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Le ver est dans le fruit au centre du Mali

by sur 6 mai 2015

Ce n’est pas un hasard si le « front du Nord » se déplace au centre du pays, touchant les régions de Ségou et de Mopti, à partir de la frontière mauritanienne (cf. les attaques de Léré et Nampala), mais aussi de la forêt du Wagadou et de la zone de Diabali.

Ces secteurs sont pénétrés, depuis plusieurs années par les djihadistes salafistes, renforcés désormais par un « Mouvement pour la renaissance du Macina », qui a comme particularité d’avoir été fondé et d’être dirigé par Hamadou Kouffa, natif de Niafunké, un proche de Iyad Ag Ghali, prêcheur fanatique intronisé imam de Konna, quelques heures avant le déclenchement de l’opération Serval en janvier 2013.

On lira ci-dessous comment la région  de Ségou, et surtout celle de Mopti, sont directement touchées par des assassinats et des attaques de la Coalition des mouvement armés (Ténenkou est attaqué pour la cinquième fois depuis le début de l’année).

On lira dans la publication suivante, que la signature du djihad salafiste est attestée par le dynamitage, opéré dimanche dans la mythique cité d’Hamdalaye (à 30 km seulement au sud de Mopti), du mausolée de Sékou Amadou, à quelques jours du pèlerinage qui rassemble une foule de musulmans aux convictions à l’opposé du salafisme…

Plus qu’une provocation, c’est clairement la menace et l’indication que, désormais, après le Nord, le ver est dans le fruit à Mopti.

Au Mali, de nouveaux affrontements avec les rebelles font onze morts à Ténenkou

06/05/2015 à 08:35 Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Un soldat malien et dix rebelles ont été tués mardi dans des combats à Ténenkou, dans la région de Mopti.

Mardi « vers 5 h (locale et GMT), des bandits armés ont attaqué la ville de Ténenkou (…). Les forces armées et de sécurité du Mali ont riposté et repoussé les assaillants » qui ont enregistré dans leurs rangs « dix morts et plusieurs blessés » tandis que les militaires comptaient dans leur camp « un mort et trois blessés », a affirmé le gouvernement dans un communiqué diffusé mardi soir.

« D’importants matériels de guerre ont été saisis par les forces armées et de sécurité », a-t-il ajouté. En milieu d’après-midi, l’armée contrôlait « totalement la situation sur le terrain », avait-on indiqué de même source, évoquant également des véhicules saisis. Selon un élu local joint à Ténenkou, depuis la fin des combats, « un calme précaire » règne dans la ville, dont les habitants craignaient de sortir « massivement dans les rues ».

D’après lui, les assaillants « sont arrivés du côté nord de la ville » où ils ont engagé la bataille avec l’armée. Ils seraient venus par la route qui mène à Léré, près de la frontière mauritanienne, où des combats le 29 avril entre rébellion et armée ont fait, selon le ministère malien de la Défense, près de 20 morts (neuf militaires et dix rebelles) et une vingtaine de blessés.

« Légitime défense »

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) avait revendiqué avoir fait « une douzaine de prisonniers et plusieurs morts » dans les rangs adverses, expliquant l’attaque de Léré par la prise le 27 avril de ses positions à Ménaka, près de la frontière nigérienne, par des groupes armés favorables au gouvernement. Dans un bref communiqué diffusé dans l’après-midi, la CMA a de nouveau invoqué la « légitime défense » contre les forces armées maliennes « et leurs milices affiliées ».

Ces nouveaux combats se sont déroulés alors que la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a exhorté dimanche tous les protagonistes à cesser les hostilités et à évacuer les positions nouvellement occupées.

Le ministre malien de la Réconciliation nationale, Zahaby Ould Sidi Mohamed, a d’ailleurs relativisé les récentes violations du cessez-le-feu, estimant qu’elles ne remettraient pas en cause la signature d’un accord de paix, prévue pour le 15 mai à Bamako, après une rencontre à Alger avec le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, parrain de la médiation internationale.

