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Diré, Ménaka, Aguelhok, Bamako… et Alger !

by sur 3 mai 2015

Violences, confusions et souhaits. Résumé ci-dessous. 

Attaque de Diré : quand les assaillants de la CMA créent la confusion en se servant des drapeaux du Gatia et du MAA-loyaliste !

A.Diakité – Par Malijet – 3 mai 2015

Les assaillants de la CMA qui ont attaqué hier samedi 2 Mai 2015 la ville de Diré dans la région de Tombouctou, se sont livrés à un jeu dans lequel ils excellent depuis un certain temps : créer la confusion.

C’est ainsi qu’ils ont créé cette confusion à Diré en attaquant la ville avec des drapeaux du Gatia et MAA, tous des groupes armés de la Plateforme qui ne sont pas en belligérance avec l’Etat malien.

Il s’agissait par cet acte irresponsable de dire aux populations que ce sont ces groupes armés qui prétendent assurer leur sécurité qui sont venus les terroriser, histoire de jeter du discrédit sur le travail remarquable que font ces groupes d’autodéfense qui constituent la Plateforme.

Secundo, il s’agit par cette attaque avec les drapeaux du Gatia et du MAA-loyaliste de créer le doute chez les Forces armées maliennes vis-à-vis de ces groupes armés de la Plateforme. Or, le Gatia et le MAA-loyaliste ne sont pas en belligérance avec l’Etat malien avec lequel d’ailleurs ils partagent le même souci : débarrasser le Nord de notre pays de la horde des terroristes et des narcotrafiquants, alliés de la CMA.

Dans tous les cas, la Plateforme informe l’opinion nationale et internationale que le Gatia et le MAA-loyaliste n’ont pas participé ni de près ni de loin à la lâche et irresponsable attaque dont a été objet la ville de Diré hier samedi. Elle invite les populations à la vigilance et à ne pas se laisser impressionner par ces genres de comportements qui dénotent de la nature même de l’ennemi.

Un leader religieux appelle les rebelles à signer l’accord d’ Alger

Par Xinhua – le 3 mai 2015

Le président du Haut conseil islamique du Mali, l’imam Mahmoud Dicko, a appelé les groupes armés rebelles à déposer les armes et à signer l’accord de paix d’ Alger, lors d’un meeting à Bamako organisé samedi par la société civile.

Dans le cadre du processus de paix au Mali, un accord de paix a été paraphé par le gouvernement malien et les groupes armés à l’ exception de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, composée du MNLA, du HCUA et du MAA).

La signature définitive de cet accord est prévue pour le 15 mai à Bamako, selon la médiation internationale présidée par l’Algérie.

Au cours du meeting, l’imam Dicko a « lancé un appel pressant, un cri du coeur (aux) frères du MNLA, du HCUA et du MAA pour leur dire assez, assez de sang, assez de misère ».

« Nous leur tendons la main fraternelle, la main du pardon et de la réconciliation », a-t-il dit.

Selon lui, l’accord d’Alger « est différent des autres accords parce que c’est le peuple malien qui se veut garant de cet accord, c’est le peuple qui va assurer la mise en oeuvre de cet accord ».

Il a estimé que cet accord « est une occasion inédite » que la CMA doit saisir.

« Le peuple malien assez souffert, il y a eu assez de misère. Il faut avoir pitié des enfants, des hommes et femmes, qui sont dans cette situation de misère dans les camps de réfugiés », a-t-il conclu.

Selon l’ancien Premier ministre malien Ahmed Mohamed Ag Hamani qui s’est exprimé lors de ce meeting, cet accord « n’est pas parfait » et « d’ailleurs aucun accord n’est parfait ».

Cependant, a-t-il expliqué, « il y a un certain nombre de raisons pour dire que cet accord est une chance pour tous les Maliens épris de paix et de justice qui veulent sauver le Mali ».

« Entre cet accord aussi imparfait soit-il et l’évolution grave de la situation que nous vivons avec nos populations qui meurent, qui souffrent, avec une administration qui n’existe pas sur le terrain, avec une partie de notre territoire occupée et avec la recrudescence extrêmement grave et dangereuse des derniers conflits, des derniers événements que nous vivons aujourd’hui, je crois qu’il est temps que la société civile prenne cet accord comme étant une bouée de sauvetage, une lumière et un espoir, pour que le Mali réengage enfin le dialogue qui pourra lui permettre de réconcilier ses fils et ressouder son tissu social. Donc, de reconstruire le pays », a-t-il déclaré.

