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Une campagne agricole mal partie !

by sur 11 juin 2015

Le 26 mai ont eu lieu deux manifestations concernant l’agriculture : le lancement de la campagne 2015-2016 et la journée du paysan. Manifestation oh ! combien importante dans un pays où 80 % de la population en vit, et où la sécurité » alimentaire de toute une année dépend des deux ou trois mois d’hivernage.

Le 26 au matin, c’est le Conseil supérieur de l’agriculture qui s’est réuni à Koulouba,  en présence du président de la République, du ministre de développement rural Bocary Treta et du président de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali, Bacary Togola.

On y a dressé le bilan de la dernière campagne et fixé les objectifs de celle qui débute (à la hausse, bien entendu), en précisant que les intrants (engrais et produits venant de l’étranger) seraient au rendez-vous et qu’un millier de tracteurs seraient subventionnés pour permettre aux paysans d’atteindre les objectifs fixés par l’administration.

L’après-midi, tout ce petit monde se déplaçait dans la banlieue de Bamako, à Samanko,  où avait lieu la traditionnelle journée du paysan initiée par ATT, l’ancien président de la République.

Là,  un tracteur a été remis symboliquement par IBK à chacune des chambres d’agriculture et les promesses renouvelées.

Mais rien n’est clair dans cette histoire de tracteurs telle que la presse l’a présentée et comme vous le lirez ci-dessous.

De même, à la fin des articles, vous en lirez deux autres publiés l’an dernier, au moment du lancement de la campagne, qui promettaient (déjà…) un sérieux coup de pouce à la mécanisation  de l’agriculture malienne.

Sans compter que, si les marchés d’achat des tracteurs ont bien été passés à deux « entreprises » (ce qui montre que « l’affaire » avait été préparée et qu’on aurait pu laisser aux paysans le temps de s’organiser),  il leur est quasiment impossible de livrer 1000 tracteurs qui soient opérationnels sur le terrain dans une quinzaine de jours pour le début de la campagne agricole 2014-2015.

S’y ajoute l’information reçue d’un correspondant, acteur des milieux professionnels agricoles maliens :

« L’initiative du président IBK consiste à faciliter l’acquisition de tracteurs et autres matériels agricoles par les agriculteurs et organisations de producteurs en couvrant par des subventions 50% du prix et en garantissant un emprunt rémunéré (30% du prix du matériel) au taux de 10%.

« Hélas ceci n’a été communiqué par voie de presse que le jeudi 28 mai lors (du compte rendu) de la Journée du Paysan, assorti de conditions de délais impossibles pour le commun des opérateurs ruraux de notre pays.

« Dans ce cas, le prétendant devrait disposer ou ouvrir un compte bancaire dans l’un des 3 établissements précis. Verser sur ce compte la somme correspondant à 20% de la valeur du matériel agricole à acquérir. Tout dossier, en la matière, doit être déposé à la chambre régionale d’agriculture … avant le 15 juin 2015.

C’est, pratiquement, inenvisageable pour des paysans ! »

L’ennui, c’est que tout cela se passe dans un climat pour le moins obéré par la corruption dans une sale affaire d’engrais subventionnés frelatés distribués aux paysans, affaire levée par un député qui a bien l’intention d’aller jusqu’au bout (lire l’article suivant dans la revue de presse).

Il semble bien que, cette année encore,  les paysans devront, comme les années précédentes, d’abord compter sur leurs propres forces pour atteindre les objectifs !

Hubert LEDOUX

Bakary Togola Président APCAM

 

Le Président de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture Bacary Togola

 

Bokary Treta

 

Le ministre du développement rural Bocary Tréta

 

Attribution des marchés de tracteurs : Mali-Tracteur et Toguna Agro-industrie gagnent les contrats

Zoumana Coulibaly – L’Indicateur du Renouoveau du 10 juin 2015

Les mille tracteurs que le président de la République s’est engagé à livrer aux paysans pour la campagne agricole 2015-2016, ont fait l’objet d’un appel d’offres, remporté par Mali-Tracteur et Toguna. Mais non sans grincements de dents.

La direction des finances et du matériel (DFM) du ministère du Développement rural avait été débordée de dossiers après l’appel d’offres pour la fourniture du département en tracteurs en guise de subvention de l’Etat pour la campagne 2015-2016.

Mais au finish ce sont deux sociétés qui ont décroché le marché. Il s’agit de la société indienne Mali-Tracteur dans laquelle le gouvernement malien est actionnaire et la société Toguna Agro-industrie avec à sa tête Seydou Nantoumé. Des choix vertement critiqués par beaucoup d’acteurs dans le secteur.

