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Engrais frelatés : des règlements de comptes ?

by sur 22 juin 2015

L’affaire des engrais frelatés semblait mal engagée pour le ministre du développement rural Bocary Tréta quand il a résumé devant les députés, la question des frelatés à une simple affaire de concurrence entre fournisseurs et à la manipulation de députés tombés dans le panneau.

Ces réponses étaient en effet un peu courtes, mais il avait décidé de ne pas répondre sur un fond que ne le concernait pas : les marchés d’engrais semblent passés par une commission des chambres d’agriculture agissant comme un Groupement d’Intérêt Economique…

Nous nous posions néanmoins la question de savoir si, dans cette affaire, on visait le ministre, le secrétaire général du RPM (parti du président au pouvoir) ou l’ancien directeur de campagne d’IBK, puisque M. Tréta cumule les trois casquettes…

Apparemment, aujourd’hui, il semble que la cible ait été ailleurs : entre le directeur de la CMDT et le présidengt des chambres d’agriculture,  nous ne choisirons pas… en attendant les prochaines révélations, puisque le dossier est désormais sur le bureau du pôle financier de Bamako pour enquête..

Affaire des «engrais frelatés» : Qui veut salir Bocari Treta?

Chahana Takiou  – 22 septembre du 22 juin 2015

Depuis plusieurs mois, des informations distillées dans la presse font état de livraisons d’engrais frelatés aux paysans. Elles indexent de façon grossière le ministre du Développement Rural, Bocari Tréta, comme étant à l’origine de cette forfaiture.

Une véritable campagne médiatique a été lancée contre lui. Des associations des jeunes et de la société civile ont été mises à contribution pour tenter de souiller l’honneur d’un homme dont le seul tort est d’être l’homme fort du parti majoritaire, voire de la mouvance présidentielle.

Cela n’a pas suffit. Des députés ont été touchés pour porter haut le mensonge, la diffamation et l’intoxication. Les premiers contactés ont décliné l’offre, mais finalement, elle a trouvé un preneur au sein du groupe parlementaire ADEMA, parti allié au RPM, mais jugé peu sincère dans ses rapports politiques. Il s’agit d’un député qui fréquente peu l’Assemblée nationale et qui assiste peu aux débats parlementaires: l’Honorable Bakary Koné de Koutiala.

Pour les besoins de la cause, il a été amené à écrire au Président de l’Assemblée Nationale, dans le cadre des questions orales, pour interpeller le ministre du Développement Rural, Bocari Tréta, sur les fameux engrais frelatés.

Dans ses nombreuses questions, il voulait savoir comment les marchés ont été attribués? Leurs montants? Leurs bénéficiaires…?

Malheureusement pour lui, le pot-aux-roses a été découvert, puisque tout le monde a rapidement su que c’était bien Toguna Agro-industries qui était à l’origine de ce branle-bas de combat.

Cette société, créée sous le régime défunt, et qui a amassé des milliards en un clin d’œil, dans les conditions que l’on sait, n’a pas compris que la situation a changé. Elle voulait obtenir le monopole de la production et de la livraison d’engrais au Mali, comme de par le passé.

Ses dirigeants refusent de comprendre que d’autres Maliens puissent également partager avec eux les 99 000 tonnes d’engrais complexe coton et les 37 000 tonnes d’engrais pour les céréales nécessaires à un bon déroulement de la présente campagne agricole. Car, 136 000 tonnes d’engrais, c’est le pactole! Toguna Agro-industries voulait pour lui seul tout le marché. Ce qui est inacceptable dans le contexte actuel.

Ce qu’il faut savoir, ce que les appels d’offres pour la fourniture des engrais ne sont pas lancés par le ministère du Développement Rural. En clair, ce n’est pas lui qui attribue les marchés. C’est un Groupement d’Intérêt Economique (GIE), dirigé par un Président, Bakary Togola, par ailleurs Président de l’APCAM, qui a en charge ce dossier.

Ce GIE a une Commission des Appels d’Offres compétente pour la fourniture des engrais. C’est elle qui gère tout le processus, jusqu’au paiement. C’est dire que le ministre Tréta ne «donne» aucun marché, contrairement à ce que l’on veut faire croire à l’opinion publique.