« Il nous reste une chose, c’est l’union sacrée des patriotes maliens, les vrais. Il n’y a pas de Touareg, pas de Bambara, pas de Peul (ethnies maliennes). Il y a tout simplement le citoyen malien », a-t-il conclu. F

Manifestations à Bamako pour la paix et en soutien à la reprise de Ménaka aux rebelles

(©AFP / 03 mai 2015 00h53)

Bamako – Plusieurs milliers de personnes ont participé samedi à Bamako à un meeting pour la paix dans le nord du Mali, quelques heures après une marche pour soutenir la libération de Ménaka (nord-est), reprise le 27 avril aux rebelles par un groupe armé progouvernemental.

Le meeting pour la paix s’est tenu dans un stade, à l’appel d’organisations de la société civile et de dirigeants religieux, a constaté l’AFP.

Vive la paix au Mali, un pays indivisible, pouvait-on lire sur des banderoles.

Chérif Ousmane Madani Haïdara, un chef religieux, a appelé tous les Maliens à oeuvrer pour une véritable réconciliation nationale.

La paix au Mali passe selon lui par la signature des accords d’Alger, prévue le 15 mai à Bamako sous l’égide d’une médiation internationale conduite par l’Algérie.

Le meeting s’est tenu en présence de membres du gouvernement malien, quelques heures après une marche pour soutenir la libération de la ville de Ménaka.

Vive le Gatia, tous les Maliens sont solidaires des populations de Ménaka, pouvait-on lire sur des banderoles.

Le groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), un mouvement armé favorable à Bamako, a pris le 27 avril le contrôle de Ménaka, jusque-là partiellement contrôlée par la rébellion.

Nous soutenons les groupes armés qui contrôlent aujourd’hui Ménaka, nous ne voulons pas du tout du retour du MNLA dans Ménaka, a déclaré Bajan Ag Hamatou, député et chef touareg respecté de Ménaka, lors de cette marche organisée par des ressortissants de Ménaka avec le soutien d’associations de jeunes.

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), dont les troupes contrôlaient cette ville proche de la frontière nigérienne, est une composante de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), la rébellion à dominante touareg du nord du Mali.

Dans une déclaration à la fin de la marche, les ressortissants de Ménaka à Bamako ont demandé le redéploiement de l’armée et de l’administration malienne dans (toute la zone) de Ménaka.

De son côté, la CMA a annoncé qu’elle exige le retrait intégral, immédiat et sans conditions des milices progouvernementales de la ville de Ménaka, en vertu d’accords de cessez-le-feu conclus avec le pouvoir malien.

Dans un communiqué parvenu samedi à l’AFP, la CMA a expliqué avoir usé de son droit légitime de défense face à l’agression du gouvernement malien, qui n’en est pas à sa première violation de cessez-le-feu.

Après la prise de Ménaka, la rébellion a attaqué mercredi Léré, près de la frontière mauritanienne, justifiant cet assaut par la flagrante violation du cessez-le-feu par Bamako et ses milices.

Les combats y ont fait près de 20 morts et une vingtaine de blessés, selon le ministère malien de la Défense, dont 9 soldats et 10 rebelles.

La CMA a revendiqué une douzaine de prisonniers et plusieurs morts dans les rangs de l’armée.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a réitéré vendredi son appel aux deux camps à signer comme prévu un accord de paix le 15 mai à Bamako.

La médiation exige que chaque partie retourne à ses positions initiales.

Les affrontements de cette semaine surviennent alors que des responsables rebelles ont récemment donné leur accord pour parapher l’accord de paix d’Alger, près de deux mois après Bamako et ses alliés.

Le nord du Mali est tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 par la France et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle de Bamako.

L’armée malienne contrôle la ville de Diré après avoir chassé les rebelles qui auraient perdu 70 hommes à Léré – le poste MNLA d’Aguel Hoc s’est replié vers la frontière algérienne….

A.Diakité – MaliJet – 2 mai 2015

Les groupes rebelles ont lancé cet après-midi un assaut contre le camp de la gendarmerie et du camp des gardes de Diré. Ce sont les hommes de Dina qui sont à l’origine de l’attaque.

Venus à bord d’une dizaine de pick-up lourdement armés, les assaillants ont attaqué la gendarmerie de Diré, le camp de la Garde nationale et s’en sont pris aux populations civiles.

Alertée vers 16 heures, une patrouille de l’armée malienne sous le commandement du Colonel Oumar Diarra s’est déployée dans la ville en chassant les bandits. Les populations auraient beaucoup contribué aux côtés de l’armée malienne.