En effet, selon nos informations, le département de tutelle a voulu coûte que coûte donner le marché à un particulier pour des raisons que tout le monde sait. L’Etat malien est déjà actionnaire à Mali-Tracteur, et la société est déjà fabricateur de tracteurs, le département aurait dû faire d’une pierre deux coups en octroyant la totalité du marché à cette société. Malheureusement Mali-Tracteur s’est vu accorder une partie du marché, l’autre étant tombée dans l’escarcelle de Toguna Agro-industrie.

Ainsi le PDG de la société Toguna Agro-industrie, Seydou Nantoumé, qui était connu comme fournisseur d’intrants agricoles va porter désormais une autre casquette : celle de fournisseur de tracteurs. Selon nos sources, le marché est établi de la manière suivante : les tracteurs de 70 watt et plus sont attribués à Mali-Tracteur ; ceux de 60 à 50 watt à Toguna Agro-industrie.

Les réalités sur le terrain sont telles que les paysans ont plus besoin des tracteurs de 60 à 50 watt que des tracteurs 70 et plus. Alors pourquoi le département a accordé le marché le plus important à Toguna ?

Certains soupçonnent une magouille entre le département de tutelle et le controversé opérateur économique, car il serait un intermédiaire entre le gouvernement et une société privée, ce qui ouvre souvent la voie comme on a l’habitude de le voir dans notre pays à des combines, voire surfacturations.

Commentaire du 11 juin 2015 à 11:27

Bonjour à tous;

Premièrement Mali Tracteur a été créer en 2009 pour que les fermiers Maliens puissent avoir des tracteurs et leurs accessoires a moindre cout, mais si nous regardons de plus prêt le prix que propose Mahindra pour cet appel d’offre et le prix qu’ils appliquent a la vente directe.

On peut y voir un gap assez important, quoiqu’ils sont exemptés de tout droit de taxe et de douane pour pouvoir proposer un prix abordable à la vente directe aux fermiers Maliens.

Exemple: Mali Tracteur propose le 60 cv à la vente directe avec accessoires (Charrue à disque,socs,pulvériseurs et le chariot) au prix de : 15.000.000 FCFA.

Pour l’appel d’offre Mahindra propose le 60 cv avec accessoires au prix de 12.000.000 ( une différence de 3.000.000 alors que l’appel d’offre est aussi exemptés de tout droit de douane et de taxes.)

Avec ce prix nous devons nous poser plusieurs questions :

1 – Est ce que Mahindra ne va pas apporter des tracteurs de mauvaise qualité aux fermiers Maliens ?

2 – avec cette différence énorme de 3 Millions, Donc Mali Tracteurs faisait le contraire de ce qui était sa mission? (qui était d’apporter des tracteurs aux fermiers Maliens à des prix abordables). Nous pouvons dire que les Indiens de Mali Tracteur se sont enrichis pendant 6 ans sur le dos des fermiers et l’État.

Deuxièmement, la fameuse usine d’assemblage de Mali Tracteur n’est qu’une façade, pour cause les tracteurs qu’amènent Mahindra au Mali, viennent dans des conteneurs déjà fabriqué; après le rôle de Mali Tracteurs est de mettre les pneus serrer les parties qui doivent l’être, comme va le faire aussi tout autre société qui aura le marché des 1000 tracteurs ; peut-on parler d’industrie par cela ?

Non plutôt de commerce !

Journée du paysan 2015-2016 : IBK rend un hommage mérité à ATT

Diakalia M Dembélé – L’Informateur – 3 juin 2015

         Après le discours protocolaire de lancement, IBK a entre autres, planté un gommier, remis symboliquement un tracteur à chaque représentant des chambres d’agriculture des régions et du district, inoculé les premières doses de vaccin à la volaille.

Ainsi, ces gestes posés par le président de la République ont permis officiellement de lancer la campagne agricole 2015-2016.  Aussi, une cage flottante avec des sacs d’aliment poisson ont été remis à un groupe de 5 jeunes retenus dans le cadre d’un programme d’empoissonnement dans la zone de l’Office du Niger.

Le chef de l’Etat a bouclé la série de dons par la remise de deux fours de fumage de poissons à des groupements de femmes venues des régions de Tombouctou et Gao. Il a aussi effectué des dons aux femmes de Kidal et fourni des filets de pêche et des gilets de sauvetage au collectif des pêcheurs.

