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Des « révélations » ? Vraiment ?

by sur 25 mai 2015

Médiapart a révélé que les présidents gabonais et malien avaient été écoutés en France en 2013 et 2014.

C’est bien là la seule « révélation » !

Pour le reste, IBK n’a jamais nié connaître « l’homme d’affaires » Michel Tomi, qu’il considère d’ailleurs comme un ami, même si celui-ci est également considéré, bien qu’il s’en défende farouchement, comme un « parrain du milieu corse ».

Un petit coup d’oeil dans les archives de la revue de presse de Corens achève de convaincre.

Cela dit, le président malien a-t-il bénéficié de largesses impliquant des contreparties pour Michel Tomi ?

Reste que l’affaire fait du bruit au Mali où elle alimente un peu plus, le sentiment anti-français, et l’impression que l’ancien pays colonial utilise d’autres moyens pour reprendre sa place.
La publication de conversations enregistrées en 2013 et 2014 après la signature de l’accord le 15 mai a-t-elle à voir avec le discours particulièrement musclé d’IBK à l’endroit de la communauté internationale ?

Un discours particulièrement bien reçu par la population…

Voudrait-on faire payer au président de la République malienne un  patriotisme qualifié d’ombrageux par des médias étrangers ?

Médiapart : un média à part, guidé par le quai d’Orsay fait de l’ingérence au Mali

Elijah De Bla – Medias – 24 mai 2015 

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SEM Ibrahim Boubacar KEITA, président de la république.

Mediapart le journal payant en ligne est connu pour sa défense de la liberté de presse. Ce média a eu à révéler de multiples affaires qui touchent des politiques en temps normal intouchables. Son directeur Edwy Plenel est connu pour son « intégrité » à faire  ce métier selon les règles de l’art. On lui doit la mise sur la place publique des affaires successives concernant Sarkozy et son rôle Libye, Cahuzac, le clan Balkany etc…

La dernière parution de Médiapart qui publie une transcription des écoutes réalisées en 2013 et 2014 du président malien IBK et de celui du Gabon Ali Bongo inquiète sur le virage emprunté par ce journal si respecté.

Lorsqu’on parcourt l’article en question, il ressort qu’avant les élections maliennes cette écoute et son contenu étaient disponibles avant et après qu’IBK ne soit élu.

La question que l’on se pose n’est pas celle des liens avérés ou pas d’ IBK avec Michel Tomi, le sulfureux homme d’affaire corse.

La question est de savoir pourquoi avoir choisi de publier un article une semaine après le discours musclé du président IBKà la tribune qui lui a été offerte lors de la cérémonie de signature de l’accord de paix à Bamako ?

Plenel est une personne très intelligente qui ne pouvait pas négliger ce détail au point de paraître de connivence avec les autorités françaises. La date de la publication de cette retranscription n’est pas anodine, l’impact sur l’opinion malienne n’est pas nulle.

Au moment où un pays dit en décomposition trouve un président qui ose exprimer le sentiment général des populations, Médiapart n’a pas trouvé un autre moyen que de s’allier avec le diable qui fossoie et entretient le trou dans lequel il souhaite voir le Mali demeurer. A un moment où le Mali accepte de signer un accord que tout le monde sait mauvais et fondé sur une somme non négligeable de concessions envers les protégés de la France et de la communauté internationale, Médiapart joue au « trouble-fête de comptoir ».

Dans un passé que les moins de vingt ans ignorent, la France avait un mercenaire qu’elle utilisait contre les pays africains dans le but de les déstabiliser et d’y placer des marionnettes qui obéissent à ses ordres machiavéliques.

Aujourd’hui, Bob Denard le mercenaire n’est plus, on fait appel à des mercenaires médiatiques et Médiapart comble bien ce vide avec sa parution qui répond plus à une logique de calendrier favorable à la diplomatie française et au timing quasi parfait pour le président Hollande au détriment du peuple malien.

Une part de liberté d’expression n’est pas la liberté à part entière, Médiapart glisse doucement mais sûrement vers la cour de ceux qui servent la soupe populaire aux pays du sud.

Affaire Tomi: au Mali, le président IBK fait allusion aux écoutes

Par RFI -Publié le 23-05-2015 Modifié le 24-05-2015 à 06:49

Toujours pas de réaction officielle directe au Mali, après la reproduction vendredi 22 mai dans la presse de conversations téléphoniques du président Keïta, interceptées par la justice française dans le cadre de l’affaire Michel Tomi, un homme d’affaires corse déjà condamné par le passé pour des malversations financières, et actuellement sous le coup d’une nouvelle procédure judiciaire pour corruption d’agent public étranger.

Ce gérant de plusieurs casinos en Afrique avait visiblement développé des liens étroits avec Ibrahim Boubacar Keïta, mais aussi avec le président gabonais Ali Bongo. IBK a tout de même fait allusion au sujet vendredi, après une cérémonie officielle. Son entourage s’exprime également.

Après avoir assisté ce vendredi à Bamako à une cérémonie de prière pour que la paix revienne au Mali, le président IBK a parlé à la presse. Il n’a pas abordé directement les révélations du site français d’information Mediapart, mais c’est tout comme. « Je l’ai toujours dit, on peut essayer de déstabiliser un homme, mais si cet homme a la foi, si cet homme a le soutien de ceux qui le connaissent et qui croient en lui, c’est peine perdue, a lancé M. Keïta.Tel je suis, aux mains de Dieu et aux mains des miens. Nous ne sommes pas des naïfs et je suis un homme heureux aujourd’hui. »

Dans l’entourage du président malien, on va plus loin. On explique qu’Ibrahim Boubacar Keïta n’a absolument rien à se reprocher. Ses relations avec l’homme d’affaires Michel Tomi sont connues. Le même entourage estime qu’une instruction judiciaire étant ouverte, « la vérité éclatera ».

