouvernement dans les négociations.

Les points qui fâchent l’opposition

L’opposition s’est dite étonnée de voir que le document paraphé ne fait aucunement référence, ni dans  son préambule, ni dans ses principes, engagements et fondements pour un règlement durable du conflit, à la Constitution du Mali.

En plus, l’absence maintes fois dénoncée de vision refondatrice des Institutions de la République et de cap du gouvernement dans la résolution de ce conflit. Aussi, selon l’opposition, le document paraphé n’envisage pas l’avenir du Mali entier, dans son unité, sa dignité, sa sécurité et sa prospérité.

Ajouté à cela, Amadou Abdoulaye Diallo, souligne l’appellation « Azawad » citée parmi les trois éléments retenus comme fondements du règlement concerté du conflit et définie comme « une réalité socioculturelle, mémorable et symbolique.  A en croire les partis de l’opposition, cela constitue une véritable imposture politique et est porteuse  de germes réels de séparatisme.

Pour Amadou Abdoulaye Diallo, la disposition qui consiste à « assurer une meilleure représentation des populations du nord du Mali dans les institutions de la République » est une violation de la constitution  du Mali, des règles et valeurs républicaines qui n’admettent pas une administration partisane ou encore une administration communautariste.

Mieux, à en croire l’opposition, le document paraphé conduit le Mali dans un nouveau système d’autonomie de fait des régions entre autres avec l’élection au suffrage universel direct du président de l’Assemblée régionale qui cumule les fonctions de chef de l’exécutif et chef de l’administration  de la région. Toutes choses qui constitueront des sources de blocage dans le fonctionnement institutionnel de la région et de l’Etat.

En dehors de cela, l’opposition regrette la création d’une police territoriale et la volonté de réserver aux ressortissants des régions du nord, la majorité des effectifs de la fonction publique territoriale. Des éléments qu’elle qualifie  des germes de régionalisme destructeur de la cohésion sociale.

D’autres griefs formulés par l’opposition sur ce document concernent les questions sécuritaires  car elle estime qu’une armée nationale républicaine ne doit être bâtie en dehors de toute considération d’appartenance régionale, ethnique ou communautaire.

Autant de points qui ont poussé l’opposition à rejeter en bloc l’accord paraphé par le gouvernement le 1er mars dernier et qui doit aboutir à la signature d’un accord définitif de paix le 15 mai prochain.

 L’opposition face à l’échéance du 15 mai : « Le Mali doit reprendre le contrôle du processus de sortie de crise »

Youssouf Z KEITA –  Lerepublicainmali 24 avril 2015

Pour informer officiellement les partis politiques et la société civile de la signature programmée du projet d’accord, le Premier ministre, Modibo Kéïta les a rencontrés, le 23 avril 2015, à la Primature. Il a souhaité . Pour l’opposition républicaine, le report répétitif de la signature du document prouve sa médiocrité, sans conteste. Le représentant du chef de file de l’opposition Amadou Abdoulaye Diallo, a clairement suggéré au gouvernement de « reprendre le contrôle du processus de sortie de crise en s’engageant sur le chemin d’un véritable dialogue inter-Maliens ».

Après avoir perdu la bataille des négociations d’Alger qui, jusqu’à la preuve du contraire, se solde par le refus catégorique de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) de parapher le document et suscite une vive contestation des partis politiques de l’opposition et la société civile, le gouvernement du Mali est dans la logique de récidiver l’erreur qu’il a commise le 1er mars 2015 à Alger: signer le projet d’accord, le 15 mai 2015 à Bamako, sans la CMA, c’est à dire « unilatéralement », en ouvrant la voie à un processus de paix sur fond de désaccords.

Cependant l’opposition républicaine fidèle à ses analyses objectives, a estimé que le report répétitif de la signature du document prouve sa médiocre qualité. Elle a demandé au gouvernement de « reprendre le contrôle du processus de sortie de crise en s’engageant sur le chemin d’un véritable dialogue inter-Maliens », selon l’intervention du représentant du chef de l’opposition, Amadou Abdoulaye Diallo.

Contrairement à sa précédente rencontre, où il avait eu la maladresse de porter sur lui, le message de la médiation, c’est un Premier ministre plus attentif que les responsables des partis politiques de l’opposition, de la majorité présidentielle et de la société civile ont rencontré, le jeudi 23 avril 2015, à la Primature.

Certainement pour éviter une nouvelle humiliation le 15 mai 2015 par un éventuel revirement de la donne, Modibo Kéïta,  a d’abord tenu à dégager la responsabilité de son gouvernement par rapport à la signature annoncée : c’est la médiation qui en a décidé ainsi et c’est cette dernière qui endosse la responsabilité. « L’objectif de cette rencontre est de suite au refus catégorique de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) de parapher le document et à la vive contestation de la majorité des Maliens.

Alger « convaincu » de la présence de la plupart des parties le 15 mai à Bamako

Par L’Indicateur du Renouveau avec APS – 24 avril 2015  

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, s’est dit mercredi « convaincu » que la plupart des parties maliennes seront présentes le 15 mai prochain à Bamako pour la signature de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali.