En prélude de ce lancement officiel de la campagne agricole, il a été  question  de réunir les représentants de la profession agricole de toutes les régions du pays et du district de Bamako pour discuter des contraintes du secteur.

Le thème de la Journée était : « les exploitations agricoles familiales, espoir de l’agriculture de demain ». Les participants ont analysé pendant trois jours les contraintes et ébauché des solutions aux difficultés de chaque segment du secteur agricole. Au cours de ces journées d’échanges,  les représentants de chaque secteur agricole se sont succédé pour évoquer les difficultés et les solutions ébauchées par ces Journées.

Prenant la parole, le président  de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, a souligné la mise en œuvre d’un projet intégré de développement agricole des régions du nord qui fait partie des recommandations des assises de la Journée paysanne de Samanko. Il a souhaité que le président IBK s’implique pour la concrétisation de ce vœu pour mettre un terme à la crise qui secoue notamment la région de Kidal. Car, estime-t-il, si des actions économiques viables et rentables sont développées sur place, les belligérants vont vite oublier la guerre.

Bakary Togola a aussi porté à la connaissance du président de la République  quelques recommandations qui ont sanctionnées les travaux tenus avant le lancement officiel. Il s’agit, entre autres, la prise de dispositions pour la sécurisation foncière grâce à des lettres d’attribution et titres fonciers au bénéfice des exploitations agricoles familiales, l’augmentation du rythme des aménagements hydro-agricoles avec intégration de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, la mise en place d’un mécanisme de contrôle de qualité des intrants et des produits agricoles.

Ils ont également recommandé la mise en place d’un mécanisme durable de financement de l’agriculture grâce à un crédit adapté avec des taux d’intérêts bonifiés, l’installation d’unités de transformation de produits agricoles et d’emballage.

Lancement de la campagne agricole 2015-2016 : Après la promesse des autorités, les paysans ont pris l’engagement d’assurer la sécurité alimentaire

Dieudonné Tembely –  Tjikan – 1 juin 2015

         Rappelons que cette présente campagne se fixe comme objectif la production de 8 005 819 tonnes de céréales, soit une augmentation de 15 % par rapport à la campagne 2014-2015.

Le riz et le maïs représentent 59 % de la production totale céréalière. Aux côtés de cette production céréalière, le plan de campagne 2015-2016 prévoit, entre autres, la production de 650 000 tonnes de coton graine, 467 millions d’œufs, 70 000 tonnes de viande rouge, 5 500 tonnes de lait, 6 694 000 poulets de chair, 199 795 tonnes de niébé et la vaccination de 45 927 286 têtes d’animaux et de volailles contre plusieurs types de maladies animales et aviaires. Le coût total des activités à réaliser au titre de la campagne 2015-2016 est estimé à 198 422 763 455 F CFA. Cette somme est répartie comme suit: 56 163 316 415 (28 %) au titre de la contribution de l’Etat, dont 53,6 milliards FCFA à investir dans la subvention des intrants et équipements agricoles, et 142 259 446 000 F CFA (72 %) correspondant à la part des producteurs.

Pour le Dr Bocary Tréta, ministre du Développement Rural, le plan de campagne 2015-2016, à la différence des précédents plans, est très ambitieux. Il couvre une trentaine de filières de chaines de valeur. Ce plan comprend sept programmes transversaux. Chacun des programmes est structuré en sous-programmes.

Notons qu’avant de procéder au lancement officiel de la campagne agricole 2015-2016 à bord d’un tracteur, le président Ibrahim Boubacar Kéita a procédé à la mise en terre d’un plant de gommier. Il a ensuite remis symboliquement un tracteur à chaque représentant des chambres d’agriculture des régions et du District de Bamako.

Le Président IBK a également inoculé les premières doses de vaccin à la volaille, remis des vaccins aux éleveurs de Samanko, des glacières pour la conservation des vaccins au président du Conseil supérieur de l’ordre des vétérinaires. Le chef de l’Etat a bouclé la série de dons par la remise de deux fours de fumage de poissons à des groupements de femmes venues des régions de Tombouctou et Gao. Il a aussi effectué des dons aux femmes de Kidal et fourni des filets de pêche et des gilets de sauvetage au collectif des pêcheurs.

A retenir que la journée du paysan qui a procédé ce lancement a été l’occasion de réunir les représentants de la profession agricole de toutes les régions du Mali et du District de Bamako pour discuter des contraintes du secteur. Le thème de la Journée était : «les exploitations agricoles familiales, espoir de l’agriculture de demain ». Les participants ont analysé pendant trois jours les contraintes et ébauché des solutions aux difficultés de chaque segment du secteur agricole.

