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Réfugiés, déplacés, migrants en danger

by sur 24 juin 2015

La sous-alimentation et la faim menacent 450 000 personnes au Mali.

Les réfugiés sont également nombreux. 3 millions dans le Sahel. 

Etat des lieux.

2015-05 Réfugiés déplacés Mali

 

 

 

2015-06-05 Carte des réfugiés au Sahel

Les réfugiés, au Mali et dans le Sahel

Goundam : DEPLACEMENT MASSIF DE POPULATIONS

A. TOURE – AMAP-Goundam – L Essor 23 juin 2015

Les habitants de la zone Faguibine continuent de se déplacer en masse vers Goundam et Tonka. Il s’agit de véritables vagues de populations contraintes de quitter leurs terroirs du fait essentiellement de l’insécurité.

Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR), en collaboration avec l’ONG Stop-Sahel, apporte aide et assistance à ces populations qui sont pour la plupart des ressortissants des communes de Bintagoungou, M’Bouna, Tin-Aicha, Essakane. Ils fuient les violences, les menaces, la faim, la soif, abandonnant tout derrière eux.

Ce sont les récentes attaques, enlèvements, pillages, assassinats perpétrés par les groupes armés à la veille de la signature de l’accord de paix, qui ont poussé ces populations à trouver refuge à Goundam et Tonka où les forces de sécurité empêchent les bandits de s’en prendre aux civils. La folie destructrice de ces bandits n’épargne pas les réseaux de distribution d’eau, les panneaux solaires qui alimentent les localités en électricité. Le vol de ces équipements est d’ailleurs devenu une pratique courante.

Le flot des déplacés ne tarit pas. Les gens continuent de fuir vers les zones sécurisées. Certains déplacés livrent des témoignages ahurissants. Les agresseurs leur retirent leurs provisions de nourriture et d’eau. Souvent, ils vont jusqu’à confisquer les repas prêts à être servis. Impuissants à se défendre contre des individus lourdement armés, les villageois n’ont d’autre choix de fuir pour éviter de mourir de faim dans des localités isolées.

Pour assister ces personnes qui en ont véritablement besoin, l’organisme onusien d’aide humanitaire appuie l’ONG Stop Sahel pour effectuer des distributions gratuites de non vivres notamment des bâches, des batteries de cuisine, des couvertures, des bidons d’eau, des moustiquaires. Le nombre total de bénéficiaires à Tonka s’élève à 3116 personnes, membres de 401 ménages. A Goundam, 330 ménages ont été identifiés pour 2352 bénéficiaires : 1124 femmes et 1228 hommes.

Les déplacés ont aussi reçu l’aide du Programme alimentaire mondial (PAM) qui a distribué des biscuits puis des rations alimentaires pour un mois. Dans le cadre d’une synergie d’action, l’ONG Catholic relief service a mis à disposition 34 pièces de savon.
La cérémonie de distribution s’est déroulée la semaine dernière à Goundam en présence des maires des différentes localités concernées. Le représentant du coordinateur de l’ONG Stop-Sahel à Tombouctou et le président du conseil de cercle de Goundam ont procédé à la remise symbolique des lots.

Crise malienne : Bamako célèbre la Journée mondiale du réfugié

Par David DEMBELE –  le 22 juin 2005  – Depechesdumali

Dans la foulée de la signature samedi de l’accord pour la paix par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), le Haut commissariat des réfugiés célèbre ce 22 juin la Journée internationale du réfugié. L’évènement a été marqué par une cérémonie riche en couleurs.

Le centre international de conférence de Bamako a vibré ce lundi au rythme de la Journée internationale du réfugié célébrée tous les 20 juin.

Placé sous le thème : « Faites connaissance avec des réfugiés – des personnes comme vous et moi », l’évènement est célébré cette année dans un contexte où les conflits se multiplient, le nombre de personnes déracinées augmente.

Le représentant des réfugiés, dans son allocution, a salué les nombreuses actions en faveur des réfugiés. Il a laissé entendre que « beaucoup de jalons ont été posés. Cependant, la gestion quotidienne des réfugiés demeure une épine dans le pied des acteurs humanitaires ». Se référant au manque d’accès à l’éducation, la problématique du payement des retards de loyers, l’accès à la santé…, le porte parole des réfugiés maintient que beaucoup reste à faire. Il en appelle vivement à un retour massif des réfugiés (maliens notamment), après que l’accord de paix a été signé le 20 juin dernier. Aussi, le représentant des réfugiés prône un déploiement des activités génératrices de revenu au bénéfice de tous les réfugiés ».

