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Les violences se multiplient

by sur 25 mai 2015

 

Depuis la signature de l’accord le 15 mai, les violences ne cessent d’amplifier au Mali, gagnant les régions de Tombouctou et de Mopti.

Ci-dessous, nous faisons le point sur ce qui s’est passé depuis 48h, sachant qu’il y a deux semaines que ça dure et que les incidents, combats, attaques et assassinats se multiplient : soldats faits prisonniers, civils enlevés, certains relâchés, population qui fuit les villages pour se rapprocher des villes qui ne peuvent les accueillir…

La situation d’insécurité alimentaire s’installe en outre,  sachant que les paysans ne pourront emblaver les terres cette année, et que les troupeaux sont décimés.

Seul espoir, bien faible compte tenu de la situation de violence sur le terrain et de l’antagonisme des parties : la médiation qui a repris à Alger pour tenter d’appliquer les modalités du cessez le feu.

Violences au nord du Mali malgré la signature d’un accord de paix

Par RFI le 24 mai 2015

Malgré la signature d’un accord de paix le 15 mai dernier à Bamako, sans les principaux groupes armés opposés au gouvernement malien, la situation sécuritaire se dégrade dans le nord du Mali. Près d’une dizaine d’accrochages, d’attaques, se sont déroulés depuis faisant plusieurs victimes.

L’accrochage le plus violent de ces derniers jours s’est déroulé dans la localité de Tessit. Les rebelles de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ont dans un premier temps pris le contrôle total des lieux. Des hommes en tenue militaire ont été faits prisonniers, des ont également été saisies, mais par la suite l’armée malienne a repris le contrôle de la ville et un nouveau renfort en troupes était attendu ce lundi.

Au Nord-Ouest dans la localité de Tombouctou un calme précaire règne. Les rebelles montrent leurs muscles et de leurs côtés les militaires de l’armée régulière sont sur le terrain pour défendre le drapeau national selon les termes l’état-major local de l’armée.

Calme précaire également dans la périphérie de la localité de Ménaka. Ce sont toujours les groupes armés pro-gouvernementaux qui contrôlent la ville. Des responsables de l’ONU sur le terrain estiment que la situation est très volatile. Les morts et les prisonniers nombreux.

Néanmoins, une bonne dizaine de prisonniers appartenant aux groupes armés pro-gouvernementaux viennent de recouvrer la liberté grâce à une médiation du maire de la localité de Goundam, Mme Oumou Sall.

Les attaques des rebelles de la CMA ont coûté la vie à 30 soldats maliens en quatre semaines

Par Xinhua – Date: 23 Mai 2015 

Au cours des quatre dernières semaines, les attaques attribuées à la Coordination des mouvements de l’ Azawad (CMA, rebelle) ont provoqué la mort de 30 militaires maliens, si l’ on se réfère aux communiqués du gouvernement publiés pendant cette période.

Au total, la CMA a attaqué plus de 15 villes et pillé cinq localités dans le nord du Mali, selon ces textes qui font état de l’ enlèvement de 13 civils.

La dernière attaque date de mercredi, quand les éléments du MNLA, membres de la CMA, ont occupé Tin Hamma (région de Tombouctou) avant d’ être chassés par les Forces armées maliennes (FAMa).

Cet incident prouve que malgré la signature de l’ Accord de paix et de réconciliation, à Bamako le 15 mai dernier, la CMA poursuit ses attaques dans le nord du Mali.

Lors de cette dernière attaque, trois civils ont été tués par des balles perdues et deux boutiques ont été pillées, alors que deux assaillants ont été arrêtés par les militaires maliens, selon des sources informées.

La CMA et la Plateforme des mouvements armés du nord (loyaliste, qui a signé l’ accord de paix) se rejettent la responsabilité de la reprise des hostilités.

Pour un diplomate africain à Bamako, « La CMA veut visiblement des victoires militaires pour obliger le gouvernement malien à de nouvelles négociations ».

