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Engrais frelatés : enquête, querelles et paiements !

by sur 25 juin 2015

Mise à jour le samedi 27 juin à 12h

Nous ajoutons à l’article ci-dessous, différentes contributions qui montrent que l’ouverture d’une enquête n’empêchent apparemment pas le paiement des fournisseurs… avant de connaître ses résultats.

Nous nous étions étonné de la légèreté des arguments employés par le ministre du développement rural Bocary Tréta devant l’interpellation des députés au, sujet des engrais frelatés mis sur le marché au Mali.

Le Ministre, dans l’article ci-dessous, se montre plus précis, sachant, par ailleurs, que le pôle économique du parquet de Bamako a été saisi d’une enquête.

Mali: début des auditions dans le scandale des engrais frelatés

Par RFI – 26/06/2015

Les auditions ont commencé en début de semaine et se sont poursuivies ce jeudi 25 juin où trois personnalités du monde agricole ont été entendues.

Après les sorties musclées d’associations de défense des consommateurs maliens et de paysans, la justice malienne a ouvert une enquête sur l’affaire des engrais de mauvaise qualité introduits dans le pays et mis à la disposition des paysans.

La justice malienne a ouvert une enquête sur l’affaire des engrais de mauvaise qualité. Les auditions ont commencé. Le patron de la Compagnie malienne de développement textile (CMDT), ainsi que trois autres cadres de la filière agricole ont déjà été entendus. D’autres personnes s’apprêtent à passer devant les enquêteurs.

Les élus des associations de défense des consommateurs maintiennent la pression et exigent « la vérité sur les poisons déversés dans les champs ». Un député de la majorité présidentielle a même publiquement interpellé le ministre malien du Développement rural sur la question. Bokary Téréta dans ses réponses n’a pas du tout convaincu des élus qui l’ont même accusé « d’être complice de ceux qui ont commandé des engrais de mauvaise qualité ». Faux, a répondu le ministre qui a néanmoins reconnu que plusieurs fournisseurs ont introduit dans le pays des engrais hors normes.

L’affaire continue de faire grand bruit au Mali. Publiquement, des députés parlent d’un scandale qui porte sur un détournement de plus de 10 milliards de francs CFA alors que, outre la baisse possible du rendement de la production, la santé des populations est en jeu.

Affaire d’engrais de mauvaise qualité : Comment Djadié Ba a « liquidé » Tréta

Daba Balla Keita – Tjikan du 26 juin 2015

Il n’est pas un grand intellectuel bardé de diplômes comme son adversaire certes, mais la prouesse réalisée par l’opérateur économique Djadié Ba, sans porter de gants contre le ministre du Développement Rural, Dr. Bocary Tréta et ses complices est bien comparable à l’histoire de David contre Goliath.

En effet, la scandaleuse affaire d’importation d’engrais de mauvaise qualité comporte bien des dessous politiques mettant en scène des adversaires de différents bords avec des relents d’enrichissement illicite. Comment Djadié Ba a « liquidé » le Dr. Bocary Tréta ?

Le puissant ministre du Développement Rural, N°2 dans le gouvernement et secrétaire général du parti au pouvoir (le Rpm), a-t-il perdu la « Baraka » ? Cette question mérite son pesant d’or au vu de la tournure des événements.

ACTE I : Djadiè Ba  exclu

Depuis plus de dix (10) ans, et au nom du libéralisme économique, le gouvernement malien  s’est désengagé de certains des ses pouvoirs confiés à des organisations de la société civile placée sous tutelle. C’est le cas de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali  (l’APCAM), présidée par Bakary Togola et relevant du Ministère du Développement Rural. Ainsi donc, pour les besoins de la campagne agricole, chaque année, l’APCAM passe des commandes d’engrais, de pesticides et de semences aux importateurs.

Pour la campagne agricole 2015/2016, l’APCAM a lancé des avis d’appel d’offre à candidature pour la fourniture d’intrants agricoles cités haut. Dès le départ, nous a-t-on confié, l’avis d’appel d’offre en question était tout sauf juste et ouvert, car l’un des gros fournisseurs de la place, Djadié Ba, PDG de Gnoumani-sa, a été exclu du marché. Des consignes fermes auraient été données là où il faut pour empêcher Djadié Bah d’acquérir le dossier d’appel d’offre.

En affaire, c’est comme à la guerre (il n’ya pas de pitié). Furieux de sa mise à l’écart d’un marché très juteux, on le sait, l’opérateur économique n’est pas resté assis en croisant les doigts, il a  informé qui de droit et a mis ses relations en contribution jusqu’à l’extérieur du pays.