« Le processus d’Alger (pour le règlement de la crise malienne) sera couronné par la signature de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali et, à ce titre, on espère et on est convaincu que la plupart des parties maliennes seront présentes à la signature le 15 mai à Bamako », a indiqué M. Lamamra lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire mexicain aux Relations extérieures, José Antonio Meade Kuribrena, en visite en Algérie.

A une question relative à une éventuelle abstention de certaines parties maliennes à la signature de cet accord, le chef de la diplomatie algérienne a estimé qu’ »il y a au Nord du Mali et dans le reste du territoire de ce pays de parties animées de bonnes intentions et déterminées à sortir (le Mali) définitivement de la crise ».

« Cela nous laisse convaincus que le processus initié par l’Algérie sera couronné de succès », a-t-il déclaré, faisant observer qu’ »il n’y a pas lieu d’être pessimiste mais plutôt optimiste en restant mobilisés, avec la communauté internationale, pour aider ce pays à appliquer l’accord au profit des populations (maliennes) qui aspirent à un avenir meilleur ».

« Le plus important c’est la signature du document d’autant plus qu’il y a des aspirations et des espoirs qui entourent l’accord », a ajouté le chef de la diplomatie algérienne.

Semaine de grève à Gao 

Sahelien.com du 24 avril 2015

En raison des attaques récurrentes contre les transporteurs de l’axe Gao- Bamako ou sur les routes menant à Gao, la délégation régionale du conseil malien des transporteurs routiers de Gao, observe une grève de 72 h, depuis le mardi 21 avril.

« Vraiment nous souffrons sur la route. On tue des chauffeurs et des apprentis, et on brûle les véhicules, vraiment qu’ils prennent de dispositions » clame Modibo Maiga, chauffeur de camion.

Les transporteurs sont soutenus par la population qui suit l’ordre selon lequel, aucun engin à quatre roues ne doit circuler dans la ville pendant les trois jours de grève.

« Soixante-douze heures, ce n’est pas trop, car c’est des vies qui sont en danger » justifie Daka Boubacar Traoré, président de la délégation régionale du conseil malien des transporteurs routiers de Gao.

Des jeunes sillonnent la ville pour arrêter ceux qui ne veulent pas suivre le mot d’ordre de grève. Des voitures personnelles, étatiques ou appartenant à des ONG, sont arrêtées par les manifestants, à l’exception de quelques véhicules prioritaires, notamment les ambulances, ceux du CICR et des forces armées.

La population est prête à tout pour se faire entendre. « Nous disons à l’opinion internationale que cette fois-ci, c’est trop » poursuit Daka Boubacar Traoré.

La première journée a été largement suivie et a paralysé les activités, selon le correspondant de Sahelien.com sur place. Pour cette deuxième journée, des véhicules ont été autorisés à circuler, sauf les véhicules de transport et de marchandises.

Certains, pensent tout de même que, pour une région qui se reconstruit, les trois jours de grève ne seront pas sans conséquences.

« Tout cela joue sur l’économie de la région, tout le monde le sait. Soixante-douze heures de grève en ville, il n’y a pas de transport, même si quelqu’un est malade, il n’y a pas de véhicule pour l’amener à l’hôpital » déplore Mahamane Astor, membre du conseil régional des jeunes de Gao.

En ce mois d’avril, plus de trois attaques ont été perpétrées contre des convois de fournisseurs civils de la MINUSMA allant à Gao. Les assaillants tuent les chauffeurs, avant de mettre feu au véhicule. Le dernier cas date du lundi 20 avril.

La situation sanitaire reste précaire à Kidal

Publié le vendredi 24 avril 2015  |  Le Débat

Le centre de santé de référence de Kidal rencontre des difficultés depuis le retrait de Médecin du Monde (MDM) de la région en fin 2014.

Présentement, deux médecins et vingt infirmiers, tous volontaires, assurent le service. « Il y a un manque de personnels qualifiés, de médicaments et de moyen d’évacuation. Il n’y a pas d’ambulance » confirme Dr Moussa Bagayoko, un des médecins volontaire.

La situation est précaire dans les villages reculés, car les populations n’ont aucun moyen pour avoir accès aux services de santé. « Les plus grandes difficultés, c’est en brousse. Depuis le part de MDM, il n’y a pas d’équipe mobile qui sillonne ces zones » déclare, Mahamed Ag Azouled de la société civile de Kidal.

La situation géographique de la région, avec un climat aride fait d’elle, une zone favorable au développement de certaines maladies, comme les maladies respiratoires.

Le centre de santé de Kidal continue à tenir encore

C’est la MINUSMA qui intervient souvent pour l’évacuation des cas d’urgence. Le centre de santé de Kidal continue à tenir encore aujourd’hui grâce à un stock de médicaments fourni par Médecin du Monde avant son départ en décembre dernier et le ministère de la santé.

Une ONG luxembourgeoise, DDRKA en partenariat avec le gouvernement s’occupe également de quelques centres de santé communautaires de la ville.

