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Ménaka : un « arrangement sécuritaire » signé à Alger

by sur 5 juin 2015

La situation semble se débloquer à Alger où, selon les informations reçues cette nuit,  un accord aurait été trouvé pour débloquer la situation de Ménaka, point de focalisation de toutes les divergences jusqu’ici.

Cela dit,  et en prenant connaissance des réactions que cette annonce suscite depuis ce matin, rien ne semble joué.

Un « arrangement sécuritaire » indique que la Coordination  des Mouvements armés doit se retirer à 20 km autour de Ménaka; le Gatia, membre de la plate forme favorable à Bamako doit se retirer de Ménaka (qu’il occupe depuis le 27 avril après en avoir chassé la CMA) et regagner ses bases.

L’armée malienne restera cantonnée à 2 km de Ménaka et il revient à la MINUSMA de faire respecter tout ça !

Les rebelles regroupés dans la CMA semble si contents qu’ils en ont décidé de signer les accords de paix (paraphés le 15 mai à Bamako) le 20 juin.

Tandis que les membre de la plate forme, proche de Bamako, se désolent de devoir quitter Ménaka sans avoir obtenu d’assurances suffisantes.

Nord du Mali : Alger planifie un nouveau plan de (ré)occupation de Ménaka par la Cma

Papa Sow/Maliweb.net – Publié le 5 juin 2015

Depuis le 25 mai dernier, de nouvelles discussions (médiateur, gouvernement, plateforme et groupes armés) se sont ouvertes dans la capitale algérienne. Principal enseignement : un autre projet d’accord complémentaire et dont la signature est prévue, ce vendredi 5 juin, est élaboré. Ce document n’est ni plus ni moins qu’une somme de stratégies planifiant une nouvelle réoccupation de Ménaka par la Cma.

En effet, dans le texte il est précisé que le Gatia, doit laisser la sécurisation de Ménaka à la MINUSMA. Au même moment, l’armée malienne doit retrouver sa situation de cantonnement, à 2 Km de là. Quant à la Cma, elle occupera la périphérie de la localité ( ?)

Depuis le 25 mai dernier, de nouvelles discussions ont été ouvertes, à Alger, entre l’Etat malien (signataire de l’accord du 15 mai), la médiation élargie et, les groupes armés réunis au sein de la coordination des mouvements de l’Azawad (Cma), une organisation qui refuse de signer le document exigeant la tenue de nouvelles négociations autour du document. Des discussions qui viennent d’accoucher de deux documents. Le premier est intitulé «Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ».

Quant au document, il porte sur «les arrangements sécuritaires pour une cessation des hostilités sur le terrain », en vue, dit-on, de créer les meilleures conditions de mise en œuvre de l’Accord.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir : que faut-il comprendre par arrangements sécuritaire dans un tel contexte, au moment où il y a comme une  volonté de défiance des groupes armés vis-à-vis de tout le monde : gouvernement et la communauté internationale.

L’imposition (au gouvernement) de tel document pompeusement appelé d’arrangement sécuritaire n’est pas sans soulever doutes et interrogations. Car, encore une fois, toute la médiation s’est rangée derrière les groupes armés pour adopter une décision au sujet de Ménaka, une localité qu’un groupe pro Bamako a récupérée sur le MNLA. Un groupe terroriste, rejeté par les populations de Ménaka, mais à l’œuvre depuis des mois en vue d’obtenir le départ du Gatia de Ménaka. Et la Cma, a prouvé qu’elle était prête à faire feu de tout bois pour arriver à ses fins, y compris en s’attachant un soutien plus ou moins tacite de la médiation.

Aujourd’hui, l’adoption de ce document relatif à des arrangements sécuritaires, prouve que tout ce qui était, en fait, recherché, était d’aboutir à des arrangements qui font l’affaire des séparatistes. Dans cet accord, il est, en effet, prévu que c’est la Minusma qui prendra le contrôle sécuritaire de la ville (Ménaka). Quant aux mouvements de la Plateforme, ils devront retourner à leurs bases initiales.

