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Après la signature, l’application sur le terrain

by sur 22 juin 2015

Ca y est, c’est signé, « tout le monde il est content » ! Ou presque.

On entend les mots « accord historique », « excellent accord », « fin d’une guerre qui dure depuis 1963 », « réalisation de ce qu’aucun  régime n’a jamais pu faire au Mali » etc.  

Quelques bémols quand même dans la presse et la classe politique malienne quand on lit que cette signature est « l’aboutissement d’un complot » contre l’unité du Mali et qu’on rappelle IBK à ses promesses de campagne…

Réjouissons-nous néanmoins avec tous les participants à la cérémonie de samedi, qui se sont retrouvé le soir pour la rupture du jeûne à l’invitation d’IBK.

Réjouissons-nous vite car il y a fort à parier qu’au-delà des embrassades, accolades et autres hommages entre anciens-ex-combattants,  il faudra sans doute plus qu’un repas partagé (fut-il en période de ramadan) pour régler la question.

Une fois signé, reste à appliquer l’accord sur le terrain.

Ce ne sera pas une sinécure et c’est vraiment maintenant que tout commence.

D’ailleurs le comité de suivi des accords a été mis en place laborieusement dés hier dimanche 21;  quatre commissions devraient voir le jour sous la houlette de l’ONU qui tiendra le secrétariat et sous la présidence de l’Algérie ce qui fait grincer les dents. De même que des divergences entre groupes armés ont déjà pointé le nez…

Ce n’est sans doute pas un hasard si c’est précisément ce lundi que débarque Jean-Yves Le Drian, ministre français de la défense « pour aider le Mali à appliquer l’accord »…

H.L.

2015-06-21 Signature accord par CMA

La « cérémonie de parachèvement » au Centre International de conférence de Bamako

20145-06-20 IBK et Mahamadou Djeri Maïga VPdt MNLA

L’accolade entre Ibrahim Boubacar Keïta,  président de la République du Mali, et le vice-président du Mouvement National de Libération de l’Azawad, Mahamadou Djeri Maïga

Paix et reconciliation : « Nous ferons en sorte que nul ne soit déçu. Main dans la main nous ferons un Mali plus fraternel, plus convivial que jamais », dixit IBK

Mountaga DIAKITE – L’Agora – 22 juin 2015 – 7h30

La Coordination des Mouvements de l’Azwad(C.M.A) était représentée ce samedi 20 juin 2015 dans la capitale malienne pour apposer sa signature au bas du document issu du processus d’Alger.

C’était au Centre International des Conférences de Bamako, lors d’une cérémonie certes modeste, mais qui permet toutefois de parachever l’œuvre de dialogue et de reconliation nationale pilotée, des mois durant, par l’Algerie. Une signature d’autant plus  historique  dans la mesure où elle marque un important pas vers la paix et la réconciliation longtemps souhaitée par les Maliens.

Le plus difficile reste son application. Mais pour le Président I.B.K, « Cet accord conclu est une base solide pour travailler à  la restauration de la paix, la sécurité et la stabilité du Mali…sa mise œuvre relève de l’engagement de chacun. »

Peut-être la fin des vagues d’hésitations auxquelles les Maliens sont confrontées depuis quelques mois avec l’accord de paix issu du processus d’Alger ? Une question qui taraude toutes les consciences patriotiques qui souffrent depuis 2012 à cause d’un conflit  entre les fils d’un même pays. En effet, le samedi 20 juin 2015, l’honneur est revenu, encore une fois, au CICB d’abriter la cérémonie  de parachèvement de signature de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger.

La cérémonie de signature qui n’avait qu’un seul point inscrit à l’ordre du jour était placée sous le haut parrainage du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita : la signature de l’accord de paix par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA). Cette signature a suscité, en effet, l’espoir chez une majorité écrasante de  Maliens. Elle aura permis à des frères égarés de rejoindre la patrie.

C’est dans ce contexte que la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) que représentait M. Sidi Brahim Ould Sidatti, un dirigeant du MAA a apposé sa signature sur le document. L’assistance a accueilli son intervention  par un tonnerre d’ovations. La poignée de mains du  Président de la République IBK et M. Mamadou Djiéri Maiga  de la CMA reste comme une véritable leçon  de réconciliation nationale qui venait d’être enclenchée ce 20 juin à Bamako !