Or, pense-t-il, le dialogue « ne doit se situer maintenant que dans le cadre de la mise en œuvre de l’ accord de Bamako ».

La CMA a fait savoir qu’ elle conditionne la signature de l’ accord à « une rapide ouverture des discussions avec le gouvernement du Mali ». C’est ce que le chargé à la communication et porte-parole du Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA, membre de la CMA), Almou Ag Mohamed, a précisé dans une interview exclusive publiée ce jeudi par l’ hebdomadaire malien, L’ Indicateur du Renouveau.

Réunie le 19 mai 2015 à Bamako, la médiation prévoit d’ organiser à partir du 25 mai à Alger « une série de consultations destinées à mettre en place les conditions du parachèvement du processus de signature de l’ Accord (de paix) dans les plus brefs délais ».

« Ces consultations seront également l’ occasion pour les Parties de réaffirmer leur engagement en faveur d’ une cessation totale et définitive des hostilités », indique la médiation.

Pour sa part, le gouvernement malien travaille déjà dans le sens de la mise en œuvre de l’Accord signé à Bamako.

C’est ainsi qu’ il a fait voter, le 19 mai 2015, une loi l’autorisant à percevoir plus de 30 milliards F CFA de taxes auprès des sociétés de téléphonie et des banques.

Selon le ministre malien de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra, cette rallonge permettra de faire face aux nouvelles charges liées à l’Accord du 15 mai et à la loi de programmation militaire…

De son côté, la Mission multimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’est renforcée avec l’ arrivée lundi à Tombouctou (nord-ouest) d’ une unité aérienne du Salvador avec des hélicoptères d’attaque caractérisés par leur rapidité. Fin

Le village de Gaberi (cercle de Gourma Rharous) attaqué aujourd’hui par des bandits armés

A.Diakité – Maliactu

Aujourd’hui aux environs de 11 heures, des hommes lourdement armés à bord de deux véhicules et des motos, sont rentrés dans le village de Gaberi, localité située dans le cercle de Gourma Rharous, précisément à 7 kms du chef-lieu du cercle du même nom.

Aussitôt rentrés, les assaillants se sont dirigés vers les boutiques et magasins qu’ils ont pillés à leur guise. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont emporté des biens d’autrui. Prises de panique, les populations se sont terrées chez elles.

Elles ne sont ressorties qu’après le départ des assaillants lesquels ont causé beaucoup de torts aux villageois. Les populations de Gaberi lancent un appel aux autorités du pays pour le renforcement des mesures de sécurité dans l’ensemble du cercle du Gourma Rharous afin d’y mettre fin au banditisme.

Ber : des échanges de tirs aux armes lourdes entre les FAMAS et CMA

Par Studio Tamani – Date: 23 Mai 2015 

Des échanges de tirs aux armes lourdes sont entendus à Ber à 60 km de la ville de Tombouctou entre la CMA et les forces armées maliennes. Depuis midi, les populations sont terrées chez eux. Selon des sources locales, les tirs proviennent du côté nord du fleuve Niger et du côté sud où sont positionnés les FAMAs.

Ber : le camp de la MINUSMA attaqué

24 mai 2015 – Minusma – Bamako, le 22 mai 2015 

   

(Photo MINUSMA, utilisée juste à titre d`illustration)

Aujourd’hui peu après 15h, le camp de la MINUSMA à Ber a été la cible d’une dizaine de tirs d’obus.

Cette attaque intervient au moment où une délégation composée de personnel civil de la Mission, accompagnée de représentants des autorités locales et de la société civile, assistait à la libération de 10 personnes détenues jusqu’alors par la Coordination.

L’attaque n’a pas fait de victimes et la libération a pu s’effectuer sous la protection de la Force de la MINUSMA.

La MINUSMA condamne avec force et vigueur cette nouvelle attaque terroriste.

« Ces actes n’affecteront en rien notre détermination à poursuivre la mission que le Conseil de Sécurité nous a confiée », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Mongi Hamdi.