« La majorité des acteurs ont répondu par la positive quant à leur présence au rendez-vous du 15 mai », a indiqué le ministre, cité par l’agence de presse algérienne APS, et précisant que les « messages » lui parvenant de la CMA à ce sujet le rendaient « optimiste ».

Combats meurtriers à Ténenkou entre armée et rebelles touaregs

Par RFI Publié le 06-05-2015 Modifié le 06-05-2015 à 08:11

Ténenkou, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Mopti, a été le théâtre de violents affrontements entre l’armée malienne et des rebelles du CMA, mardi 5 mai. C’est la quatrième attaque de ce type depuis la prise de Ménaka par le Gatia, une milice pro-gouvernementale, fin avril, tandis que les tractations s’intensifient à Bamako pour parvenir à la signature effective des accords d’Alger, prévue le 15 mai.

Le calme est revenu dans la localité malienne de Ténenkou, après de violents combats qui y ont éclaté le matin entre l’armée malienne et des combattants rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), dont est membre le MNLA. Selon un communiqué du gouvernement malien, il y a eu « un mort et trois blessés » du côté des forces gouvernementales et « dix morts et plusieurs blessés » chez les assaillants.

Les combattants de la CMA ont lancé leur attaque sur cette ville située à 100 kilomètres à l’ouest de Mopti, dans le centre du pays, vers 5h du matin (TU). L’armée malienne est parvenue à les repousser en milieu de journée.

Tractations à Bamako

Ténenkou est la quatrième ville à être attaquée par les rebelles touaregs de la CMA depuis le 28 avril, date de la prise de Ménaka par le Gatia, un groupe armé progouvernemental. Une dégradation de la situation sécuritaire qui intervient à moins de dix jours de la cérémonie de signature de l’accord de paix d’ Alger, prévue à Bamako le 15 mai. Bamako, où l’activité diplomatique est de plus en plus intense et où d’intenses tractations sont en cours pour que soit maintenue la date du 15 mai pour la signature des accords de paix d’Alger.

Des invitations ont déjà été adressées à plusieurs chefs d’Etat, notamment de la sous-région. Mais la mission de l’ONU et les autres membres de la communauté internationale s’arrachent les cheveux pour obtenir un cessez-le-feu entre les belligérants. Les événements de Ténenkou prouvent que ce n’est pas gagné d’avance.

Ménaka et Kidal au centre des débats

Kidal est aujourd’hui au centre des préoccupations. Mohamed ag Intallah, chef de traditionnel de la tribu touarègue des Ifoghas de Kidal qui a succédé à son père décédé en fin d’année dernière, séjourne actuellement à Bamako, où il enchaîne les réunions. Celui qui s’est déclaré opposé au principe de l’Indépendance du nord du Mali multiplie les rencontres pour apaiser la situation.

Reste le cas de la ville de Ménaka, qui demeure un véritable casse-tête depuis que le Gatia et ses alliés ont chassé des lieux le MNLA, le 28 avril dernier. Parmi les solutions, certains préconisent le départ du Gatia et plaident pour que la sécurité de la ville soit confiée aux Casques bleus de l’ONU. D’autres, à Bamako, évoquent également la possibilité de laisser la ville aux mains de l’armée malienne. Une option qui n’a pas l’aval de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Les humanitaires se préparent à de nouveaux combats

La reprise des combats dans le centre et le nord du Mali, et la crainte d’une dégradation à venir de la situation sécuritaire mobilise également les acteurs de l’urgence humanitaire. C’est le cas de l’ONG Alima, qui fournit des soins médicaux d’urgence dans la région de Tombouctou, notamment à Goundam et à Diré, où ont lieu certaines des dernières attaques des groupes rebelles.

Olivier Van Eyll, coordinateur général d’Alima au Mali, a décidé d’activer un plan d’afflux de blessés de manière préventive. « La zone de Goundam, en particulier du nord de Goundam, pourrait être très sensible. Il pourrait y avoir des combats qui amènent des blessés », explique l’humanitaire.