Une source locale indique que « l’armée malienne venue au secours des populations en parvenant à neutraliser plusieurs  assaillants, mais malheureusement, ces bandits ont pu amener avec eux, quelques  éléments de la  gendarmerie et habitants de la ville, pris en otage. »

Des sources indiquent que 2 véhicules des assaillants ont été brûlés et 5 autres saisis. Il y aurait aussi deux à trois morts parmi les assaillants. Une troisième source indique 6 véhicules ont été récupérés et une trentaine de prisonniers parmi les assaillants. Les populations à peine libérées seraient actuellement dans la rue pour saluer Dieu et les FAMA.

De sources sécuritaires, nous appris qu’après leur débâcle de Ménaka, les éléments du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) s’étaient repliés dans différentes localités comme Intadouft ou encore Intadeyni. Ils y ont été délogés par les éléments du Gatia au cours des opérations de ratissage. A Intadouft, ils ont perdu 10 hommes et 4 pick-up. Ils ont aussi été malmenés à Intadeyni le 30 avril 2015. Le MNLA qui a combattu à Intadeyni était lourdement armé avec 21 véhicules. Les opérations étaient dirigées par Moussa Najim, Malick Wanasnat et Ahmad Ag Rhissa.

Après des combats extrêmement intenses qui ont vu le Gatia leur infliger de lourdes pertes à Ménaka et ses environs, les rescapés des rebelles Touaregs du MNLA sont donc rentrés à Kidal et à Tinzawatin. Mais ils ne sont pas rentrés tout bonnement puisque dans leur repli, ils ont enlevé 4 frères Imghad (l’ethnie du patron de Gatia El Hadji Gamou) sur le puits d’Ilamaghan, vers Fanfi, le même 30 avril pour, dit-on,  les échanger contre un chef de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) détenu par la Plateforme.

Toujours au cours du même repli, les rebelles ont assassiné un couple de vieux à 100 kms au Nord de Ménaka à Inguichad.

Face à ce succès militaire du Gatia et le sauve-qui-peut des rebelles, le poste MNLA d’Aguel Hoc a donc pris peur. Ses éléments se sont repliés vers la frontière algérienne dans la nuit du 30 avril. Il y a de quoi quand on sait que le noyau du Gatia est constitué de combattants  ressortissants d’Aguel Hoc et de Kidal. Convaincus qu’ils sont mal aimés par les populations et craignant une probable arrivée du Gatia dans la ville, les éléments du poste d’Aguel Hoc ont pris l’option qui consiste à se sauver.

Nous avons aussi appris que les assaillants de Léré après leur repli, ont été aperçus hier 1er mai 2015 dans l’après-midi en partance vers Ziguini, Foita et Hassi après avoir obtenu du carburant et évacué leurs blessés. D’après le témoignage d’un résident de Fassala (Mauritanie) venu faire des courses à Léré, le 14e mort parmi les assaillants blessés a été enregistré à l’infirmerie de ladite localité ce samedi à 9h40mn.

Des sources émanant des populations de Léré indiquent que les assaillants auraient perdu environ 70 hommes dans les combats. 3 Toyota remplies de corps auraient été aperçues par un habitant de Léré du haut de son toit. Il faut dire que l’objectif de la CMA était de prendre coûte que coûte Léré en contrepartie de Ménaka en vue d’obtenir la réouverture des négociations à Alger. RFI avait déjà préparé la communication pour ce faire en parlant de prise de la localité, comptant sur le ralliement des populations. Mais le plan machiavélique est tombé dans l’eau puisque contre toute attente, les FAMA ont réagi vigoureusement.

Mais pourquoi les rebelles veulent tant la réouverture des négociations ? Selon nos informations, l’avant dernière mouture de l’Accord de paix et de la réconciliation nationale d’Alger prévoyait une autonomie graduelle des régions de l’Azawad dans un chapitre. Mais à la dernière minute, l’Algérie l’aurait enlevé. Ce qui a précipité le paraphe du document par la partie malienne et le refus de la CMA laquelle compte obtenir une renégociation dudit chapitre. Aussi, l’échec de la prise de Léré par les rebelles aurait fâché les officiers d’un pays dit ami du Mali.

Nous avons aussi appris que la CMA a aussi démantelé son poste de Foita, toujours vers la frontière Mauritanienne. Elle comptait sur des renforts qui devraient venir de la Libye et de Boko Haram. Il se trouve que rien n’est venu de la Libye et que son allié traditionnel Boko Haram a fort à faire avec une coalition sous-régionale composée du Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria alors que l’Algérie a décidé de surveiller strictement ses frontières. Faute de renforts venus de l’extérieur, la CMA ne peut que compter maintenant sur les terroristes locaux.

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