Les Mouvements de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) devront, eux, resté en périphérie ( ?). Les soldats de l’armée malienne, au terme de ce même document, devront rester là où ils étaient cantonnés, au camp de la Minusma.

Comme on le voit, c’est un nouveau projet d’accord né avec un très grand déséquilibre. Car, tout est fait pour faciliter une nouvelle réoccupation de Ménaka par la Cma. N’oublions pas qu’avant la libération de la ville par le Gatia, le MNLA et la Minusma faisaient des patrouilles conjointes. C’était, il n’y a pas très long temps. Alors !

Mali: la rébellion à dominante touareg signera l’accord de paix le 20 juin

AFP – Mise à jour 05.06.2015 à 14:30

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui fédère les principaux groupes rebelles du nord malien, signera le 20 juin l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, a annoncé vendredi à l’AFP son leader.

« Nous signerons l’accord de paix le 20 juin », a déclaré Bilal Ag Acherif, le principal négociateur de la rébellion à dominante touareg, à l’issue d’une rencontre à Alger avec la médiation internationale conduite par l’Algérie concernant des arrangements sécuritaires.

La signature par la CMA de l’accord de paix aura lieu à Bamako, selon un document qui doit être signé vendredi à Alger et dont l’AFP a pris connaissance.

Cet accord pour la paix et la réconciliation au Mali a déjà été signé le 15 mai à Bamako par le gouvernement malien, mais la rébellion à dominante touareg, qui réclamait des discussions supplémentaires, avait refusé de parapher le texte final.

L’accord vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, qui est tombé à la fin du premier trimestre 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale déclenchée en janvier 2013 et toujours en cours. Mais des zones entières du Nord du Mali échappent encore au contrôle du pouvoir central.

Depuis quelques jours, gouvernement et rébellion discutaient à Alger, sous l’égide la médiation internationale, de documents sur la paix et la sécurité dans le pays, visant notamment à rétablir le cessez-le-feu battu en brèche depuis plus d’un mois dans le Nord.

Edito : quand la CMA défie la France !

Moustapha Diawara – Tjikan – 5 juin 2015 – 9h du matin

Dans la résolution pacifique de la crise malienne, l’optimisme des partisans du dialogue pour la paix est en train de fondre. Comme du beurre au soleil. Ce récent round (extra-pourparlers) d’Alger apparaissait aux yeux du monde comme une occasion en or pour les frères ‘’égarés’’ de la CMA de revenir sur leurs erreurs de parcours.

Hélas, encore une fois, ces groupes rebelles ont fait disparaître la médiation dans les vapeurs du sauna de l’hôtel ‘’ Al Aurassi’’. Et de la manière la plus austère. Sans se conformer aux dispositifs de l’accord qu’ils ont paraphé, ceux-ci ont plutôt sorti de leur inconscience un autre document, proposé à l’appréciation des parties.

Cette fois-ci, il n’est pas exagéré de dire que les protagonistes de la CMA se sont essuyés les pieds avec le document de l’accord du 15 Mai, comportant pourtant les signatures de toutes les parties prenantes. Dont les représentants de la CEDEAO, de l’UA, de l’UE, de la MINUSMA…Mais aussi de la secrétaire d’Etat chargée de la coopération et de la francophonie de la France.

En clair, la désapprobation a atteint un certain niveau, que si l’on ne prend pas garde, ces rebelles touaregs vont se torcher avec ce document. Qui a, du moins, la qualité d’être rigide.

