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Attaques à Goundam et Léré

by sur 30 avril 2015

Chaque jour, ou presque, le Mali enregistre des attaques ou attentats qui ne favorise pas la recherche de la paix. plus difficile sera la réconciliation.

Crise malienne : affrontements meurtriers entre armée et rebelles près de la frontière mauritanienne

30/04/2015 à 09:22 Par Jeune Afrique (Avec AFP)
 Un soldat malien en patrouille à Kidal, le 27 juillet 2013.
Un soldat malien en patrouille à Kidal, le 27 juillet 2013. © Kenzo Tribouillard/AFP

Des combats ont opposé mercredi, pour la première fois depuis 2014, rebelles et armée malienne près de la frontière mauritanienne. Quelques heures plus tôt, une attaque surprise également imputée à la rébellion par l’ONU et le gouvernement a fait trois morts, deux militaires et un enfant.

Le cessez-le-feu entre l’armée malienne et les rebelles a volé en éclats le 29 avril après de violents combats près de la frontière mauritanienne. « Le MNLA, le HCHUA et leurs alliés terroristes, après avoir assassiné ce matin le chef peloton de Goundam, son adjoint et une innocente fillette, viennent de s’attaquer cet après-midi, à visage découvert, aux forces du Mali régulièrement stationnées à Léré », a déclaré dans un communiqué, le ministère malien de la Défense.

Un colonel de l’armée malienne joint dans la zone des combats a précisé que les assaillants étaient arrivés à bord de véhicules par l’ouest de la ville, du côté de la frontière.

Dans la matinée, deux membres de la garde nationale, ainsi qu’un enfant, ont été tués plus au Nord-Est, à Goundam, par des assaillants non identifiés lors d’une attaque surprise vers 05H00 (locales et GMT) contre le camp de cette composante de l’armée, selon une source militaire malienne dans la région.

Les combats avaient cessé dans la soirée, une source de sécurité étrangère indiquant qu’il n’y avait « ni vainqueur ni vaincu », les rebelles contrôlant le sud-est de la ville et les militaires maliens plusieurs de leurs positions à Léré.

Ban Ki-moon « préoccupé »

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg, NDLR) avait prévenu le 28 avril qu’il ne lui restait « d’autre choix que celui d’user de son droit à l’exercice de la légitime défense pour protéger les populations civiles, ses hommes et ses positions » après la prise lundi de ses positions à Ménaka (Nord-Est), près de la frontière nigérienne.

Elle incriminait « des éléments de l’armée malienne et de ses milices » des accusations rejetées par le gouvernement qui a assuré lundi soir avoir appris « avec une grande surprise et une forte préoccupation » les affrontements à Ménaka.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé dans un communiqué à « une cessation immédiate des hostilités », se disant « profondément préoccupé par les graves violations du cessez-le-feu qui ont eu lieu au Mali ces derniers jours, à un moment critique dans le processus de paix ».

Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a déclaré le processus de paix en danger » après la reprise des hostilités entre les groupes progouvernementaux et la rébellion, qui a fini par annoncer son intention de parapher l’accord d’Alger, près de deux mois après le camp gouvernemental.

Communiqué du gouvernement suite au combat entre les rebelles et l’armée nationale à Léré

Par Malijet – 30 avril 2015

Tiéman Hubert Coulibaly

Tieman Hubert COULIBALY, Ministre de la Défense et des anciens combattants

Le ministre de la Défense et des anciens combattants porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le MNLA, le HCHUA et leurs alliés terroristes, après avoir assassiné ce matin le chef peloton de Goundam, son adjoint  et une innocente fillette, viennent de s’attaquer cet après-midi,  à visage découvert, aux forces du Mali régulièrement stationnées à Léré.

Ces crimes font suite à d’autres commis contre de paisibles citoyens dans diverses localités du pays.

Aux familles de toutes les victimes, le ministre présente ses condoléances et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Dans leur dessein inavoué, mais certes l’intention délibérée de faire péricliter le processus de paix en cours, le MNLA et ses alliés n’en sont pas à leur premier cas de violation des accords de cessez-le-feu.