Ce GIE a attribué une quantité d’engrais à fournir à une quinzaine de sociétés:  Afrique auto (4000 t), Agro Tropic (400 t), Ciwara (1500 t), OPA (11 000 t), GDCM (17 325 t), Mamadou Simpara (2 396 t), Partenaire agricole (4 000 t), SAD (1 500 t), Sangoye (1 060 t), Satracom (600 t), SMIAS (500 t), Sogefert (5 569 t), SOMADECO (21 000 t), Sapam (500 t), Souad distribution (2 340 t) et Toguna Agro-industries (25 310 t).

Comme vous le constatez, la dernière société, Toguna Agro-industries a obtenu la plus grande quantité d’engrais à livrer. Mais elle demeure insatisfaite et boulimique. C’est pourquoi, de façon peu loyale, elle prétend avoir fait des prélèvements sur les engrais de ses concurrents, qu’elle a fait analyser. A quel prix ? Objectif: obtenir ce qu’elle veut parce que «les autres engrais sont frelatés». Voilà comment l’affaire des engrais dits frelatés est née au Mali.

Le document que Toguna Agro-industries a obtenu à l’issue de cette analyse commanditée a été distillé dans la presse et distribué à des agents de la sécurité d’Etat et à des hommes politiques, notamment des députés.

Ce qu’il faut également savoir à ce niveau, c’est que Toguna Agro-industries vend son engrais au Mali plus cher qu’en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Pour preuve, le Complexe coton coûte au Mali, 317 000 FCFA la tonne, prix unitaire TTC; au Burkina Faso, 305 000 FCFA la tonne, prix unitaire TTC; en Côte d’Ivoire, 260 000 FCFA la tonne, prix unitaire TTC.

Pourtant, voilà que c’est ce même Toguna Agro-industries, qui a remporté la part du lion, qui crée la zizanie, en pensant creuser un trou pour les autres. Mais la société se retrouve elle-même également dans ce gouffre, puisqu’au Burkina Faso comme en Côte d’Ivoire de sérieux doutes pèsent désormais sur les engrais livrés par les Maliens, notamment Toguna Agro-industries.

Dans son propre pays, Toguna Agro-industries a en outre osé livrer, sur 25 310 tonnes de Complexe coton, 411 tonnes hors normes (136 t à Kignan et 90 à la CMDT Bamako).  Elle a donc été invitée à enlever le stock et à le remplacer, comme beaucoup d’autres sociétés.

Le Président du GIE, Bakary Togola, conformément aux cahiers de charges des appels d’offres au titre de la campagne 2015 / 2016, a fait procéder à des analyses contradictoires, qui ont confirmé que «certaines quantités d’engrais livrées par des fournisseurs sont non conformes à la norme». Par conséquent, le GIE a invité les intéressés à prendre les dispositions utiles pour leur retrait et leur remplacement.

Il s’agit de la société Souad distribution (95 t à Dioïla et 80 t à Fana), de la société Doucouré Partenaire SA (35 t à Kignan, 29 à Kimparana, 35 à Dioila, 28 à Fana, 58 à Kita, 109 à Bamako), de la société Partenaire agricole (98 t à Karangana), de la société Agro Tropic (70 t à l’OHVN et 53 à la CMDT BKO), de la société Afrique Auto (70 t à Kignan), de la société CIWARA SARL (37 t à Kignan et 80 à Kimparana), de la société SOPAM SARL (80 t à la CMDT Bamako), de la société SOMADECO (139 t à Bougouni, 180 t à Koutiala, 144 à Dioila et 42 à la CMDT Bamako), de la société SOGEFERT (100 t Sikasso), de la société SMIAS (26 t à la CMDT Bamako) et de la société SAD (94 t à la CMDT Bamako).

Depuis le 21 mai 2015, ces sociétés, qui ont livré des engrais hors normes, ont été invitées à les enlever et à les remplacer par d’autres, de bonne qualité, parce qu’il s’agissait sûrement d’une fraude savamment orchestrée.

Les fournisseurs qui se sont correctement exécutés ont été payés et les autres se sont vu défalquer de leurs factures la quantité d’engrais non conforme. Mais la rivalité entre opérateurs économiques en a fait une affaire d’Etat, au point qu’on en a voulu à un ministre qui n’avait rien à avoir avec ces marchés, en dehors du contrôle qualité, qui a été effectué. Alors, laissez Tréta tranquille! A suivre.

