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Attaques en série dans le Nord

by sur 19 mai 2015

Quatre jours après la signature de l’accord à Bamako,  les attaques se multiplient dans le Nord Mali.

Des combats entre la CMA et le « Gandakoye » se déroulent depuis ce matin à Arbichi dans le cercle de Gourma-Rharous

Par Studio Tamani – 19 mai 2015 à 16h

Des affrontements entre les éléments de la Coordination des Mouvements de l’Azawad et celui du Mouvement d’auto-défense « Gandakoye » se déroulent depuis ce matin. Les combats se situent autour du village d’Arbichi, localité à une dizaine de km du cercle de Gourma Rharous dans la région de Tombouctou. Plusieurs sources locales ont confirmé ces attaques. Pour le moment au aucun bilan n’est encore disponible.

Tombouctou : l’armée repousse une attaque à Bambara Maoude

A. SAYAH – AMAP-Tombouctou – L’Essor du 19 mai 2015

Tôt hier matin, aux environs de 5 heures, des hommes en armes ont attaqué Bambara Maoudé, chef-lieu de la commune du même nom, situé à équidistance entre Tombouctou et Douentza (100 km). Selon des habitants joints au téléphone, le bilan est de 2 morts et 2 blessés dont un civil. Selon les habitants, l’armée a repoussé l’attaque et les assaillants ont pris la fuite pour disparaitre dans la nature. Une poursuite engagée par les militaires n’a pas permis de les rattraper.

D’après les témoignages, les combats n’ont pas duré longtemps. Les assaillants ayant compris la détermination et la puissance de feu du détachement de l’armée présent dans la localité, ont préféré décrocher rapidement.

Sur le nombre de véhicules utilisés par les assaillants, les avis divergent. Pour certains, les bandits sont arrivés à bord de 2 véhicules 4×4 et 2 motos. Pour d’autres, il n’y avait qu’un véhicule 4×4 et 3 motos.

Cette attaque a provoqué l’émoi que l’on imagine dans la petite localité de Bambara Maoudé. L’inquiétude est aussi forte chez les usagers de la route Douentza-Tombouctou. Car c’est l’une des principales voies qui relient Tombouctou au Sud du pays. Jusqu’ici, cette route était restée plus ou moins sûre. Les véhicules de transport de personnes et de marchandises y circulaient sans subir des attaques à répétition comme sur la route Goundam-Tombouctou. Signalons aussi que la route qui relie Tombouctou, Goundam, Diré, Niafunké n’est plus sûre sans escorte.

Les habitants de Tombouctou ont de bonnes raisons de s’inquiéter. Si, en effet, l’axe Douentza-Tombouctou devenait impraticable du fait de l’insécurité, la ville serait coupée du reste du pays et privée de voies d’approvisionnement en produits de consommation.

De quoi accroitre le pessimisme des populations de la 6è Région qui assistent à des attaques et pillages quasi quotidiens dans les localités isolées où les forces de défense ne sont pas présentes en nombre. Les bandits armés continuent de dépouiller les populations de leurs biens. Pas plus tard que le 16 mai dernier, un camion de marchandises en provenance de Bamako, a été attaqué et vidé de son contenu par des hommes armés, sur l’axe Goundam-Tombouctou. Le lendemain, le village de Intédjitt dans la commune de Séréré, cercle Gourma-Rharous, a été saccagé et pillé par un groupe armé.

Les appels répétés au respect du cessez-le-feu et même la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation vendredi, ne semblent avoir aucun effet sur les groupes armés qui écument la région. D’après une expression imagée très usitée dans la contrée, les appels au respect du cessez-le-feu sont devenus comme de l’eau versée sur le dos de l’hippopotame.

A Tombouctou, tout le monde se demande quand ce cauchemar prendra fin. Certains espèrent que le mandat de la mission de l’ONU sera revu lors de son renouvellement en juin prochain, pour l’adapter à la situation qui prévaut sur le terrain. Les populations étouffent.

 Une position des FAMas attaquée à Bambaramaoudé : Les rebelles continuent leur cirque sous l’œil passif de la MINUSMA

Lassina NIANGALY – Tjikan – 19 mai 2015

Encore une fois, en violation de l’accord de cessez-le-feu, les groupes rebelles de la CMA et leurs alliés terroristes, ont de nouveau pris à partie, hier lundi, une position des Forces Armées Maliennes (FAMa) à Bambaramaoudé, localité située à environ 95 kilomètres de Douentza.