Prenant à témoin la Minusma, Barkhane et la communauté internationale  de toutes les exactions, violations des accords et des droits élémentaires de l’homme par ces groupes dont la violence constitue l’unique mode d’expression, le ministre de la défense en appelle à la mobilisation de tous pour le respect des engagements pris et la préservation de la quiétude sociale  sur toute l’étendue du territoire national.

Le ministre rassure les populations de la détermination des Forces armées maliennes et de leurs partenaires à protéger les personnes et leurs biens tout en réitérant la volonté des FAMa de respecter les accords.

Bamako le 29 avril 2015

P/Le Ministre/par ordre

Le Secrétaire général

Général de Division Mamadou Lamine Ballo

Commandeur de l’ordre national

Goundam : Deux militaires et un enfant tués dans une attaque

(©AFP / 29 avril 2015 12h25)

Bamako – Deux membres de la garde nationale malienne, une composante de l’armée, ainsi qu’un enfant, ont été tués mercredi matin à Goundam (80 km de Tombouctou) par des hommes armés, a appris l’AFP de sources concordantes.

Des hommes armés sont venus vers 05H00 (locales et GMT) par surprise, tirer violemment dans le camp de la garde de Goundam. Deux militaires et un enfant ont été tués, a déclaré une source militaire malienne jointe dans le nord.

L’information a été confirmée par une source sécuritaire au sein de la mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Les assaillants seraient venus de l’est. Il étaient en voiture. Ils ont également enlevé un véhicule dans le camp des gardes, a indiqué cette source.

L’attaque n’a pas été revendiquée. Elle intervient au moment où la communauté internationale s’inquiète pour un processus de paix en danger dans le nord du Mali après la reprise des hostilités lundi entre les groupes progouvernementaux et la rébellion, qui a annoncé son intention de parapher l’accord d’Alger, près de deux mois après Bamako et ses alliés.

En janvier, des combattants jihadistes avaient lancé une série d’attaques dans le centre du Mali, tuant au moins 11 militaires maliens le 5 janvier lors de l’assaut d’une garnison à Nampala, près de la frontière mauritanienne.

L’attaque contre la garnison de Nampala avait été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), via l’agence de presse privée mauritanienne Al-Akhbar.

Le nord du Mali est tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle de Bamako.

 Combats à Léré entre l’armée malienne et la CMA

Par Célia d’ALMEIDA avec autre média – 29/04/2015

C’est le deuxième front en quelques heures. La ville de Léré est le théâtre de violents combats entre les militaires maliens et des éléments de la CMA.

Des combats opposent depuis 15h, l’armée malienne aux groupes armés de la CMA dans la localité de Léré située dans la région de Tombouctou, à la frontière avec la Mauritanie. C’est la deuxième attaque contre les FAMA après celle de Goundam, ce mercredi.

« Les groupes de rebelles touareg armés nous attaquent depuis 16H00 (locales et GMT). Nous ripostons, et défendons nos positions », a déclaré à l’AFP un colonel de l’armée malienne joint sur place, précisant que les assaillants sont arrivés à bord de plusieurs véhicules par l’ouest de la ville. Plusieurs habitants de la localité confirment l’information. »Nous sommes sous les balles. Tout le monde est caché à la maison. Les rebelles tirent, l’armée malienne aussi », a affirmé un élu.

La CMA avait prévenu dans un communiqué mardi soir qu’il ne lui restait d’autre choix que celui d’user de son droit à l’exercice de la légitime défense pour protéger les populations civiles, ses hommes et ses positions après la prise lundi par des groupes pro-Bamako de ses positions à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne.

Selon un communiqué publié par la MINUSMA en cette fin de journée de mercredi, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon s’est « déclaré profondément préoccupé par les graves violations du cessez-le-feu qui ont eu lieu au Mali ces derniers jours, à un moment critique dans le processus de paix et alors que des efforts sont en cours pour amener toutes les partie maliennes à signer un projet d’accord de paix ».

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