Alima dispose déjà de matériels et de personnels médicaux sur place, mais prévoit de renforcer ces moyens. « Dans les deux centres de santé de référence, il y a un plateau chirurgical de base qui existe depuis le début de la crise. On a des anesthésistes et des médecins à tendance chirurgicale, et on est en train de prévoir d’envoyer – cette semaine – un renfort de chirurgiens, pour la prise en charge des blessés. »

Prise en charge des blessés compliquée

Entre les attaques des rebelles, la menace des terroristes jihadistes et celle des bandits de grand chemin qui sillonnent la zone, le travail des humanitaires est pour le moins compliqué. La principale difficulté est le transport des blessés, la rapidité avec laquelle il est pris en charge. L’enjeu, c’est « comment le blessé passe du village au centre de santé communautaire, puis du centre communautaire au centre de santé de référence et ensuite arrive à l’hôpital », expose Olivier Van Eyll.

Sur le terrain, les ONG font comme elles peuvent. « Il y a quelques jours, on a dû transférer quatre blessés de Goundam vers Tombouctou. On a dû le faire en pinasse, en pirogue. Ça a pris six heures… Ce n’est pas l’idéal pour un blessé, mais le blessé est d’abord stabilisé et ensuite on le transfert en pirogue. »

Conséquence de la guerre du Nord : Le centre du Mali, nouveau périmètre du sang et de la peur

Adam Thiam – Lerepublicainmali le 6 mai 2015 – 03h15

Alors que Kidal, Tombouctou et Gao accaparaient l’attention toute l’année 2014 avec près d’une quarantaine d’actes (escarmouches, attaques suicides, poses de mines, tirs à la roquette) l’arc de l’insécurité s’est étendu au centre du pays à l’entame de 2015. La piste jihadiste et crapuleuse était privilégiée jusque-là.

Depuis le 27 avril, l’onde de choc de Menaka où le Gatia est triomphalement entré chassant la Cma qui occupait les lieux, l’onde de choc de la crise du Nord plonge les régions de Mopti et Ségou dans l’angoisse.

Inventaire macabre

  •  Janvier 2015

Le 5 janvier dernier, des assaillants attaquent Nampala qu’ils occupent pendant quelques heures avant d’être délogés par l’armée malienne. Onze militaires tués, neuf blessés selon des sources civiles sur place et sécuritaires. Le gouvernement a publié un communiqué sur l’affaire le soir même du 5 janvier. Il déplore des pertes humaines mais ne donne pas de bilan.

Dans la foulée, les assaillants tentent de s’en prendre à Tenenkou dont ils sont repoussés le 8 janvier. Ils signent alors deux raids entre le 9 et le 10 janvier sur Nampala de nouveau et sur Dioura.

Le 14 janvier, quelques groupes terroristes s’infiltrent dans Tenenkou et ouvrent le feu sur des soldats loyalistes. Trois morts chez les militaires selon les chiffres les plus conservateurs, six selon certaines autres sources et un civil tué. Mais l’armée reprend la ville le 16 janvier.

  •  Février et mars  2015

Des mois relativement calme. Mais le 6 février à Diabaly, non loin de Nampala, onze « présumés jihadistes» sont arrêtés par les forces de défenses et mises à la disposition de la gendarmerie du Camp 1 à Bamako. Plusieurs d’entre eux seront par la suite relâchés aucune charge n’ayant été retenue contre eux.

Le 14 février, l’armée encercle des présumés jihadistes à Gathi Loumo, dans le Cercle de Youwarou, Mopti, en abat six et perd deux hommes.

  •  Avril 2015

Le 2 avril le cercle de Douentza entre, à son corps défendant, dans le périmètre de l’insécurité fait de coups de feu, de sang et de psychose.

Vers la frontière burkinabé, zone d’opération traditionnelle du Mnla, la localité pastorale de Bulli Kessi

Deux jours après, à quelques dizaines de kilomètres de là, cinq motocyclistes, entrés à la faveur de la nuit, s’en prennent à la brigade de gendarmerie faiblement protégée de Boni. Bilan 2 morts civils.