Une énième attaque qui intervient quelques jours après la signature de l’Accord de Paix et de Réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Curieusement, la Minusma de M. Hervé Ladsous tant prompte à mettre en garde l’armée malienne, et supposée être garante de la paix, se contente toujours de communiqués laconiques.

La série noire continue pour les rebelles de la CMA et groupes terroristes alliés. Délogés à Ménaka par le GATIA, les rebelles de la CMA et groupes terroristes alliés déterminés à laver l’affront, coûte que coûte, perdent plusieurs dizaines de leurs éléments en quelques jours. Hier lundi, très tôt le matin, pris à partie par les rebelles de la CMA, à Bambaramaoudé, localité située à environ 95 km de Douentza sur l’axe menant à Toumbouctou, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont fait, selon nos sources, plus d’une dizaine de morts dans les rangs de assaillants et plusieurs prisonniers.

Selon les mêmes sources, les FAMas, qui contrôlent la localité de Bamabaramaoudé, ont enregistré 3 morts et 2 blessés dans leurs rangs. Et un (1) civil tué. Une attaque qui intervient au lendemain d’une autre que les rebelles de la CMA et leurs alliés avaient lancé contre le GATIA, avec pour objectif de récupérer la ville combien stratégique de Ménaka, mais sans succès.

Faut-il le rappeler, les rebelles qui ont refusé de signer l’accord de Paix et de réconciliation nationale, ont aussi profité de la date du vendredi 15 mai, jour de la signature de l’Accord pour lancer une offensive sur la ville de Ménaka. Mais c’était sans compter sur la promptitude et la détermination du GATIA, groupe d’autodéfense fidèle à l’Etat malien.

Selon plusieurs sources, dans les différents combats, les rebelles auraient perdu plus d’une trentaine d’hommes contre 6 du coté du GATIA. Preuve, une fois de plus, que les rebelles de la CMA et groupes terroristes alliés qui ont refusé de signer l’Accord de paix sont désormais dans une logique d’engager le Mali dans une guerre à nouveau, tout en foulant au pied le processus de paix et de réconciliation nationale issu du processus d’Alger.

La passivité de la mission onusienne encouragerait-t-elle, les rebelles à continuer à semer le désordre ? La question vaut issu tout son pesant d’or. Car pendant ce temps, la Minusma de M. Hervé Ladsous, continue de faire les yeux doux aux rebelles. Et en réaction à toutes ses attaques contre l’Armée malienne, la mission onusienne ne s’est jusque-là contentée que livrer des communiqués laconiques sur son site et sa radio.

Pourtant, paradoxalement, elle est toujours prompte à mettre en garde les Forces Armées Maliennes (FAMas), contre toutes représailles à l’endroit des groupes rebelles.

« Il n’est pas question que l’on profite de l’accord pour attaquer ceux qui n’ont pas paraphé ou signé aujourd’hui » avait lancé Hervé Ladsous, comme pour témoigner de son soutien aux rebelles de la CMA et leurs alliés. Des propos qui ont blessé le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta et le peuple malien dans leur orgueil et perçus comme une insulte de la part du diplomate français.

Et la réponse du président IBK ne s’est pas fait attendre, « Nous ne sommes pas des gueux. Nous sommes, Monsieur Ladsous, des gens de bonne compagnie. Nous sommes un pays de vieille civilisation » avait-il assené. Et d’ajouter : « Jamais, depuis qu’elle a été cantonnée, l’armée malienne n’a manqué à ses engagements. Cantonnée dans la ville de Kidal, il a fallu que je le dise à la CEDEAO pour que nos frères comprennent quelle était la situation surréaliste que notre armée vivait à Kidal. Le Mali a accepté beaucoup », avait-il rappelé au secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien paix de l’ONU, Hervé Ladsous.

Nouvelle attaque meurtrière contre l’armée malienne près de Tombouctou

Par RFI – Modifié le 19-05-2015 à 09:52

Trois jours après la signature d’un accord de paix sans les principaux groupes armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), une localité située au sud de Tombouctou a été attaquée lundi 18 mai, faisant trois morts parmi les militaires maliens.

