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La déclaration de politique générale du gouvernement

by sur 9 juin 2015

Remise à jour mercredi 10 juin à 9h45

Conformément à la constitution, le premier ministre Modibo Keïta a présenté (cinq mois après sa nomination), la déclaration de politique générale de son gouvernement aux députés réunis à l’assemblée nationale.

Voici comment les différents titres de la presse malienne analysent les 28 pages retraçant les grandes lignes de la déclaration fondée sur trois axes :  la sécurité des personnes et la protection de leurs biens dans un environnement de paix ; l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations et la promotion de la justice et de l’équité.

2015-06-08 Modibo, Ke£ïta premier ministre DPG

Déclaration de politique générale de Modibo Keïta : Une coquille vide !

Aguibou Sogodogo/ Madiassa Kaba Diakité – Lerepublicainmali du 10 juin 2015

Arrivé à la primature en janvier 2015, le premier ministre Modibo Keïta, chef du gouvernement a présenté sa déclaration de politique générale (DPG) à l’Assemblée nationale le lundi 8 juin 2015. Il souligne trois axes dans cette DPG de 28 pages. Ces axes visent à assurer la sécurité des personnes et la protection de leurs biens dans un environnement de paix, à améliorer les conditions de vie et d’existence des populations et à promouvoir la justice et l’équité. Apres cinq mois passés à la primature, le chef du gouvernement n’a pas pu présenter une DPG riche. Un constat s’impose après lecture du document : l’absence totale de délai de réalisation des actions annoncées.

La DPG du PM, Modibo Keita est consigné dans 28 pages contre 69 pages pour son prédécesseur, Moussa Mara. Là n’est pas le problème, car peu importe le volume d’un document, le plus important reste sa qualité. Chose qui manque à cette DPG de Modibo Keïta. L’élément inquiétant est l’absence totale du délai de réalisation des actions annoncées.

Une coquille vide! Le PM semble s’être plié à une simple exigence constitutionnelle. Malgré son expérience, sa sagesse, car ayant occupé des hautes fonctions, le premier ministre, Modibo Keïta n’a fait que produire une DPG minimale.

On ne sent pas à travers cette DPG des reformes majeurs indiquant le changement de la situation chaotique actuelle que vit le Mali. 28 pages d’annonces! Et il n’y a aucun plan de financement  de ces annonces faites par le chef du gouvernement, ni de délai de réalisation. La critique de l’opposition n’a pas tardé après la présentation dudit document. « Faire des annonces de ce genre devrait être accompagnées par une idée de délai de réalisation.

Et cela ne figure pas dans la DPG. Nous pensons qu’aujourd’hui, les annonces faites relèvent plutôt d’un plan d’action que d’une DPG», expliquait le président du groupe Vigilance républicaine démocratique (Vrd), Mody N’Diaye après la présentation du DPG.

Exemples palpables qui prouvent l’absence de chronogramme des actions annoncées dans la DPG. D’abord, dans la page 5, paragraphe 3, le PM, Modibo Keïta lance un appel pour la constitution d’un fonds national de soutien aux Forces armées et de sécurité.

Quand est ce que ce fonds sera constitué et disponible ? Il ne l’a pas précisé. Aucune date n’est fixée, or la situation sécuritaire exige une réaction prompte des gouvernants. En outre, il évoque la révision de la constitution du 25 février 1992 dans le quinquennat d’IBK sans préciser de date. Est-ce pour permettre la mise en œuvre de l’accord d’Alger ? Ou pour permettre au futur président de briguer un troisième mandat ?

Black-out sur la gestion politique de l’accord

Dans sa DPG, le Premier ministre a fait un Black-Out total sur la gestion politique de «  l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali » signé le 15 mai 2015 par le gouvernement malien à Bamako.

Certes Modibo Keita a fait mention de « la ferme volonté du gouvernement de s’inscrire dans la dynamique de la politique de la paix, de la stabilité sociale et de la réconciliation nationale », mais cela est-il possible sans associer tous les maliens à la recherche d’une solution de sortie de crise ?

On se rappelle que nombre de partis politiques avaient fait des réserves vis-à-vis du document. Souleymane Koné, ancien ambassadeur et vice-président du Parti Fare An ka wili s’insurgeait contre le fait qu’on ait voulu, à travers l’accord, reformer l’Etat du Mali en dehors du Mali et des acteurs politiques.

Considérant que sans un large consensus national, il n’y a pas de solution durable à la crise du Nord, le Parena a préconisé de lancer des concertations nationales inter-maliennes en plusieurs étapes. La CNAS-Faso Hèrè, le parti de l’ex Premier ministre Soumana Sako a tout simplement rejeté l’accord. Soumana Sako estime que l’accord «loin d’être un processus de paix consacre en fait une violation flagrante de la Constitution du 12 janvier 1992».