Au nord, c’est le Business !

Paul-Louis Kone – 23 mai 2015

Chaque jour qui passe, je m’interroge. J’ai la sensation qu’on nous prend continuellement pour des imbéciles sans esprit, nous autres Maliens, nous autres africains. On nous intoxique avec de soi-disant indépendantistes qui cherchent le bien de leurs frères dans l’Azawad.

Que cela cesse et que la vérité soit enfin dite !

Tout le monde sait que leurs motivations n’ont rien de louables, et qu’elles n’ont rien à voir avec la recherche du bien de leurs frères. Cette vérité, moi je veux en parler. Cette vérité du nord du Mali, cette vérité des trafics, des intérêts personnels… Cette vérité qui malheureusement domine dans tellement d’endroits en Afrique.

          Au nord de notre grand pays vivent de braves gens, nos frères Maliens de l’Azawad. Trop souvent oubliés, depuis des décennies ils réclament qu’on prenne en compte leurs spécificités, que le pays dont ils sont citoyens s’occupe du développement de leurs régions, et partage équitablement les ressources et les services publics. Quoi de plus normal ? Mais voilà : personne n’a écouté, et les promesses n’ont pas été tenues.

On sait tous à quel désastre cela nous a conduit ! Le Nord du pays a été laissé à l’abandon et a été trop longtemps le théâtre de combats sanglants. Et l’Azawad est devenu une zone de non-droit …

Comme la nature a horreur du vide, l’Azawad est devenu le refuge de djihadistes refoulés d’Algérie, et de trafiquants en tous genres, particulièrement de drogue venue d’Amérique du Sud, et destinée à l’Afrique et à l’Europe. Tout cela au milieu des mouvements indépendantistes nés des revendications restées sans réponses concrètes. Et tout ce petit monde cohabite dans l’Azawad. Bien. Trop bien. A tel point qu’il est impossible de dire qui est qui, qui fait quoi …

Tout le monde a entendu parler des dizaines de pick-ups chargés de drogue qui transitaient entre Kidal et Ménaka quand le HCUA était présent dans la ville. Ménaka était devenu un carrefour du trafic de drogue ! Attendez … Les membres du HCUA sont des indépendantistes ou des trafiquants ? Je ne me souviens plus …

Revenons à nos pick-ups entre Ménaka et Kidal. Et chacun sait qui fait la loi à Kidal : un certain Iyad Ag Ghali, chef d’Ansar Dine. Un djihadiste donc. Celui-là même qui veut appliquer la charia à Kidal. Mais le trafic de drogue va à l’encontre de la charia, non ? Ca se complique ….

Mais c’est certain, pour le trafic de drogue et pour assouvir ses petites envies de domination du peuple, rien de mieux qu’une zone de non-droit où règne le chaos. Malheureusement pour les trafiquants et les djihadistes, le gouvernement Malien et la communauté internationale ont souhaité instaurer la paix au Mali, et trouver la meilleure solution qui soit pour le peuple de l’Azawad. Bonne idée ! Même le MNLA semble avoir compris où est l’intérêt du Mali et celui de l’Azawad en paraphant les accords d’Alger.

Mais le HCUA a tout fait pour bloquer la signature finale des accords le 15 mai à Bamako. Pourtant, ces gens sont sensés vouloir le bien de l’Azawad. Bizarre …

Ah oui, mais le HCUA est la façade d’Ansar Dine. Tout le monde le sait. C’est donc Iyad Ag Ghali qui a dicté au HCUA quoi faire le 15 mai, pour satisfaire ses propres intérêts, et pas ceux de l’Azawad.