Ce texte, quoi qu’on dise, est en dessus de ce qui est proposé dans les autres négociations de paix à travers le monde. C’est pourquoi, le mérite revient au gouvernement malien pour ses  concessions en vue du retour de la paix. Il faut le reconnaître, il a toujours su se mettre au dessus de la grogne locale pour se soumettre aux ‘’injonctions’’ de la médiation et de la Communauté internationale. Mais, à chaque occasion, il se trouve en face d’un interlocuteur (Coordination des Mouvements Armés), qui ne voit aucun intérêt dans le retour de la paix. D’où sa position éternelle maximaliste et futile. Comme s’il veut, à chaque séquence des pourparlers, afficher à satiété son bonheur d’être avec la France.

S’il s’agit de cela, cette-fois-ci, les groupes rebelles touaregs ont franchi le rubicon. Car, c’est le président français lui-même, par la voix de son homologue du Niger, Mahamadou Issoufou qui leur a demandé de signer, sans conditions, l’accord de paix.

Faut-il voir dans cette attitude de la CMA, un début de refus frontal contre la France ?

Histoire de lever le voile sur leur vrai visage de narcoterroristes, fréquentés par tous les groupes djihado-terroristes du sud libyen aux confins irakiens et syriens, que la coalition internationale anti-djihad est en train de combattre.

En clair, ces rebelles du nord du Mali doivent pleinement revoir leur copie, au risque de donner la bonne impression à cette coalition que la guerre contre Daesh commence à Kidal. C’est pourquoi, cet accord qui fait l’unanimité auprès de la communauté internationale constitue pour eux un bon passeport pour la paix, sinon il sera un acte de décès valable et légitime pour n’importe quel groupe en possession d’armes sur une quelconque partie du territoire d’un pays souverain. Le savent-ils ?

Mali : négociations à Alger en vue de rétablir le cessez-le-feu

05/06/2015 à 09:18 Par Jeune Afrique (Avec AFP)

C’est dans un contexte sécuritaire très tendu dans le nord du Mali que le gouvernement et la rébellion discutent depuis la semaine dernière à Alger afin de finaliser la signature de l’accord de paix.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) doit signer vendredi 5 juin un accord sécuritaire afin de rétablir le cessez-le-feu, a indiqué une source proche de la médiation algérienne.

Le gouvernement malien, représenté à ces discussions par son ministre des Affaires étrangères, a annoncé dans un communiqué jeudi soir que la médiation internationale élargie avait rencontré séparément les parties et leur avait présenté deux documents, soulignant que les consultations se déroulent dans une bonne atmosphère.

Le premier est intitulé ‘Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali’, selon le texte, en référence à l’accord de paix signé le 15 mai à Bamako, mais pas par les principaux groupes de la CMA. Le second document porte sur les arrangements sécuritaires pour une cessation des hostilités sur le terrain, en vue de créer les meilleures conditions de mise en oeuvre de l’Accord, précise le gouvernement.

Trois civils tués dans le Nord

Ces discussions cruciales interviennent alors que, selon des élus locaux et une source sécuritaire, trois civils ont été tués lors d’attaques armées distinctes dans le Nord-Mali. Sur le terrain, aucune des sources ayant informé l’AFP des trois morts n’était en mesure de préciser si elles relevaient du banditisme ou de groupes armés, mais la CMA a revendiqué l’une des victimes comme un de ses sympathisants et incriminé les milices pro-gouvernementales.

Par ailleurs, un civil a été assassiné mercredi non loin de la localité de Goundam, près de Tombouctou (nord-ouest), par des hommes armés qui circulaient en véhicule, a déclaré une source municipale contactée par téléphone de Bamako. L’information a été confirmée par une source de sécurité étrangère qui a également annoncé la mort par balle, jeudi à une trentaine de kilomètres au nord de Tombouctou, d’un autre civil d’une quarantaine d’années.

Enfin, un transporteur routier de Ménaka (Nord-Est), Had Mahammed Ag Had Tijan, enlevé lundi par des hommes armés près de la ville, a été retrouvé assassiné mercredi, a affirmé un responsable municipal. « C’était un homme sans histoire, très populaire à Ménaka, qui ne faisait pas de politique. Tous les camps avaient de l’admiration pour lui », a ajouté ce responsable de la localité proche de la frontière nigérienne, assurant que la victime n’avait pas d’ennemis connus.