Les potins de «Le Prétoire» : Affaire des engrais frelatés : Une cabale contre le PDG de la Cmdt

Le Prétoire du 22 juin 2015 – B. KONÉ

Ce scandale, nous informe-t-on, est une cabale montée de toute pièce contre le Pdg de la Cmdt, Kalifa Sanogo. Le mode opératoire a été murement réfléchi par le Pdg de Toguna-Industries, Seydou Nantoumé, sous l’instigation du ministre Bocary Tréta.

Tous les deux avaient des comptes à régler. Seydou Nantoumé, qui aurait  voulu à lui seul tout le marché, en voudrait à mort au promoteur de la société Somadeco, Sourakata Diaby, l’adjudicataire qui a fait la meilleure offre et qui a remporté le marché légalement. Seydou Nantoumé, qui a pourtant bénéficié de la clause de préférence nationale en passant de 6000 tonnes à près de 25.000 tonnes et aussi de l’apport de beaucoup de petits adjudicataires, ne voulait pas se contenter de si peu.

N’ayant pas eu le marché à lui seul, il a volé un échantillon de l’engrais de Sourakata Diaby, l’a fait analyser par un laboratoire de son choix. Fort de ce résultat à l’insu du GIE qui est légalement habilité à le faire, il a amené tout le petit monde à travers une lettre du 17 novembre 2014 (N° Ref :TAI/ 2014/11/0037) dont l’objet est : Réserves sur la qualité des produits livrés par certains adjudicataires.  Une démarche solitaire et tout à fait illégale qui n’a pas laissé indifférent le ministre Bocary Tréta. Ce dernier s’est empressé de vouloir sanctionner le Pdg de la Cmdt, Kalifa Sanogo en le relevant de son poste et en le faisant remplacer par une dame.

Et n’eut été la vigilance de l’actuel Premier ministre, Modibo Kéita, Kalifa Sanogo ne serait plus à son poste. Face au refus du gouvernement, Tréta a voulu passer par le président de la République qui l’aurait aussi éconduit.

Engrais frelaté : Le dossier transmis au pôle Economique de Bamako

Le Prétoire du 22 juin 2015

Le traitement judiciaire du scandale des engrais frelatés aurait déjà commencé au niveau du pôle économique et financier de Bamako. Il nous revient de source sûre que c’est le Procureur Général Daniel A. Tessougué qui a chargé les services dudit pôle de faire toute la lumière sur ce dossier.

Convoqué pour les besoins de la cause, le Pdg de la Cmdt, Kalifa Sanogo ne s’est nullement dérobé. Pendant quatre heures d’horloge, il aurait expliqué clairement aux enquêteurs tous les tenants et aboutissants de ce dossier. Avec des preuves à l’appui, il a su montrer aux enquêteurs comment ce scandale a été créé de toute pièce pour l’abattre. Et aujourd’hui force est de reconnaitre que c’est le retour de l’ascenseur contre les commanditaires de ce complot qui ne dit pas son nom. En clair l’arroseur arrosé.

Convoqué au pole économique et financier le Pdg de Toguna Industries, Seydou Nantoumé, se défile

Le Pôle économique et financier fait-il peur à Seydou Nantoumé ? Après un bref séjour dans les locaux dudit service dans l’affaire de l’espace aéroportuaire, le Pdg de Toguna Agro-Industries sait mieux que quiconque ce qui se passe là-bas. C’est pourquoi quand il a reçu la convocation des agents enquêteurs chargés de faire toute la lumière sur ce dossier des engrais frelatés, il a envoyé son avocat à sa place prétendant qu’il était malade. Ce qu’il a oublié et que son avocat n’a pas voulu lui rappeler est que ce dossier est un dossier pénal.

Au delà de l’affaire commerciale, c’est sa responsabilité pénale qui est mise en cause. Toutes choses qui ont poussé les enquêteurs du Pôle économique à refuser la représentation de son avocat tout en le sommant de répondre dans les plus brefs délais à leur convocation.