Je m’y perds au milieu de toutes ces incohérences … de tous ces mensonges ! Mais c’est peut-être le but : construire un rideau de fumée tellement épais afin que le peuple Malien ne voit plus la vérité pourtant aveuglante. Et pourtant tout est clair. L’Azawad est au centre d’intérêts qui n’ont rien à voir avec le bien de son peuple. Djihadistes et trafiquants de drogue sont étroitement liés. Ils dominent l’Azawad et ne veulent surtout pas que la situation actuelle change. Tant qu’ils seront là, il n’y aura jamais de réel accord de paix. Parce qu’ils dominent et manipulent certains pseudo-indépendantistes tout en leur accordant un semblant de pouvoir. Rien à voir avec l’idéologie, rien à voir avec le bien de l’Azawad ou de son peuple. C’est du business ! Juste du business …

Mali: l’ONU enquête sur la mort de civils à Tin-Hamma

Par RFI – Publié le 23-05-2015 Modifié le 23-05-2015 à 22:39

Au Mali, la mission des Nations unies au Mali (Minusma) a décidé d’envoyer, vendredi 22 mai, une équipe à Tin-Hamma, au nord du pays, localité de la région de Gao, proche de Ménaka. Des combats ont éclaté dans cette localité, mercredi et jeudi, entre groupes pro-Bamako et rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui ont fait plusieurs victimes civiles.

Que s’est-il réellement lors de ces combats entre rebelles séparatistes touaregs et milices pro-gouvernementales à Tin-Hamma ? Combien de civils ont été tués et ont-ils été exécutés comme le rapportent plusieurs sources et notamment la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ? La Minusma souligne que « si les informations rapportées sont avérées, ces actes constitueraient des crimes graves dont les responsables devront rendre compte devant la justice ».

C’est pour faire toute la lumière sur les « violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire » qui lui ont été rapportées que la Mission des Nations unies a dépêché sur place une équipe d’enquêteurs.

« La Minusma a décidé d’envoyer cette mission d’enquête parce que nous avons reçu des rapports de différentes sources du terrain qui indiquent qu’il y a eu des exactions qui ont été perpétrées dont l’exécution d’un nombre de civils. L’objet de l’enquête c’est d’établir d’abord les faits, la véracité de ce qui a été rapporté, les corroborer avec des faits, des chiffres si possible parce que les chiffres rapportés varient », a déclaré, à RFI, Radia Achouri, porte-parole de la Minusma

Certains parlent de dix, d’autres de seize civils tués. Radia Achouri ajoute que l’objet de l’enquête c’est justement « d’établir le nombre de personnes qui auraient été exécutées et leur qualité ainsi que toute information utile pour établir les faits. De quoi il s’agit exactement et qui serait l’auteur de ces exactions », a-t-elle précisé.

De son côté, l’organisation Action contre la Faim (ACF)-Espagne a décidé de suspendre temporairement ses activités dans la région de Gao, après la mort de l’un de ses employés, pendant une mission, mercredi, à Tin-Hama. Pour reprendre ses activités, l’ONG attend d’en savoir plus sur la disparition de l’humanitaire qui faisait partie d’une équipe de cinq personnes en déplacement à Tin-Hamma.

Nouvelle réunion entre la médiation et la CMA sur fond de tensions dans le nord

Par Studio Tamani

La tension ne faiblit toujours pas dans le nord du Mali. Après les affrontements entre l’armée malienne et les rebelles de la CMA hier à Ber, une localité située à 60 kilomètres de Tombouctou. La ville de Tombouctou a, elle-même, été l’objet d’une attaque repoussée par les forces armées maliennes. Ces violences interviennent alors qu’une rencontre est prévue entre la CMA et l’équipe internationale de médiation ce lundi à Alger.

Selon une source locale, c’est aux environs de 23 heures que des tirs à l’arme lourde ont été entendus à l’entrée nord-est de la ville où se trouve un check-point de l’armée malienne. «Après plus d’une demie heure d’échanges de tirs nourris, les assaillants non identifiés, ont pris la fuite », a-t-elle ajouté.

Les affrontements n’ont pas fait de blessés ni de morts. En revanche, la population paniquée s’ est terrée chez elle toute la nuit. « La situation était calme ce matin dans la ville», précise la même source ».