Le representant du Hcr, Ousséni Compaoré, a relevé la situation de délicatesse que revêt le statut de réfugié. En 2014, indique-t-il, 60 millions de personnes se sont déplacées dans le monde en 2014. Selon lui, l’ampleur de ce phénomène est telle que tous devraient s’impliquer pour l’accueil et le bon encadrement des réfugiés. Le vaste mouvement humain ne s’explique pas seulement par la guerre, il s’explique aussi par la misère.

La cérémonie a été ponctuée par une chorégraphie d’enfants réfugiés, et une pièce de théâtre qui incite à plus de solidarité en faveur des réfugiés.

Aussi le témoignage, d’Alassane, refugié ivoirien, ayant fui la Côte d’Ivoire pour se refugier à Bamako a ému plus d’un. Accueilli par des familles à Bamako, ce quadragénaire se dit fier de la solidarité et de l’hospitalité malienne. Il affirme avoir réussi à porter sur fonds baptismaux, à Bamako, une association qui regroupe 50000 réfugiés toute nationalités confondues.

Le ministre de l’Administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maïga, a rassuré quant à la situation des réfugiés maliens au Burkina faso, le Niger et la Mauritanie. 31000 d’entre eux, dit-il, ont regagné volontairement le Mali. Il a salué la « très forte implication des pays amis et la communauté internationale mobilisés pour atténuer la souffrance de nos compatriotes ». Au nom du gouvernement, le ministre de l’administration territoriale a promis d’organiser le plus rapidement possible le rapatriement des siens.

La cérémonie a pris fin par la dédicace de 40 photos géantes de réfugiés établis au Mali et ailleurs.

 Mali : 135 000 réfugiés sont toujours en exil

Par Daouda Sangaré – Malijet -22 juin  2015

Le Centre international de la conférence de Bamako a abrité la journée mondiale du réfugié. Prévue pour Samedi 20 juin dernier, elle a été finalement célébrée ce lundi 22 juin 2015. C’était en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, M. Abdoulaye Idrissa Maïga, du représentant du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) M. Ousséni Comparé.

Les 135 000 réfugiés maliens sont dans les pays limitrophes que sont le Niger, le Burkina Faso, l’Algérie, la Mauritanie. Cette situation est consécutive aux événements de 2012. 43 400 sont au Burkina Faso, 52 000 en Mauritanie et environ 50 000 au Niger. Ils bénéficient des programmes de protection et d’assistance des bureaux du HCR dans ces pays. Ces chiffres sont du rapport de l’UNHCR, publié dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du réfugié.

Au fil de ce même rapport,  les derniers chiffres disponibles, le nombre de personnes déracinées par la guerre s’éleve à 59,5 millions fin 2014 (tous déplacements confondus). Cela représente une augmentation de 13,9 millions de personnes par rapport à la fin 2013. Ce chiffre était en hausse de 16%  en 2013 et 2014, et de 59% entre 2004 et 2014.

En moyenne en 2014, 42 500 personnes ont été nouvellement déplacées chaque jour (réfugiés, déplacés internes et demandeurs d’asile confondus). En 2014, on comptait 14,4 millions de réfugiés sous le mandat du HCR, soit presque un réfugié sur quatre. Au cours de 2014, 126 800 réfugiés ont pu retrouver leurs pays d’origine, dont la moitié en République Démocratique du Congo (25 200), au Mali (21 000) et en Afghanistan (17 800). Ce chiffre des retours est le plus bas depuis 1983.

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, M. Abdoulaye Idrissa Maïga, dira que les gens qui se sont éloignés de leurs familles, de leurs foyers, ainsi que de leurs collaborateurs, pour venir au Mali, ont été toujours bien accueillis à  bras ouverts comme des Maliens, dont la terre malienne est une terre fraternelle, qui appartient à toutes et à tous. Il ajoutera que les 35 000 réfugiés sont déjà regagner leurs villes ou leurs villages natales. 

Ravitaillement des populations vulnérables : Plus de 410.000 personnes concernées

Par Le Prétoire – Date: 22 Juin 2015  

Les changements climatiques se sont imposés avec force ces dernières décennies au Mali. Une irrégularité au niveau des précipitations et de leur répartition spatio-temporelle, des températures de l’air de plus en plus élevées, des épisodes de sécheresse et d’inondations plus fréquents, une diminution des apports en eau par les grands fleuves.