Djéri Maïga qui a pris la parole au nom de la CMA, indiquera que cette cérémonie de signature est l’aboutissement d’un long et difficile processus de négociations en vue de parvenir à une solution juste à un conflit qui date de 1963.

Selon M. Maïga, « un accord qui n’est certes pas parfait, mais un accord constituant une base de travail pour entamer un processus complémentaire sur la base d’un dialogue direct, objectif, mais sans violence. Un dialogue qui nous conduira ensemble à trouver enfin une solution satisfaisante sur la question d’Azawad ». Il a rappelé que pour la CMA, une paix ne se gagne jamais uniquement à partir d’une simple signature. Mais qui nait du respect des engagements. C’est-à-dire la volonté, la bonne volonté des parties concernées (gouvernement du Mali, la CMA et le Mouvement de la plateforme).

Le président de la République dans son exposé d’une trentaine de minutes ne pouvait qu’apprécier à juste titre, cette cérémonie de parachèvement de la signature d’accord de paix et de la réconciliation Nationale « qui répond aux aspirations profondes des Maliens ». « Mes frères et sœurs, nous sommes ici réunis dans la plus grande confiance. Nous ferons en sorte que nul ne soit déçu. Main dans la main nous ferons du Mali plus fraternel, plus convivial que jamais. »

C’est cette assurance que le Président de la république a donné à l’entame  de ses propos. L’accord en question jugé imparfait, pour le Président de la République du Mali  reste toujours optimiste « Cet accord est issu d’un effort collectif qui permet de réconcilier les Maliens. C’est une base solide pour la restauration de la paix, la sécurité et la stabilité de notre cher pays et qui renforcera sans doute la transparence dans la gestion publique», a-t-il déclaré avant de compter sur l’appui et l’accompagnement de la communauté internationale.

Pour sa part, M. Harouna Touré, porte parole de la plateforme s’est réjoui de la signature de l’accord de paix par la CMA tant attendue par les populations du nord. Ainsi, estime-t-il que cet accord porte en lui un espoir de paix et de réconciliation.

Quant au Ministre des Affaires étrangères de l’Algérie, lui, a rendu  un hommage à IBK et a réaffirmé également son engagement à accompagner le comité de suivi dudit accord.

Mali: première réunion du Comité de suivi de l’accord de paix

Par RFI – Publié le 22-06-2015 à 04:00

L’accord de paix a été signé sur le papier samedi 20 juin. Il faut maintenant l’appliquer sur le terrain. Un Comité de suivi de l’accord, composé notamment de la médiation, des différentes forces armés sur le terrain au nord, de la Minusma et de plusieurs pays et institutions, a tenu dimanche sa première réunion. Et cela a été plutôt laborieux.

Un diplomate compare la première réunion du Comité de suivi de l‘accord de paix au premier numéro d’un journal. Donc, tout n’a pas été parfait. D’après les informations de RFI, un problème de leadership a surgi au sein de certains groupes armés. Résultat : des délégations contenaient 15 membres alors qu’il n’en fallait que cinq. Des divergences ont éclaté publiquement, pas entre groupes rivaux, mais à l’intérieur même des mouvements armés.

La rencontre a malgré tout pu se tenir. On sait par exemple avec quasi-certitude que la Mission de l’ONU au Mali assurera le secrétariat du Comité. La présence algérienne à la tête du Comité de suivi fait grincer des dents en coulisses.

Par ailleurs, pour le fonctionnement de cette structure, un règlement intérieur sera – on l’espère – rapidement élaboré. Un consensus semble se dégager pour que le local du Comité de suivi de l’accord soit installé à Bamako.

Reste qu’il faut aller vite, entretenir la flamme. Pour les plus optimistes il faut encore quelques semaines pour que le Comité atteigne sa vitesse de croisière. En attendant, les quatre groupes de travail créés s’apprêtent à s’entendre sur leur mode de fonctionnement.

Signature de l’Accord : la rébellion salue IBK pour avoir réalisé ce qu’aucun régime n’a pu faire au Mali

Abdoulaye Diakité – Par Malijet – Date: 21 Juin 2015

Une signature, celle de Sidi Ibrahim Ould Sidatti, qui engage désormais la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dans l’Accord d’Alger du 1er mars 2015, et voilà que sur papier tous les fils du Mali ont scellé la paix et entament la marche longue et difficile vers une réconciliation des cœurs et des esprits.