Le 5 avril, un agent de l’Etat est exécuté par des inconnus à Diafarabe à une heure de voiture de Mopti et un jour de foire.

Le 22 avril, le chef de village de Dogo, le sexagénaire Amadou Issa, est chez lui. Un peu avant la tombée de la nuit des hommes pénètrent dans sa maison et l’abattent.

  •  Mai 2015

Le 3 mai, un homme est abattu par des hommes armés dans les environs de Douentza. Toutes les chances que ce soit l’œuvre des jihadistes : la victime, semble t-il, a été soupçonnée de collaboration avec les forces de sécurité maliennes et internationales.

Dans la nuit du 3 mai toujours, un acte d’une très sérieuse signification a lieu à 30 km de Mopti. Il s’agit du dynamitage du mausolée de Sekou Amadou, fondateur de l’Empire peul du Macina au début du XIXè siècle et autorité morale respectée dans la Région de Mopti.

Le 5 mai, Tenenkou est attaqué à l’aube par la Cma qui revendique. Les bilans se contredisent mais il y a des victimes. Si à la fin de la journée les Fama déclaraient être maîtres du terrain,  depuis des semaines,  à Tenenkou les écoles sont fermées, l’administration a mis les clés sous la porte. L’onde de choc de la peur se propage jusque dans les localités de la région de Segou faisant frontière avec Tenenkou dont Kemacina

Guerre de harcèlement

Pour l’attaque hier mardi de Tenenkou, l’assaillant a revendiqué : c’est la CMA qui a parlé également de farouches batailles l’opposant aux Famas à Nampala et Léré. Cette guerre est aussi psychologique et requiert donc de la vigilance. Mais au moins, la revendication a quelque chose de soulageant puis qu’un  nom revient n’a pas cessé de revenir depuis le début de l’année : celui de  Hamadou Kouffa, natif de Niafunké  officiant à Mopti jusqu’en 2012 où il rejoint Ansardine à Tombouctou.

Prêcheur-vedette, c’est un proche d’Iyad Ag Ali avec lequel il s’est rendu à plusieurs rencontres de la Dawa islamique -cet antichambre de l’islam salafiste pour plusieurs analystes-. Il a été vu publiquement pour la dernière fois vers 16h le 10 janvier 2013 quand les jihadistes l’intronisent comme imam de Konna qu’ils viennent de conquérir.

Personne n’a de nouvelles sûres de Kouffa après la rapide libération de cette ville. Longtemps donné pour mort par certains, invulnérable pour ceux qui lui tissent une belle légende, il est certains, pour plusieurs sources crédibles que Hamadoun Kouffa a pu se sauver de Konna, comme Iyad Ag Ali qui s’y trouvait au même moment.

En effet, l’attaque de Tenenkou en janvier  est revendiquée par  un mouvement que personne ne connaît : le Mouvement pour la Renaissance du Macina dont Kouffa passe pour être le fondateur. Nampala quelques jours plus tôt lui a été attribué également tout comme Diafarabé pendant que de fortes suspicions pèsent sur ses amis pour l’assassinat du chef de village de Dogo.

Le mode opératoire est le même qu’il s’agisse de francs-tireurs, de la Cma ou des jihadistes, l’assassin attaque à l’aube ou dans la nuit. Sa retraite est dans toutes les causeries des populations étonnées que l’ennemi ne soit pas tué dans l’oeuf: forêts de Wagadou proche de Nara, de Dongol Barkeji vers Gathi à Youwarou, de Moura vers Tenenkou.

Hamadoun Kouffa ou pas, le vers semble dans le fruit. Clairement l’assaillant est dans le Delta, une zone inondée qui est inaccessible en voiture pendant  au moins six mois de l’année à cause des crues.