Certains n’hésitent pas à parler de « manœuvres dilatoires pour tenter d’affaiblir un président », qui a récemment rappelé à la communauté internationale le nationalisme ombrageux du Mali. La publication de ces écoutes est « dégueulasse », lâche par ailleurs un proche du président.

Michel Tomi, l’ami du président malien IBK

Vendredi, les journalistes français Ellen Salvi et Fabrice Arfi ont consigné sur Mediapart un article reproduisant des conversations des présidents IBK et Bongo, écoutés incidemment par la justice française dans le cadre d’une enquête sur Michel Tomi, mis en examen il y a un an.

Les conversations interceptées remontent à 2013 et 2014. Elles mettent en lumière des relations de proximité entre les deux chefs d’Etat et l’homme d’affaires. Me Pierre-Olivier Sur, avocat français du président malien, a dénoncé vendredi la mise sur écoute d’un président de la République en fonction, même s’il s’agit d’écoutes incidentes. « C’est une première à ma connaissance », s’insurge Me Sur.

Dans la retranscription de ces écoutes, on apprend que l’homme d’affaires corse et le président IBK se tutoient et se donnent du « Michel » ou encore du « mon frère ». On comprend aussi que M. Tomi se plie en quatre pour anticiper les besoins d’IBK ou pour lui faire plaisir. Il est question d’une voiture, d’un jet privé, ou encore de costumes fournis au chef de l’Etat.

Michel Tomi rappelle aussi à M. Keïta qu’il doit prendre ses médicaments et lui propose un jour de casser une grève à l’hôpital de Marseille pour que le président puisse s’y faire soigner.

Ali Bongo, le « neveu » de l’homme d’affaires

L’homme d’affaires apparait aussi aux petits soins pour le président gabonais, qu’il considère comme son neveu. En 2013, il offre une croisière aux époux Bongo sur son bateau de 43 mètres.

Entre le président et Michel Tomi, au téléphone, il est question d’affaires, mais aussi de rendez-vous galant avec une hôtesse bulgare que le Corse propose à Ali Bongo.

Selon Mediapart, ce sont toutes ces écoutes opérées pendant des mois qui ont abouti à la mise en examen de Michel Tomi pour « corruption d’agent public étranger » notamment.

Des conversations des présidents malien et gabonais écoutées en France

Par RFI – Publié le 22-05-2015 Modifié le 23-05-2015 à 01:29

C’est une révélation du site d’information Mediapart : les présidents du Mali IBK et du Gabon Ali Bongo ont été écoutés par la justice française dans le cadre de l’enquête sur Michel Tomi. L’homme d’affaires corse, qui est à la tête d’un empire financier en Afrique, a été mis en examen il y a un an pour corruption d’agent public étranger, faux et usage de faux. C’est en mettant ses téléphones sur écoute que la justice a intercepté, en 2013 et 2014, de nombreuses conversations entre Michel Tomi et les deux présidents.

Les extraits des écoutes publiés par Mediapart vendredi 22 mai, montrent que l’homme d’affaires corse est aux petits soins avec les présidents malien et gabonais, et qu’il multiplie les cadeaux luxueux. Dans une conversation du 4 octobre 2013, Michel Tomi demande à Ibrahim Boubacar Keïta des nouvelles d’un véhicule Range Rover qu’il lui aurait offert. « Impeccable, impeccable », répond le chef de l’Etat pour dire sa satisfaction.

Dans une écoute, Michel Tomi propose au président IBK d’utiliser son jet privé, et lui demande s’il est content du manteau ou des costumes de luxe qu’il lui a fait livrer. Le président malien apprécie manifestement et demande à son ami, qu’il appelle « Michel », qu’on lui confectionne aussi des habits de campagne. Les deux hommes parlent de tout, aussi bien d’une paire de lunettes, que de l’achat de l’avion présidentiel.

On sent dans les écoutes retranscrites par Mediapart une grande complicité entre les deux hommes, qui se tutoient. Michel Tomi rappelle même une fois au président malien de prendre ses médicaments.

Même proximité avec le chef de l’Etat gabonais

L’homme d’affaires est aussi aux petits soins avec Ali Bongo. Le 20 juillet 2013, le président gabonais et son épouse passent des vacances sur le yacht de Michel Tomi. Les deux hommes parlent affaires, et aussi femmes : le Corse évoque une belle hôtesse bulgare qu’il garde en réserve pour un prochain voyage du président gabonais, quand il sera seul.

Mediapart résume : « L’homme d’affaires est là pour rendre la vie plus douce aux deux présidents, en échange de pouvoir faire prospérer ses affaires. »

Maître Pierre-Olivier Sur l’avocat français du président malien qui est aussi bâtonnier a dénoncé vendredi avec vigueur la mise sur écoute d’un président de la République en fonction, même s’il s’agit d’écoutes incidentes. « C’est une première à ma connaissance », s’est insurgé l’avocat du président malien.

Pour l’instant, le Mali et le Gabon n’ont pas réagi de manière officielle, mais dans l’entourage direct du président malien, on se dit ce vendredi indigné par ces écoutes. « La justice française aurait dû se dire qu’il y a des limites », confie un proche du chef de l’Etat. Notre interlocuteur juge par ailleurs « dégueulasse » la publication de ces écoutes par le site Mediapart.

 

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