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La célébration du centenaire de Modibo Keïta

by sur 5 juin 2015

Remis à jour samedi 6 juin à 9h15.

Les festivités ouvrant la commémoration du centième anniversaire de la naissance de Modibo Keïta (né le 4 juin 1915), premier président de la République du Mali, ont débuté par une conférence de presse présidée par Seydou Badian Kouyaté, le dernier compagnon de Modibo encore en vie, qui composa l’hymne du Mali.

Il en profita pour rappeler la rigueur morale de cet enseignant, militant syndical, qui fut secrétaire d’Etat dans le gouvernement français… et qui ne se satisferait certainement pas des événements actuels.

Les célébrations dureront jusqu’en janvier et prendront des formes multiples : livres, conférences, débats, expositions…

Elles sont aussi l’occasion de regarder ce qui reste de l’oeuvre du premier président et comment son héritage se répartit au sein de la classe politique et dans la nation.

Au moment de commémorations de ce type se vérifie à nouveau l’adage suivant lequel on est toujours plus apprécié une fois disparu. Peu sont ceux qui, au MPali, rappellent que Modibo Keïta, au-delà de son incontestable charisme, fut à la fois « héros et tyran »  développant une tendance en vogue à l’époque du « rideau de fer » : le culte de la personnalité.

Modibo Keïta Pdt

Seydou Badian: « Si Modibo était là, la MINUSMA ne serait pas là »

Par Tjikan – Badou S. Koba – vendredi 5 juin  2015            

Le jeudi dernier (hier) , le mémorial  Modibo  Keita  a affiché plein. La raison : la célébration  du centenaire  de celui qui fut le premier Président du Mali indépendant qui a fait don de sa personne au peuple malien.  Pour célébrer  l’événement, plusieurs activités seront au menu  jusqu’au mois de janvier.

Seydou Badian Kouyaté 2

Pour célébrer  cet événement grandiose qui fait partie des pans entiers de l’histoire du Mali, un comité interministériel  présidé par le Dr  Seydou Badian Kouyaté a été mis en place avec comme premier vice président le ministre Moussa Bocar Diarra. La cérémonie officielle de lancement des activités aura lieu le 11 juin 2015 au CICB sous le haut patronage du président de la République du Mali  El Hadj Ibrahim Boubacar Keita.

Il y aura un colloque sur Modibo Keita. L’homme d’Etat aura droit à des funérailles officielles nationales. La célébration du centenaire de celui qui incarne le panafricanisme et qui est le père fondateur du Mali moderne durera jusqu’ en janvier 2016.

Le doyen Seydou Badian  qui fut un des fideles  compagnons de Modibo Keita n’a pas manqué de revenir sur certaines œuvres du premier Président du Mali. Selon l’auteur de la ‘’révolte de Kany’’ et de l’hymne national du Mali le  président Modibo Keita est né le 4 juin 1915 à Bamako  avant de gravir les marches de la colline du pouvoir  il  fut d’abord enseignant syndicaliste et homme politique, il s’imposa rapidement comme un meneur d’hommes.

A cause de sa carrure, son talent d’orateur, très vite ses pairs de l’US-RDA lui confie  la direction territoriale du Soudan le 22 octobre 1946. Dès 1948 il devient le conseiller général du Soudan. En 1957, il devient secrétaire d’Etat à la France d’outre-mer et secrétaire d’Etat à la présidence du conseil du gouvernement français.

Président de la fédération du Mali. Après l’éclatement de cette dernière, il devient le président de la République du Mali. Il est l’un des champions de l’Afrique progressiste avec Ahmed Sekou Touré de la Guinée  et l’Osaguiefo Kwamé Nkrumah du Ghana.

Un des artisans de la création de l’OUA, il est l’auteur du  non-alignement  qui était composé de pays qui n’étaient  alignés  sur aucun bloc. Il apporta son soutien au Congo de Patrice Lumumba et dénonce les intrigues des Nations Unies. Au plan interne, Modibo Keita dota le Mali de la plus puissante armée de l’Afrique au Sud du Sahara.

A en croire le doyen Seydou Badian, Modibo en apprenant la nouvelle du coup d’Etat donna ordre à sa garde rapprochée composée de l’officier  Abdoulaye Ouologuem et de Cokè Dembelé de ne pas tirer un coup de fusil, car il avait dit en son temps qu’il ne veut pas voir de sang malien versé.

A la maison du peuple  il dira ceci aux militaires : «  c’est honteux vous avez trahi le serment que vous avez prêté à l’endroit du peuple malien ». Le président Modibo Keita de dire aux bidasses « que  l’option socialiste est le choix du peuple malien et qu’il ne trahira jamais son pays et lui de  dire enfin, puisque vous êtes armés je m’incline ».

Un autre événement qui a marqué cet épisode fut l’attitude  de Attaher Maiga  qui est venu avec un fusil pour dire qu’il est prêt à mourir avec Modibo Keita.

A l’endroit de  la presse Seydou Badian a tenu à préciser : «  si Modibo était là la MINUSMA ne serait pas là car l’ONU et Dag Harmmakjoil  nous  ont fait souffrir lors de la crise congolaise ».

Seydou Badian a profité de la conférence de presse pour remercier les présidents Konaré et ATT pour la réhabilitation de Modibo Keita. Ainsi que des personnalités comme Youssouf Traoré alias gouverneur,  Baba Akhib Haidara,  Aly Nouhoun Diallo, Mamadou Kassa, Traoré Souleymane Keita représentant la famille Keita, Sandy Haidara, Tiebilé Dramé, Kadiatou Konaré (Cauris édition)…

Commémoration du centenaire du président Modibo Keïta : Le peuple Malien se souvient

Aguibou Sogodogo – Lerepublicainmali – 5 juin 2015

C’est par une conférence de presse tenue hier jeudi 4 Juin 2015 au Mémorial Modibo KEITA, que la commission nationale d’organisation du Centenaire du président Modibo Keïta a lancé les cérémonies d’hommage en l’honneur du Père fondateur de l’indépendance du Mali.

Durant six mois, de juin à décembre 2015, un chapelet d’activités sera effectué pour rendre hommage à l’illustre personnalité. A travers ces activités, le peuple Malien entend se souvenir à jamais le père de l’indépendance.

