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D’Alger à Ménaka : sortir des ambiguïtés

by sur 2 juin 2015

La médiation d’Alger continue à se heurter à des ambiguïtés qui doivent être levées pour que la situation se débloque.

Le temps presse car les impatiences grandissent… et les populations souffrent.

« L’avenir politique au Mali : les malentendus et les malaises »

L’Essor du 2 juin 2015 – G. Drabo

C’est ce qu’ont laissé transparaître certaines séquences de la marche du 26 mai. Et c’est que doivent aider à dépasser les rencontres d’Alger

De profondes inquiétudes sur le proche avenir, des préjugés tenaces créés par les circonstances et que seuls dissiperont un patient travail de persuasion et surtout l’amélioration de la situation au Nord du Mali, un attachement extrêmement fort à la préservation de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.

Voilà les indications parfois contradictoires qui peuvent être tirées de la manifestation de la semaine dernière, organisée à l’appel de la Plateforme des associations de la société civile. En l’absence de sondages réguliers sur l’humeur générale du pays, les marcheurs du 26 mai ont fait office de baromètre et ont restitué de manière plutôt fiable l’état d’esprit de l’opinion nationale, une dizaine de jours après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Les inquiétudes des participants se rapportaient tout logiquement à l’intensification des attaques au Septentrion. A dire vrai, la décision de la Coordination de se limiter au seul paraphe du document du 15 mai en attendant l’ouverture de discussions avec le gouvernement et la Médiation ainsi que l’obstination du MNLA à récupérer la ville de Ménaka avaient éloigné dans tous les esprits la perspective d’une accalmie significative.

Mais l’opinion ne s’attendait certainement pas à une telle multiplication des agressions perpétrées contre les populations de modestes localités ou des attaques lancées contre des postes militaires de moindre importance. Les indices les plus récents fournis par les opérations menées sur le terrain par la Coordination incitaient donc le Malien moyen à un optimisme tout juste prudent quant à l’issue des discussions d’Alger.

Les préjugés, eux, ont trait à ce que nos compatriotes persistent – malgré toutes les explications données par les autorités – à déceler comme partialité dans les positions de la MINUSMA et de la France. Lorsqu’on examine la situation en se soustrayant de la chape émotionnelle qui l’enveloppe aujourd’hui, on s’aperçoit que pour leur part, les troupes onusiennes paient un double tribut aux interprétations divergentes des limites de leur mandat et à la multiplication de maladresses commises par certains de leurs responsables.

Maladresses amplifiées de surcroît par une communication quasi autiste et experte dans l’usage des formules qui fâchent. La Mission a répété à suffisance qu’elle n’était pas au Mali pour livrer bataille aux rebelles et aux terroristes. Son mandat ne la destine pas à cette entreprise dans laquelle ni ses effectifs, ni son équipement ne lui permettent de se lancer.

Le problème est que dans le même temps la MINUSMA a, et cela depuis ses débuts, presque tout aussi abondamment affirmé que l’une de ses missions essentielles était la protection des populations civiles.

LA MALADRESSE LA PLUS RETENTISSANTE. Or, à quels dangers sont exposées singulièrement les populations du Nord de notre pays au cours des deux dernières années si ce ne sont les agressions des pillards qui bloquent la reprise des activités économiques basiques dans le Septentrion ; les exactions des bandes de nervis qui agissant sous la bannière de groupes armés rançonnent à loisir les habitants de localités privées de toute protection ; ou encore les opérations d’intimidation et de représailles menées par les terroristes ?

L’armée malienne se trouvant cantonnée, la Mission n’a pu contenir la progression d’aucun de ces trois périls qui ont paralysé l’amorce de la reprise d’une vie normale. Elle dispose certainement d’arguments suffisants pour faire admettre ses limites. Mais son plaidoyer, malheureusement pour elle, reste inaudible pour le commun des Maliens.

Tout simplement parce que la MINUSMA donne trop fréquemment et depuis trop longtemps à nos compatriotes résidant au Septentrion l’impression qu’elle ne s’investit jamais autant qu’elle l’aurait pu. Les populations locales évoquent à cet égard certaines situations connues de tous (comme l’insécurité sur l’axe Tombouctou-Goundam ou encore l’arbitraire exercé par le MNLA sur les populations de Ménaka) et qui auraient dû amener une intervention minimale des troupes onusiennes.

Comme nous le disions précédemment, la Mission ne s’est pas épargné non plus d’énormes maladresses, la plus retentissante étant l’accord pour l’établissement d’une zone temporaire de sécurité passé entre un des responsables militaires de la MINUSMA, le général Thibault, et le chef de la branche armée du MNLA, Mohamed Ag Najim.