Devant le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, la médiation internationale élargie, la CMA a parachevé le processus de signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation ce samedi 20 juin 2015 au Centre international de conférence de Bamako. Le gouvernement malien, la médiation et les groupes armés de la Plateforme avaient déjà signé le document le 15 mai 2015.

L’Accord semble être du goût de la rébellion, du reste après les deux documents récemment signés à Alger qui lui sont annexés et qui ont amené la CMA à adhérer à un document qu’ils avaient boudé pendant longtemps. Une voie plus autorisée l’a dit devant l’aréopage du Centre international de conférence de Bamako où les boubous et turbans blancs s’imposaient largement. Mahamadou Djeri Maïga de la CMA, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été clair : ‘’par cet Accord, le régime du président Ibrahim Boubacar Kéita a réalisé ce qu’aucun régime n’a pu faire au Mali’’.

C’est certainement le souhait de tous les Maliens : que cet Accord puisse permettre au pays de rester UN et Indivisible, de tourner définitivement la page douloureuse des rébellions cycliques que ses fils vivent depuis le soleil des indépendances. Cette page, IBK veut que les Maliens la tournent ensemble et que dans l’action, le Mali puisse retrouver définitivement cette denrée qui se raréfie de plus en plus : la paix, socle de tout développement durable. « Désormais, nous sommes ensemble », a souligné le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, lequel avait auparavant fait une embrassade amicale et très émue avec le signataire du jour, Sidi Ibrahim Ould Sidatti.

Mais le porte-parole de la Plateforme préfère être prudent dans son optimisme. Me Harouna Toureh appelle ses frères de la CMA à être à la hauteur de la responsabilité. « C’est l’heure de la vérité et de la responsabilité. Serons-nous suffisamment responsables ? ». Aux nations amies, et non les Nation unies, la Plateforme recommande une égalité de traitement entre tous les fils et filles du même pays à Kidal, Ménaka, Ber, Gao..

En tout cas, la vérité sera déterminante dans cette phase du processus. C’est pourquoi la Commission vérité-justice et réconciliation, qui attendait la signature de l’accord, pourra être constituée en incluant des composantes rebelles.

Les Maliens aspirent à la paix après la plus grave crise de leur histoire. Une histoire faite par les empires glorieux au cours desquels les brassages ethniques et culturelles ont créé une forte fraternité entre les populations. Cette signature pourra-t-elle procurer cette paix définitive aux Maliens ? Mahamadou Djeri Maïga de la CMA est prudent.

« Une paix ne se gagne jamais à travers une simple signature, mais à travers le respect des engagements pris. La réconciliation se signe dans les faits avec l’arrêt total de comportement de rancœur. La CMA fonde son espoir sur la bonne foi de tous ».

FOCUS : L’aboutissement du complot !

Par L’Aube – 22 juin 2015

Sombre page de l’histoire du Mali : la signature, le samedi 20 juin dernier, d’un accord qui consacre la partition du pays. Aussi, ce triste évènement (qui s’est déroulé à Bamako) illustre la capitulation du gouvernement face à des groupes terroristes qui ne cesse de défier la République.

La signature de l’accord du 15 mai par la CMA (coordination des mouvements de l’Azawad) est, en fait, l’aboutissement d’un vaste complot visant à couper le Mali en deux : Un Mali du Sud et un Mali du Nord. Comme ce fut le cas du Soudan.

Les instigateurs (locaux et étrangers) de ce complot ont pleinement atteint leur objectif. Et, ce n’est point le savant maquillage du régime en place qui peut cacher la réalité. Le gouvernement malien a baissé pavillon face à des rebelles qui refusent tout compromis. Ceux-ci, forts de l’appui et de soutiens extérieurs, ont arraché un premier accord, celui du 15 mai.

Cependant, les rebelles étaient loin d’abattre toutes leurs cartes. A coup de pressions, face à un gouvernement malien faible, la CMA a finalement obtenu ce qu’elle voulait : deux documents supplémentaires, qui devront sans doute être annexés ou inclus dans l’accord signé en grande pompe par le gouvernement malien et ses alliés. Ce qui est évident, ces derniers documents (signés le 5 juin, à Alger) sont les vrais accords qui finalisent la PARTITION DU MALI. Ils contiennent l’essentiel des revendications de la CMA, appuyée, conseillée et téléguidée par des parrains extérieurs connus de tous.