Cette conférence de presse était animée par le président de la Commission, Seydou Badian Kouyaté, écrivain et ancien ministre en présence de l’ancien gouverneur, Youssouf Traoré, du président de l’Um Rda, Bocar Moussa Diarra et de nombreuses autres personnalités.

Au cours de cette conférence de presse, le conférencier, Seydou Badian Kouyaté a fait savoir que si le président Modibo Keïta avait été là, il n’y aura jamais eu cette situation de crise.

Plusieurs personnalités ont pris part à cette conférence de presse dont l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali Nouhoum Diallo, le médiateur de la République, Baba Hakib Haïdara, l’ancien député Baba Haïdara alias Sandy, l’ancien ministre Tiébilé Dramé et son épouse et bien d’autres personnalités.

Lors de ses propos introductifs, le vice-président de la commission d’organisation, Bocar Moussa Diarra, a fait savoir que l’objet de la présente conférence est d’informer l’opinion nationale et internationale de la décision du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, à la sollicitation de I’UM RDA faso jigi avec ses amis, sa famille biologique et tout le peuple malien de la célébration nationale du centenaire du président Modibo Keita, premier président de la République du Mali, premier Secrétaire Général de l’US RDA.

« Homme exceptionnel, exceptionnel à tout égard, tant par son humanisme, sa générosité, sa carrure politique que par son don de soi. Père fondateur de la République du Mali. Tour à tour enseignant, syndicaliste et homme politique, il s’imposa comme un meneur d’hommes et un leader hors pair. Mon propos n’est pas de retracer l’œuvre du président Modibo Keïta, car la journée ne suffirait pas. Il s’agit de rappeler qu’aujourd’hui 4 juin est l’anniversaire de la naissance de ce digne fils parmi les dignes fils de notre pays et même de toute l’Afrique.

Pourquoi ce rappel ? C’est parce que le président Modibo Keïta est entré dans l’histoire de la façon la plus noble. A ce titre, il convient que nous nous souvenions de lui, que nous puissions parler de lui », a souligné Bocar M Diarra.

Selon lui, il s’agira, à travers, cet anniversaire, de restaurer les valeurs morales que nous a léguées le président Modibo Keïta à savoir entre autres : la fidélité à la parole donnée, le dévouement pour la cause générale, la considération pour l’identité en face et le respect du bien public. A l’en croire, la célébration du centenaire s’étalera sur 6 mois à savoir de juin à décembre 2015. Un chapelet d’activités permettra de rendre hommage à la mémoire du président Modibo KEITA.

Ces activités souhaitées éducatives et scientifiques seront composées de colloque scientifique sur la vie et le combat de Modibo Kéita pour l’indépendance et l’unité africaines ; Cérémonie officielle d’hommage au Père de l’indépendance le 11 juin 2015 sous la présidence du président IBK au Cicb ;  Expositions photos sur l’homme et son œuvre et son époque ; Edition et/ou réédition d’ouvrages, brochures portant sur lui ; Réalisation de CD Rom et livrets ; Inventaire et restauration des fonds documentaires (écrits, photos, films, sons) sur l’homme ; Conférence-débats sur la vie et l’œuvre de Modibo Kéita ; Projection d’un film documentaire sur Modibo Kéita ; Enregistrement d’émissions télévisées ; Visites guidées des symboles de l’indépendances et autres monuments et sites historique à travers la ville de Bamako ; Réalisation de supports pédagogiques pour une meilleure connaissance de l’histoire contemporaine du Mali ; Concours sur les thèmes de patriotisme et civisme ; Jeux radiophoniques sur la connaissance de l’homme et de l’histoire du Mali ; Concert dédié à la musique du « Temps Modibo » ; Défilé de mode sur style vestimentaire de Modibo et Mariam, a expliqué le vice-président de la commission nationale d’organisation.

Quant au conférencier, Seydou Badian Kouyaté, il a souligné les caractères intrinsèques du président Modibo Keïta. Selon lui, Modibo s’est engagé dans la lutte pour l’indépendance. « Modibo a commencé à bâtir l’homme. L’homme que Modibo Keïta a façonné est différent de celui d’aujourd’hui. Pour preuve, il y a eu une malversation à Thies en son temps, Modibo a souhaité qu’il soit arrêté immédiatement. Si le président Modibo Keïta avait été là, il n’y aura jamais eu cette situation de crise. La situation ne serait  pas aussi polluée », a dit Seydou Badian Kouyaté.

Avant d’ajouter que l’un des soucis majeurs de Modibo Keïta était le problème de la jeunesse. Selon l’ancien gouverneur Youssouf Traoré, Modibo Keïta est un homme digne qui n’a pas voulu fuir comme les autres.

En réponses aux différentes questions, les conférenciers ont précisé que la date de naissance du président Modibo Keïta est le 4 juin 1915. Selon eux, l’hymne nationale du Mali fut élaborée par un collectif présidé par Seydou Badian Kouyaté en 1961.

« Au temps de l’union soudanaise, c’était nous, l’individu n’était rien », a dit le conférencier Seydou Badian. Né le 4 juin 1915, Modibo Keita aurait eu cent ans en 2015. Il dirigea le Mali de 1960 à 1968. Les jeunes générations ont peu de souvenirs de ce grand homme qui fut de tous les fronts pour notre émancipation et qui fut surtout le Père de l’indépendance du Mali, dont il a marqué l’histoire pendant une décennie.

Engagé dans une politique de refondation de la nation malienne en initiant de grands chantiers, ce grand Homme fut aussi un pionnier du combat pour l’unité de l’Afrique et pour l’émancipation des peuples opprimés à travers le monde.

Aujourd’hui, les lignes tracées par cette grande figure du combat des indépendances africaines, doivent orienter les jeunes générations sur les plans politiques et moraux. Dans le même ordre d’idées, il apparaît aujourd’hui un fort besoin de reconnaissance envers cet homme.