Les représentants de chaque secteur agricole se sont succédé pour évoquer les difficultés et les solutions ébauchées par la Journée. Ainsi, les participants ont recommandé, entre autres, la prise de dispositions pour la sécurisation foncière grâce à des lettres d’attribution, baux et titres fonciers au bénéfice des exploitations agricoles familiales.

A ceci s’ajoutent l’augmentation du rythme des aménagements hydro-agricoles avec intégration de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, la mise en place d’un mécanisme de contrôle de qualité des intrants et des produits agricoles. Ils ont également recommandé la mise en place d’un mécanisme durable de financement de l’agriculture grâce à un crédit adapté avec des taux d’intérêts bonifiés, l’installation d’unités de transformation de produits agricoles et d’emballage.

Quant au président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, il a souligné la mise en œuvre d’un projet intégré de développement agricole des régions du nord qui fait partie des recommandations des assises de la Journée paysanne de Samanko. Il a souhaité que le président Keïta s’implique pour la concrétisation de ce vœu pour mettre un terme à la crise qui secoue notamment la région de Kidal. Car, dit-t-il, si des actions économiques viables et rentables sont développées sur place, les belligérants vont vite oublier la guerre.

Le président de la République dit avoir pris bonne note des doléances évoquées par les paysans qui ont, pour leur part pris l’engagement solennel d’assurer la sécurité alimentaire, si les contraintes énumérées plus haut sont levées.

Journée du paysan malien : I.B.K pour une remise symbolique de tracteurs

Mountaga DIAKITE – L’agora – 1 juin 2015

Les paysans maliens travaillent. Qui mieux que Gérard Depardieu a pu rendre le meilleur hommage qui soit au monde paysan ? « Il arrive, lorsqu’on est paysan, qu’on devienne bossu, mais il est rare qu’un bossu devienne paysan ! »

Malgré les efforts titanesques qu’ils déploient pour nourrir des millions de bouches, ils sont de tout temps confrontés à des difficultés qui ont pour noms : sous équipement, sécurisation du secteur foncier et le taux très élevé du crédit agricole.

L’information a filtré le 26 mai dernier à Samanko, lors de la célébration de la journée du paysan malien. C’était sous la haute présidence du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita en présence de plusieurs acteurs clés du monde paysan.

La journée du 26 mai au Mali est historique pour le monde paysan malien. C’est la journée qui leur est dédiée afin d’exprimer toutes les préoccupations  concernant l’agriculture à savoir le sous équipement, la sécurisation du foncier rural et le taux très élevé du crédit agricole et d’annoncer la mise en disposition des producteurs de 1000 tracteurs subventions à  50%.

Cette journée du mardi 26 mai 2015 était riche en événements dans le cadre de la campagne agricole 2015-2016. Après le conseil supérieur de l’agriculture le même jour, le Président de la république, plusieurs membres du gouvernement, le corps diplomatique, les organisations accréditées au Mali, se sont rendus dans l’après midi au Centre d’apprentissage agricole de Samanko (un village situé à quelques encablures de Bamako) pour participer à la célébration de ‘’ladite journée.

Dans la même foulée la campagne agricole 2015-2016 a été officiellement lancée. C’était le lieu pour les représentants des différents secteurs agricoles d’exposer leurs préoccupations.

Elles ont pour noms : la prise de dispositions pour la sécurisation foncière, la mise en place d’un mécanisme de contrôle de qualité des intrants et produits agricoles, un mécanisme durable de financement de l’agriculture,  la mise à la disposition des paysans d’équipements.

A titre d’accompagnement le président IBK a procédé à la remise symbolique de tracteurs aux représentants des chambres d’agriculture des régions et du district de Bamako.

Dans son intervention, le Président IBK a réaffirmé l’importance qu’il accorde au secteur Agricole. « Nous sommes là pour le lancement de la campagne 2015-2016. Ce matin nous avons tenu le conseil supérieur de l’agriculture qui s’est bien déroulé et lequel a pris des décisions assez importantes » a-t-il lancé avant de poursuivre que le monde rural malien fait face à des problèmes.

Le Président de la République I.B.K, s’est aussi attaqué à la gestion du foncier rural. « Il y a une loi foncière qui a été adoptée et je crois que de mieux en mieux ce secteur sera géré. », a-t-il déclaré. Avant d’insister sur l’accompagnement des paysans en matière d’équipement agricole performant.