Affaire de l’engrais hors normes : Ce qu’il faut savoir

La Rédaction – Le Pouce (22 juin 2015 environ)

Depuis quelques semaines, l’affaire des engrais « frelatés » disons hors normes défraie la chronique. C’est le flou dans l’esprit des Maliennes et des Maliens. Cette affaire d’Etat si, elle n’est pas vite solutionnée risquerait de porter un coup sur la production agricole attendue.

Apres le passage du Ministre du Développement Rural Bocary Tréta devant les honorables députés à l’Assemblée Nationale le jeudi 18 juin 2015, la sortie du bout du tunnel n’est pas pour demain. Qui dit vrai ou qui dit faux, nous ne saurons le dire. Sur la base d’investigations et de documents nous tenterons d’éclairer la lanterne des uns et des autres sur la question.

Tout serait parti d’une réserve émise par la direction de l’Usine Toguna Agro Industrie qui a eu le culot de prélever les échantillons chez un concurrent pour une analyse de qualité de son engrais à l’extérieur du Mali. Dans cette correspondance, datée du 17 novembre 2014, référence TAI/ 2014/11/ 0037, le président directeur général de Toguna Agro Industries, Seydou Nantoumè portait à la Connaissance du président du GIE UN-SCPC/CMDT/OHVN, Bakary Togola, les sérieuses réserves émises par sa société sur la qualité des produits livrés par certains adjudicataires notamment ceux en provenance de la société TIMAC (Italie). L’incendie venait d’être déclenché sans savoir jusqu’où il allait s’étendre.

Le 14 janvier 2014, la ministre de l’Agriculture de la Côte d’Ivoire dans une correspondance régulière informait son homologue du Mali, qu’il leur « revient de manière récurrente que des engrais, non conformes aux normes qualité, telles que définies dans le manuel de procédure de contrôle des engrais de la CEDEAO, sont importés et commercialisés en Côte d’Ivoire et dans la sous région ».

Aux dires du ministre, les sociétés importatrices sont, pour la plupart installés en Cote d’Ivoire et au Mali. Nous citons le ministre ivoirien : « les services compétents en la matière en Côte d’Ivoire ont été saisis et conformément aux dispositions du règlement C/REC. 13/12/12, procèdent aux inspections aux quais de débarquement, aux points de formulations et aux points de vente. Le règlement C/ REG. 13/12/12 en son article 6, prévoit la libre circulation des engrais dans les Etats membres dès lors qu’ils sont conformes aux normes de qualité. Aussi, j’ai l’honneur de porter a votre connaissance cette situation aux fins dispositions que vous devez bien prendre dans votre pays, pour protéger les producteurs utilisateurs finaux des engrais, contre ces opérateurs économiques véreux. »

Cette correspondance est antérieure à la prise de fonction du PDG de la CMDT, Kalfa Sanogo. Ce n’est que le mardi 2 juin 2015 que le premier responsable de la plus grande compagnie cotonnière du Mali reçoit une copie.

La lettre de politique de développement du secteur coton adoptée en conseil des ministres en sa session du 03 octobre 2001qui instruit à la CMDT de se retirer d’un certain nombre d’activités dont la fonction d’approvisionnement en intrants. Après ce recadrage des activités de la CMDT, les producteurs s’organisent et créent un groupement de syndicat vivriers et cotonculteurs du Mali. Quelques années d’effectivités ont permis de constater la faible surface financière du syndicat. La production du coton va chuter.

Pour palier à cette situation, la CMDT, l’OHVN et l’UN-SCPC créeront le 11 janvier 2011, un groupement d’Intérêt Economique dénommé « Approvisionnement en intrants et appareil de traitement »

Ont comparu pour la cause par devant Maître Boubacar Abdoulaye Sékou, Notaire à Bamako, Ousmane Amion Guindo (ancien PDG) au nom et pour le compte de la Compagnie Malienne des Textiles, en vertu de ses fonctions de Président Directeur Général, Bakary Togola, président de l’Union Nationale des Sociétés Coopératives des producteurs de coton (UN-SCPC) et Issa Djiré, Directeur général de l’Office de la haute Vallée du Niger (à la retraite).

