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Les discours prononcés le 15 mai

by sur 17 mai 2015

Vous trouverez ci-dessous l’essentiel des discours prononcés le 15 mai, ainsi que la réaction de l’ONU aux propos du Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, dont la vidéo de l’intervention est consultable à l’adresse : http://www.maliweb.net/video/politique-videos/video-ceremonie-de-signature-de-laccord-de-paix-declaration-du-president-sem-ibrahim-boubacar-keita-969022.html

 

L’ONU accuse le Mali de manquer de reconnaissance pour ses « sacrifices »

AFP – Par Oeildafrique – 16-05-2015

Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, s’est insurgé samedi à Bamako contre un manque de reconnaissance des autorités maliennes envers la force internationale dans ce pays, la Minusma au lendemain de la signature d’un accord de paix.

Il a par ailleurs souhaité que « le dialogue annoncé entre le gouvernement malien et la Coordination s’établisse sans délai » pour amener la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg), qui exige des discussions supplémentaires pour signer l’accord, à la faire à son tour.

Lors d’une conférence de presse, M. Ladsous a dit « regretter que hier, durant les débats, l’impartialité de la Minusma ait pu être mise en question », en allusion à la salve de critiques lancée par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta lors de la cérémonie.

« Depuis la Somalie (il y a plus de 20 ans, NDLR), aucune mission des Nations unies n’a été aussi coûteuse en vies humaines », avec 35 tués en moins de deux ans pour la Minusma, a-t-il souligné.

Dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi, la Minusma avait déploré que « son impartialité soit régulièrement mise en cause et que ni sa contribution, ni ses sacrifices ne soient reconnus à leur juste valeur ».

A la clôture de la cérémonie de signature de l’accord par le gouvernement malien, plusieurs mouvements armés et la médiation internationale, le président Keïta a apostrophé le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU qui avait lu un message du secrétaire général Ban Ki-moon.

« Avons-nous jamais violé le cessez-le-feu? Jamais. Pour autant, M. Ladsous, il serait convenable que les Nations unies fassent preuve de justice et d’équité à cet égard-là », a-t-il lancé, exigeant « un peu de respect pour notre peuple ».

« Que l’accord doive rester ouvert, nous y sommes favorables, pourvu qu’il ne soit pas une prise en otage pour le Mali et pour la paix au Mali. Je suis très clair là-dessus », a ajouté M. Keïta.

– ‘Faire la différence entre groupes armés’ –

Dans le discours lu par M. Ladsous, le secrétaire général de l’ONU déplorait que « de graves violations du cessez-le-feu aient été commises de toutes parts ces dernières semaines ».

« Le dialogue doit continuer avec les groupes qui ne sont pas ici aujourd’hui, la possibilité qu’ils signent l’accord de paix à une date ultérieure doit rester ouverte », affirmait M. Ban au sujet des rebelles.

L’accord vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d’indépendance du pays, en 1960. En 2012, il a été transformé en sanctuaire et en base d’opérations jihadiste, jusqu’au lancement de l’opération militaire française Serval en janvier 2013.

« Après cette signature, on va être en mesure de clairement faire la différence entre les groupes armés qui se sont engagés dans le processus de paix ou qui vont s’y rallier et ceux qui se situent en dehors de ce cadre et qui seront forcément assimilés aux groupements terroristes », s’est félicité M. Ladsous.

Interrogé sur d’éventuelles violations du cessez-le-feu par l’armée malienne, il a dit ne pas en avoir connaissance, mais s’est étonné de la proximité des troupes de Bamako lors de chaque opération de la formation pro-gouvernementale Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia).

« Toutes les parties quasiment ont été responsables de violations du cessez-le-feu », a précisé le responsable de l’ONU, appelant à l’arrêt immédiat des affrontements de ces derniers jours à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne « car ils alourdissent l’atmosphère ».

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette région par l’opération Serval, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités.

La Mission de l’ONU se dit injustement montrée du doigt après des déclarations du président

(c) maliactu.net -16 mai 2015

« Avons-nous jamais violé le cessez-le-feu? Jamais. Pour autant, M. Ladsous, il serait convenable que les Nations unies fassent preuve de justice et d’équité à cet égard-là », a lancé le président malien.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) s’est indignée que « son impartialité soit régulièrement mise en cause », après une salve de critiques du président malien Ibrahim Boubacar Keïta lors de la cérémonie de signature d’un accord pour la paix vendredi soir à Bamako.

« La Minusma regrette que son impartialité soit régulièrement mise en cause et que ni sa contribution, ni ses sacrifices ne soient reconnus à leur juste valeur », selon un communiqué de la force de l’ONU publié dans la nuit de vendredi à samedi.

« La Minusma se félicite de la signature de l’accord de paix et réaffirme son impartialité », selon le texte, qui ne mentionne pas le discours du président malien.

A la clôture de la cérémonie de signature de l’accord par le gouvernement malien, plusieurs mouvements armés et la médiation internationale, mais sans les principaux groupes de la rébellion à dominante touareg, M. Keïta a apostrophé le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous.