Centenaire de Modibo Kéïta : LE LANCEMENT OFFICIEL AURA LIEU JEUDI PROCHAIN

Y. DOUMBIA – L’Essor – 5 juin 2015

Plusieurs activités sont prévues au cours de l’année afin de faire connaître la vie et l’œuvre du père de l’indépendance du Mali

Le 4 juin 2015, le premier président de la République du Mali, Modibo Keïta, aurait eu 100 ans. Notre pays a décidé de consacrer toute l’année à la célébration du centenaire de l’illustre disparu. Le coup d’envoi de cette commémoration a été donné hier par une conférence débat au Mémorial qui lui a été dédié.

Nombreux sont les militants et les sympathisants qui ont fait le déplacement pour assister à la conférence. Etaient de ceux-là le président de la Commission d’organisation, le Dr Seydou Badian Kouyaté, ancien compagnon de Modibo Keïta et ministre sous la Première République, l’ancien ministre Bocar Moussa Diarra, président du parti UM-RDA, Youssouf Traoré, ancien compagnon de Modibo Kéïta et gouverneur sous la Première République, le Pr Baba Akhib Haïdara, médiateur de la République.

On y notait aussi la présence du secrétaire général du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Ondogoly Guindo, du représentant de la famille Keïta, Souleymane Kéïta, et de Modibo Diallo, le directeur du Mémorial Modibo Kéïta.

Le premier président de la République du Mali est né le 4 juin 1915. Modibo Kéita a dirigé le Mali de 1960 à 1968, année où il fut renversé par un coup d’Etat militaire. Il meurt en prison en 1977 dans des conditions controversées. Les jeunes générations ont peu de souvenirs de ce grand homme qui fut de tous les combats pour notre émancipation et qui a été surtout le père de l’indépendance du Mali, dont il a marqué l’histoire pendant une décennie.

Modibo Keïta fit des brillantes études qui le menèrent à l’Ecole William-Ponty, pépinière des cadres de l’Afrique occidentale française. Il en sort en 1936 comme instituteur et major de sa promotion. Le parcours de cet enseignant hors-pair et encadreur culturel en dit long sur sa personnalité.

Modibo Keïta a été un syndicaliste et un homme politique. Secrétaire général de l’Union soudanaise RDA, Modibo Keïta fut aussi le premier maire autochtone de Bamako, député à l’Assemblée nationale française, ministre à deux reprises dans le gouvernement français, chef du gouvernement de la Fédération du Mali (Soudan-Sénégal) et de celui du Soudan et premier président de la République du Mali le 22 septembre 1960.

Dès les premières années de l’indépendance, Modibo Keïta s’est engagé dans une politique de refondation de la nation malienne et de grands chantiers : reforme de l’enseignement, adoption d’un nouveau Code de la famille, lancement du plan quinquennal de développement économique et création d’une nouvelle armée et d’une monnaie nationale.

Modibo Kéita fut également un pionnier du combat pour l’unité de l’Afrique et pour l’émancipation des peuples opprimés à travers le monde. Il reçut à Bamako plusieurs responsables de mouvement de libération, dont Nelson Mandela en 1961 et réussit à mettre fin à la guerre entre le Maroc et l’Algérie en organisant une rencontre de Bamako entre le Roi Hassan II et le président Ben Bella en 1963.

Sur le plan extérieur, son action se caractérise par la mise en œuvre d’une diplomatie axée principalement sur l’appui aux peuples sous domination étrangère, le non-alignement sur les deux blocs de l’époque, l’édification de l’unité africaine, le rapprochement avec les pays socialistes et parallèlement, des relations excellentes avec les principaux pays occidentaux (Allemagne fédérale, USA, Grande Bretagne).

Aujourd’hui, les lignes tracées par cette grande figure de la première décennie des indépendances africaines, doivent orienter les jeunes générations sur les plans politique, et moral. Il apparait un fort besoin de reconnaissance envers cet illustre homme.
« C’est pourquoi, ses héritiers politiques de l’UM-RDA Faso Jigi ont sollicité et obtenu du président de la République, l’organisation du centenaire du président Modibo Keita avec le gouvernement, sa famille et le peuple malien tout entier», dira Bocar Moussa Diarra.

Il ne s’agit pas d’un rappel qui se limiterait à un jour anniversaire pour l’organisation de laquelle une commission interministérielle est à pied d’œuvre. Il s’agira également de l’amorce d’une réconciliation nationale véritable telle que l’aurait voulue le président Modibo Kéïta. Il s’agira enfin de restaurer les valeurs morales qu’il nous a léguées : entre autres, la fidélité à la parole donnée, le dévouement pour la cause générale, la considération pour l’identité d’en face, le respect du bien public.

Sous l’égide du ministère de la Culture de l’Artisanat et du Tourisme, cet important évènement sera célébré pour rendre hommage et faire connaitre l’homme dans sa vie, son histoire et ses œuvres par les générations qui l’ont peu ou pas connu.

Ces multiples activités permettront d’honorer et de saluer sa mémoire, de réfléchir sur sa vision, ses engagements et ses choix politiques, tant au niveau national, africain qu’international et, partant, d’inspirer les jeunes.

Parmi les nombreuses activités au programme, on peut retenir la cérémonie officielle de lancement qui aura lieu le 11 juin prochain au CICB. Elle sera présidée par le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta. Le programme prévoit aussi l’organisation de ses funérailles officielles nationales ; d’un colloque scientifique et de tables rondes sur sa vie, son combat, son œuvre pour l’indépendance et l’unité africaines.

Des expositions de photos de l’homme, de ses biens personnels, de son œuvre sont prévues de même que la réalisation d’un CD-Rom et de livrets et la réhabilitation des monuments et infrastructures qui lui sont dédiés. Ainsi le Mémorial Modibo Keïta sera transformé en fondation et sa tombe en mausolée pour ne citer que cela.

Centenaire du père de l’indépendance du Mali : Amadou Djicoroni lui rend hommage à travers un livre

Badou S. Koba – Tjikan du 5 Juin 2015

Jamais, le père de l’indépendance du Mali Modibo Keita n’avait reçu autant d’hommages. Amadou Traoré dit Amadou Djicoroni, un de ses fidèles compagnons a décidé de lui consacrer un ouvrage pour le centenaire de sa naissance. Le lancement dudit livre a eu lieu hier jeudi 4 juin au carrefour des jeunes.