Et pour sortir du « piège »,  Soumana Sako recommande une appropriation  nationale du processus de sortie de crise et en mettant en mouvement un véritable dialogue inclusif intra- et intercommunautaires. Ces propositions pertinentes qui balisaient la voie pour une sortie définitive de la crise n’ont pas retenu l’attention du Premier ministre lors de la présentation de sa déclaration de  politique générale. Dommage, sommes-nous tenter de dire.

Le Premier ministre à l’Assemblée nationale : La déclaration de politique générale dans ses grandes lignes

M. KEITA – L’Essor du 9 juin 2015

Le gouvernement va agir sur un large éventail de domaines du développement avec un accent particulier sur la construction des régions du nord dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation

Six mois après sa nomination, le Premier ministre Modibo Kéita a présenté, hier à l’Assemblée nationale, la Déclaration de politique générale du gouvernement. Elle porte sur trois axes majeurs : la sécurité des personnes et la protection de leurs biens dans un environnement de paix ; l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations et la promotion de la justice et de l’équité. En suivant ces trois axes, le gouvernement entend inscrire son action dans le cadre de la continuité de l’Etat, a soutenu le chef du gouvernement devant les députés.

Au volet sécurité, le Premier ministre a déploré les actes de violence dans le nord. Modibo Keïta fonde ainsi son espoir sur la signature de l’Accord de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés, un accord qui est censé ramener la stabilité et la quiétude dans le pays. Ainsi pour assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire, le chef du gouvernement dira qu’un accent particulier sera mis sur la Loi d’orientation et de programmation militaire. « Le réarmement moral et l’équipement conséquent de nos forces armées et de sécurité pour le rétablissement et la sauvegarde de la paix sont des données incontournables », a indiqué Modibo Keïta qui a rappelé à cet effet, la réforme du secteur de la sécurité en cours.

Sur le volet relatif à l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations, le Premier ministre a annoncé que les actions futures du gouvernement concerneront l’amélioration du cadre macroéconomique, le relèvement du pouvoir d’achat des populations, la modernisation de l’agriculture et la protection de l’environnement, le développement social, la politique de décentralisation et de libre administration des collectivités, l’emploi des femmes et des jeunes, le développement des infrastructures de transport, le développement du secteur privé et du partenariat public-privé.

UNE CONFERENCE ECONOMIQUE.

En ce qui concerne l’amélioration du cadre macroéconomique, le Premier ministre prévoit que l’activité économique continuera de croître à un rythme d’au moins 5% en termes réels en 2015. Aussi des stratégies de mobilisation des ressources sont à l’étude dont le projet de Fonds d’actifs stratégiques pour l’émergence visant à favoriser l’impulsion nécessaire au décollage économique. Une attention particulière sera accordée aux régions du nord à travers la mise en place d’un fonds pour le développement durable. À ce propos, le chef du gouvernement a révélé que dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation, il sera organisé en septembre prochain à Paris, une conférence économique pour la reconstruction du nord, sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économique.

Au chapitre de la modernisation de l’agriculture, le chef du gouvernement a confirmé que la priorité ira à l’aménagement de 100 000 hectares pour la période 2014-2018. Il sera ainsi octroyé au secteur agricole, au moins 10% du budget national. Dans le domaine industriel, la signature de trois protocoles d’accord entre le gouvernement et la Société chinoise de l’industrie légère prévoit la production d’huile d’arachide à Kita, de concentré de tomates dans la zone Office du Niger et la transformation du manioc dans cette même zone.

En matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, les efforts du gouvernent porteront sur la reconstruction du stock national de sécurité à hauteur de 35 000 de tonnes de céréales cette année et du stock d’intervention de l’Etat à hauteur de 25 000 tonnes de riz.

Dans le domaine des infrastructures économiques de base, le Premier ministre a mis l’accent sur la réalisation de certains grands travaux comme l’autoroute 2×2 Bamako-Ségou, la route Goma Coura-Nampala-Léré-Niafunké-Goundam-Diré-Tombouctou, la route de l’Avenue de l’an 2000 à Ségou. Il y a aussi l’aménagement en 2×2 voies de la section Ségou-San, l’échangeur du carrefour de Markala, la route Zantiébougou-Kolondiéba-frontière Côte d’Ivoire, la réhabilitation de la Tour de l’Afrique, l’aménagement de 10 km de voiries dans la ville de Ségou, de la route Bamako-Koulikoro avec la construction du pont de Kayo, la construction du pont de Kouoro et le barrage sur la route de Sikasso-Koutiala.