L’initiative mal venue à tous points de vue et totalement inacceptable sur le plan politique, a notamment eu pour conséquence de provoquer une désastreuse rupture de confiance entre la mission onusienne et les populations de Gao. Rupture encore accentuée par le décès de quatre manifestants lors de la marche de protestation organisée le 27 janvier dernier dans la Cité des Askia.

La MINUSMA a donc du mal à se débarrasser du poids de ces appréciations défavorables. D’autant plus qu’elle-même continue jusqu’à présent de charger la barque sans se rendre compte de l’expression inappropriée de certaines de ses initiatives. Comme l’injonction faite dans un premier temps au GATIA de quitter immédiatement Ménaka alors que les populations s’opposaient démonstrativement à tout retour du MNLA.

Ou plus récemment l’information d’une enquête sur les événements de Tin-Hamma dans lesquels la Coordination a accusé l’Armée malienne d’avoir exécuté des civils. Sur ce second point, l’opinion s’est immédiatement enflammée, rappelant le silence observé par la Mission sur le lourd tribut en vies innocentes payé aux différents raids de représailles de la CMA après la perte par elle de Ménaka.

Le recensement de tous ces faits conduit à une conclusion évidente : il y a pour la MINUSMA une nécessité pressante de réparer son image dégradée. Mais cette entreprise n’aboutira qu’au prix de deux évolutions majeures. La première ne dépend pas de la Mission elle-même.

Le Conseil de sécurité de l’ONU qui doit, ce mois-ci, prolonger le mandat de la force onusienne adaptera certainement les moyens d’action de celle-ci à la conjoncture actuelle. Comme l’a fait très justement remarquer chez notre confrère « Le journal du Mali » Hamdi Mongi, le Représentant spécial du Secrétaire général, il n’y a aucune chance pour que la Mission se mue en force anti-terroriste. Mais il est probable que le mandat soit renforcé selon le vœu exprimé depuis l’an passé par notre pays.

La conjoncture présente et la montée des menaces qui va se poursuivre incitent à cette évolution. Tout indique en effet que les terroristes amplifieront dans les mois à venir leurs attaques contre la MINUSMA qu’ils jugent moins prompte à la réaction et moins déterminée dans l’engagement que les forces maliennes.

GUATEMALTÈQUES OU KIRGHIZES. Les indices patents ne manquent pas à cet égard. L’action avortée contre la résidence de hauts gradés militaires de la Mission à Faso Kanu et la tentative d’élimination des chefs militaire et de la sécurité du contingent des Casques bleus symbolisent bien l’orientation que prendront les actions djihadistes dans le proche avenir.

D’un côté, la poursuite du harcèlement des Casques bleus ; et de l’autre, la perpétration d’attentats à grand retentissement médiatique et symbolisant la capacité des terroristes à frapper au cœur de ce qu’ils considèrent comme le système ennemi.

En 2013, l’ONU, en établissant le mandat de la MINUSMA, avait la conviction que Serval avait fait l’essentiel du travail de pacification et qu’il restait au contingent onusien à accompagner le retour à la normale. Aujourd’hui, elle doit admettre que les Casques bleus affrontent une pression accrue des groupes armés et se trouvent clairement ciblés par les terroristes.

La future réponse des Nations unies devrait en principe prendre en compte ces tendances qui émergeaient déjà l’an passé, mais dont la gravité – pourtant soulignée par le Mali – n’avait pas été totalement mesurée par le Conseil de sécurité. D’autre part, celui-ci, pour demeurer en cohérence avec les mises en garde que lui-même a faites, doit déjà envisager les sanctions réservées aux irréductibles et aux extrémistes qui n’auront pas accepté d’adhérer à l’Accord de paix et de réconciliation.

La seconde évolution à faire dépend entièrement de la MINUSMA elle-même. En relisant le script de la conférence de presse de Hervé Ladsous donnée le 16 mai dernier à Bamako, en décortiquant les deux communiqués consécutifs au discours du président Keïta du 15 mai et en lisant la très instructive interview accordée par Hamdi Mongi à notre consoeur du « Journal du Mali », l’on mesure l’énorme fossé qui sépare le ressenti des responsables onusiens de celui de la population malienne sur les mêmes événements et sur les mêmes phénomènes.