En effet, c’est pour immortaliser l’homme que Amadou Djicoroni, l’un de ses compagnons lui a dédié un ouvrage édité aux éditions « la Ruche aux livres ».

Pour le lancement du document de plus de mille (1000) pages, l’honneur est revenu à Demba Diop, syndicaliste, un des premiers pilotes d’avion du Mali indépendant de prendre la parole. Il a d’abord qualifié Modibo Keita de géant physique et moral qui a su hisser le drapeau du Mali au sommet de l’Afrique.

Selon lui, il a fait du Mali un Etat moderne. Sur le plan social dit-il, il a cultivé chez le malien l’amour de la patrie, le sens de la responsabilité.

A l’en croire, le président Modibo Keita sachant bien que le Mali est un pays enclavé a fait du désenclavement une priorité. C’est pourquoi, il a souhaité une intégration poussée au niveau sous-régional. A cet effet, poursuit Demba Diop, Il mettra un accent particulier sur le développement de l’espace aérien. Ce qui fait qu’avec l’aide des pays de l’Est, le Mali fera partie des 4 pays africains qui possédaient une compagnie aérienne. Et de conclure que Modibo Keita était un homme de conviction et de vision.

A sa suite, c’est Ibrahim Kebé qui fera une présentation succincte du livre qui retrace le parcours de Modibo Keita jusqu’à la tragédie du 19 novembre 1968. Amadou Djicoroni l’auteur y a d’abord regroupé les discours de Modibo Keita qui sont une source d’inspiration pour toutes les générations. Seul un discours ne sera pas mentionné, celui qu’il a tenu à Mopti quelques jours avant sa chute

Les circonstances de l’éclatement de la Fédération du Mali y sont évoquées. Dans ce livre figure aussi la crise du nord à propos de laquelle Modibo Keita dira que le Mali n’abandonnera jamais la ville de Kidal. Le livre retrace également les différentes délégations reçues par Modibo Keita.

Amadou Djicoroni n’a pas manqué de mentionner le dénouement du différend entre le Maroc et l’Algérie à propos du Tindouf à Bamako en présence de l’Empereur d’Ethiopie Hailé Sélassié. Dans le livre est aussi fait cas des 132 réalisations de Modibo Keita. Ajoutés à la création du franc malien, le discours qu’il tiendra le 1er Mai 1968, les circonstances qui ont entrainé le coup d’Etat du 19 novembre 1968.

L’auteur Amadou Djicoroni dira qu’il est impossible d’énumérer toutes les œuvres du père de l’indépendance du Mali.

Centenaire du président Modibo keïta : la nation reconnaissante

Daba Balla KEITA – Tjikan du 5 Juin 2015

Le 1er président du Mali indépendant, Modibo KEITA, fait partie des grands hommes qui ne mourront jamais. Ainsi, l’histoire retient qu’il a été à l’origine de l’indépendance du Mali en 1960. En 08 ans, il a jeté les bases d’une nation véritablement indépendante avec comme piliers l’Agriculture, l’Education et la Santé.

Il dota son pays d’une monnaie (le franc malien), des usines et a fait évacuer toutes les bases militaires françaises du Mali. Selon des sources concordantes, au moment du coup d’Etat de 1968 contre le régime socialiste du président Modibo KEITA, le Mali était le 2ème pays industrialisé en Afrique de l’Ouest après le Nigéria.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Mais le combat de Modibo a dépassé les frontières du Mali, panafricaniste qu’il fut et tête de proue du mouvement des « Non- alignés ».

04 juin 1915 – 04 juin 2015, il ya cent (100) ans qu’est né le premier président du Mali, feu Modibo Keita. Pour commémorer les cents ans de sa naissance, plusieurs activités ont été initiées par ses amis et compagnons, sa famille et avec le soutien des plus hautes autorités du pays. Le président Modibo Keita a eu un destin à la fois fabuleux et tragique. 100 ans après, que retient-on de la vie du 1er président du Mali indépendant ?

Modibo, le panafricaniste

Durant toute sa vie, le président Modibo Keita s’est battu pour l’unité africaine. Figure de proue du panafricanisme, Modibo a fait écrire dans la constitution que le Mali est prêt à renoncer à tout ou partie de son territoire pour réaliser l’Union Africaine. Ainsi, Modibo Keita, Sékou Touré et Kouamé N’kroumah ont été les initiateurs de « l’Union Guinée-Ghana-Mali ».

C’est en souvenir de cette fédération qui a éclaté avant 1958 que N’Kroumah a retenu le nom Ghana au pays dont il fut le 1er président. Modibo Keita a été le président de l’éphémère Fédération du Mali qui regroupa le Sénégal actuel et le Soudan Français d’alors. Le 20 juin 1960, cette fédération éclata aussi à son tour sous la pression du colonisateur pour qui, il faut diviser pour continuer à régner en Afrique. En 1957, Modibo Keita fut le Secrétaire d’Etat à la France d’Outre Mer puis Secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil du Gouvernement français. Le 19 novembre 1968, il fut arrêté sur la route de Koulikoro par un groupe de militaires commandé par le Lieutenant Moussa Traoré. En 1977, un communiqué laconique annonça la mort du président Modibo Keita en détention à Bamako.

Pour ses compagnons de lutte et sa famille, il a été tout simplement assassiné. Son corps repose au cimetière de Hamdallaye. Courant 2008, une certaine opinion avait réclamé le transfèrement de ses restes du cimetière au Mémorial qui porte son nom. Ce débat, n’est toujours tranché.

Au moment du coup d’Etat de 1968 contre son régime, le Mali était le 2ème pays industrialisé en Afrique de l’Ouest après le Nigéria. Mais, où en sommes-nous aujourd’hui ? La réalité est visible à l’œil nu.