Ce sont là quelques éléments qui montrent que le climat du Mali change avec pour conséquence une amplification des problèmes environnementaux. Avec le début du Ramadan, des familles entières sont confrontées à une pénurie de denrées alimentaires du fait de la mauvaise pluviométrie. Et c’est pour faire face à cette situation que le commissariat à la sécurité alimentaire a conçu un plan de ravitaillement des personnes vulnérables en raison de 15.000 tonnes de mil et de sorgho. Cette année, le système d’alerte précoce a identifié 410.000 personnes qui ont besoin d’une assistance alimentaire sur l’ensemble du territoire.

Sahel : Plus de trois millions de personnes ont fui leur foyer

El Watan – Leïla Beratto – le 05.06.15 | 10h00 

En un an, le nombre de personnes qui ont fui leur domicile a doublé dans les pays du Sahel. Un risque sécuritaire et humanitaire pour la région.

Le 9 février dernier, une femme se fait exploser parmi la foule des camionneurs et des petits commerçants de la ville de Diffa, au Niger. Quelques jours plus tôt, le groupe Boko Haram avait attaqué la ville de Bosso. Cinquante mille personnes, des Nigérians mais aussi des Nigériens qui avaient fui leur pays quelques années plus tôt s’enfuient vers le nord, jusqu’à Zinder, deuxième ville du Niger.

Le 12 février, une autre attaque de Boko Haram dans l’Etat de Borno, au nord-est du Nigeria, fait plusieurs dizaines de morts. Les habitations et les boutiques sont incendiées. Quinze mille Nigérians partent précipitamment au Tchad. Le 24 février, 16 000 personnes s’enfuient vers le Cameroun.

Aujourd’hui, plus de 3 millions et demi de personnes qui vivent dans le Sahel sont des déplacés, selon l’ONU. Ils sont désormais deux fois plus nombreux qu’il y a un an. Au début de 2014, les services du coordonnateur humanitaire de l’ONU pour le Sahel, Robert Piper, avaient fait état d’environ 1,6 million de personnes déplacées à travers neuf pays : Burkina Faso, Cameroun, Tchad, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Sénégal.

Aujourd’hui, la présence de Boko Haram a aggravé les déplacements de populations. Ainsi, plus d’un million de Nigérians ont quitté leur ville pour une autre. Le conflit dans le nord du Mali est aussi un facteur aggravant.

Au cours des 4 dernières semaines, plus de 57 000 personnes ont fui leurs régions à cause des affrontements armés dans le nord du pays. Ces déplacés sont des personnes vulnérables, selon les organisations humanitaires qui s’inquiètent de la faiblesse de l’aide internationale : les opérations de l’ONU au Sahel doivent actuellement faire face à un manque de fonds, car l’organisation n’a reçu que 22% des 2 milliards de dollars réclamés cette année, selon Robert Piper.

Insécurité alimentaire

Plus de 20 millions d’habitants de la région sahélienne sont en insécurité alimentaire et les fonds obtenus ne permettent même pas d’aider la moitié d’entre eux, selon l’Onu. C’est particulièrement le cas dans le camp de M’bera, à la frontière mauritanienne avec le Mali. Au milieu du désert, 52 000 Maliens vivent sous des tentes depuis 2012. Ils survivent grâce aux Ong qui craignent de ne plus pouvoir les aider. «Le Programme alimentaire mondial (PAM) prévoit d’assister 52 500 réfugiés jusque fin décembre.

Faute de ressources suffisantes, nous avons dû suspendre temporairement ces distributions (de nourriture) aux réfugiés en mars et nous devrons réduire la taille des rations distribuées en juin et septembre. Si des ressources supplémentaires ne sont pas rapidement mobilisées, le PAM pourrait arrêter les distributions à partir d’octobre. Il faut noter aussi que cette situation a lieu dans un contexte où de nombreuses familles mauritaniennes vulnérables font déjà face à une situation d’insécurité alimentaire très difficile», s’inquiète Janne Suvanto, représentante du PAM en Mauritanie.

La menace sécuritaire est permanente, ce qui freine l’accès de ces populations à l’aide humanitaire. «Le nombre de contraintes est en constante augmentation depuis ces derniers mois», regrette Anouk Desgroseillers, du bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu à Bamako. Trois travailleurs humanitaires sont morts en service depuis 2014.

 

 

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From → Revue de Presse

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