Lorsque les premiers parlent des acquis apportés par eux dans la restauration de l’autorité de l’Etat, la seconde fait remarquer que les infrastructures restaurées et destinées à l’Administration publique restent largement inoccupées du fait de la persistance de l’insécurité.

Lorsque les premiers mettent en avant la promotion réussie des droits de l’Homme, la seconde ne perçoit dans les actions identifiées que de très classiques sessions de formation pour certaines corporations.

Lorsque les premiers font remarquer que 90% des effectifs militaires ont été déployés sur 12 sites dans les trois Régions du Nord et que 24.000 patrouilles ont été effectuées depuis l’établissement de la Mission, la seconde insistera sur le fait qu’aucune collectivité n’a encore admis avoir vu la sécurité de ses membres améliorée grâce aux Casques bleus.

Ce hiatus dans la perception des résultats de la Mission est en bonne partie dû à une communication onusienne particulièrement stéréotypée et qui assène ses vérités dans une effarante ignorance du pays réel.

La MINUSMA se rendrait service en conseillant à ses communicants de fendre l’armure bureaucratique, de se défaire de leurs intonations professorales et d’aller au vrai contact plutôt que de se contenter de rencontres calibrées dont le contenu aurait pu tout aussi bien convenir à des interlocuteurs guatémaltèques ou kirghizes.

UN DOUTE QUI S’EST SÉDIMENTÉ. Ce mode de fonctionnement convient sans doute aux partenaires institutionnels de la Mission. Mais il est totalement improductif lorsqu’il s’agit de créer un minimum d’interactivité avec la presse ou les populations. De cela, les responsables onusiens de la communication ont dû s’en apercevoir s’ils n’ont pas cherché à biaiser les enseignements à tirer du feu roulant de critiques déclenché par les médias maliens, toutes sensibilités confondues, contre les deux communiqués évoqués plus haut.

L’accueil d’une équipe de reportage de l’Essor dans les patrouilles des Casques bleus (il importe de préciser que cette ouverture est antérieure au 15 mai) constitue un modeste pas en avant. Il faut maintenant souhaiter que cette initiative représente un vrai infléchissement, et non une faveur de circonstance.

Quant au reproche fait par de nombreux Maliens à la France pour le prétendu parti pris de celle-ci en faveur de la Coordination, il constitue une incroyable ironie de l’Histoire. Il suffit en effet d’opposer la sourde grogne actuelle à la ferveur exceptionnelle dans laquelle avait été accueilli le président Hollande en février 2013 pour s’étonner de l’ampleur du revirement populaire. A l’origine de celui-ci se trouve, bien sûr, le traitement du cas de Kidal.

A une époque, certains « services » avaient certainement estimé qu’il était pertinent de préserver la carte MNLA. Pour ces spécialistes, le Mouvement représentait un allié non négligeable dans l’atteinte de trois objectifs : repérer et libérer les otages français encore aux mains des djihadistes, assister les éléments de Serval dans la traque des terroristes dans l’Adrar et assurer la sécurité de la zone de Kidal (abusivement) considérée comme le fief du Mouvement.

Ces considérations, commentées plus tard dans le détail par des responsables du MNLA eux-mêmes, expliquent le sort particulier réservé à la capitale de la 8ème Région dans laquelle le Mouvement avait pu se réinstaller avant que l’armée malienne n’obtienne la possibilité de faire, à son tour, une entrée sous conditions.

Au fil des mois, les rebelles ont clairement démontré qu’ils n’étaient ni une organisation politique vraiment structurée, ni une force militaire décisive. N’ayant contribué ni à la libération des otages, ni à la sécurisation de Kidal, ils ont assez rapidement privé les milieux qui les supportaient d’arguments en faveur de la perpétuation d’une prise en compte particulière.

En toute objectivité, il faut donc surtout retenir que la France a constamment réaffirmé son attachement sans ambiguïté à la préservation de l’intégrité territoriale de notre pays et du caractère unitaire de l’Etat malien. Et qu’elle a vigoureusement incité la CMA à signer l’Accord du 15 mai.

Malheureusement, le doute instillé dans l’opinion malienne par la question kidaloise s’est sédimenté au fil des difficultés rencontrées dans la conclusion de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Il s’est aussi exacerbé du fait des faveurs médiatiques accordées à la CMA sur une antenne internationale. Au point que lors de la marche de la semaine passée certaines pancartes opposaient la prétendue tiédeur française au soutien résolu manifesté par des pays comme l’Allemagne, les Etats-Unis ou la Russie.