Ainsi, IBK entend faire du Mali le grenier de l’Afrique de l’ouest. « Tout le monde sait que des progrès ont été faits dans le domaine de la mécanisation agricole. Parce que nous voulons que le Mali reprenne sa place de grenier de l’Afrique de l’ouest et au-delà d’ailleurs. Nous avons donc accepté le plan de la campagne agricole 2015 ».

Aussi, il a rendu hommage à son prédécesseur, l’ex Président de la République Amadou Toumani Touré pour cette initiative. Et de souhaiter que cet événement annuel soit conforté chaque année de région en région pour qu’elle soit émanation des paysans maliens.

Enfin, le Président de la République I.B.K  a glissé quelques mots pour rappeler le mandat de la Minusma dans notre pays. « La Minusma n’est pas là pour lutter contre les rebelles, mais pour nous aider à stabiliser et réconcilier le pays ».

Campagne agricole 2015/2016 : Les tracteurs d’IBK pour moderniser l’agriculture

Yaya Samaké – 22 Septembre – 29 mai 2015 

Après la réduction de 1 500 FCFA sur le sac d’engrais l’an dernier, le Président de la République vient de faire une autre annonce, de taille, qui va certainement révolutionner le monde paysan. Pour la prochaine campagne agricole, l’Etat va subventionner à hauteur de 50% l’achat de 1000 tracteurs.

Et c’est le Président Ibrahim Boubacar Kéïta qui a tenu lui-même à l’annoncer, en donnant son quitus au montage technique et financier dudit marché, d’un montant de 10 milliards de FCFA. C’était au cours de la 3ème session extraordinaire du Conseil Supérieur de l’Agriculture, tenue le mardi 26 mai 2015 à Koulouba.

Il s’agissait, au cours de cette session, de valider le plan de campagne 2015 / 2016. Marquant la transition entre le Programme National d’Investissement Prioritaire dans le Secteur Agricole (PNIP SA) et le Programme National d’Investissement dans le Secteur Agricole (PNISA), cette présente campagne se fixe comme objectif la production de 8 005 819 tonnes de céréales, soit une augmentation de 15 % par rapport à la campagne 2014 / 2015.

Le riz et le maïs représentent 59 % de la production totale céréalière. Aux côtés de cette production céréalière, le plan de campagne 2015/2016 prévoit, entre autres, la production de 650 000 tonnes de coton graine, 467 millions d’œufs, 70 000 tonnes de viande rouge, 5 500 tonnes de lait, 6 694 000 poulets de chair, 199 795 tonnes de niébé et la vaccination de 45 927 286 têtes d’animaux et de volailles contre plusieurs types de maladies animales et aviaires.

Le coût total des activités à réaliser au titre de la campagne 2015 – 2016 est estimé à 198 422 763 455 F CFA. Cette somme est répartie comme suit: 56 163 316 415 (28 %) au titre de la contribution de l’Etat, dont 53,6 milliards FCFA à investir dans la subvention des intrants et équipements agricoles, et 142 259 446 000 F CFA (72 %) correspondant à la part des producteurs.

Pour Dr Bocary Tréta, le plan de campagne 2015 / 2016, à la différence des précédents plans de campagne, est très ambitieux. Il couvre une trentaine de filières de chaines de valeur. Ce plan comprend sept programmes transversaux. Chacun des programmes est structuré en sous-programmes.

A la suite du ministre du Développement Rural, le Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali, Bakary Togola, a remercié le Chef de l’Etat pour la réduction faite sur les prix des engrais l’an dernier. Il a réitéré l’engagement des producteurs du Mali à relever les défis de la prochaine campagne.

Pour sa part, le Président IBK a fait un plaidoyer pour la sauvegarde du fleuve Niger, avant de donner son quitus au montage technique et financier pour l’achat de 1 000 tracteurs, qui seront subventionnés dans le cadre de cette campagne 2015 / 2016.

Campagne agricole 2015-2016 : IBK valide le programme de subvention de 1000 tracteurs

Notre Nation – Siaka Z. TRAORE – mercredi 27 mai 2015 par Assane Koné

Le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéita valide le montage technique et financier du programme de subvention de mille tracteurs et kits à la disposition des productrices et producteurs durant la campagne agricole 2015-2016 et le plan de campagne 2015-2016. IBK a également déclaré validé le plan national d’investissement dans le secteur agricole 2015-2025. Il a enfin autorisé la subvention des intra et équipements agricoles au titre de la campagne agricole 2015-2016. Ce sont des décisions importantes qui ont été prises lors de la 3ème session extraordinaire du Conseil supérieur de l’agriculture, tenu à Koulouba le 26 mai 2015.