Le gouvernement s’engage aussi à rechercher le financement d’autres projets structurants, notamment le 4è pont de Bamako, la ligne d’interconnexion ferroviaire Conakry-Kankan-Kandia-Bougouni-Bamako, la route Sévaré-Gao, la voie Gao-Bourem-Kidal-frontière Algérie, le port fluvial d’Ambidédi, la réhabilitation du chemin de fer Bamako-Dakar, les ports secs à Kayes et Sikasso, le pont de Dioïla, le pont sur le fleuve Niger à Ségou, l’aménagement de 100 km de pistes rurales sur cinq ans. Par ailleurs, le Premier ministre a précisé que les recherches de financement sont en cours pour la construction de la route de Tien, l’aménagement de 10 km de voies urbaines dans la localité de Kadiolo, la construction de la route Bougouni-Manankoro-frontière Côte d’Ivoire.

200 000 EMPLOIS.

Dans le domaine de l’urbanisme et de l’habitat, l’action du gouvernement portera notamment sur le démarrage des travaux de réalisation de 5000 logements sociaux, la réalisation de 1000 logements cofinancés par l’Etat et la Banque islamique de développement, la création d’un Observatoire national des villes, la construction des voies d’accès aux logements sociaux des coopératives d’habitat de N’Gouana et Sébénicoro.

Pour ce qui est de l’accès à l’énergie, le gouvernement prévoit d’installer d’ici à 2017, une capacité d’environ 133 MW d’énergie solaire en vue de renforcer le parc de production du réseau interconnecté. Le gouvernement entend également relever les défis en matière d’accès à l’eau potable par la réalisation des travaux du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de Kabala, la construction de 500 points d’eau modernes, la réhabilitation de 1000 pompes à motricité humaine.

En matière d’éducation, il prévoit notamment, la construction, la réhabilitation et l’équipement de 1250 salles de classe, le recrutement de 484 enseignants pour le supérieur et de 4072 pour les autres ordres d’enseignement, la création de 30 centres pour le programme accéléré de scolarisation des enfants âgés de 8 à 12 ans dans les zones d’insécurité, la construction et l’équipement de 645 écoles à classe unique dans les zones à faible densité de population scolaire, prioritairement dans les régions de Gao, Kidal, Mopti et Tombouctou.

Dans le domaine du travail et du dialogue social, le gouvernement entend élaborer un Pacte de solidarité pour la croissance et le développement (2è génération) et mettre en place un Conseil national de dialogue social.

En matière d’emploi et de formation professionnelle, le gouvernement s’engage à travailler à la création de 200 000 emplois d’ici à l’horizon 2018.

Dans le domaine de la santé, il est prévu notamment la construction de nouveaux centres de santé communautaires, de centres de santé de référence, du nouvel hôpital de Kayes, du centre ophtalmo-pédiatrique de l’IOTA, des centres d’hémodialyse des hôpitaux de Sikasso et de Mopti, du centre de prise en charge de la drépanocytose et de la banque de sang à l’hôpital de Mopti.

Enfin, le gouvernement attend concrétiser certains projets dans les domaines de la justice, du sport, de l’artisanat et du tourisme, de la décentralisation, du développement du secteur privé, des relations internationales, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, de la promotion et de la protection des intérêts des droits de la diaspora malienne.

La Déclaration de politique générale du gouvernement passera en débat jeudi à l’Assemblée nationale.

 

Gouvernement : une politique minimaliste présentée à l’Assemblée nationale

Seydou Coulibaly –  © AFRIBONE  – Le 8 Juin 2015

En vertu de la constitution malienne, le premier ministre Modibo Keïta a présenté, ce 8 juin 2015, sa Déclaration de politique générale (Dpg) à l’Assemblée nationale, soit cinq mois jour pour jour après sa nomination à la tête du gouvernement. Le document de 28 pages est axés autour de trois axes prioritaires : la sécurité et la protection des biens, l’amélioration des conditions de vie des populations ainsi que la promotion de la justice et de l’équité.

L’exercice intervient dans un contexte de crise aiguë que connaît le pays, « où les attentes sont fortes », selon le premier ministre. A ce titre, explique-t-il, une hiérarchisation des priorités s’imposent. Le socle sur lequel se fonde la présente Dpg demeure, selon lui, le projet de société du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, dont il est puisé un Programme d’actions gouvernemental pour la période 2013-2018. Histoire d’expliquer que sa démarche s’inscrit « dans le cadre de la continuité de l’État », à un moment où la signature d’un accord de paix offre des motifs d’espoirs d’une perspective de stabilisation du pays.