Il est donc grand temps que la marche vers la paix sorte de l’incertain. Le retard dans la décantation de la situation ne fait en effet qu’attiser les tensions, empirer la situation sur le terrain, approfondir les malentendus, accentuer les malaises et compliquer les rapprochements. Il fait aussi naître dans de larges pans de l’opinion nationale des animosités illogiques et installe une relecture passionnelle des événements.

Pour interrompre la montée des phénomènes négatifs, il s’avère indispensable que les discussions ouvertes à Alger débouchent sur une vraie clarification des positions de la CMA. Pour que s’enclenche enfin le cercle vertueux espéré de nos populations. Et que soient exorcisés les démons de l’incompréhension.

 

Paris et Niamey appellent les rebelles touaregs à signer l’accord de paix

Par AFP et Libération – 2 juin 2015

Les présidents français et nigérien ont appelé mardi les rebelles touaregs du nord du Mali à signer un accord de paix négocié à Alger dans le but de stabiliser cette région pour isoler les jihadistes qui y sévissent.

Lors d’un entretien à Paris, François Hollande et Mahamadou Issoufou «ont appelé les différents groupes armés qui ne l’ont pas encore fait à signer, sans délai, l’accord d’Alger», selon un communiqué de la présidence française.

Cet accord a été signé le 15 mai à Bamako par le gouvernement malien, certains mouvements armés et la médiation internationale, mais les principaux groupes de la rébellion à dominante touareg se sont abstenus.

«Il est important que des pressions puissent être menées sur ces acteurs pour qu’ils signent cet accord de paix afin de pouvoir isoler les terroristes» implantés dans le nord du Mali, a déclaré le président Issoufou à sa sortie de l’Elysée.

L’accord vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, secoué par une série de rébellions touaregs depuis l’indépendance en 1960. En 2012, cette vaste région a été transformée en sanctuaire jihadiste, jusqu’au lancement de l’opération militaire française Serval en janvier 2013.

Lors de leur entretien, François Hollande et Mahamadou Issoufou ont également «appelé à une poursuite de la coopération régionale» dans la lutte contre la secte Boko Haram, selon le communiqué de la présidence.

Une opération militaire menée depuis février par le Niger, le Tchad et le Cameroun a permis à l’armée nigériane d’enregistrer un certain nombre de victoires contre le groupe islamiste armé, basé au Nigeria avec des ramifications chez ses voisins.

Tout juste investi, le nouveau président nigérian Muhammadu Buhari doit effectuer jeudi sa première visite à l’étranger à Niamey, puis au Tchad. «C’est un signal très fort qui montre l’importance qu’il attache aux relations avec le Niger», a commenté le président Issoufou.

Pour lui, «avec la nouvelle administration au Nigeria, nous allons pouvoir rendre opérationnelle la force multinationale avec l’ensemble des pays du lac Tchad.»

L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan avait été longtemps critiqué pour son inaction face à Boko Haram, puis pour le manque de coopération régionale.

Lors de son investiture, l’ancien putschiste Buhari, connu pour sa poigne de fer, a remercié ses voisins pour leur aide militaire, mais n’a pas donné plus de détails sur le sens qu’il voulait donner à cette coopération.

 

 Le Gatia refuse de discuter son retrait de Ménaka

Par L’ Indicateur Du Renouveau – 2015-06-02

La médiation, à travers sa commission défense et sécurité, a discuté hier avec la Plate-forme des groupes armés de « la problématique de son retrait de la ville de Ménaka ».

La rencontre n’a pas permis d’aboutir à un compromis. Car selon la plate-forme, « il est impossible de discuter de cessez-le-feu avec la CMA qui refuse de signer l’accord de paix » Habala Ag Amzata, secrétaire général adjoint du groupe d’auto-défense Gatia, membre de la Plate-forme au micro de l’envoyé spécial de Tamani à Alger, Issa Fakaba Sissoko.

« Il faut d’abord que la CMA signe l’accord. Qu’elle rentre dans la dynamique de la paix et comme ça, ensemble, on va s’asseoir pour trouver des arrangements pour qu’il y ait une accalmie sur le terrain. Nous sommes engagés à trouver une solution globale à la situation de l’insécurité sur le terrain. Mais il n’est pas question pour nous seulement de régler spécifiquement la question de Ménaka » .

 

Pour Bilal Ag Cherif : « La présence de la CMA à Alger a un seul objectif, celui de parachever le processus d’Alger »

Par L’ Indicateur Du Renouveau – 2 juin 2015

Pour Bilal Ag Cherif, la présence de la CMA à Alger a un seul objectif, celui de parachever le processus d’Alger qui a permis de conclure l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali signé par ailleurs 15 mai à Bamako à l’occasion d’une cérémonie à laquelle ont participé une quinzaine de chefs d’Etat africains, les représentants de la communauté internationale.