Le GIE a pour objet d’assurer une meilleure organisation de l’approvisionnement des producteurs de coton en intrants coton, céréales et appareils dans le but de consolider et de pérenniser les systèmes de productions coton (coton et céréales venant en rotation) en zones coton. Et généralement toutes opérations financières, commerciales industrielles ou autres rattachant aux objets ci-dessus ou à tout objet similaire ou connexe ou de nature à favoriser le développement du patrimoine social. En sa qualité de président du conseil d’administration de la Société Coopérative dénommée « UN-SCPC Mali », Bakary Togola détient le récépissé numéro 00020/ SDSES enregistré sous le numéro 07 : greffe/ 07 du 3-4-07 au greffe du tribunal de la première instance de la Commune III.

Le 08 avril 2015, le directeur national de l’Agriculture, Moussa Camara dans sa correspondance n° 00000118/MDR-DNA mettait à la disposition du président du GIE-UNSCPC, Bakary Togola, les résultats d’analyse des échantillons d’engrais (1er passage) prélevés dans la zone CMDT/OHVN sur la demande du GIE. ( voir document )

Les analyses ont montré que 44% du complexe coton, 2% des échantillons du complexe céréale et 58% des échantillons d’Urée sont hors normes, dépassant le 3,08, soit 44%. Les quantités d’engrais de mauvaise qualité sont de 2093 tonnes, dont 24, 12 % à SOMADECO, 19, 63% à Toguna Agro et 14, 06 % à DPA.

En ce qui concerne le complexe céréale, 1 échantillon sur 49 du lot d’échantillon est hors normes dépassant les 3, 08 %, soit 2%.  Les quantités d’engrais de mauvaise qualité sont de Toguna SARL (100%). La direction Nationale de l’Agriculture indique « les quantités d’engrais de mauvaise qualité sont de 34 04 tonnes, dont 27,34 % à Toguna, 19,97% à SOMADECO et 8,63% à DPA.

La direction de l’Agriculture précise également qu’« environ plus de 50% des quantités d’engrais jugées mauvaise appartiennent à Toguna et à SOMADECO ». En ce qui concerne l’Urée, 24 échantillons sur 41 du lot d’échantillon sont hors normes, dépassant les 0,88%, soit 58%. Dans ce domaine, il ressort des commentaires de la DNA que les quantités d’engrais de mauvaise qualités d’engrais de mauvaise qualité sont 1266 tonnes, dont 37,51%  sont de Toguna SARL, 13,82 % de SOMADECO et 10, 11% de Faso Djigui.

Pour les besoins de la campagne 2015-2016, le groupement économique « Approvisionnement en intrants et appareils de traitement » a, en rapport avec UN-SCPC/ CMDT/OHVN, mis en place une commission des appels d’offres Intrants. Il a été rédigé un rapport d’analyse des offres relatives à la fourniture d’intrants agricoles. La commission technique d’analyse des offres s’est réunie du 23 au 30 septembre 2014, dans la salle de conférence de l’UN-SCPC, afin de procéder à l’examen des différentes offres reçues. Pour votre éclairage et contrairement à ce que nie le ministre, le gouvernement était doublement représenté au sein de la commission technique d’analyse des offres des intrants 2015/2016 par l’entremise de Mme Doucouré Dougoubarka Sylla du ministère de l’Economie et des finances et de Mme Kané Rokia Maguiraga du Ministère du Développement Rural. Le ministre a-t-il oublié que ces agents de l’Etat ont siégé au sein de la commission ?

Le 21 mai 2015, le président du GIE, Bakary Togola adresse aux uns et autres une correspondance les informant que les  résultats des analyses contradictoires effectués ont confirmé que certaines quantités d’engrais livrés par leurs sociétés sont hors normes. Par conséquent, le GIE les invite à prendre les dispositions utiles pour le retrait et le remplacement des dites quantités précisées dans un tableau conçut à cet effet.

Les plus hautes autorités, les représentants du peuple, les producteurs, les populations sont au parfum de cette nébuleuse. Aujourd’hui, cette honteuse question d’engrais « frelatés », disons d’engrais hors normes est un faux débat. Les auteurs sont connus et la justice doit faire son enquête afin de situer qui a fait quoi dans cette affaire qui n’honore pas le ministère du Développement Rural et par ricochet les opérateurs.

Au sortir de cette journée ivre de signature de paix, les regards sont tournés vers le Chef de l’Etat pour rassurer les producteurs que cela ne se produirait plus.

 

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