A la différence de son prédécesseur, Moussa Mara, qui avait présenté un document de plus d’une soixantaine de pages moins d’un mois après sa nomination, le nouveau premier ministre s’est limité à l’énumération des mesures dont la mise en œuvre est envisagées par le gouvernement, sans commenté d’existant. Pas plus qu’ailleurs que la politique gouvernementale présentée aux députés souffrent d’une insuffisance de donnés chiffrés.

Concernant la problématique de la sécurité, Modibo Keïta a annoncé sa volonté de traduire en « actes concrets » les dispositions de la Loi d’orientation et de programmation militaire. Selon lui, le réarmement moral et l’équipement des forces armées et de sécurité sont incontournables.

Une reforme du secteur de la sécurité a débuté en août 2014 avec la création d’un Conseil national pour la reforme du secteur de la sécurité (Cnrss) dont la mise en œuvre devrait se poursuivre par la mise en place d’autres organes complémentaires. L’ambition du pays s’étant jusqu’à la perspective de la création « d’un fonds national de soutien » aux forces de l’ordre.

S’agissant de l’amélioration des conditions de vie de la population, le gouvernement entend diversifier l’économie en recentrant le Programme d’actions gouvernementales sur des priorités telles que l’amélioration du cadre macro-économique, le relèvement du pouvoir d’achat, la modernisation de l’agriculture, la politique de décentralisation, la protection sociale, l’emploi des femmes et des jeunes, le développement des infrastructures de transport et la promotion du secteur privé. Selon le premier ministre, la croissance devrait atteindre au moins 5 % en 2015, en dépit du contexte international difficile.

« Cette croissance sera impulsée par l’ensemble des secteurs d’activités, qui bénéficieront des effets induits de la réduction de la dette intérieure et du retour des partenaires techniques et financiers », indique-t-il. Quant à l’inflation, elle sera de l’ordre de 1,7 % contre une norme communautaire de 3 %, grâce à des mesures visant à stabiliser les prix. « Pour l’assainissement des finances publiques, les mesures à prendre s’orienteront dans le sens de l’amélioration de la performance des régies financières », selon Modibo Keïta.

Les mesures phares de promotion des droits humains s’inscrivent dans le cadre de la justice transitionnelle. L’on avance, dans la perspective d’une consolidation du processus de réconciliation, une volonté d’indemnisation des victimes de la rébellion et des mouvements insurrectionnels de 2012.

En dépit d’une opérationnalisation de la Commission vérité justice et réconciliation, le gouvernement entend organisé, conformément aux engagements prises dans l’accord pour la paix et la réconciliation, une conférence d’entente nationale.

Les débats, suivi du vote de confiance de la Dpg, sont programmés au jeudi 11 juin.

 

Mise en œuvre de l’Accord d’Alger : le gouvernement prévoit une table ronde pour son financement

Aguibou Sogodogo – Le Républicain du 9 Juin 2015

Ça y est. Installé à la primature depuis le 8 janvier 2015, le Premier ministre, Modibo Keïta, malgré un léger retard, a enfin présenté la déclaration de politique générale (DPG) du gouvernement hier lundi 8 juin 2015 aux honorables députés de l’Assemblée nationale du Mali.

Cette DPG s’articule autour de trois axes majeurs visant à assurer la sécurité des personnes et la protection de leurs biens dans un environnement de paix, puis l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations et enfin, la promotion de la justice et l’équité.

Dans cette déclaration, le PM a mis l’accent sur plusieurs domaines pour le développement du pays tout en faisant savoir que son gouvernement prévoit l’organisation d’une table ronde des bailleurs de fonds pour le financement de l’Accord d’Alger.

C’était dans la salle Modibo Keïta de l’hémicycle en présence du président du parlement, Issaka Sidibé, des honorables députés, des membres du gouvernement et de nombreuses autres personnalités.

« Dans un contexte de sorti de crise multidimensionnelle où les attentes sont toujours fortes, le temps n’est pas le meilleur allié et la hiérarchisation des besoins s’impose. C’est dans cet esprit que nous avons choisi de bâtir la présente déclaration de politique générale (DPG) autour de trois axes visant à assurer la sécurité des personnes et la protection de leurs biens dans un environnement de paix, améliorer les conditions de vie et d’existence des populations , promouvoir la justice et l’équité », c’est en ces termes que le PM, Modibo Keïta a commencé son allocution qui a duré plus d’une heure.