C’est une attaque surprise qu’ont subie les militaires. Les assaillants ont emprunté le lit dufleuve Niger, praticable par endroits en cette période de décrue. Arrivés à Bambara Maoundé, localité située à une centaine de kilomètres de Tombouctou, ils ont rapidement commis leur forfait avant de repartir.

Une délégation du gouvernement de Tombouctou, chef-lieu de la région, s’est rendue sur place. Les blessés ont été évacués, les militaires tués inhumés et les autorités ont annoncé un renforcement du dispositif de sécurité. C’est ce que demandent les habitants de la localité. De leur côté, les responsables de la Coordination des mouvements rebelles de l’Azawad (CMA) ont revendiqué l’opération. Une opération qui intervient trois jours après la signature en grandes pompes à Bamako d’un accord de paix et de réconciliation.

Si l’Etat malien et les groupes armés touaregs, arabes et sédentaires pro-gouvernementaux ont signé l’accord, les trois principaux mouvements armés de la CMA n’ont pas répondu présents. Ils réclament de nouvelles négociations avec Bamako, mais le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a déjà annoncé la couleur : oui pour rencontrer les groupes rebelles, mais pas question de s’asseoir pour de nouvelles interminables discussions.

Combats entre la CMA et la milice d’autodéfense Gandakoye à Echel et Tamasch : L’étau se resserre autour des indépendantistes

Par Tjikan – Badou S. Koba – 19 mai 2015

En dépit de l’accord de paix conclu à Bamako, le vendredi 15 mai dernier, la Coordination des Mouvements de l’Azawad a intensifié les attaques ces dernières heures contre les forces gouvernementales et les populations civiles. Pour répliquer à leurs attaques, hier lundi, des combats d’une aussi rare violence ont opposé les combattants de la CMA aux éléments de la milice d’autodéfense Gandakoye.

Selon des témoins, ces affrontements ont débuté aux environs de 9 h30 mn d’abord dans la localité de Echel qui est située à 45 Kms au Sud-ouest de Goundam. Devant la détermination de la milice Songhoi, les combattants de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ont dû se replier vers Tamasch situé à 7 kms à l’Est d’Echel.

Dans cette localité, poursuit notre source, ils ont trouvé sur leur chemin les combattants de Gandakoy, une autre milice d’autodéfense. Même s’il n’y avait pas de bilan précis au moment où nous mettions sous presse, les renseignements fournis par des sources généralement bien informées prouvent que la CMA est dans le pétrin.

Ces revers militaires à répétition ont poussé les indépendantistes à renforcer la sécurité autour de la ville de Kidal, leur dernier bastion depuis que la ville de Ménaka est tombée entre les mains des combattants de la plateforme GATIA favorable à l’unité du Mali. Toutes les tentatives pour reconquérir la ville ont été vaines. Comme pour défier la communauté internationale qui était à Bamako pour la signature de l’accord de paix vendredi dernier, ils ont mené une offensive éclaire contre le fief des Oulimedens.

Selon nos sources, le bilan a été très lourd pour la CMA qui aurait perdu 24 combattants, une trentaine de prisonniers et de nombreux Pick-up saisis.

Depart du GATIA : Les populations continuent de s’opposer à la Minusma à Ménaka

Nabi – L’ Indicateur Du Renouveau – 19 mai 2015

Les populations de Ménaka sont redescendues dimanche dans les  rues pour exiger  le redéploiement de l’armée malienne dans la ville et  manifester contre la décision de la Minusma de « chasser »  le Gatia. Une manifestation qui fait suite à plusieurs d’autres à Ménaka et à Gao ainsi qu’à Bamako organisées par les ressortissants de la localité qui ne comprennent pas les agissements des forces onusiennes.

Depuis plusieurs semaines, la Minusma veut faire partir de la ville de Ménaka le Gatia qui a eu chassé les rebelles du MNLA. La force onusienne justifie sa décision par le fait que la conquête de la ville « a été faite en violation du cessez-le-feu en coursé ». Pour les populations locales, « la Minusma cherche plutôt à faire plaisir aux rebelles » qui exigent leur retour dans cette ville martyrisée depuis près 11 mois.

C’est pourquoi, elles sont redescendues dimanche dans les  rues pour exiger  le redéploiement de l’armée malienne dans la ville et  manifester contre la décision de la Minusma de « chasser »  le Gatia. Une manifestation qui fait suite à plusieurs d’autres à Ménaka et à Gao ainsi qu’à Bamako organisées par les ressortissants de la localité qui ne comprennent pas les agissements des forces onusiennes.