Amadou Djicoroni lance le livre Modibo Keïta : un ouvrage qui retrace le parcours du père de l’indépendance

Aguibou Sogodogo – Le Républicain du 5 Juin 2015

Dans le cadre de la célébration du centenaire de la naissance du président Modibo Keïta, l’écrivain Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni a lancé officiellement le 4 juin 2015 au carrefour des jeunes de Bamako, son livre intitulé « Modibo Keïta, discours et interventions, édition du centenaire ». C’est un ouvrage de 1034 pages qui retrace le parcours du père fondateur de l’indépendance. Le livre en couleur coûte 35 000Fcfa et 25 000Fcfa pour le noir et blanc. L’ouvrage est disponible dans les bibliothèques, librairies, et au domicile de l’auteur au quartier Bolibana de Bamako.

La présentation de ce livre a regroupé plusieurs personnalités dont l’Archevêque de Bamako, Monseigneur Jean Zerbo, les anciens premiers ministres, Younoussi Touré et Soumana Sako, l’ancien ministre Djiguiba Keïta alias PPR, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali N Diallo, Hamadoun Amion Guindo de la Cstm, Amadou Koïta du Ps Yéelen Coura, l’historien Bakary Kamian, l’Ambassadeur d’Afrique du Sud au Mali et bien d’autres.

Après l’allocution de Demba Diop, ancien collaborateur de Feu Modibo Keïta, le jeune Ibrahima Kébé du regroupement Mali « Mali te tila » a eu le privilège de présenter le livre. Ce privilège lui est attribué, car il a participé à l’élaboration de l’ouvrage. « Ce nouveau recueil des discours, interventions et messages du Président Modibo KEITA que j’ai le plaisir immense et l’honneur redoutable de présenter aux lecteurs Maliens et étrangers, est le document illustrateur le plus complet des luttes, des succès et des difficultés du Peuple Malien, sous la direction de l’Union Soudanaise RDA du 22 septembre 1960 au 19 novembre 1968 », c’est en ces termes que le jeune Kébé a commencé son allocution.

Avant d’ajouter que Modibo Keïta a fait 132 réalisations significatives. « Le Président Modibo KEITA est et restera une référence solide pour nous, jeunes militants de conviction et d’action pour un Mali d’hommes et de femmes libres et dignes dans une Afrique libre unie, prospère et dans un monde juste », a souligné le présentateur.

Quant à l’auteur Amadou Seydou Traoré alias Amadou Djicoroni, il a remercié Dieu de lui avoir donné l’occasion de réaliser cet ouvrage. A l’en croire, depuis 5 ans, il travaillait avec le jeune Ibrahima Kébé pour la réalisation de ce recueil. « Je dis et je le redis, le Mali est capable de se réunir. Nous pouvons laisser le superfétatoire et aller à l’essentiel. Le Mali, c’est le cœur de l’histoire africain. Nous avons la force nécessaire et l’idée de nous sortir de cette situation de crise », a-t-il dit. Au cours des témoignages, les uns et les autres ont remercié l’auteur d’avoir fait un travail titanesque, tout en invitant la jeunesse d’œuvrer pour l’épanouissement du pays. « Modibo Keïta est resté humble et modeste. Sa réputation est connue de tous. C’est un grand patriote. », a dit l’ancien premier ministre, Soumana Sako.

Amadou Djicoroni lance le livre Modibo Keïta : Un ouvrage qui retrace le parcours du père de l’indépendance

Aguibou Sogodogo – Lerepublicainmali –  05 Juin 2015  

Dans le cadre de la célébration du centenaire de la naissance du président Modibo Keïta, l’écrivain Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni a lancé officiellement le 4 juin 2015 au carrefour des jeunes de Bamako, son livre intitulé « Modibo Keïta, discours et interventions, édition du centenaire ».

C’est un ouvrage de 1034 pages qui retrace le parcours du père fondateur de l’indépendance. Le livre en couleur coûte 35 000Fcfa et 25 000Fcfa pour le noir et blanc. L’ouvrage est disponible dans les bibliothèques, librairies, et au domicile de l’auteur au quartier Bolibana de Bamako.

La présentation de ce livre a regroupé plusieurs personnalités dont l’Archevêque de Bamako, Monseigneur Jean Zerbo, les anciens premiers ministres, Younoussi Touré et Soumana Sako, l’ancien ministre Djiguiba Keïta alias PPR, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali N Diallo,  Hamadoun Amion Guindo de la Cstm, Amadou Koïta du Ps Yéelen Coura, l’historien Bakary Kamian, l’Ambassadeur d’Afrique du Sud au Mali et bien d’autres. Après l’allocution de Demba Diop, ancien collaborateur de Feu Modibo Keïta,  le jeune Ibrahima Kébé du regroupement Mali « Mali te tila » a eu le privilège de présenter le livre.

Ce privilège lui est attribué, car il a participé à l’élaboration de l’ouvrage. « Ce nouveau recueil des discours, interventions et messages du Président Modibo KEITA que j’ai le plaisir immense et l’honneur redoutable de présenter aux lecteurs Maliens et étrangers, est le document illustrateur le plus complet des luttes, des succès et des difficultés du Peuple Malien, sous la direction de l’Union Soudanaise RDA du 22 septembre 1960 au 19 novembre 1968 », c’est en ces termes que le jeune Kébé a commencé son allocution. Avant d’ajouter que Modibo Keïta a fait 132 réalisations significatives.

« Le Président Modibo KEITA est et restera une référence solide pour nous, jeunes militants de conviction et d’action pour un Mali d’hommes et de femmes libres et dignes dans une Afrique libre unie, prospère et dans un monde juste », a souligné le présentateur. Quant à l’auteur Amadou Seydou Traoré alias Amadou Djicoroni, il a remercié Dieu de lui avoir donné l’occasion de réaliser cet ouvrage. A l’en croire, depuis 5 ans, il travaillait avec le jeune Ibrahima Kébé pour la réalisation de ce recueil. « Je dis et je le redis, le Mali est capable de se réunir.

Nous pouvons laisser le superfétatoire et aller à l’essentiel. Le Mali, c’est le cœur de l’histoire africain. Nous avons la force nécessaire et l’idée de nous sortir de cette situation de crise », a-t-il dit. Au cours des témoignages, les uns et les autres ont remercié l’auteur d’avoir fait un travail titanesque, tout en invitant la jeunesse d’œuvrer pour l’épanouissement du pays. « Modibo Keïta est resté humble et modeste. Sa réputation est connue de tous. C’est un grand patriote.», a dit l’ancien premier ministre, Soumana Sako.