S’agissant du problème sécuritaire, il a fait savoir que le gouvernement accordera une attention particulière à l’application de la loi de programmation militaire, de la loi de programmation de la sécurité ainsi qu’à l’organisation des secours à la lutte contre les trafics et le crime organisé. Concernant, l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations, le chef du gouvernement a indiqué que la stratégie de croissance consistera à diversifier l’économie, en recentrant le programme d’action du gouvernement sur les priorités suivantes : l’amélioration du cadre macro-économique, le relèvement du pouvoir d’achat des populations, la modernisation de l’agriculture et la protection de l’environnement, le développement social, la politique de décentralisation et de la libre administration des collectivités, l’emploi des femmes et des jeunes, la protection sociale, le développement des infrastructures de transport et le développement du secteur privé et du partenariat public-privé.

Selon lui, en matière domaniale et foncière, le gouvernement veillera davantage à permettre un accès équitable et sécurisé des citoyens à la terre. Avant de préciser que sur le plan de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, les efforts du gouvernement porteront sur la reconstitution du stock national de sécurité à hauteur de 35 000 tonnes de céréales en 2015 et du stock d’intervention de l’Etat à hauteur de 25 000 tonnes de riz.

« Nous envisageons de réaliser les infrastructures suivantes : l’autoroute 2×2 voies Bamako-Ségou en cours, la route Goma-coura-Nampala-Léré-Niafunké-Goundam-Diré-Tombouctou, la route de l’An 2000 à Ségou, l’Aménagement en 2×2 voies de la section Ségou-San de la RN6, l’échangeur au carrefour de Markala, la route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire, la réhabilitation de la section Tour de l’Afrique de Yirimadio de la RN 6, l’aménagement de la voie de raccordement du 3ème Pont à la route nationale Bamako-Ségou, l’aménagement de 10 km de voiries dans la ville de Ségou, l’aménagement de la route Bamako-Koulikoro avec la construction du pont de Kayo et de ses voies d’accès, la construction du pont de Kouoro Barrage sur la route Sikasso-Koutiala », a souligné le PM.

A l’en croire, le gouvernement s’engage à rechercher le financement d’autres projets structurants, de désenclavement intérieur et d’intégration. Il s’agit de la construction du 4ème pont de Bamako et de ses voies d’accès, de la construction de la ligne d’interconnexion ferroviaire Conakry-Kankan-Kandia-Bougouni-Bamako, de l’aménagement en 2×2 voies de la route Sikasso-Zégoua, de l’aménagement de 1000km de pistes rurales sur 5 ans, de l’aménagement de 10 km de voies urbaines dans la localité de Kadiolo et bien d’autres réalisations.

Une révision constitutionnelle dans le quinquennat du président IBK

Le PM a fait savoir que dans le domaine de la fonction publique, le gouvernement s’attèlera à la mise en œuvre des résultats du contrôle physique des fonctionnaires et des contractuels de l’Etat et des collectivités territoriales.

Dans le domaine de la reforme de l’Etat, le gouvernement procédera à la révision de la constitution, a-t-il précisé. Il a aussi rappelé la création de 200 000 emplois d’ici 2018.

Concernant la promotion de la justice et l’équité, le gouvernement, dit-il, veillera à l’adoption de la mise en œuvre d’un programme de renforcement des capacités des personnels juridiques et judiciaires.

Aux dires du PM, en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière, le gouvernement envisage la relecture et la mise en œuvre de la loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. « Le 15 mai 2015, le gouvernement a signé à Bamako (l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali). Cet accord exprime la ferme volonté du gouvernement de s’inscrire dans la dynamique de la paix, de la stabilité sociale et de la réconciliation nationale. Le gouvernement a prévu, dans ce cadre, l’organisation d’une table ronde des bailleurs de fonds pour le financement de l’accord, avec l’accompagnement de la médiation internationale », a expliqué le chef du gouvernement.

En outre, souligne-t-il, dans le domaine des relations internationales, le gouvernement œuvrera au renforcement et à la modernisation de l’outil diplomatique. L’utilisation des technologies de l’information et de la communication sera au cœur de la modernisation de l’Administration et du travail gouvernemental, a conclu l’orateur. En bref, le Premier ministre a pris l’engagement de rehausser l’état de plusieurs domaines dont la réconciliation nationale, la paix, la sécurité, la diplomatie, l’économie, la santé, l’éducation, l’emploi des jeunes, l’agriculture, le sport, le transport, la justice, la culture, l’artisanat, le tourisme, l’environnement, l’énergie, le genre et bien d’autres.

Il va devoir attendre le jeudi 11 mai 2015, à l’issue des débats, pour voir l’Assemblée nationale statuée sur le document de 28 pages. Mais, d’ores et déjà l’on peut, sans risque de se tromper, dire que le document sera validé par le parlement. Car l’honorable Belco Bah de la majorité présidentielle non moins 2ème questeur à l’Assemblée nationale a souligné que le contenu du document est assez conséquent et prend en compte largement les préoccupations des populations. « Nous sommes très satisfaits par rapport à cette déclaration de politique générale », a dit Belco Bah.