Le Palais de Koulouba a abrité le Mardi 26 Mai 2015, la 3ème session extraordinaire du Conseil supérieur de l’agriculture. La cérémonie a enregistré trois interventions : Ministre du développement rural, Président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM) et le discours de clôture du Président de la République.

Le Ministre Bocary Tréta a axé son intervention sur le bilan de la campagne agricole 2014-2015 et les grands axes du plan de 2015-2016. Pour la campagne qui s’achève, c’est-à-dire 2014-2015, une projection de plus de 8 millions de tonnes avait été faite. A propos de cette projection et en n’ignorant pas les aléas climatiques, environ plus de 6 millions de tonnes toutes céréales confondues ont pu être réalisées, soit un accroissement de la productivité de l’ordre de 22%.

Concernant la production cotonnière, le ministre Tréta a indiqué que plus de 400 mille tonnes ont été récoltées lors de la campagne 2013-2014. En 2014-2015, le Mali a réalisé plus de 500 mille tonnes, soit une augmentation de plus 100 mille tonnes de la production cotonnière en une année. Un record salué par le ministre, grâce à l’effort des cotonculteurs, des sociétés coopératives, de l’encadrement technique notamment la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN).

En ce qui concerne le cheptel, le Mali a les effectifs les plus importants dans la sous-région ouest africaine après le Nigéria. Malheureusement, le taux d’exploitation de cet important cheptel et sa productivité sont assez faibles a indiqué Tréta. C’est la raison pour laquelle, un pays comme le Mali ne peut seulement se conforter dans l’estimation du potentiel. Des initiatives ont été prises. Ce qui peut nous amener à parler d’estimations de certains aspects comme la production de la viande. Quant à la production du lait, durant la campagne 2014-2015, environ plus de 3 936 tonnes de lait ont pu être collectées sur une prévision de 3 250 tonnes, soit un taux de réalisation de 121%. Egalement, sur une prévision de 23 mille têtes d’animaux à vacciner, plus de 27 mille l’ont été, soit un taux de réalisation de 114%. Du coup, le ministre à louer les prouesses du Laboratoire central vétérinaire de Sotuba qui selon lui est une fierté nationale. En plus de sa capacité de production de vaccin, le Laboratoire central vétérinaire répond aux besoins du cheptel malien qui produit de nos jours beaucoup de vaccins commercialisables en direction de nombreux autres pays de la sous-région.

A propos de la campagne 2015-2016, le ministre a indiqué qu’à travers son département, l’Etat compte réaliser un taux d’accroissement de production de 15%. En termes plus précis, il y a une ambition de plus de 8 million de tonnes de production céréalière attendue. Egalement, le ministère du développement rural ambitionne d’accroitre la production du coton à 650 mille tonnes pour la campagne à venir. Pour atteindre cet objectif un engagement existe déjà entre les sociétés d’encadrement de la filière coton notamment la CMDT et l’OHVN afin d’accroitre de façon considérable les capacités des différents parcs pour la simple raison que l’évolution du parc industriel ne suit pas celle de l’évolution de la capacité de la production.

Un objectif de 70 mille tonnes de viande à partir des abatages contrôlés est cet autre objectif de la campagne à venir, soit un accroissement de 31%. Il en est de même pour la production du lait. A propos de ce point, les objectifs seront augmentés afin d’atteindre 5 500 tonnes de lait contrôlé, soit une augmentation de 30%.

Bakary Togola, Président de l’APCAM s’est réjoui de l’effort consenti par les autorités à propos des différentes subventions intervenues l’année dernière dans le domaine de l’agriculture notamment au niveau des intra agricoles, l’insémination, l’aliment bétail, etc. Dans le but d’atteindre l’autossufisance alimentaire pour un pays comme le Mali, une attention particulière doit être retenue à l’endroit desdits secteurs a-t-il ajouté. Il s’est par la même occasion engagé au nom de sa structure à accompagner le ministère du développement rural pour l’atteinte des objectifs de la campagne 2015-2016

L’agriculture en marche au Mali : IBK promet 1000 tracteurs aux producteurs agricoles pour la campagne 2015-2016

A.Berthé – Malijet – 26 Mai 2015 

C’est du moins ce qu’a promis le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, aux producteurs maliens pour la campagne 2015-2016.