La CMA exigeait le retrait du mouvement patriotique Gatia de Ménaka. Cela était l’objet du second document signé sous l’appellation trompeuse «d’arrangements sécuritaires pour une cessation des hostilités sur le terrain». Comble de ridicule !

Cet «arrangement» (de la poudre aux yeux des Maliens) n’arrange que la CMA, la Minusma et les instigateurs du complot contre notre pays. Il est entré en application, vendredi dernier avec le repli du Gatia. Aucun gouvernement responsable n’aurait accepté de se plier à une telle exigence des rebelles.

Les autorités maliennes, en cédant tout face à la rébellion, ont sacrifié le Mali. Toutefois, l’histoire retiendra que cet acte gravissime, a été posé sous le mandat d’un certain Ibrahim Boubacar Keïta. Cet homme qui promettait aux Maliens de restaurer leur dignité et leur fierté. Aujourd’hui, l’honneur des Maliens a-t-il un prix ? Et cette dignité promise ?

En attendant, la signature du samedi dernier, contrairement aux vœux du pouvoir en place, s’est déroulée dans l’indifférence générale. Preuve que les Maliens ont décidé de ne pas être complices (même de loin) d’un acte qui consacre la destruction programmée de leur pays.

Promesses électorales : Ce que IBK disait à propos du nord

Par L’Aube – 22 juin 2015 3h 

«Depuis plusieurs années, le Mali a démantelé son système de défense avec pour conséquence le délaissement progressif d’une partie du territoire. La zone Nord a été depuis plusieurs années administrée par les réseaux de trafiquants, notamment narcotrafiquants. Depuis l’intervention des armées étrangères, l’unification fragile du territoire est en marche mais l’aide indispensable de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), n’est pas éternelle, car celle-ci n’est pas destiner à s’installer durablement au Mali…

Notre souveraineté dépendra de notre capacité à apporter une solution définitive aux problèmes du Nord, à anticiper nos besoins futurs nécessaires à notre souveraineté, mais également à prévenir d’éventuelles nouvelles sources d’instabilité pouvant venir d’ailleurs… ».

Ce sont là quelques passages du programme du candidat Ibrahim Boubacar Keita. Ensuite, celui-ci avait promis aux Maliens, entre autres, «d’apporter une solution définitive aux problèmes du nord ; mettre en place une stratégie et un plan opérationnel de la gestion militaire du Mali, après le départ de la MINUSMA… ».

Aussi, IBK promettait de mettre les « bases d’une justice transitionnelle post-conflit (le droit à la justice, le droit à la vérité, le droit à la réparation, la garantie à la non récurrence).

Passons sous silence tous les autres points à propos du Nord (où la souveraineté est loin d’être assurée avec l’occupation des villes par les rebelles). Mais dans son programme, le candidat insistait sur une préoccupation des Maliens, à savoir le châtiment pour tous les auteurs de crimes dans le septentrion.

A ce sujet, le candidat avait déclaré sa volonté de « mettre les bases d’une justice ». Deux ans après, le constat est là. Non seulement IBK a failli à ses promesses, il vient d’ordonner l’annulation pure et simple de toutes les poursuites engagées contre les responsables de la rébellion.

Sacré programme qui a pour nom…Le Mali D’Abord.

MENAKA : Gatia quitte enfin !

Le vendredi dernier, les combattants du mouvement Gatia, ont quitté la ville de Ménaka. Le retrait des combattants avait commencé dans la nuit du jeudi à vendredi, indique une source locale.

Désormais, Gatia a positionné ses forces à une trentaine de Kilomètres de la ville, précise t-on. Ce retrait n’avait pas été accepté par les combattants, malgré les démarches qui se sont multipliées ces derniers jours, entre Bamako et Ménaka. Finalement, la pression était insoutenable sur les combattants qui ont accepté de quitter la ville.

Ce retrait du Gatia est une exigence de la CMA transmise à la MINUSMA. Cette dernière, dès l’occupation de Ménaka, n’a cessé de faire des pressions sur les autorités maliennes.

En définitive, la MINUSMA a obtenu gain de cause en faisant signer par les parties, via la médiation algérienne, un document intitulé « arrangements sécuritaires pour une cessation des hostilités sur le terrain ».