Par contre, pour l’honorable Mody N’Diaye de l’opposition, cette DPG devrait amener à un changement de la situation actuelle. « Je vous assure que nous n’avons pas senti à travers cette DPG des reformes majeurs qui pouvaient indiqués le changement de la situation actuelle. Il n’y a que des annonces dans la Dpg, il n’y a pas de certitude de financement ni de délai de réalisation précisé. Nous attendons l’issue des discussions pour accorder notre accord ou pas à la DPG », a conclu Mody N’Diaye.

 

Les 12 travaux d’hercule du gouvernement Modibo Keita :

Diama – Tjikan du 9 Juin 2015

– l’équipement conséquent des Forces armées maliennes et de sécurité,

– l’aménagement de 100.000 hectares sur la période 2014-2018,

– la révision de la constitution…

Nommé il y a cinq (5) mois à la tête du 3ème gouvernement du président de la République Ibrahim Boubacar Keita, le Premier ministre Modibo Keita a fait, hier lundi, sa déclaration de politique générale devant les députés. Un ambitieux programme qui s’articule autour de trois axes prioritaires : la sécurité des personnes et la protection de leurs biens dans un environnement de paix, l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations et la promotion de la justice et de l’équité.

Longtemps attendue par les populations et les députés, cette déclaration de politique générale du gouvernement a été faite hier lundi par le Premier ministre Modibo Keita, soit cinq mois après sa nomination à la Primature.

D’entrée de jeu, il précisera que cette déclaration se fonde sur le projet de société du président Ibrahim Boubacar Keita, en ce qui concerne le développement économique, social, culturel du pays et le programme d’actions du gouvernement pour la période 013-2018.

Cette DPG de 28 pages s’articule autour de trois axes prioritaires, notamment la sécurité des personnes et la protection de leurs biens dans un environnement de paix, l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations et la promotion de la justice et de l’équité.

La sécurité, une priorité pour le gouvernement

Concernant la sécurité des personnes et leurs biens, le Premier ministre dira qu’ils sont tous interpellés par rapport aux actes de violences, aux menaces pesant sur l’intégrité physique des personnes et aux atteintes à leurs biens.

Selon lui, la restauration de la paix au Mali et particulièrement au nord est une condition essentielle au développement de la sécurité globale. Et par conséquent, l’accroissement du bien-être des populations. A l’en croire, le paraphe de l’accord de paix intervenu à la suite des pourparlers d’Alger est un évènement majeur.

Pour lui, la traduction en actes concrets de la Loi d’Orientation et de programmation militaire est une impérieuse nécessité. Mais aussi, le réarmement moral et l’équipement conséquent des Forces armées maliennes et de sécurité pour le rétablissement et la sauvegarde de la paix.

Il a promis que la sécurité sur l’ensemble du territoire et particulièrement dans les grandes agglomérations fera l’objet d’une attention constante et soutenue par son gouvernement.

Le Premier ministre s’est dit meurtri devant les scènes d’agressions multiples qui ne cessent de s’amplifier. Et d’indiquer la ferme volonté du gouvernement d’y mettre fin, conscient de la place de la sécurité dans la construction, la consolidation de la paix et le développement d’un pays.

C’est dans ce sens que la reforme du secteur de la sécurité, commencée en août 2014 sera poursuivie, assure le Premier ministre. Qui ajoute que sont aussi en ligne de mire, la couverture sécuritaire adéquate et appropriée du territoire et l’ajustement du maillage à travers la création d’unités de sécurité et de défense. Mais aussi, le recrutement d’éléments nouveaux.

De nombreuses actions pour améliorer les conditions de vie des populations

Pour améliorer les conditions de vie et d’existence des populations, Modibo Keita indique que la stratégie de croissance consistera à diversifier l’économie en recentrant le programme d’actions sur l’amélioration du cadre macroéconomique, le relèvement du pouvoir d’achat des populations, la modernisation de l’agriculture et la protection de l’environnement. S’y ajoutent la politique de décentralisation et de la libre administration des collectivités, l’emploi des femmes et des jeunes, la protection sociale, le développement des infrastructures de transport…Toutes choses qui passent par l’assainissement des finances publiques, l’efficacité et la transparence dans les procédures de passations de marchés publics, le contrôle des dépenses publiques, l’amélioration de la transparence dans la gestion des finances publiques.