L’annonce a été faite ce mardi 26 mai 2015 par IBK lors du Conseil supérieur de l’agriculture qu’il a présidé  à Koulouba. C’était en présence de l’ensemble des acteurs  du secteur agricole.

La cérémonie a été marquée par  une présentation  faite par le ministre du Développement rural, Bocari Treta du bilan de la campagne agricole 2014-2015 et le plan de campagne 2015-2016. Il y a eu ensuite l’intervention du président de l’APCAM et le discours d’ouverture du président de la République.

Parlant de la campagne agricole écoulée, le ministre du Développement rural a expliqué qu’elle s’est déroulée dans un contexte très particulier marqué par la crise de 2012 et 2013 laquelle a affecté tous les secteurs agricoles. Malgré les difficultés dues à la crise et la mauvaise répartition des pluies, la campagne agricole écoulée, dit-il, a été  satisfaisante dans l’ensemble surtout par la réalisation d’un excédent céréalier.

Rappelons que lors de la campagne dernière, le Mali a enregistré  548 723 tonnes de coton graine contre 440 027 tonnes en 2013-2014, soit une augmentation de 24,7% ;  54 510 tonnes de viande sur une prévision de 65 000 tonnes  ont été produites, soit un taux de réalisation de 84% ; 3 946, 76 tonnes de lait ont  été réalisées  et 80 000 tonnes de poissons sur une prévision de 85 000 tonnes ont été enregistrées. S’y ajoutent 27,21 millions de vaches ont été vaccinées sur une prévision de 23,75 millions vaches.

S’agissant de la production céréalière, il ressort que  6,98 millions tonnes de céréales  ont été produites en 2014-2015 contre 3,69 millions de tonnes en 2006-2007, soit un accroissement de 11%.

Dans le plan de campagne agricole 2015-2016, il est prévu plus de 8 millions de tonnes de céréales sur un besoin national 3,85 millions de tonnes de céréales. Cela prévoit un excédent céréalier de 2,35 millions tonnes. Le riz et le maïs représentent 59% de l’ensemble de la production céréalière.

Aussi, il est prévu pour cette campagne agricole qui s’annonce, une production en coton graine de 650 000 tonnes, soit une augmentation de 19% par rapport à la campagne écoulée.

Le budget prévu pour la campagne agricole 2015-2016  est estimé à 189 306 447 040 FCFA soit 15% du budget national. Le coût à supporter par l’Etat en termes de subventions s’élève à plus 47 milliards FCFA dont 37 milliards FCFA pour la subvention des intrants agricoles et 10 milliards FCFA pour la subvention des équipements agricole.

Le président de la République IBK après avoir validé le plan de campagne agricole 2015-2016, a promis aux producteurs 1000 tracteurs. Il s’agit, bien entendu, des tracteurs qui seront subventionnés par l’Etat malien.

Cette promesse lui a value les encouragements et salutations des agriculteurs à travers la voix du président de l’APCAM, Bakary Togola, lequel a assuré que tout sera mis en œuvre pour l’atteinte des objectifs de la campagne agricole qui démarre. Pour lui, c’est une honte pour le Mali d’importer certains produits comme le poisson, le lait et le riz. Et le président  de la République de conclure qu’il sera intraitable envers tous ceux qui tenteront de saboter le secteur agricole dans notre pays.

Après le palais de Koulouba, le président de la République s’est rendu dans l’après-midi à Samanko pour le lancement officiel de la campagne agricole 2015-2016.

5ème Session du Conseil Supérieur de l’Agriculture : IBK ordonne 15% du budget national pour la campagne agricole 2014-2015

Y.KONATE – Le Progrès -Publié le 07/05/2014 04:08

La salle de banquet du palais de Koulouba a abrité le mardi 05 mai2014, les travaux de lancement de la 5ème session du conseil supérieur de l’agriculture. La cérémonie était placée sous la haute  présidence  du Président de la République  son excellence Ibrahim Boubacar KEITA,  Chef d’Etat du Mali. Il avait à ses côtés, le Ministre du Développement Rural, Dr. Bokary THERETA, le Président de  l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM), Bakary TOGOLA et de plusieurs membres du Gouvernement.

 Cette campagne 2014-2015, se tient dans  un contexte de post crise politico institutionnel et sécuritaire marqué par le début du premier mandat du nouveau président de la République. Il a l’ambition de faire de l’agriculture le moteur de la croissance économique du pays, et du Mali une puissance agricole exportatrice à l‘horizon 2018 et la mise en mise en œuvre du CSCRP 3ème génération 2012-2017.