Un peu plutôt dans la journée de violents combats ont opposé l’armée et les mouvements rebelles de la CMA à Ber, non loin de Tombouctou. Des combats qui selon une source sécuritaire ont fait plusieurs blessés dans les rangs de la Coordination.

Des affrontements opposent régulièrement les groupes rebelles de la Coordination, ceux de la plate forme ainsi que l’armée malienne dans plusieurs localités du septentrion malien. Cela, malgré la signature le 15 mai dernier, de l’accord de paix et de réconciliation. Une signature boycottée par la Coordination des mouvements de l’Azawad.

Après l’attaque contre la ville de Tombouctou, la psychose s’est installée au sein de la population qui réclame davantage l’implication de l’armée pour sécuriser la ville.

« Hier soir vers 22 heures, les populations étaient paniquées parce que des coups de feu nourris étaient entendre. Les gens ne savaient plus à quel saint se vouer parce que ne comprenant pas ce qui provoquait tout cela, tout le monde s’est terré dans sa maison évitant une catastrophe. Le dommage est que les forces de sécurité sont cantonnées. Nous, nous pensons qu’il est urgent de procéder à un redéploiement des forces armées et de sécurité dans la région de Tombouctou. Cela permettra de dissuader ceux-là qui sont très mobiles au niveau de Ber et qui font de la région un foyer de tension un foyer d’attaque créant la psychose. Ce qui amène les gens à se poser la question qui s’occupe de leur sécurité ».

Une rencontre est prévue en début de semaine entre la coordination des mouvements de l’Azawad et la médiation internationale à Alger. Selon le porte parole de la CMA, « cette réunion s’inscrit dans le cadre de la poursuite des discussions afin de dépasser les différents blocages qui ont empêché la Coordination de signer le document ».

Moussa Ag Attaher, porte parole de la CMA est joint par Sékou Gadjigo
« La rencontre est tout à fait conforme aux dispositions du processus qui était prévu dans la période entre le paraphe et la signature. Les demandes, maintes fois renouvelées par la CMA, c’est qu’il y a aujourd’hui une nécessite de discussions pour comprendre un certain nombre de points après le paraphe. Nous avons rempli notre part dans cet engagement et nous avons effectivement aussi eu des engagements de la part du Gouvernement malien et de la médiation pour qu’il y ait des discussions après le paraphe. Donc la date du 25 a été retenue pour permettre à ces discussions d’avoir lieu afin de dépasser les différents blocages qui ont empêché la Coordination de signer l’accord ».

Pour la plate forme « cette consultation n’est qu’une réunion de trop ». Selon elle, cette rencontre vise à trouver un cessez-le-feu afin que la CMA, en difficulté sur le terrain, puisse se réorganiser. Elle interpelle la communauté internationale à emmener la CMA à signer l’accord de paix.

Fahad Ag Almahmoud est au micro de Barké Cissé.

« Une consultation est prévue pour le 25 mai, c’est pour signer un unième cessez-le-feu et pour le violer une unième fois. Moi je pense que la communauté internationale doit concentrer ses efforts a faire signer les mouvements de la coordination, par ce que nous avons remarqué que la communauté internationale cherche toujours un cessez-le-feu à la demande de la CMA. Quand ils ont des difficultés, on leur amène un cessez-le-feu en attendant qu’ils se réorganisent et attaquer. Et puis ça continue. Nous voulons que cela cesse, on ignore ce qui se passe sur le terrain. Emmener la CMA a signé l’accord comme ça on finira ce dossier une bonne fois pour toute ».

Les rebelles détiennent 19 soldats

Par BBC Afrique – Date: 23 Mai 2015 

Au Mali, les rebelles affirment avoir capturé 19 soldats de l’armée et saisi des armes. Ils ont déclaré à l’agence Reuters avoir pris le contrôle de la ville de Tessit, dans la région de Gao.

Des sources militaires dignes de foi ont confirmé à l’un des correspondants de la BBC à Bamako que plusieurs militaires manquaient à l’appel depuis vendredi, après des affrontements entre l’armée et les rebelles. Elles n’ont toutefois pas donné des chiffres précis.