Centenaire de Modibo Keita : polémique autour de son héritage

Alpha Mahamane Cissé

Dans la ferveur, le centenaire de Modibo Kéita mobilise le Mali, mais des zones d’ombre qui entourent son héritage méritent d’être éclairées. Que reste-il d’ailleurs de son riche héritage ?

La célébration du centenaire du père de l’indépendance malienne, Modibo Kéita, est plus que méritée. Mais, les circonstances dans lesquelles cet événement se déroule alimentent les milieux politiques, car, de nos jours, l’héritage politique, social et économique de l’illustre disparu est émaillé de divergences et de ruptures dans sa famille politique. Des crises de leadership, le parti de Modibo Kéita en a connues, qui ont joué sur sa cohésion. Des clans qui hibernent n’ont pas eu le temps de se retrouver sur l’essentiel qu’est la préservation de l’image de rassembleur de Modibo Kéita.

Sur le plan purement politique, le parti, qui était campé sur son appellation US-RDA a connu un virage pour devenir UM-RDA, fruit de la fusion entre plusieurs partis réclamant son héritage. C’était sans compter avec l’opposition d’une frange du parti qui veut le voir garder son nom originel.

A côté de cette guéguerre, d’autres départs ont joué sur la performance et la représentativité du RDA sur le terrain. Le dernier congrès dit des retrouvailles, qui a vu Bocar Moussa Diarra porté à la tête du parti, a été marqué par une série de candidatures. Le hic c’est que ce sont des enfants des cadres du parti qui se sont affrontés pour être désignés. L’aventure UM-RDA, qui avait pour ambition de rassembler, a, au contraire, laissé des séquelles encore visibles.

La derrière querelle est celle qui concerne la célébration du centenaire. Des véritables interrogations demeurent encore. D’une part le clan dirigé par Bocar Moussa Diarra, président de la commission d’organisation, mène ses activités commémoratives et d’autre part, Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni fête en compagnie de certains disciples de Modibo Kéita.

Des biens qui divisent

De son vivant, comme nous l’enseigne l’histoire, Modibo Kéita avait fondé son espoir sur un modèle économique basé sur le social qui intègre le peuple. De cet idéal, il ne reste que le symbole et les premiers à lui porter un coup de griffe sont ses héritiers. La polémique qui avait entouré la vente de la Bar-Mali est une preuve irréfutable.

Selon les frondeurs, les biens laissés par Modibo Kéita méritent d’être sauvegardés et surtout il faut un inventaire pour les déterminer. Ce qui semble être moins partagé par les dirigeants actuels du parti. Aussi, il est rapproché au clan de Bocar Moussa Diarra d’être seulement intéressé par les biens matériels et les petits privilèges du pouvoir (avoir un poste de ministre sous chaque régime et dans tous les gouvernements).

Pendant ce temps, le parti de l’indépendance peine à mobiliser sur le terrain, ses élus se comptant sur les doigts d’une main. Sans oublier que l’UM-RDA manque d’un leader charismatique capable de se présenter à la présidentielle. En 2012, il a porté la candidature d’ATT et en 2013, il a porté son choix sur IBK. Non sans faire remarquer que son candidat en 1992, Baba Akhib Haïdara a été mis en minorité et n’a pas bénéficié du soutien dont il était en droit de s’attendre.

Où est le symbole ?

Dire que le père de l’indépendance porte en lui le symbole d’un leadership avéré et voir les édifices qui portent son nom abandonnés ne peut que révolter. Dans cette reconnaissance pour l’enseignant qu’il fut, parce qu’ayant parcouru le pays profond dans l’exercice de ce noble métier, aucun établissement n’est baptisé en son nom.

Certes, des rues, un stade masqué par le titre « Omnisports », un mémorial en pleine dégradation sont là en la mémoire de Modibo Kéita. Mais au-delà de ces infimes traits de mémoire, tout le monde s’accorde à dire que le père de la nation mérite mieux et que son nom devait figurer de façon indélébile au fronton de l’école malienne.

En dehors du symbole qui entoure la célébration de son centenaire, il est aussi du devoir des autorités de situer les responsabilités sur sa mort au nom de la justice sociale. C’est à ce prix que la vraie histoire du héros national s’écrira et se racontera.

Modibo KEITA : le Héros et le Tyran

Ousmane THIÉNY KONATÉ –  © maliactu.net – 4 juin 2015

Il y a donc 100 ans aujourd’hui que naissait Modibo KEITA, celui que les Maliens, certains, appellent généreusement « le père de la nation » malienne.

Issu de la fameuse école coloniale de William Ponty, Modibo KEITA est entré naturellement en politique comme la plupart des jeunes cadres de l’époque. Il a rapidement gravi les échelons et s’est retrouvé au premier plan surtout après la disparition de Mamadou KONATE, son mentor à l’époque.

Quand la fameuse fédération du Mali a éclaté, il lui est revenu, avec ses compagnons, de proclamer  l’indépendance du Soudan français sous le nom du Mali, en référence au mythique empire créé par Soundiata KEITA au 13ème siècle. Très rapidement, Modibo KEITA s’est révélé comme un véritable nationaliste en prenant des décisions conformes à l’option socialiste que lui et son parti, l’Union soudanaise du rassemblement démocratique africain (USRDA), ont choisie pour le Mali moderne.

L’une de ces décisions fut le renvoi de l’armée française, le 21 janvier 1961.

Boycotté par la France, le Mali de Modibo KEITA se rapproche des pays socialistes qu’étaient principalement l’Union soviétique (URSS) et la Chine et s’engage définitivement dans le système de développement socialiste après avoir battu monnaie en  créant le franc malien.

Pour soutenir sa politique nationaliste, Modibo entreprend de réorganiser le pays sur le modèle des pays socialistes en mettant sous la coupe de l’Etat  l’économie nationale par la création de sociétés d’Etat qui tuèrent définitivement toute entreprise privée dans un pays où les dioulas étaient la base de l’économie.