«  Nous sommes prêts à mourir car le retour du MNLA signera notre arrêt de mort »  nous a confié au téléphone un habitat qui ajoute «  de ne plus vouloir revivre les affres de l’occupation rebelle  qui a martyrisé et humilié les populations  ici ». « Toutes les populations sont prêtes à tout pour éviter le retour des rebelles » a-t-il assuré. Il a annoncé que les manifestations continueront le temps qu’il faudra pour le retour de l’armée malienne.

Contre ces accusations, la Minusma « regrette que son impartialité soit mise en cause », assure ne soutenir aucune des parties belligérantes et évoque d’ailleurs de possibles sanctions contre « tous les violateurs du cessez-le-feu », à savoir le Gatia, mais aussi les groupes rebelles qui multiplient les attaques depuis trois semaines.

Les rebelles cherchent notamment à reprendre Ménaka et se plaignent d’ailleurs de ce que les casques bleus les en empêchent. Tout comme la Minusma, les autorités maliennes appellent au respect du cessez-le-feu.

 Insécurité au nord : Le cercle de Goundam, un Far-West

Harber MAIGA –  Le Prétoire – 19 mai 2015

Plus rien ne va dans le cercle de Goundam, qui ressemble aujourd’hui à un No man’s land à la merci des bandits armés qui l’écument. Il ne se passe pas un jour sans que des localités ne soient attaquées ou que des hommes soient tués ou enlevés dans une impunité totale, laissant les populations dans un désarroi total.

Jamais le cercle de Goundam ne s’est autant mal porté qu’aujourd’hui, en termes d’insécurité. Il ne se passe pas un jour sans qu’une localité du cercle ne reçoive la visite de bandits armés. Ces barbares tuent, violent et pillent tout sur leur passage.

Après l’attaque et l’enlèvement de plusieurs personne à Bintagoungou, la tuerie sauvage du commandant de brigade et deux autres civils à Goundam, l’embuscade contre les Fama, l’attaque et l’enlèvement de deux véhicules de forains avec les passagers et les bagages, le 16 mai dernier, ce sont les localités d’Echell et de Bintagoungou qui furent encore attaquées sans que les forces de sécurité ne soulèvent le petit doigt.

A Bintagoungou, les bandits armés ont pillé et saccagé toutes les boutiques de la localité avant de faire du porte à porte pour dépouiller les pauvres populations de tout ce qu’elles possèdent comme objets de valeur, bijoux, or et argent. Et cela en toute impunité.

Les populations de la ville de Goundam vivent dans la peur et l’angoisse d’être attaquées à leur tour, car, selon nos sources, sur place, il n’y a aucun porteur d’uniforme à Goundam. Ces derniers seraient partis pour prêter main forte à leurs camarades à Tombouctou dans la hantise d’une attaque imminente de cette ville.

Mais où sont passés les militaires maliens formés récemment par les forces armées occidentales ? Où sont les compagnies Elou, Balanzan, Sigui ? Le gouvernement malien est-il, insensible au sort de ce cercle ? Voilà entre autres questions qui méritent d’être posées.

Aujourd’hui, à défaut d’envoyer une mission gouvernementale pour exprimer la solidarité nationale envers ces populations, le gouvernement peut quand même prendre des dispositions pour que les populations soient ravitaillées en vivres, car elles commencent à manquer de tout. C’est certes vrai que la situation actuelle du pays mérite que l’on soit tous solidaire des autorités pour nous sortir de cette mauvaise passe, mais force est de reconnaitre que la situation dans le cercle de Goundam est insoutenable. Il ressemble à un far-West à la merci des bandits armés qui l’ont transformé en cour arrière.

 

Tonka: des bandits armés ont attaqué hier soir le village de Tamachekoyt

Par Studio Tamani – Date: 18 Mai 2015 

Des bandits armés ont attaqué hier soir le village de Tamachekoyt dans la commune de Tonka, région de Tombouctou. De sources locales, l’attaque aurait fait deux blessés, des civils. Selon le Maire de Tonka, ces hommes armés ont pillé les boutiques du village avant de s’en aller. Les blessés ont été transférés au CSCOM de Tonka.

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