Un défi  logistique de taille pour les fauteurs de guerre comme pour l’armée. Mais avec des pinasses même sans moteur, on a vu ce dont sont capables les autochtones de la Région  lors de la guérilla qui a opposé, quinze ans durant le Macina aux troupes toucouleurs amenées par Tidjane Tall depuis Bandiagara.

Onze morts dans des combats à Tenenkou au Mali

06/05/2015 | 02:23 – Reuters (Tiemoko Diallo, Souleymane Ag Anara et Adama Diarra, avec Joe Bavier; Danielle Rouquié pour le service français)

Des combats lors d’une attaque de la ville malienne de Tenenkou par des hommes soupçonnés d’être des rebelles du Nord ont fait 10 morts chez les assaillants et un mort au sein de l’armée malienne, annonce le gouvernement dans un communiqué.

Tenenkou, située à environ 400 km au nord de la capitale malienne Bamako, a été attaquée mardi avant l’aube, selon le ministère de la Défense et la Minusma, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali.

Trois soldats ont également été blessés dans les combats. Les assaillants ont été repoussés.

Selon un porte-parole du ministère de la Défense, les troupes maliennes ont pris des armes et des véhicules aux attaquants.

Le gouvernement les a décrit comme des « bandits armés », mais la Coordination des mouvements de (CMA), organisation qui regroupe des groupes séparatistes arabes et touaregs, a revendiqué la responsabilité de l’attaque dans un communiqué et affirme que ses combattants avaient pris le contrôle de Tenenkou.

L’information n’a pu être vérifiée de façon indépendante.

Tenenkou a été attaquée deux fois en janvier, par des milices peules, qui ne sont pas membres de la CMA.

Un accord de paix entre le gouvernemnt et les rebelles doit faire l’objet d’une signature préliminaire le 15 mai. Il vise à mettre fin aux vagues de soulèvements qui ont lieu depuis une cinquantaine d’années dans le nord du Mali, essentiellement de la part des rebelles touaregs qui revendiquent l’indépendance.

Le dernier en date, en mars 2012, lors duquel les forces séparatistes se sont alliées aux islamistes pour s’emparer brièvement des deux tiers du nord du pays, a été repoussée par une intervention menée par la France début 2013.

Communiqué du gouvernement sur l’attaque de Teninkou

Bamako, le 05 mai 2015 – 22h – Ministère de l’Information et de la Communication

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que ce mardi 05 mai 2015, vers 5 heures du matin, de bandits armés ont attaqué la ville de Teninkou, région de Mopti, portant atteinte à la sécurité des personnes et des biens.

Fidèles à leur mission républicaine  de défense des populations et du territoire, les forces armées et de sécurité du Mali ont riposté et repoussé les assaillants.

Le bilan est  le suivant :

Coté FAMA : (01) mort et trois blessés

Coté ennemi : 10 morts et plusieurs blessés.

D’importants matériels de guerre ont été saisis par les forces armées et de sécurité.

Le Gouvernement de la République du Mali prend à témoin la communauté internationale face à cette recrudescence de la violence provoquée par des forces ennemies de la paix et des tous les accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités.

Le Gouvernement de la République du Mali renouvelle son soutien aux forces armées et de sécurité dans leur mission de sécurisation des personnes et des biens, de défense du territoire, face à ces actes terroristes.

 

Mali: de violents combats opposent l’armée à de groupes armés

05.05.2015 13:00

ALAKHBAR (Nouakchott)-Des sources locales ont rapporté de violents combats opposant depuis ce matin (mardi 5 avril) l’armée malienne à des groupes armés près de la ville de Mpobti dans le centre du pays.

Les affrontements ont éclaté après une attaque menée par lesdits groupes armés très tôt ce matin (5 H 30, heure locale) contre la localité de Teninkou près de Mopti.

L’armée malienne a sollicité le soutien des forces françaises et africaines pour arrêter l’avancée de ces groupes vers cette partie stratégique du pays. En 2013, des jidhadistes avaient tenté d’occuper l’aéroport de Sévaré l’une des deux plus grandes villes de la région de Mopti pour empêcher l’arrivée des forces internationales qui devaient les combattre.