« L’OMS envoie périodiquement une équipe d’une dizaine de médecins dans la région pour des soins de proximité, d’une durée d’un à deux mois » indique un agent de Médecin du Monde dans la ville de Kidal. Une source hospitalière à Kidal, sous couvert de l’anonymat, indique que les groupes armés qui contrôlent la zone n’apportent rien à la population en matière de service de santé. « Ces groupes ne font rien, ils n’ont pas de médicaments, ils n’ont pas de personnels qualifiés, ils n’ont rien » précise la source à Kidal.

Pour les mêmes raisons de sécurité que Médecin du Monde, le CICR a arrêté tout mouvement en dehors de la ville de Kidal, suite à l’attaque d’un de ses camions. Cependant, les travaux de rénovation des bâtiments du centre de santé qu’il a démarrés continuent.

29 personnes arrêtées lors d’une «opération contre-terroriste»

L’opération a été menée conjointement menée par les gendarmes de Gao et par l’armée malienne. Elle a permis, selon une source sécuritaire malienne à Gao, de « neutraliser une base » à Guidara, un quartier situé à l’entrée de la ville, au bord du fleuve Niger.

Les 29 suspects arrêtés étaient en possession d’armes et de matériels de guerre. Ce sont des dénonciations qui ont permis aux forces maliennes de remonter jusqu’à eux. Tous sont présentés comme des jeunes qui étaient arrivés dans la ville, mercredi dernier, à bord de deux cars privés.

Toujours de source sécuritaire à Gao, ces jeunes venaient de Ouélessébougou, une localité située à 80 kilomètres de Bamako où ils auraient été « recrutés » pour le compte de groupes jihadistes. D’autres sources doutent cependant de cette hypothèse et notent que les suspects ont été arrêtés au domicile de l’ancien chef d’une milice d’auto-défense pro-gouvernementale ayant finalement créé un mouvement dissident.

Les 29 hommes sont actuellement détenus à la gendarmerie de Gao et les enquêtes sont en cours.

Barkhane sur les traces des caches des jihadistes

Le soleil se lève à peine dans le désert, le caporal Vassily quitte le petit poste de combat qu’il a soigneusement camouflé entre deux rochers. La nuit a été fraîche. Depuis qu’ils ont été parachutés, les légionnaires n’ont rien trouvé. « Rien qui bouge dans cet endroit du monde », explique le caporal.

Puisque personne n’est tombé dans le piège tendu par les légionnaires autour de la passe de Salvador, les soldats de Barkhane décident d’aller chercher les jihadistes jusque sur leur site de bivouac. « Là on est juste au nord de la zone de saut, au nord de la passe de Salvador, donc là on a reçu pour mission de contrôler des points répertoriés comme étant des zones d’abri où ils ont mis de l’essence ou peut-être de la documentation », rapporte le capitaine Pierre.

En plein désert, au pied d’une dune, le capitaine Antoine se met à creuser dans le sable à un endroit très précis grâce aux photos satellites, aux coordonnées GPS et à son détecteur de métaux. « Il y a du thé, de la semoule, du riz. » Tout autour, une quinzaine de fûts de carburant, tous vides. Un point de ravitaillement pour les pick-up. « Là, vous voyez typiquement on est parfaitement à l’abri donc ils peuvent venir ici faire le plein sans être vus et ensuite laisser des fûts, commente le capitaine Pierre. C’est pour ça qu’on va percer tous les bidons, on va tout cramer pour qu’ils sachent qu’ils ne sont plus en sécurité ici. »

Finalement, sur les cinq points à fouiller, seule une cache aura été mise au jour. Pas d’armes, pas d’ordinateurs ou de pièces détachées, seulement dix kilos de riz et de semoule ainsi que des boîtes de thé.

 

L’armée poursuit son opération de ratissage dans le centre du Mali

Source: Le Débat

L’opération qui a débuté à Dogofri à 35km au nord de Nampala, se poursuit. « Deux assaillants ont été arrêtés et quatre motos saisies » a confirmé une source sécuritaire jointe par Sahelien.com.

« Une unité de patrouille est tombée dans une position de l’ennemi le week-end dernier. Nous avons constaté que l’ennemi était enraciné sur le terrain, c’est pourquoi nous avons lancé cette opération » a déclaré la même source.

Pour le moment, l’identité des assaillants n’est pas connue, mais tout porte à croire qu’il « s’agit des combattants du Front de libération du Macina », a indiqué notre interlocuteur.

Depuis janvier 2015, plusieurs localités dans les régions de Mopti et Ségou, notamment Nampala, Tenenkou, Boulkessi, Dogofri, ont été attaquées par des terroristes.

Outre des attaques contre l’armée malienne, les assaillants terrorisent la population civile dans cette zone.

Dans son récent rapport sur le Mali, Human Rights Watch accuse ce nouveau groupe d’avoir exécuté sommairement au moins cinq civils, incendié des bâtiments publics et menacé de mort, les personnes soupçonnées de collaborer avec le gouvernement, l’armée française ou les forces onusiennes.

 

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