C’est pourquoi, de là à croire que la signature de l’Accord par la CMA pourrait intervenir dans un proche avenir, il n’y a qu’un pas que d’aucuns n’hésitent pas à franchir et ce, même si ces mêmes parties se refusent à faire preuve d’une assurance sans faille, mais il n’en demeure pas moins que voir le processus d’Alger parachevé est le souhait exprimées par toutes les parties et les membres de la médiation internationale élargie.

RELANCE DU PROCESSUS : Les propositions de la médiation attendues ce mardi

La médiation s’est donnée jusqu’à ce jour mardi pour faire des propositions aux représentants du gouvernement et ceux des mouvements armés rebelles présents depuis le week-end dernier  à Alger pour de nouvelles discussions autour de l’accord de paix.

Cette réunion devait être une réunion d’étape, pour tenter d’amener la Coordination des mouvements de l’Azawad à signer l’accord de paix, et pour réfléchir aux moyens de le mettre en œuvre. Mais les affrontements armés des dernières semaines, dans le Nord du Mali, ont changé l’ordre du jour.

C’est un diplomate de la communauté internationale qui s’inquiète : « La situation à Ménaka ne peut plus durer ». Dans cette ville du Nord du Mali, les troupes des Mouvements armés de la Plateforme et celles des mouvements de la Coordination veulent s’affronter. Au milieu, la Minusma s’interpose. Mais la Minusma est aujourd’hui affaiblie, et à Alger, ses représentants parlent de découragement.

Pour la Coordination, il faut trouver une solution pour Ménaka avant toute autre discussion. Cette solution serait, selon eux, qu’une force internationale prenne le contrôle de la ville. Du côté du gouvernement, on estime qu’il ne faut pas traiter Ménaka séparément des autres villes attaquées.

 

Alger : Ménaka au coeur des discussions sur l’accord de paix

Par RFI – Date: 01 Juin 2015 

Des représentants du gouvernement malien ont rejoint ce week-end à Alger les représentants des mouvements armés rebelles du nord pour de nouvelles discussions autour de l’accord de paix. Cette réunion devait être une réunion d’étape, pour tenter d’amener la Coordination des mouvements de l’Azawad à signer l’accord de paix, et pour réfléchir aux moyens de le mettre en oeuvre. Mais les affrontements armés des dernières semaines, dans le nord du Mali, ont changé l’ordre du jour.

C’est un diplomate de la communauté internationale qui s’inquiète : « La situation à Ménaka ne peut plus durer ». Dans cette ville du nord du Mali, les troupes des Mouvements armés de la Plateforme et celles des mouvements de la Coordination veulent s’affronter. Au milieu, la Minusma s’interpose. Mais la Minusma est aujourd’hui affaiblie, et à Alger, ses représentants parlent de découragement.

La médiation internationale réunie à Alger dénonce unanimement une violation du cessez-le feu, et s’inquiète des conséquences de ces affrontements. Car depuis deux semaines, les Mouvements armés de la Coordination ont décidé d’attaquer plusieurs villes du nord : « Nous estimons que le cessez le feu a été violé », explique un représentant qui affirme être à Alger « pour que tout cela s’arrête »….

Les adieux de la Cma à Ménaka

Par Le Débat – Date: 01 Juin 2015 

La  reconquête  de Ménaka par les  forces de la plate-forme a été considérée par la Minusma comme une violation du cessez-le feu. Une thèse que les populations de Ménaka rejettent et apportent leur soutien aux forces armées maliennes et unionistes. Le dimanche dernier, au moment où la Cma s’apprêtait à lancer une offensive sur Ménaka du côté nord pour déloger les forces de la plate-forme, les populations de Ménaka sont sorties pour dire à la Minusma et à la Barkhane de mettre fin à leur jeu trouble.

Faut-il le rappeler, les populations ont décidé de sortir de leur torpeur généralisée, le 27 avril dernier, pour saluer avec exaltation  le  changement de la situation à Ménaka. Grâce à la pression des jeunes de Ménaka, la Minusma, semble-t-il, est revenue à la raison. En tout cas, le chef de l’organisation onusienne, Mongi Hamdi, a,  lors  d’un entretien accordé à notre confère français «Libération», dit que «le retour de la Cma à Ménaka serait suicidaire».

 

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