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Accords signés, Ménaka reste un point chaud

by sur 6 juin 2015

Comme nous l’indiquions hier soir,  et même si ce samedi matin 6 juin out le monde se réjouit de l’accord signé à Alger, Ménaka reste un point de blocage qu’il faut surveiller « comme le lait sur le feu ».

Communiqué du Gouvernement suite à la médiation élargie à Alger

Par Malijet – 6 juin 2015

La médiation élargie a tenu à Alger, du 25 mai au 5 juin, une série de consultations avec les parties prenantes au processus d’Alger, les parties qui ont, déjà, signé l’Accord et les parties qui l’ont, à ce jour, paraphé. Il s’agissait d’identifier les actions à engager après l’entrée en vigueur de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali.

Ces consultations n’ont pas touché au fond de l’accord puisqu’il ne s’agissait pas d’une réouverture des négociations. Il s’agissait, essentiellement, de clarifier certaines dispositions devant permettre à la CMA de rejoindre le processus et de procéder à la signature de l’Accord, après le paraphe.

Ces consultations se sont organisées autour des axes suivants :

  1. La mise en œuvre des conditions de parachèvement et de la signature de l’Accord dans les plus brefs délais et la clarification de la méthodologie et des modalités de mise en œuvre de l’Accord.
  2. La réaffirmation par les parties de leurs engagements au processus d’Alger en faveur d’une cessation définitive et totale des hostilités.
  3. L’examen des préparatifs engagés pour la mise sur pied du Comité de suivi de l’Accord et pour la tenue, dans les délais fixés par l’Accord, de la première réunion de ce Comité.

Les préoccupations soulevées, notamment, par la CMA ont été jugées susceptibles d’avoir une réponse dans la mise en œuvre de l’Accord. En d’autres termes, toutes les questions auxquelles se sont référées ces consultations seront examinées sans préjudice des dispositions pertinentes de l’Accord.

L’unité nationale, l’intégrité territoriale, la forme laïque et républicaine du Mali sont et demeurent préservées.

A la lumière de ce constat, le Gouvernement a signé le relevé des conclusions, la CMA y a apposé sa signature, l’ensemble de la médiation en a fait autant.

Aux termes de ces consultations, la CMA s’est formellement engagée à procéder à la signature de l’Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali le 20 juin prochain à Bamako.

A cet effet, le Gouvernement prendra toutes les dispositions matérielles et sécuritaires nécessaires au bon déroulement de l’évènement. Le Gouvernement se réjouit de ce nouveau développement et invite toutes les parties prenantes à conforter chaque jour davantage, le processus de Paix et de Réconciliation dans l’intérêt de toutes les composantes du peuple malien.

Bamako, le 5 juin 2015

 Nord du Mali: encore des obstacles à surmonter avant la paix

Par RFI – Publié le 05-06-2015 Modifié le 05-06-2015 à 23:14

En Algérie, la Coordination des mouvements de l’Azawad a annoncé jeudi 4 juin qu’elle signerait l’accord de paix inter-malien le 20 juin prochain. Si cette annonce suscite des espoirs au sein de la communauté internationale, il reste encore des obstacles.

Bilal ag Acherif, le président de la Coordination des mouvements de l’Azawad, a affirmé que les mouvements qu’il représente signeraient bien le texte des accords de paix. Ce même texte a été signé le 15 mai dernier par les mouvements de la Plateforme. La Coordination estime aujourd’hui que ses préoccupations ont été entendues. C’était d’ailleurs l’objectif des réunions de ces derniers jours à Alger.

« La phase la plus difficile est devant nous, c’est celle de la mise en œuvre ». Ces mots de Hamdi Mongi, le chef de la Minusma, résument les nouveaux enjeux. Si la Coordination a accepté jeudi de signer l’accord de paix, la paix, elle, est encore incertaine. Des garanties d’application des mesures de l’accord ont été données. Mais, comme le disent les participants, ce sont des mesures de confiance.

Djibril Bassolé, le ministre des Affaires étrangères burkinabè, affirme que la communauté internationale a aujourd’hui les moyens de faire respecter l’accord de paix. Mais un négociateur est dubitatif : sur le terrain, de plus en plus de gens sont armés et il existe pour chaque partie de nombreuses raisons de remettre en cause le cessez-le-feu au moindre accrochage.

Ménaka, toujours point de blocage

Et la première difficulté pourrait bien survenir à Ménaka. Jeudi, alors que le gouvernement et la CMA signaient un accord de cessation des hostilités prévoyant que les mouvements armés se retirent de la ville et qu’elle passe sous le contrôle de la Minusma, les mouvements de la Plateforme ont refusé de signer et déclaré qu’ils ne quitteraient pas la ville, comme le demande la médiation internationale. Ils estiment que leurs combattants sont chez eux à Ménaka et ils affirment qu’ils ne quitteront pas la ville.

Les groupes ont 72 heures pour respecter les clauses du texte. Si elles ne sont pas respectées, certains observateurs estiment que de nouvelles violences sont possibles. Si violences il y a, cela pourrait tout remettre en cause, car la CMA l’a répété : elle veut régler la situation à Ménaka avant toute chose. Les trois prochains jours seront donc décisifs.

 Fabius se réjouit du compromis conclu sur la mise en œuvre de l’accord de paix d’alger

Par Diplomatie.gouv.fr – 5 juin 2015

Mali – Déclaration de L. Fabius ministre des Affaires étrangères (05 juin 2015)

Je me réjouis du compromis conclu aujourd’hui à Alger entre le gouvernement malien et les mouvements du Nord sur la mise en œuvre de l’accord de paix.

Je salue l’engagement de la coordination des mouvements du Nord à signer cet accord le 20 juin.

Je rends hommage à l’esprit de réconciliation et de compromis démontré par toutes les parties. Je remercie la médiation algérienne, appuyée par les partenaires internationaux dont la France.

La Plateforme n’a pas signé « l’arrangement sécuritaire » autour de Ménaka

Par Sahelien – 5 juin 2015

Le Gouvernement du Mali a signé ce vendredi après-midi à Alger, les deux documents soumis par la médiation internationale.

Le premier concerne les conclusions des consultations sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, issu du processus d’Alger.

Le second document porte sur les arrangements sécuritaires pour une cessation des hostilités sur le terrain.

Ce dernier texte prévoit « le retrait de la localité de Ménaka, des éléments armés de la plateforme et leur retour à leur position initiale, le repli des éléments armés de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) au-delà d’un rayon de 20 km autour de la localité de Ménaka, le positionnement des Forces Armées Maliennes (FAMAs) à Ménaka, dans le respect des engagements antérieurs (…) »

Contacté par sahelien.com, Habala Ag Hamzata, membre de la délégation de la Plateforme a indiqué qu’ils n’ont pas signé le document, sans donner plus de précision.

La CMA estime de son côté, que c’est un bon compromis. « Nous sommes parvenus à un consensus avec la médiation, ça ne sort pas du cadre de l’esprit de l’accord signé le 15 mai, c’est une solution équitable » a indiqué Almou Ag Mohamed, membre de la cellule communication de la Coordination.

Selon une source proche du gouvernement malien, la signature d’aujourd’hui n’est pas un amendement à l’accord pour la paix et la réconciliation signé le 15 mai à Bamako, mais il s’agit de créer les conditions de son application.

Cet accord a déjà été signé par le gouvernement malien et les mouvements armés de la Plateforme, mais la CMA réclamait des précisions sur certains points avant de parapher le document final.

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