C’est conformément à ce document que Gatia a retiré ses troupes de la ville  de Ménaka. Du jamais vu ! Dans aucun pays, où l’ONU est présente, comme le Congo ou encore tout près la Cote d’ivoire, elle n’a jamais obligée un gouvernement à céder aux caprices et/ou aux exigences de terroristes, à céder une partie de son territoire…

Mais, ici, au Mali, les autorités semblent avoir d’autres soucis que celle de sauvegarder la souveraineté du pays. Aussi, pourquoi la MINUSMA n’exige-t-elle pas de la CMA le retrait de ses combattants de Ber ? Pourtant, cette localité, située à 45 Km de Tombouctou) a été conquise par la CMA au nez et à la barbe de la MINUSMA. Vous avez dit deux poids, deux mesures ?

ACCORD DE PAIX : Et Iyad Ag Ghaly ? 

Iyad Ag Ghaly est-il dans le processus de paix ? A-t-il donné son quitus à l’accord de paix signé entre le gouvernement malien et les rebelles de Kidal ?

Pour l’instant, l’heure est aux interrogations concernant Iyad Ag Ghaly qui est, en réalité, le mentor des rebelles (MNLA-HCUA) de Kidal. Aussi, Iyad est le maître incontesté de Kidal.

Malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui et malgré le fait que son organisation Ansar Dine soit sur la liste des organisations terroristes, établie par les Américains, Iyad pavane depuis des mois à Kidal. Et tout semble indiqué qu’il bénéficie de soutiens occultes…

MACINA (MOPTI) : Les djihadistes terrorisent…

Incroyable mai vrai ! Dans toute la zone de Macina (Mopti), la psychose  règne. En effet, de nombreux groupes djihadistes ont envahi cette localité, qu’ils contrôlent pratiquement. A motos et/ou à pied, ils se déplacent fréquemment dans toute la zone afin de véhiculer des messages aux populations. Celles-ci sont appelées à adhérer à des sectes et à faire de la désobéissance civile.

Les djihadistes dans leur « campagne » ciblent principalement certaines notabilités et des responsables locaux. Ils sont soumis à des menaces pour qu’ils cessent toute collaboration avec l’administration. Le drame ? C’est l’absence de l’Etat. Aucune force ne serait présente dans cette zone qui est devenue un sanctuaire pour les djihadistes.

SIGNATURE DE L’ACCORD : La meute débarque à Bamako

En vue de prendre part à la cérémonie (folklore ?) de signature de l’accord de paix, la coalition (MNLA-HCUA) de Kidal a fait appel à sa bande. A croire des informations, ce sont près de 500 personnes qui ont rallié Bamako. Parmi eux, il y a des bandits (repentis ?) des narcotrafiquants (reconvertis ?) et des djihadistes (endurcis).

A Bamako, eux tous, ont eu droit aux honneurs et à tous les honneurs. Le ridicule a cessé de tuer au pays de Modibo Keïta…

La signature de l’accord d’Alger par la CMA fortement saluée à Bamako, hommage à l’Algérie

Dimanche, 21 Juin 2015 13:43

BAMAKO- La signature samedi à Bamako par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali a été fortement saluée par toutes les parties, rendant un vibrant hommage à l’Algérie, qui a mené avec brio la médiation internationale des négociations inter-maliennes.

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramatane Lamamra, qui a conduit les négociations, a affirmé qu’il s’agit d’un « jour historique et d’un nouveau tournant dans l’histoire du Mali », saluant « un nouveau départ, une nouvelle opportunité et une nouvelle destinée pour cette grande nation malienne ».

M. R. Lamamra a indiqué que la médiation internationale, après la signature de l’Accord, se transformera en comité de suivi et sera présidé par l’Algérie avec pour siège Bamako.

« L’Algérie, qui a accompli sa mission à la tête de la médiation internationale, ne ménagera aucun effort pour qu’à la tête du Comité de suivi nous puissions travailler ensemble avec foi, avec engagement et avec la conviction que l’oeuvre à laquelle nous sommes appelés, sera une oeuvre civilisationnelle qui grandit », a-t-il dit.

« Nous nous attacherons à cette oeuvre pour transcrire dans les faits les promesses de cette unité, de cette réconciliation dans la dignité et les valeurs que partagent tous les Maliens », a-t-il affirmé.

Le ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a affirmé que la signature de l’accord, est le fruit d’un long processus mené avec brio par la médiation internationale dirigée par l’Algérie.