« Avons-nous jamais violé le cessez-le-feu? Jamais. Pour autant, M. Ladsous, il serait convenable que les Nations unies fassent preuve de justice et d’équité à cet égard-là », a lancé le président malien.

« Vous avez toujours dit +oui, les parties, les parties+, un peu de respect pour notre peuple », a-t-il ajouté à l’intention de M. Ladsous, qui avait lu un message du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

« Que l’accord doive rester ouvert, nous y sommes favorables, pourvu qu’il ne soit pas une prise en otage pour le Mali et pour la paix au Mali. Je suis très clair là-dessus », a dit M. Keïta, en référence à de futures discussions pour amener la rébellion à signer à son tour.

Dans le discours lu par M. Ladsous, le secrétaire général de l’ONU déplorait que « de graves violations du cessez-le-feu aient été commises de toutes parts ces dernières semaines ».

« Le dialogue doit continuer avec les groupes qui ne sont pas ici aujourd’hui, la possibilité qu’ils signent l’accord de paix à une date ultérieure doit rester ouverte », affirmait M. Ban au sujet des rebelles, prévenant que leur absence « ne peut en aucun cas servir de prétexte à la reprise d’opérations militaire contre les non-signataires ».

L’accord vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d’indépendance du pays, en 1960. En 2012, il a été transformé en sanctuaire et en base d’opérations jihadiste, jusqu’au lancement de l’opération militaire française Serval en janvier 2013.

 Message de Ban Ki-moon sur la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali

Par Minusma – Date: 15 Mai 2015

Lu par M. Hervé Ladsous, Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix

Excellences, Mesdames et Messieurs, 

Je félicite le Gouvernement du Mali, les groupes armés présents aujourd’hui, l’Algérie et tous les membres de la Médiation internationale pour ce texte équilibré et novateur, porteur d’espoir pour l’avenir du Mali, qui est le fruit de dix mois d’intenses discussions à Alger.

Nous l’avons tous dit : le texte n’est pas parfait, mais constitue une excellente base pour la poursuite du processus de paix inter-malien.

Je déplore qu’en dépit de tous ces efforts, de graves violations du cessez-le-feu aient été commises de toutes parts ces dernières semaines. Ces actions sont inacceptables.

J’appelle toutes les parties à rétablir le cessez-le-feu immédiatement et à reprendre le dialogue pour le consolider.

Je regrette qu’une des parties au conflit ne soit pas présente aujourd’hui. La cérémonie d’aujourd’hui marque un pas important du long chemin vers la paix.

Mais ce n’est qu’un pas, et nous avons confiance que les parties restantes se rallieront bientôt à cette paix afin que le Mali puisse renouer enfin avec la stabilité politique et le développement économique.

Afin que ce premier pas nous mène à l’établissement d’une paix durable, il nous semble que quatre principes vont devoir gouverner les prochaines étapes: le dialogue doit continuer avec les groupes qui ne sont pas ici aujourd’hui ; la possibilité qu’ils signent l’accord de paix à une date ultérieure doit rester ouverte ; et le fait que seules certaines des parties signent l’accord de paix aujourd’hui ne peut en aucun cas servir de prétexte à la reprise d’opérations militaire contre les non-signataires.

Le cessez-le-feu et ses mécanismes de gestion devront donc rester en place, et les parties devront respecter leurs engagements à cet égard. Les modalités de mise en œuvre de l’accord devront être revues afin de lancer la mise en œuvre des aspects qui peuvent être appliqués dès à présent et surtout, privilégier la mise en œuvre des aspects à mêmes de favoriser l’établissement d’un environnement propice à la signature de l’accord par toutes les parties.

Les Nations Unies demeurent convaincues que l’établissement d’une paix durable est possible. Mais cela nécessite le concours et la bonne foi de toutes les parties. Les actes sont plus éloquents que les paroles. Les semaines et les mois à venir nous diront si les parties ont le courage de faire les gestes nécessaires à l’établissement de la confiance, au ralliement de tous les Maliens derrière l’accord de paix et à la pleine mise en œuvre de cet accord.

Le Mali est face à un moment décisif. Je demande instamment au  Gouvernement et aux groupes armés de saisir cette occasion historique : la population civile a fait preuve d’une prodigieuse résilience, les Maliens ont besoin que vous fassiez preuve de leadership, que vous surmontiez ces divisions et œuvriez ensemble à l’établissement de la paix et au développement du pays.

Enfin j’aimerais invoquer le souvenir des victimes du conflit : nous leur devons d’assurer le succès de cette nouvelle page de l’histoire du Mali.

Je vous remercie.

Mali: la Secrétaire générale de la Francophonie salue la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation

15 mai 2015 – (c)Malliactu

La Secrétaire générale de la Francophonie, Son Excellence Madame Michaëlle Jean, salue la signature le 15 mai 2015 à Bamako, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

« La signature de cet accord est une étape essentielle pour la sécurité et la stabilité non seulement au Mali mais dans toute la région, voire le continent.  Elle marque un tournant décisif pour le rétablissement durable de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire malien afin de créer les conditions d’un développement socio-économique porteur de croissance », a déclaré la Secrétaire générale, invitée à la cérémonie de signature où de nombreux chefs d’État et de gouvernement et d’organisations internationales étaient également présents.