Le gouvernement et ses alliés ont signé avec les séparatistes du nord un accord de non-agression, l’année dernière. Mais le cessez-le-feu est de plus en plus violé depuis que le gouvernement a saisi la ville de Ménaka, le mois dernier.

Les violences dans le nord du Mali continuent, malgré l’intervention menée par la France, qui a repoussé les combattants liés aux djihadistes d’Al-Qaida.

Ces derniers s’étaient infiltrés parmi les touareg et avaient pris le contrôle de deux tiers du pays en 2012.

Ce mois-ci, Bamako et les rebelles ont signé un accord, grâce à une médiation des autorités algériennes.

Certains groupes rebelles, dont la Coordination des mouvements de l’Azawad, avaient boycotté la cérémonie de signature de l’accord, à Bamako.

NORD DU MALI : Une dizaine de détenus libérés par la CMA

Par Studio Tamani – Date: 23 Mai 2015 

Une dizaine de personnes enlevées par la CMA à Bintagoungou (région de Tombouctou), ont été libérées hier. L’information a été donnée par les groupes rebelles du nord et confirmée par la MINUSMA. Les otages avaient été enlevés lors de l’attaque lancée le mois dernier par la CMA contre cette localité.

L’opération s’est déroulée à Ber à 60 kilomètres de Tombouctou. Les détenus ont été remis à une délégation composée du maire de Goundam, d’un représentant de l’association Ginna Dogon et du vice président de l’AMDH. La libération s’est effectuée en présence également de la section droit de l’Homme de la MINUSMA.

Selon la CMA, « toutes les personnes libérées appartiennent à la milice Gandakoy et ont tous été pris sur le champ de bataille ».

Au même moment le camp de la MINUSMA était l’objet de plusieurs tirs de roquette. Près d’une dizaine d’obus sont tombés sur le camp, mais sans faire de victimes. La mission onusienne a dans un communiqué condamné cette attaque qu’elle a qualifiée de terroriste. La MINUSMA a par ailleurs assuré que ces actes n’affecteront en rien sa détermination à poursuivre la mission que le conseil de sécurité lui a confiée.

Depuis plusieurs jours et malgré la signature de l’accord de paix et de réconciliation le 15 mai dernier, la situation reste tendue dans le nord du Mali. Des affrontements opposent l’armée malienne la CMA ainsi que la plate forme.

Une grande réception a été organisée ce samedi matin à Goundam pour accueillir les otages libérés hier. Selon les autorités locales de Goundam, les ex détenus sont tous en bonne santé et « ont affirmé n’avoir subi aucune exaction ».

Ibrahim Mahamane Wolof 2ème Adjoint au maire de Goundam, joint par Arkia Touré.

« Depuis jeudi matin on a été appelé par la minusma de Tombouctou pour nous dire qu’il y aura une cérémonie officielle de remise d’otages détenus à Ber à Goundam vendredi. C’est ce matin que la délégation et les otages sont venus à Goundam aujourd’hui. Il y a eu une grande réception et une forte mobilisation des gens pour participer à cette cérémonie. Il y a dix otages libérés. Il sont en pleine forme. Un représentant des otages a pris la parole pour dire qu’ils sont très bien portant et que pendant leur détention, ils n’ont subi aucune exaction. Donc ils se portent très bien actuellement. Pour nous, élus, c’est une immense joie, parce que ce sont des maliens qui ont été enlevé, et qui sont aujourd’hui en liberté. Et c’était pour dire que c’est un signe fort vers la réconciliation et vers la paix ».

Des affrontements ont opposé vendredi après midi, les forces armées du Mali et les groupes rebelles de la CMA à Tessit, localité située à 60 kilomètres d’Ansongo dans la région de Gao. Selon des sources locales, le village est actuellement sous le contrôle de l’armée malienne qui aurait perdu un homme dans les combats.