Modibo Keita a beaucoup mis l’accent sur la modernisation de l’agriculture qui passe par la mutation des exploitations familiales de subsistance vers des exploitations familles commerciales, modernes et produisant pour le marché, le développement des agropoles en vue de la transformation et de la valorisation des produits agricoles dans les grands bassins de production. Cela passera aussi par l’intensification et la diversification agricoles, l’aménagement de 100.000 hectares sur la période 2014-2018, la réalisation de plusieurs infrastructures économiques de base (routes) à travers le pays afin de relier les principales agglomérations des pôles de production économique et d’exportation des produits.

En plus des nombreux projets routiers, le Premier ministre dans sa DPG n’a pas oublié le domaine de l’urbanisme et de l’Habitat où a débuté la réalisation de 5000 logements sociaux, la construction de voies d’accès à ces sites. Mais aussi, l’accès des populations à l’énergie. Sur ce point, le gouvernement envisage la fourniture de l’électricité à travers la production de l’énergie propre : l’hydroélectricité, l’énergie solaire et éolienne à des coûts compétitifs et qui se substitueront à la production thermique. C’est pourquoi, il promet l’installation de 133 MW d’ici 2017.

A Cela, le PM a ajouté l’accès à l’eau potable ave la réalisation des travaux du projet d’alimentation en eau potable de Bamako à partir de Kabala, la réalisation de 500 points d’eau modernes, de 50 systèmes hydrauliques villageois améliorés, 128 systèmes d’adduction d’eau potable avec 1353 bornes dans les centres semi-urbains et ruraux..

Concernant le secteur minier, Modibo Keita a laissé entendre que son gouvernement s’attèlera à la promotion des nouveaux indices miniers et pétroliers, la relecture du code minier, la réalisation de l’école africaine des mines, le renforcement des orpailleurs et des sites d’orpaillage, l’informatisation du cadastre minier…

Pour ce qui est de la fonction publique, il a annoncé la mise en œuvre des résultats du contrôle physique des fonctionnaires et des contractuels de l’Etat et des collectivités, l’opérationnalisation du logiciel de gestion des ressources humaines, la relecture du statut des fonctionnaires et celui des fonctionnaires des collectivités. Concernant la reforme de l’Etat, le PM a annoncé une révision de la constitution.

Concernant l’éducation, Modibo Keita annonce plusieurs actions, entre autres, le maintien d’un climat scolaire apaisé, la réalisation d’infrastructures adéquates notamment la construction, la réhabilitation et l’équipement de 1250 salles de classes, le recrutement de 484 enseignants de l’enseignement supérieur et 4072 pour les autres ordres, la diversification et l’amélioration de l’offre de formation.

Pour ce qui est de la santé, Modibo Keita annonce de nombreuses actions visant à réduire la morbidité et la mortalité maternelles, infantile et infanto-juvéniles, le renforcement des infrastructures sanitaires par la construction de nouveaux centres de santé communautaires(CSCOM), de Centre de Santé de Référence (CSRef), la prise en compte de nouvelles spécialités dans les hôpitaux de Sikasso, Mopti et à l’IOTA.

Le 3ème axe de la DPG du gouvernement porte sur la promotion de la justice et de l’équité. Sur ce point, le PM annonce une reforme de la justice, de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Cela à travers l’adoption de la politique de la reforme et de son plan d’actions, l’adoption d’une loi portant statut des fonctionnaires eu cadre de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée et l’opérationnalisation des centres d’écoute mobiles, des bureaux de suivi des dossiers de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière et du bureau de requête. Mais aussi, la construction et la réhabilitation de juridictions en tenant compte de la mise en œuvre de la nouvelle carte judiciaire, la construction de nouvelles maisons d’arrêt modernes et sécurisés dans plusieurs localités….

Le Premier ministre en Déclaration de politique générale hier à l’Assemblée nationale : « La mise en œuvre de l’Accord mobilisera d’importantes ressources humaines, matérielles et financières »

Bruno D SEGBEDJI – L’Indépendant du 9 juin  2015

Le Premier ministre Modibo Kéita a présenté hier, lundi 8 juin 2015, en séance plénière à l’Assemblée nationale, sa Déclaration de politique générale (DPG). Pendant près d’une heure, le Chef du gouvernement a exposé les axes majeurs du programme d’action de son équipe, consigné dans un document de 28 pages.

Si les députés de la majorité présidentielle estiment  » pertinentes et bien structurées  » ces actions, l’opposition les qualifie de  » catalogue de vœux pieux « . Elles comportent trois grandes parties : la sécurité des personnes et protection de leurs biens dans un environnement de paix, l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations et la promotion de la justice et de l’équité. Et Modibo Kéita de souligner par rapport à l’aspect sécuritaire que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali mobilisera d’importantes ressources humaines, matérielles et financières.