Michaëlle Jean exhorte toutes les parties à cet accord à maintenir la dynamique de dialogue et de consensus pour assurer sa mise en œuvre intégrale.

La Secrétaire générale félicite la médiation internationale, conduite par l’Algérie, pour son action déterminante qui a contribué à l’aboutissement des négociations inter-maliennes. Elle encourage la communauté internationale à soutenir pleinement la mise en œuvre de cet accord.

Michaëlle Jean réitère l’engagement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à poursuivre son appui en faveur du processus de consolidation de la paix au Mali.

La représentante des Etats-Unis à la cérémonie de signature de l’Accord : « le peuple malien mérite la paix et ne peut attendre indéfiniment »

Par Malijet – Vendredi, le 15 mai 2015. 

Déclaration sur la cérémonie de signature au Mali de la sous-secrétaire adjointe chargée des questions de politique économique de l’Afrique de l’Ouest et sub-saharienne, Ambassadeur Bisa Williams

Au nom des États-Unis d’Amérique, je félicite le peuple malien pour la cérémonie de signature d’aujourd’hui. Cet accord de paix – produit de huit mois de négociations et soutenu par de nombreux partenaires internationaux du Mali – représente les aspirations du peuple malien à vivre en paix. Nous reconnaissons les parties qui ont signé l’accord aujourd’hui et nous exhortons ceux qui ne l’ont pas fait à redoubler leurs efforts pacifiques et signer l’accord dans un avenir proche – le peuple malien mérite la paix et ne peut attendre indéfiniment.

Alors que nous nous retrouvons pour commémorer cette étape importante dans le processus de paix, nous reconnaissons qu’aucun document ne peut répondre à toutes les doléances ou résoudre tous les différends. Par contre, cet accord établi un cadre important pour les parties prenantes de pouvoir travailler ensemble dans l’intérêt du peuple malien.

En effet, le travail à faire pour assurer la signature de toutes les parties et mettre en œuvre les aspects de gouvernance, le développement, et de sécurité de cet Accord sera au moins aussi difficile que le chemin de huit mois qui nous a conduit ici. Pour traduire cet accord en une paix durable toutes les parties devront faire preuve de volonté de négocier, de faire des compromis et de résoudre leurs différends par le dialogue, plutôt que par la violence. Nous appelons toutes les parties à rétablir et maintenir le cessez-le-feu. Aucune provocation et violation du cessez-le-feu ne peut être acceptée.

Les Etats-Unis d’Amérique continueront à soutenir le peuple malien tout au long de cette période importante et au cours des années à venir. Nous sommes engagés à travailler ensemble pour soutenir une paix durable, le retour des services de base dans le nord, le développement économique de tout le Mali, et la réconciliation nationale sincère de tous les Maliens.

Déclaration de S.E.M. Bert Koenders, Ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Ancien RSSG Minusma

16 mai 2015 – Source : Ambassade des Pays-Bas à Bamako

Aujourd’hui a été posée la première pierre pour un nouveau Mali. Il s’agit d’un pas essentiel vers la paix, la sécurité et le développement durable – non seulement pour le Mali, mais pour la région du Sahel.

La communauté internationale s’est engagée avec une énergie implacable pour arriver à cet Accord. Aucun effort n’a été ménagé pour éviter l’échec de ce processus de paix. J’adresse toutes mes félicitations et toute ma gratitude à l’Algérie pour son leadership dans ce processus.

Cet Accord permettra de passer à une prochaine étape dans la stabilisation et le développement du Mali en général et celui des régions du nord et du centre en particulier. Je suis plein d’espoir que les groupements qui n’ont pas signé aujourd’hui, signeront dans les meilleurs délais. Une solution inclusive est essentielle. Je tiens à exprimer ma reconnaissance à tous ceux qui ont montré et continuent à montrer leur volonté d’aller vers la paix.

La situation sur le terrain reste très fragile. Il est impératif que toutes les parties respectent le cessez-le-feu. Les modalités de mise en œuvre de l’Accord devront être établies et mises en œuvre de façon approfondie, sous l’égide du Comité de Suivi. L’heure est aussi arrivée pour entamer l’important processus de recherche de la vérité et de la réconciliation.

Ce sera un travail de longue haleine, vu aussi les nombreux conflits locaux qui demandent des solutions spécifiques. Ici aussi, l’implication de la communauté internationale reste nécessaire : l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine, la CEDEAO. En cas de besoin je m’y investirai personnellement.

Aujourd’hui a été posée la première pierre pour un nouveau Mali. Mais une pierre ne fait pas encore une maison. Il nous appartient tous de continuer à bâtir sur les fondations de cet Accord, un édifice stable et sécurisé pour les millions de Maliens et Maliennes qui ont déjà trop soufferts.

 

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