La CMA a pour sa part accusé dans un communiqué les milices pro-gouvernementales et leurs comparses du Mujao de l’avoir enlevé à son domicile de Ménaka, puis abattu froidement de 13 balles, après l’avoir précédemment frappé et dépossédé de ses deux véhicules le 29 mai.

Le communiqué fait ainsi référence aux forces pro-gouvernementales, dont la branche pro-Bamako du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) compte un grand nombre d’anciens membres du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest), qui se battent depuis plus d’un mois contre les rebelles pour le contrôle de Ménaka.

Mali: un accord trouvé à Alger pour le retour de la paix à Ménaka

Par RFI – Publié le 05-06-2015 Modifié le 05-06-2015 à 04:38

En Algérie, une solution se dessine pour mettre un terme aux violences des quatre dernières semaines dans le nord du Mali et particulièrement à Ménaka. Les différents mouvements armés du Nord, les représentants du gouvernement de Bamako et la médiation internationale qui sont réunis dans la capitale algérienne ont mis au point un texte qui devait être signé ce vendredi matin. Ce texte prévoit que tous les mouvements armés quittent la ville de Ménaka.

La Minusma prendra le contrôle sécuritaire de la ville. Les mouvements de la Plateforme devront retourner à leurs bases initiales. Les Mouvements de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) devront rester en périphérie et les soldats de l’armée malienne devront rester là où ils étaient cantonnés. Voilà l’accord trouvé à Alger.

Mais pour Fahad Ag Almahmoud, leader du Gatia, un mouvement pro-Bamako, la médiation ne devrait pas se concentrer sur Ménaka. « Les populations de Ménaka ne se plaignent pas, par contre toutes les populations de la région de Tombouctou sont meurtries et déplacées,affirme-t-il. C’est de ces populations que la médiation doit s’occuper, que la médiation doit s’inquiéter. »

La CMA s’engage à cesser les attaques

Du côté de la Coordination des mouvements de l’Azawad, Moussa Ag Acharatoumane estime que l’accord trouvé est acceptable. « Le plus important pour nous c’est que les éléments qui sont venus de l’extérieur puissent retourner à leur position, souligne-t-il. Ça, c’est un acquis dans ce document-là. Et que les militaires maliens aussi retournent dans leur caserne, c’est aussi un acquis. Pour nous, c’est quelque chose pour le moment et temporairement qui est acceptable. »

Après les affrontements de Ménaka, la Coordination avait attaqué plusieurs autres villes du Nord. Elle promet d’arrêter. « Etant donné qu’une solution a été trouvée à la question de Menaka, je pense que nous aussi nous nous engageons à respecter nos engagements », assure Moussa Ag Acharatoumane. 

Communiqué du gouvernement sur les consultations en cours à Alger

Par MaliJet – 5 juin 2015

Une délégation du Gouvernement du Mali, conduite par Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale poursuit actuellement à Alger des consultations entre parties prenantes maliennes, en vue du parachèvement du processus de signature et de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

La Médiation internationale élargie a procédé à des rencontres séparées avec les parties prenantes maliennes, en vue d’arriver à une compréhension commune des modalités de mise en œuvre de l’Accord.

Dans la perspective de la conclusion de ces consultations, la Médiation internationale élargie a proposé aux parties deux projets de documents :

Le premier est intitulé « Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ».

Le second document porte sur les arrangements sécuritaires pour une cessation des hostilités sur le terrain, en vue de créer les meilleures conditions de mise en œuvre de l’Accord.

Les consultations en cours n’impliquent nullement une réouverture des négociations sur l’Accord pour la paix et la réconciliation, signé à Bamako le 15 mai 2015 et entré en vigueur le même jour.

Les consultations se déroulent dans une bonne atmosphère.

Bamako, le 4 juin 2015

 

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