Il a salué l’engagement personnel du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour son « soutien indéfectible » au Mali, exprimant la satisfaction de son pays pour les étapes franchies pour rapprocher les parties maliennes.

Pour lui, la signature par la CMA de l’accord achève une étape, mais ouvre une autre, « difficile mais encadrée par l’accord, issu du processus d’Alger ».

De son côté, le représentant de la CMA, Mamadou Djeri Maïga, a déclaré qu' »une paix ne se gagne jamais sur la base d’une simple signature », affirmant que la coordination « s’engage à s’appliquer pour l’instauration d’une paix durable et définitive au Mali ».

Mettant en exergue les efforts considérables de l’Algérie dans l’aboutissement de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, il a exprimé ses remerciements au président Bouteflika pour son engagement à soutenir l’ensemble du peuple malien.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a, pour sa part, qualifié d' »historique » la signature de l’accord par la CMA, qui marque « la réconciliation entre les frères Maliens ».

« Cet accord est le fruit d’un effort collectif », mené par l’Algérie en tant que chef de file de la médiation internationale, a-t-il dit, saluant le président Bouteflika pour son soutien « inestimable » au processus de paix et de réconciliation au Mali et son attachement « indéfectible » à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali.

Juste après les différentes interventions, le représentant de la CMA, Sidi Ibrahim Ould Sidatti, a ajouté sa signature à celles déjà figurant sur l’accord à savoir les signatures des représentants de la Plateforme ainsi que de la partie gouvernementale, lors de cette cérémonie marquée par de nombreuses expressions de fraternité entre les représentants des groupes politico-militaires maliens.

Intervenant après la cérémonie de signature, le chef de la Mission de l’ONU (Minusma), Mongi Hamdi, a affirmé que la communauté internationale « sera toujours aux côtés des Maliens, mais ne peut faire la paix à votre place ».

L’accord avait été signé le 15 mai dernier par le gouvernement malien, les mouvements politico-militaires du nord du Mali et par l’équipe de la médiation internationale conduite par l’Algérie.

La CMA, qui avait paraphé l’accord, négocié depuis des mois à Alger, la veille de sa signature le 15 mai à Bamako, exigeait pour le signer des discussions supplémentaires.

Mais, le 5 juin dernier, la CMA s’est engagée à Alger à signer l’accord le 20 juin à Bamako après avoir signé avec le gouvernement un relevé de conclusions des négociations autour de l’application de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali et un document contenant des arrangements sécuritaires au Nord du Mali.

Les groupes armés dits de la Plateforme ont décidé jeudi dernier de se retirer de la localité de Ménaka, dans la région de Gao, conformément à l’arrangement sécuritaire pour une cessation des hostilités, signé le 5 juin 2015 à Alger, selon un communiqué de l’ONU rendu public vendredi dernier.

En janvier 2014, le président malien Keita avait demandé au président Bouteflika l’aide de l’Algérie pour un dénouement heureux de la crise malienne à la suite duquel a été crée le Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le Nord-Mali.

L’Algérie a engagé de suite plusieurs rounds de pourparlers exploratoires pour rapprocher les vues des mouvements du nord Mali, une étape particulièrement importante pour réunir les conditions de succès du dialogue inter-malien inclusif envisagé.

Crise malienne : L’Accord de paix d’Alger signé

 De notre envoyée spéciale à Bamako – Leïla Beratto – El Watan – le 21.06.15 | 10h00 

Le Centre international de conférences de Bamako était entouré, hier, d’un dispositif spécial de sécurité. Garde nationale, police et gendarmerie contrôlaient les entrées.

Des hommes casqués et armés étaient postés tout autour de l’immense bâtiment d’architecture soviétique. Dans la Salle des mille places, décorée de rubans rouges, jaunes et verts, le protocole termine ses préparatifs.

La table où doit être signé le texte d’accord n’est pas prête. Il faut agrafer les rubans. Autorités maliennes, partis politiques, militaires, société civile, ambassadeurs, membres de la médiation internationale et membres des mouvements armés arrivent dans la salle à la moquette rouge parsemée de fleurs de lys dorées alors que la fanfare militaire répète pour les besoins de la télévision nationale.