Région de Tombouctou : déplacements massifs des populations à cause des attaques des bandits armés en ces deux dernières semaines

D. – Malijet – 22 Mai 2015 

Les attaques des bandits armés se sont intensifiées pendant ces deux dernières semaines au Nord de notre pays. Dans diverses parties de la région de Tombouctou – y compris le Cercle de Goudam et le Cercle de Gourma Rharous le long du fleuve Niger, des attaques sporadiques sont signalées. En clair, ces bandits armés sous couvert de rebelles de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), sont dans une logique de harcèlement depuis qu’ils ont été chassés de la ville de Ménaka.

Malheureusement, ce sont des vies (militaires et civiles) qui sont emportées et des populations martyrisées. Lors de ces attaques, plusieurs civils sont été blessés, des maisons et des magasins sont pillés et le bétail volé. Cette violence a provoqué de nouveaux déplacements de population dans la région de Tombouctou.

Selon les autorités locales et différents partenaires sur le terrain, un total de 26 983 personnes ont fui leurs villages au cours des deux dernières semaines pour trouver refuge dans les centres urbains et sur la rive sud du fleuve Niger.

Dans le Cercle du Gourma Rharous, quelques 15 239 personnes ont fui leurs villages dans les Communes de Rharous et Sérère vers les localités de Rharous, Salakoira et Boranda. Dans le Cercle de Tombouctou, quelques 3690 personnes ont fui de divers villages de la Commune de Bourem Inaly. Dans le Cercle de Goundam, 8054 personnes ont fui leurs villages vers les localités de Tonka et la ville de Goundam.

Les personnes déplacées sont actuellement dans des abris temporaires, dans des campements de fortune ou chez des familles d’accueil. Elles ont urgemment besoin d’eau, de nourriture, d’articles non alimentaires et d’abris. Les acteurs humanitaires dans la région positionnent les stocks nécessaires en vue de fournir l’assistance requise.

A Goudam en particulier, une évaluation des besoins a commencé (PAM/Handicap International/AFRICARE/Solidarités International) et la distribution d’une aide alimentaire a débuté.

Selon des sources concordantes, dans le cercle de Gourma/Rharous, les acteurs humanitaires (HCR/IEDA Relief) ont effectué des évaluations préliminaires mais ne sont pas en mesure d’accéder aux zones touchées en raison de l’insécurité qui prévaut dans la zone. Les mêmes informations indiquent qu’OCHA continue ses efforts de coordination avec les organisations nationales et locales afin de faciliter l’accès et l’acheminement de l’aide par les acteurs locaux.

Six civils tués dans le Nord du Mali

Par Le Figaro – Date: 22 Mai 2015

Au moins six civils, dont un employé d’une ONG, ont été tués jeudi lors d’affrontements entre les séparatistes touaregs de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et des miliciens pro-gouvernementaux dans le nord du Mali.

Les combats entre les rebelles et le Groupe d’autodéfense touareg Imrad et alliés (Gaita) ont éclaté à Tin-Fadimata, à 30 km au nord de Ménaka où un cessez-le-feu avait déjà été violé à de multiples reprises.

La branche espagnole de l’ONG Action contre la faim (ACF) a indiqué qu’un de ses employés maliens avait trouvé la mort lors de ces affrontements. Elle a décidé de suspendre ses opérations dans le secteur.

Une source citant des témoins a dit que deux enseignants, deux élèves et un muezzin avaient également été tués.

La mission locale des Nations unies (Minusma) et les forces armées maliennes (Fama) ont confirmé la reprise des combats.

« Les Fama sont positionnées à Ménaka pour protéger la population. Si la CMA veut prendre la ville, elle aura affaire aux Fama », a averti un porte-parole militaire.

La Minusma a également annoncé l’envoi de casques bleus qui auront pour mission d’établir une zone de sécurité à cinq kilomètres de la localité afin de protéger ses habitants. « Nous les avons avertis que c’est la ligne à ne pas franchir », a souligné Radhia Achouri, porte-parole de la Minusma.

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