Sur le plan culturel, la priorité fut donnée à la revalorisation du patrimoine national et l’organisation de la jeunesse sur les modèles soviétiques et chinois. Toutes ces mesures et bien d’autres ont fini par galvaniser le sentiment nationaliste malien d’autant plus les Maliens considéraient les Sénégalais comme des traitres, qui ont mis fin à la fédération du Mali, et les Français comme la puissance désireuse de recoloniser le pays.

Au plan international, Modibo KEITA prend de plus en plus d’importance quand il participe à la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), à l’Union Ghana-Guinée-Mali et se propose dans la médiation entre le Maroc et l’Algérie pays qu’il a ouvertement soutenu en accueillant les combattants du Front de Libération Nationale (FLN) alors en guerre de libération nationale contre la France.

Tout cela a contribué à faire de Modibo KEITA un digne fils de l’Afrique, une personnalité qui faisait la fierté du continent et était respecté partout, un héros au même titre que les Julius NYERERE, Gamal AB EL NASER, Haïlé SELASSIE etc., tous ces hommes qui travaillaient à tracer de nouvelles routes pour l’Afrique nouvelle et à faire renaître l’espoir dans le cœur des Africains. Mais aucun homme n’est parfait. Et comme on le dit « Nul n’est prophète en son pays ».

Pendant que Modibo KEITA était presque vénéré ailleurs, le régime socialiste qu’il avait instauré au Mali devenait de plus en plus en plus insupportable au Mali à cause de la privation des libertés, de l’arrogance du parti unique, de l’élimination physique des opposants comme Fily Dabo SISSOKO et ses compagnons Kassoum TOURE et Hamadoun DICKO et toutes sortes d’exactions.

La création de la milice populaire qui rivalisait avec l’armée et la police a fini par durcir le régime et à développer chez Modibo KEITA le culte de la personnalité. La toute-puissance de la milice et ses multiples exactions ont largement contribué à rendre Modibo KEITA et son régime totalement impopulaires.

C’est l’époque où des centaines de milliers de Maliens ont fui le pays, des Maliens dont certains, et ils sont nombreux, ne sont plus jamais revenus au pays.

Ce fut donc un véritable soulagement quand le 19 novembre 1968, Moussa TRAORE et ses camarades du Comité de Libération Nationale du Mali (CMLN), renversèrent un régime totalement impopulaire. Ce coup d’Etat fut fêté pendant des mois par toutes les couches de la société malienne, montrant toute la déception d’un peuple qui attendait de l’indépendance le retour de la liberté que des années de colonisation avaient confisquées. C’est donc un homme très controversé dont on fête aujourd’hui les 100 ans.

C’est connu : l’histoire a toujours tu les tares des grands hommes pour ne retenir que ce qui fait d’eux des êtres exceptionnels. Modibo KEITA ne fait pas exception à la règle. Le Héros a totalement effacé le Tyran qu’il aura été pour des millions de Maliens de 1960 à 1968.

Centenaire de Modibo Keïta : vers des funérailles nationales dignes pour le père de l’indépendance

Ben Dao – L’Indicateur du Renouveau du 5 Juin 2015

La célébration du centenaire de Modibo Kéita s’étendra sur le reste de l’année 2015 avec en toile de fond de grandioses funérailles pour réhabiliter le père de l’indépendance du Mali. Cette information a été donnée à la faveur de la conférence de presse de lancement des activités du centenaire de l’homme, organisée par la commission interministérielle d’organisation.

Dans le cadre des festivités marquant le centenaire du père de l’indépendance du Mali, la commission interministérielle d’organisation mise sur pied pour l’occasion était face à la presse le 4 juin 2015 pour dévoiler le contenu de ses activités. La conférence de presse de lancement des activités était présidée par le président de la commission interministérielle d’organisation, Dr. Seydou Badian Kouyaté, en présence de Bocar Moussa Diarra, 1er vice-président et président de l’UM-RDA, de Pr. Ali Nouhoun Diallo, Youssouf Traoré, Tiébilé Dramé et plusieurs autres personnalités.

Il y a exactement 100 ans que naissait le premier président de la République du Mali, venu au monde un certain 4 juin 1915. Ainsi, dans le but d’immortaliser à jamais Modibo Kéita, ses héritiers prévoient l’organisation d’intenses activités pour célébrer l’événement.

Parmi les activités phares retenues pour cette célébration, on peut citer l’organisation d’un colloque international sur Modibo Kéita, l’organisation de funérailles nationales officielles, des conférence-débats, des expositions et le lancement officiel du centenaire, prévu pour le 11 de ce mois.

Pour le président de l’UM-RDA, Bocar Moussa Diarra, l’objectif de cette conférence était d’informer l’opinion nationale et internationale de la décision du président de la République IBK, à la demande de l’UM-RDA et ses amis et la famille biologique de Modibo Kéita, de célébrer son centenaire.

Centenaire de Modibo KEITA: Le peuple malien rend hommage au père de l’indépendance ce matin

 Yehia M. Baby Stagiaire – L’Indicateur du Renouveau – 4 juin 2015

4 juin 1915- 4 juin 2015, le premier président du Mali indépendant a 100 ans. Le peuple malien, conscient des grandes œuvres du père de la nation, le rend hommage ce matin à travers l’organisation d’une cérémonie commémorative. Une initiative du président de la République.

Selon le président de l’organisation du centenaire, Boubacar Moussa Diarra qui est à la tête de l’UM-RDA Faso Jigi, un parti qui regroupe les héritiers de Modibo Keita UM-RDA, pour la grandeur de l’événement, les autorités nationales ont mis en place  la commission d’organisation qu’il dirige.

Suivant ses explications, ladite commission est composée des partisans de l’UM-RDA, du ministre de la Culture et des membres de la famille du défunt président.

Pour être au parfum des activités du centenaire, le président de la République a reçu la commission d’organisation à Koulouba. Et tout semble être au point, à en croire le président du parti UM-RDA Faso jigi,  Boubacar Moussa Diarra. « Cette fête d’anniversaire sera l’occasion pour les maliens de présenter les  œuvres immense du président Modibo, tous ce que il a fait pour le Mali, et l’Afrique », a-t-il précisé. Avant d’expliquer que Modibo Keita est le mérite de la nation et la nation doit le rendre un vibrant hommage.