«La cérémonie d’aujourd’hui permettra d’envisager l’avenir avec plus d’optimisme», a déclaré en ouverture de la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères malien, Abdoulaye Diop, qui a salué «l’accompagnement constant de la communauté internationale» au fil des négociations. A la tribune, le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, a évoqué «une date historique» qui marque «un nouveau départ et une nouvelle destinée pour la nation malienne». Il a assuré que l’Algérie resterait présente, à la tête du comité de suivi de la mise en œuvre de l’accord. «Ce qui nous attend est une œuvre civilisationnelle», a-t-il dit.

Le ministre a été suivi sur la grande estrade par Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du MNLA et représentant de la Coordination des mouvements de l’Azawad. «Une paix ne se gagne jamais uniquement d’une simple signature. Nous fondons beaucoup d’espoir sur les assurances du président Ibrahim Boubacar Keïta et sur celles des partenaires internationaux», a-t-il déclaré, avant d’aller serrer la main du président malien. Puis, Brahim Ould Sidat, leader du Mouvement arabe de l’Azawad et membre de la CMA, s’est levé pour signer l’Accord de paix sous les flashs des photographes. Cette cérémonie n’efface cependant pas tous les doutes.

Dans les rangs de la CMA, l’humeur est plutôt à la résignation. La signature de l’accord ne fait pas l’unanimité. «On m’a dit qu’il fallait absolument que je vienne», lâche un cadre, qui estime qu’en acceptant de signer, Bilal Ag Cherif, le leader de la Coordination, a «trahi les siens». «Nous avons menti à nos populations. Personne ne leur a dit clairement que nous n’aurions jamais l’indépendance», explique-t-il en montrant son téléphone portable où il reçoit des messages d’habitants de Kidal réclamant que «la lutte continue».

Devant les images de femmes qui manifestaient hier à Kidal pour dénoncer la signature de l’Accord de paix, il sourit : «Heureusement que ces gens sont là pour montrer qu’on nous a forcés à signer ce texte.» Le mandat d’arrêt qui existait contre lui a été levé jeudi. «Mais mes comptes bancaires sont toujours bloqués», dit-il. La sécurité des mouvements armés devait être assurée par les autorités maliennes.

Au dernier moment, les soldats de la Minusma sont venus en renfort pour protéger les hôtels. «Cela nous rassure», souffle un membre d’un mouvement armé.

Mais la principale interrogation de tous reste : comment mettre en œuvre cet accord ? «Tout le monde est sceptique sur la volonté politique de part et d’autre», souligne un diplomate occidental. L’opposant politique Tiébilé Dramé estime que le président Ibrahim Boubacar Keïta n’a «aucune stratégie» sur la question du Nord. «Aujourd’hui, nous ne savons pas quelle est la volonté du gouvernement pour cette mise en œuvre», déclare un cadre de la Coordination.

Comment la médiation fera-t-elle pour faire respecter l’accord, alors qu’elle n’a pas réussi à le faire ni dans les années 1990 ni en 2006. Premier rendez-vous, la mise en place du Comité de suivi et d’évaluation qui est chargé de créer les différents instruments de la mise en œuvre de la paix. Une réunion est prévue dès aujourd’hui à Bamako.

Accord de paix au Mali: scènes de fraternisation entre anciens ennemis

Par RFI – Publié le 21-06-2015 à 14:45

Cette fois, c’est acté. En plein ramadan, les groupes rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ont à leur tour signé samedi 20 juin 2015 l’accord de paix inter-malien, un mois après le gouvernement de Bamako et les groupes armés loyalistes. Cette signature met fin à plus de trois années et demie de conflit et près d’un an de négociations. Une cérémonie forte en images, qui a été suivie d’une rupture du jeûne entre anciens belligérants au palais présidentiel de Koulouba.

Il y a d’abord eu la cérémonie, où la gravité du moment historique se mêlait avec le relâchement d’une réunion de famille. Dans la salle, tout le monde se connaissait. On plaisantait, on criait « Vive le Mali et vive l’Azawad ! » Lorsque l’hymne national malien a retenti, tout le monde était debout, même les anciens rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad, au nom desquels Mahamadou Djeri Maïga a pris la parole.

