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Amadou Haya Sanogo enfin jugé ?

by sur 13 mai 2015

Le « capitaine-général » Amadou Haya Sanogo devrait bientôt comparaître devant les juges bamakois. Le Parquet a en effet décidé de transmettre le dossier à la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako.

Sous des chefs d’inculpation assez gratinés («assassinat, complicité d’assassinat, enlèvement de personnes et séquestration») qui nécessitent quelques 25 avocats pour le défendre, lui et ses principaux comparses.

Il faut dire qu’après leur (bref) passage à la tête de la junte, ils ne manquent pas de moyens pour les rémunérer… 

Affaire Amadou Haya Sanogo : Le dossier transmis à la Chambre d’accusation

Birama  FALL – Le Prétoire – 11 mai 2015

Capitaine SanogoAmadou Haya Sanogo

Le Parquet du Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako qui a engagé les poursuites contre les accusés Amadou Haya Sanogo et autres (la bande de putschistes) a décidé de transmettre le dossier à la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako.

Le dossier du chef des putschistes de mars 2012 vient d’être transmis à la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel du district de Bamako.

Amadou Haya Sanogo et autres, arrêtés, mis en examen et inculpés dans le cadre de la disparition des bérets rouges, pourraient ainsi faire l’objet d’un procès qui permettra au peuple malien d’être fixé sur ce qui a véritablement suivi les événements des 30 avril et 1er mai 2012, quand des éléments du régiment des commandos parachutistes ont tenté un coup d’Etat contre la junte militaire qui avait renversé le général président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012.

Suite à cette tentative de putsch, appelée contre coup d’Etat, les commandos parachutistes ont fait l’objet d’une sanglante répression ayant entrainé la mort de plusieurs bérets rouges. Après la découverte d’un charnier à Diago, près de Kati le fief du capitaine Sanogo, et de plusieurs corps ça et là, la justice malienne s’est saisie du dossier.

Une ouverture judiciaire a permis au juge d’instruction dans cette affaire, Yaya Karembé, de mettre à l’ombre les putschistes présumés, auteurs d’exactions sur les bérets rouges.

Cependant, depuis le 10 avril 2015, l’ordonnance de requalification des faits et de transmission des pièces au parquet avait été prise par le juge d’instruction en charge de l’affaire, Yaya Karembé, et notifié aux accusés et à leurs conseils.

Désormais, les accusés seront poursuivis pour «assassinat, complicité d’assassinat, enlèvement de personnes et séquestration». Des faits d’une extrême gravité qualifiés de crime au Mali. C’est donc la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako qui aura à valider ou à invalider les actes posés au cours de l’instruction. C’est dire que le sort de chacun des accusés dépendra, à partir de maintenant, de cette juridiction qui constitue le  second degré d’instruction en matière criminelle au Mali. C’est elle qui décide en définitive si oui ou non les accusés doivent être renvoyés devant la Cour d’assises pour y être jugés.

Amadou  Haya Sanogo  et ses coaccusés risquent gros dans cette affaire. Non pas devant la cour Pénale Internationale(CPI),  car l’évolution de leur dossier  pénal met un terme aux spéculations faisant état du transfert  de Amadou Haya Sanogo  et de ses coaccusés devant cette juridiction internationale pour y être jugés. Mais c’est bel et bien  une cour d’Assises au Mali qui aura la redoutable mission  de dire si oui ou non  ils sont coupables des faits qui leur sont reprochés. De sources judiciaires, les accusés  encourent tous la peine de mort. Raison pour laquelle, près de  vingt cinq (25) Avocats se sont constitués pour leur défense.

Un procès où comparaitront les putschistes de mars 2012 pourrait également lever plusieurs équivoques qui entachent le retour à une vie constitutionnelle normale. En effet, des responsables politiques qui avaient approuvé le coup d’Etat et qui avaient cru pouvoir se faire une place au soleil grâce aux putschistes, propagent depuis l’arrestation de ceux-ci, la thèse du complot politique et du règlement de comptes. Aux yeux de ces politiques, Sanogo et autres seraient plus des victimes que des coupables. Un procès en bonne et due forme permettra à la justice de trancher et au citoyen lambda de se faire une religion. Une chose est sûre, la transmission du dossier des putschistes à la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako a permis déjà de sortir des oubliettes de l’histoire Sanogo et ses camarades. Et bientôt, ce sont devant les feux de la rampe qu’ils seront pour défendre leur tête contre la peine capitale.

 

 

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