Après l’ouverture de la séance par le président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Issaka Sidibé, le Premier ministre a été invité à prendre la parole pour présenter sa DPG, dont le grand débat aura lieu jeudi.

Sur le premier point de son document, après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes de la crise au Mali, Modibo Kéita dira que les pouvoirs publics sont interpellés par rapport aux actes de violences, aux menaces pesant sur l’intégrité physique des personnes et aux atteintes à leurs biens. « La restauration de la paix dans notre pays, particulièrement dans sa partie septentrionale, est une condition essentielle au développement de la sécurité globale, par conséquent à l’accroissement du bien-être et du mieux-être de l’ensemble de nos populations », a-t-il indiqué.

L’équipement conséquent des forces armées

Avant d’ajouter que le paraphe de l’Accord de paix, intervenu à la suite des pourparlers inter-Maliens d’Alger, est un événement majeur, eu égard à la profondeur et à l’ampleur de la crise institutionnelle et sécuritaire qui a gravement affecté le pays et imposé de lourds sacrifices au peuple. «  La mise en œuvre des dispositions de cet Accord mobilisera nos énergies et d’importantes ressources humaines, matérielles et financières« , a-t-il souligné.

Pour Modibo Kéita, la traduction en actes concrets des dispositions de la loi d’orientation et de programmation militaire est d’une impérieuse nécessité. Et le réarmement moral et l’équipement conséquent des forces armées et de sécurité pour rétablir et sauvegarder la paix sont, a-t-il expliqué, des données incontournables.

Le patron de la Cité administrative a, par ailleurs, annoncé plusieurs chantiers dont la lutte contre le crime organisé, le combat contre la criminalité transfrontalière et surtout la réforme du secteur de la sécurité.

Conférence de Paris pour la reconstruction du Nord du Mali en septembre prochain

Concernant l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations, le Premier ministre table sur l’amélioration du cadre macro-économique avec un rythme de croissance d’au moins 5 % pour cette année 2015 ; une inflation de 1,7 % en 2015 contre une norme communautaire de 3 %.

Et le Chef du gouvernement d’indiquer : « Des stratégies de mobilisation des ressources financières sont à l’étude dont le projet de Fonds d’actifs stratégiques pour l’émergence qui vise à favoriser l’impulsion nécessaire au décollage économique « . Avant d’ajouter qu’une attention particulière sera accordée aux régions du Nord du Mali dans le souci d’asseoir la paix et la sécurité à travers la mise en place d’un fonds pour le développement durable.

Il n’a pas manqué d’insister sur « l’assainissement des finances publiques, l’efficacité et la transparence dans les procédures de passation des marchés publics «  ; la tenue, en septembre prochain à Paris,  de la conférence économique pour la reconstruction du nord du Mali sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

A propos de la dernière partie de la DPG, la promotion de la justice et de l’équité, le Premier ministre a mis l’accent sur la réforme de l’institution judiciaire passant par sa réhabilitation et la mise en œuvre d’une nouvelle carte judiciaire. Il a aussi insisté sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière, la lutte contre la criminalité transnationale organisée, la traite des personnes, les trafics illicites et le terrorisme.

D’autres actions importantes dont des programmes de désenclavement, de construction de diverses infrastructures scolaires, universitaires et hospitalières meublent la Déclaration de politique générale du Premier ministre.

 Modibo Keïta présente sa déclaration de politique générale

RFI du 8 juin 2015

Depuis sa nomination en janvier 2015, c’est la première fois que le Premier ministre présente sa déclaration de politique générale devant des députés. Modibo Keïta a lu devant l’hémicycle un document de 28 pages, évoquant ses projets pour le pays et ses problèmes, dont la situation dans le Nord.

Devant les députés, le Premier ministre malien Modibo Keïta a articulé sa déclaration de politique générale autour de trois points : « assurer la protection des personnes et de leur biens dans un environnement de paix. Assurer les conditions de vie et d’existence des populations. Et enfin, promouvoir la justice et l’équité. »

Il a ensuite insisté sur la restauration de la paix au Mali. La situation dans le nord du pays est un sujet incontournable. Pour lui, la paix dans le septentrion du Mali est une « condition essentielle au développement et à la sécurité ». Afin de lutter contre « la criminalité transnationale, le gouvernement travaillera inlassablement à l’avènement d’une véritable convention sur la question », a-t-il déclaré. Le Premier ministre a également dit vouloir mettre en place un « fond de cohésion et de solidarité » pour développer la région.

Au cours de son discours, Modibo Keïta a également parlé de réconciliation nationale, d’aides au retour des déplacés et des réfugiés, en « veillant sur les solutions et stratégies durables ».

 

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