« La paix, a dit le vice-président du Mouvement national de libération de l’Azawad à la tribune, cette denrée précieuse que le monde entier recherche, est aujourd’hui indispensable au Mali en général, et à l’espace de l’Azawad en particulier. Nous fondons aussi beaucoup d’espoir sur le sens de réalisme de tous les Maliens, pour qu’ils comprennent que nous n’avons jamais pris les armes par préoccupation capricieuse. »

Et l’ex-rebelle de tomber dans les bras du président Ibrahim Boubacar Keïta, avant que celui ne prenne à son tour la parole, pour évoquer « un jour merveilleux » et lancer une promesse : « Nous ferons en sorte que nul ne soit déçu, que main dans la main, nous fassions le Mali plus beau, plus fraternel, plus convivial que jamais. Désormais, nous regardons dans la même direction ! Cet accord est le résultat d’une volonté commune, des fils d’un même pays d’aboutir à une solution juste et équitable dans un contexte difficile. »

« Très, très heureux »

Après la signature de l’accord, les membres de la délégation de la CMA ont été conviés, avec d’autres participants, au palais présidentiel de Koulouba, pour la rupture du jeûne. Discussions politiques et religieuses se sont ainsi poursuivies pendant la soirée entre les quelques centaines d’invités réunis autour de plusieurs tables et d’un copieux repas.

L’occasion de demander son ressenti au chef de l’Etat, attablé avec plusieurs hauts cadres de la désormais « ex-rébellion ». M. Keïta s’est dit « très, très heureux » : « Encore une fois, bravo à tous nos amis. Vous avez vu l’hommage que j’ai tenu à rendre à mon ami Hollande ? Il est le premier auquel je me suis confié. »

Lors de la signature de l’accord par le gouvernement, il y a un mois, le président malien avait tenu des propos virulents contre les Nations unies. Mais cette fois, IBK remercie avec force la communauté internationale, et demande même aux Maliens de ne « jamais oublier » son implication.

Main dans la main

Parmi les camarades de table du président : Alghabass Ag Intalla, l’un de ces rebelles et adversaires d’hier. Un peu plus loin, un autre ténor de la rébellion, Almou Ag Mohamed, mêlait réflexion politique et religieuse : « Une chose, c’est de signer. L’autre, c’est d’appliquer de très bonne foi cet accord. Nous, ça nous va droit au cœur de voir que le président de la République, tout de suite après cet accord, a tenu à nous associer à sa rupture du jeûne. »

Invité également à cette cérémonie, l’archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo, a fait part de son enthousiasme pour l’avenir du Mali : « Nos efforts de prière et de jeûne peuvent nous conduire à la véritable paix dans ce pays. C’est ce que je vois vraiment dans cette symbolique. » Avant de voir si son vœu sera exaucé, c’est en tout cas main dans la main que les anciens belligérants ont quitté le palais présidentiel dans la soirée de ce samedi 20 juin.

Au Mali, un «accord historique» pour la paix

LIBERATION 21 JUIN 2015 À 17:43

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est félicité de la signature de l’accord de paix samedi entre les indépendantistes touaregs et Bamako.

«On avait gagné la guerre en 2013, on vient de gagner la paix», s’est félicité le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dimanche sur Europe 1, au lendemain de la signature de l’accord de paix entre le gouvernement de Bamako et les groupes touaregs armés indépendantistes du nord du Mali. La ratification de «l’accord d’Alger» par la Coordination des mouvements de l’Azawad est censée aider à lutter contre le jihadisme dans ce pays de 15 millions d’habitants qui s’étend sur un territoire deux fois plus étendu que la France.

«C’est un accord historique, une bonne nouvelle pour la lutte contre le terrorisme. Depuis l’indépendance [en 1960, ndlr],deux peuples essayaient de vivre ensemble et n’y arrivaient pas bien, éventuellement s’affrontaient, ceux du Nord et ceux du Sud. Dès qu’il y avait des tensions, des violences, cela favorisait la percée des jihadistes», a déclaré Le Drian.

Bien que très attendu, cet accord, qui prévoit une décentralisation et la démobilisation des groupes armés, ne règle pas la situation au Mali. Pour certains observateurs, cette signature, annoncée début juin, mettrait en évidence la fragilité de la Coordination de l’Azawad. La rébellion touareg a en effet été chassée en avril de la ville de Ménaka, dans l’est, par la «plateforme», des groupes d’autodéfense maliens composés de Touaregs Imghad, d’Arabes et de Songaïs qui, eux, avaient signé l’accord dès le 14 mai. La guerre entre groupes armés pourrait bien reprendre sans attendre.

 

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