Ces derniers combats interviennent alors que la Communauté internationale met la pression sur les rebelles Touaregs pour qu’ils signent les accords d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali. Une énième cérémonie de signature est prévue le 15 mai à Bamako.

La « Coordination de Mouvements de l’Azawad, qui regroupe les rebelles du Nord « réclame « une reconnaissance de l’Azawad (nom du Nord Mali donné par les rebelles) comme entité géographique, politique et juridique » et la constitution d’une « assemblée interrégionale » regroupant les grandes villes du nord, selon Mohamed Mouloud Ramadan, chargé des relations extérieurs du Mouvement Arabe de l’Azawad, un autre groupe au sein de la Coordination.

Elle demande aussi le retour des réfugiés et un nouveau découpage administratif avant la tenue de toute élection

Elle veut qu’un quota des ressortissant de l’Azwad soit déterminé au sein des services de l’Etat et de ses représentations diplomatiques.

Côté sécurité, la coordination souhaite que les forces de défense et de sécurité au nord soient constituées à  » 80% de ressortissants de l’Azawad ». Et que ces derniers assurent le commandement.

Sur le plan développement, la coordination réclame 40% du budget de l’Etat comme fonds de développement de l’Azawad qui sera étalé sur 20 ans. 20% de la production minière et énergétique doit aussi revenir à cette partie du pays.

La coordination clament aussi 20% des revenus de la production minière et énergétique du pays.

Mali : nouveaux combats entre rebelles et soldats à Ténenkou (Affrontements en cours)

(c) maliactu.net – 5 mai 2015

Militaires et rebelles s’affrontaient depuis mardi matin dans le centre du Mali à Ténenkou, ville de la région de Mopti, a appris l’AFP de sources concordantes.

Ces nouveaux combats interviennent alors que la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a exhorté dimanche tous les protagonistes à cesser les hostilités et à évacuer les positions nouvellement occupées.

Les combats ont commencé vers 05H00 (locales et GMT) peu après que des hommes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) « sont arrivés du côté nord de la ville », engageant la bataille avec l’armée, a déclaré un élu local joint de Bamako, la capitale, à 470 km au sud de Ténenkou.

Selon cet élu, les assaillants seraient venus par la route qui mène à Léré (nord), près de la frontière mauritanienne, où des combats le 29 avril entre rébellion et armée ont fait près de 20 morts (neuf militaires et dix rebelles) et une vingtaine de blessés, selon le ministère de la Défense.

La CMA avait revendiqué « une douzaine de prisonniers et plusieurs morts » dans les rangs adverses, justifiant l’attaque de Léré par la prise le 27 avril de ses positions à Ménaka (nord), près de la frontière nigérienne, par des groupes armés pro-gouvernementaux.

Les affrontements à Ténenkou ont été confirmés par un enseignant joint sur place qui a affirmé avoir vu « trois blessés à l’est de la ville » peu avant 10H00.

Dans un bref communiqué, la CMA a assuré avoir affronté l’armée à Ténenkou et pris le contrôle de la ville, ce qu’ont réfuté une source militaire malienne et une source indépendante.

« Les affrontements se poursuivent. Les rebelles n’ont pas du tout le contrôle de Ténenkou, c’est du bluff », a déclaré la source militaire, assurant que « l’armée malienne devrait rapidement contrôler le terrain ».

« On ne peut pas avancer actuellement que la ville est perdue par l’armée malienne d’après nos informations » jusqu’à peu avant 10H00, a indiqué une source civile au sein de la médiation internationale dans la crise malienne.

Le 16 janvier, des combats entre jihadistes et soldats à Ténenkou avaient fait au moins deux morts parmi les militaires maliens.

La région de Mopti se situe aux abords de la zone du nord du pays où opèrent les groupes armés, tombée en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Les jihadistes en ont en grande partie été chassés par une opération militaires internationale déclenchée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et toujours en cours.

 

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