Mieux, rappelle M.Diarra, Modibo Keita a marqué les maliens par son charisme et son patriotisme, en plus, il est  un panafricaniste convaincu. Une conviction qu’il a partagé avec ses camarades de lutte, Gamer Abdel Nasser d’Egypte, Kwamé Nkruma  du Ghana, Ahmed Ben Bella de l’Algérie, entre autres figurent emblématiques.

Le premier président du Mali indépendant est aussi considéré par le colonisateur comme un agitateur, un anti français,  à cause de son engagement pour la libération de son peuple du  joug colonial.

Des faits politiques ont marqué la vie de Modibo Kéita. Comme ce fut le cas le 20 juillet 1960 ou il est nommé chef du gouvernement de la Fédération du Mali, regroupant le Soudan français et le Sénégal. Après l’éclatement de la Fédération le 22 septembre 1960, il proclame l’indépendance du Mali et en prend la présidence. Socialiste de souche, il  adopte une politique économique basée sur le socialisme ou il crée la société malienne d’importation et d’exportation (Somiex) qui luttait contre la concurrence déloyale. Dans la foulée, Modibo Kéita travaille ardemment à combattre le libéralisme économique.

Décédé en  1977 après une longue détention sous le régime dictatorial de son tombeur Moussa Traoré,  les circonstances de la disparition restent encore non élucidées.

Indépendance du Mali : que reste-t-il de Modibo Keïta, cent ans après sa naissance ?

Jeune Afrique – 29/05/2015 à 08:23 Par Benjamin Roger

Modibo Keïta, premier président de la République du Mali, aurait été centenaire le 4 juin 2015. Retour sur la vie de ce leader panafricain qui a marqué l’histoire de son pays et du continent.

Curieuse ironie de l’histoire. À l’heure où le Mali tente péniblement de sceller un accord de paix avec les groupes rebelles du Nord, le pays se prépare à fêter le centenaire de la naissance de l’homme qui lui a fait gagner son indépendance et son unité : Modibo Keïta.

Né le 4 juin 1915 à Bamako, alors capitale du Soudan français, le premier président de la République du Mali s’est toujours battu contre la colonisation. Ce Malinké musulman, enseignant de formation, bascule en politique au tournant de la Seconde guerre mondiale. En octobre 1946, il participe, aux côtés de l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, à la création du Rassemblement démocratique africain (RDA), un parti fédératif panafricain qui lutte pour l’évolution des droits des populations d’Afrique francophone. Modibo Keïta est désigné secrétaire général de la section soudanaise, l’Union soudanaise-RDA (US-RDA). Dix ans plus tard, en 1956, après différents mandats locaux, il est élu député à l’Assemblée nationale française et en devient le premier vice-président africain.

Un panafricaniste de la première heure

Commence alors la lente marche vers l’indépendance du Mali. En janvier 1959 est créée la Fédération du Mali, qui regroupe le Sénégal et le Soudan français. Le Sénégalais Léopold Sédar Senghor en est désigné président et Modibo Keïta chef du gouvernement et président de l’Assemblée fédérale.

Officiellement indépendante le 20 juin 1960, la Fédération, tiraillée par les tensions entre Sénégalais et Soudanais, tient à peine trois mois et éclate dans la nuit du 19 au 20 août 1960. Le Sénégal proclame unilatéralement son indépendance, l’état d’urgence est décrété, et les dirigeants soudanais, Modibo Keïta en tête, sont expulsés de Dakar.

Moins d’un mois plus tard, le 22 septembre 1960, lors d’un congrès extraordinaire de l’US-RDA à Bamako, le charismatique leader malien proclame à son tour l’indépendance de son pays et l’adoption d’un État socialiste. La République du Mali est née. Son premier président est Modibo Keïta. « Ce fut un moment très poignant, se rappelle Amadou Seydou Traoré, un de ses vieux compagnons de route. Pour un pays pauvre et enclavé, prendre une telle décision était un acte courageux, qui a donné lieu à des scènes d’enthousiasme extraordinaires. »

Fervent partisan du panafricanisme (il fut un des pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine, en 1963), militant tiers-mondiste, et défenseur des mouvements nationalistes, Modibo Keïta est aussi considéré comme une figure marquante de l’Histoire contemporaine du continent. Ce géant de près de deux mètres au physique imposant, dont le Général de Gaulle disait qu’il était le seul chef d’État devant lequel il n’était pas « obligé de baisser la tête pour lui parler », s’est rapidement montré tranchant avec l’ancienne puissance coloniale française, créant notamment, dès 1962, le Franc malien.

Le premier président malien confronté à une rébellion touarègue

Peu après son arrivée au pouvoir, Modibo Keïta est confronté à la première rébellion touarègue du Mali indépendant. En 1963, un incident entre des « hommes bleus » et des soldats maliens dégénère et débouche sur un conflit armé. Les Touaregs sont durement réprimés jusqu’en 1964. Défendant la gestion de cette crise par Bamako, Amadou Seydou Traoré affirme que Modibo Keïta a beaucoup œuvré pour le Nord du pays, « en y faisant construire des écoles, des dispensaires, ou encore des centres de ravitaillement, alors que les Français n’y avaient jamais fait ».

Au niveau national, la socialisation de l’économie entraine progressivement des difficultés d’approvisionnement et une inflation des prix. La grogne sociale monte. Modibo Keïta, réputé comme un homme à poigne, aux penchants parfois autoritaristes, n’hésite pas à faire emprisonner ses opposants et à mettre en place un Comité national de défense de la révolution (CNDR), chargé de faire régner l’ordre et de lutter contre les « ennemis » du régime. Le 19 novembre 1968, profitant du mécontentement populaire, le lieutenant Moussa Traoré renverse Modibo Keïta et prend le pouvoir. Modibo Keïta est arrêté et envoyé en prison à Kidal. Le 16 mai 1977, alors âgé de 61 ans, il meurt en détention à Bamako dans des circonstances non-élucidées. Le « père » de l’indépendance malienne est finalement réhabilité en 1992, après la chute de Moussa Traoré, par le président Alpha Oumar Konaré.

 

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