Le président de la République  son excellence M. Ibrahim Boubacar KEITA,  Chef de l’Etat dans son discours de lancement a apprécié la qualité de production de coton graine du Mali, la production céréalière prévue est de 7 180 404 tonnes ; 600 000 tonnes de coton graine ; 132 346 000 tonnes de Gnébé.

Si tout aller bien la couverture  des besoins céréaliers du pays dégagera un excédent de 1,7 millions de tonnes. IKB entend faciliter l’acquisition des machines et des tracteurs afin d’améliorer et moderniser l’agriculture du Mali.

En effet, le pays doit promouvoir l’agriculture familiale tout en s’ouvrant au monde et de mieux à l’agro business. Selon le président de la République, les productions céréalières attendues couvriront les besoins céréaliers du pays et dégageront un excédent de 1,7 millions de tonnes.

Pour  atteindre cet objectif, le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, a  attribué de façon volontariste 15% du budget national à l’agriculture pour cette campagne agricole 2014-2015. Il a ensuite fixé le prix  d’achat des intrants agricoles qui sera de 11.000F CFA. L’agriculture malienne doit outrepasser à l’amélioration, la modernisation, la compétitivité et surtout source génératrice d’emploi.

Le ministre du Développement Rural, Dr. THERETA, dans son plan de campagne agricole a souligné les objectifs de productions céréalières. Parmi ces objectifs de productions il y a : le riz 2 304 479 tonnes soit 20%; le maïs 1 767 429 tonnes soit 3% ; le blé/ orge 27 592 tonnes soit -31% ; le mil 1 779 443 soit 0% ; sorgho 1 244 994 tonnes soit 3%  et  le fonio 56 466 soit +100%.

CONSEIL SUPERIEUR DE L’AGRICULTURE : Subventionner les engrais d’accord, mais et les motoculteurs ?

Sidiki Doumbia – Les Echos du 8 mai 2014   

Seulement 1 % des exploitations agricoles maliennes utilisent les machines agricoles. Au cours du Conseil supérieur de l’agriculture, le ministre du Développement rural et le président de l’Apcam ont attiré l’attention du chef de l’Etat sur la nécessité d’équiper les producteurs en machines agricoles. Selon eux, « agir sur les intrants n’est pas suffisant. Il faut également équiper les producteurs ».

Le président de la République IBK a profité de la tenue de son 1er Conseil supérieur de l’agriculture pour réduire le prix de l’engrais. Celui-ci est fixé à 11 000 F CFA au lieu de 12 500 F CFA précédemment. Avant cette décision, le ministre du Développement rural, Bocary Tréta et le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Bakary Togola, avaient attiré l’attention du chef de l’Etat sur la nécessité d’équiper les producteurs ou les villages en machines agricoles en vue de la modernisation de notre agriculture.

Selon le ministre Tréta, le niveau de motorisation de notre agriculture est très bas. A ses dires, 17 % de nos exploitations agricoles travaillent toujours avec la daba, 40 % avec la charrue et seulement 1 %  des exploitations agricoles utilisent les motoculteurs. Pour M. Tréta, cette situation ne peut pas continuer. « Agir sur les intrants n’est pas suffisant. Il faut également équiper les producteurs », a plaidé le ministre.

« Un village, un tracteur« 

Il a promis que des dispositions seront prises pour acquérir et mettre à la disposition des paysans 500 tracteurs de 30 à 50 CV équipées, 500 motoculteurs, 100 motopompes pour soutenir les périmètres irrigués villageois (PIV) notamment dans les régions du Nord, 7000 charrues, le tout pour un coût estimatif de 8,5 milliards F CFA. Le MDR a sollicité l’aide du président de la République dans la matérialisation de cette initiative.

Allant dans le même sens,   Bakary Togola, a également souligné qu’il faut au moins « un tracteur  dans chaque  village ». A en croire M. Togola, les villages qui n’ont pas de tracteur sont toujours en retard sur les autres. « Dans une semaine, les gens vont commencer à semer, mais ceux qui n’ont pas de tracteur auront du mal à commencer à semer avec les autres. Il faut inciter les banques à aider les producteurs à se procurer de tracteurs« , a dit Bakary Togola.

Le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita a promis de faire en sorte que l’acquisition de machines agricoles par les producteurs soit facilitée.

 

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