Lorsque les premières commandes d’engrais, de pesticides et de semences sont arrivées sur le sol malien, Djadié Ba a passé le relais aux députés Bafotigui Diallo du Rpm, ensuite Bakary Koné de l’Adéma (un allié du Rpm). La suite est connue car, dès le vendredi 28 mai 2015, dans le N°167, votre bihebdomadaire préféré, Le Tjikan, a vu juste en titrant à sa une « le ministre Tréta bientôt dans un champ d’épines… »

Les dessous politiques d’un scandale financier

En interpelant le ministre du Développement Rural devant l’Assemblée Nationale pour qu’il s’explique des tenants et aboutissants de l’affaire d’engrais de mauvaise qualité importé, le député Bafotigui  Diallo  du Rpm attira l’attention de l’opinion sur les dessous politiques de cette affaire en ces termes : « quand il s’agit des intérêts du pays, le parti passe en second plan… » « Je ne veux pas que l’image de notre parti et du président Ibk soient associées à des actions qui puissent les porter préjudice un jour… ».

Il faut rappeler que lors des législatives de 2013, le Pdg de Nyumani-sa, Djadié Ba sous les couleurs de l’ADP-Maliba a été un candidat sérieux contre celui du Rpm dans la circonscription électorale de Nionon. Au second tour,  le Rpm l’emporta après que la Cour Constitutionnelle ait annulé de nombreuses voix favorables à Djadié Ba pour cause d’irrégularités.

Après ce 1er affrontement dans les urnes, le Rpm ne voudrait plus faire cadeau à Djadié Ba. Et, lui accordé un marché juteux comme celui des engrais, même s’il répond aux critères, équivaut à financer un adversaire politique.

Comme on le dit souvent, le vin est tiré, il faut le boire. Le ministre Tréta a le choix de démissionner ou d’attendre qu’il soit démis. En attendant, il s’est dit lui-même favorable a la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.

De tout ce qui précède, le ministre du Développement Rural apparait dans l’opinion publique,  comme le principal suspect dans l’affaire d’importation à coût de milliards, d’engrais de mauvaise qualité et en grande quantité au titre de la campagne agricole 2015/2016. Va-t-il tomber seul ?

Mandats envoyés au trésor public : Paiement en vue des fournisseurs de l’engrais frelaté

Maliki Diallo – L’Indicateur du Renouveau –  26 Juin 2015  

Au moment où toute la nation veut voir tirée au clair l’affaire de l’engrais frelaté, le Groupement d’intérêt économique (GIE), qui a adjugé les marchés, vient de remettre aux fournisseurs leurs mandats de paiement qu’ils ont fait parvenir au Trésor public cette semaine. La facture s’élève à plus de 59,4 milliards de F CFA.

La campagne agricole 2015-2016 est très menacée. En cause, la distribution d’une importante quantité d’engrais de mauvaise qualité à la Compagnie malienne du développement du textile (CMDT) par certains fournisseurs. Les mises en garde du président de la République, du Premier ministre et des organisations de la société civile n’auront rien changé à la situation.

Le GIE d’attribution des marchés de fourniture d’engrais et ses complices fournisseurs font la sourde oreille sur les révélations qui les incriminent. Au moment où l’affaire bat son plein et surtout avec la mobilisation du peuple à l’Assemblée nationale pour que les choses soient tirées au clair, le GIE dirigée par Bakary Togola, « responsable des marchés scandaleux », ne se soucie point de la dangerosité des engrais frelatés sur les productions agricoles.

Bien au contraire. Il réclame au Trésor public, le payement des factures des fournisseurs indélicats. Selon une source, des fournisseurs ont fait parvenir au Trésor public leurs mandats de payement cette semaine.

Les chiffres du Groupement d’intérêt économique qui a attribué les marchés d’appels d’offres, la bagatelle des 209 000 tonnes d’engrais pour la 2015-2016 s’élève à plus de 59,4 milliards de F CFA que le Trésor public doit payer aux fournisseurs.

La quantité d’engrais frelatés est de 40 000 tonnes selon le député qui déclenché le l’affaire. Mais on s’est rendu compte à travers l’interpellation du ministre du Développement rural, le 18 juin à l’A. N., que le tonnage indiqué n’est qu’une goutte d’eau dans l’affaire, car le ministre Bocary Tréta a affirmé que sur le 10 000 tonnés analysées sous sa responsabilité, il est avéré que « 4000 tonnes ne répondent aux normes requises ». Combien de tonnes allaient être de mauvaise qualité si les tous les 209 000 tonnes avaient été analysées ?

Est-ce que le Trésor public va accepter de débloquer la somme d’argent pendant les enquêtes ouvertes par le gouvernement sur instruction du président de la République sont toujours en cours ? Affaire à suivre !

Engrais frelatés sur le marché malien : L’honorable Bafotigui Diallo exige l’arrestation des coupables

Aguibou Sogodogo – L’Indicateur du Renouveau – 26 Juin 2015 

Le Centre national olympique et sportif du Mali (Olympafrica) de Banankabougou a servi de cadre le dimanche 14 juin 2015 à la tenue d’un meeting de soutien à l’honorable Bafotigui Diallo engagé dans la lutte contre la prolifération des engrais frelatés sur le marché malien.

Ce meeting, organisé par la Coordination des associations et mouvements des jeunes de la Commune VI du District de Bamako, a regroupé des personnalités dont le député Bafotigui Diallo, élu en Commune VI sous les couleurs du Rassemblement pour le Mali. Il ressort de ce meeting que le député Bafotigui Diallo a déposé des questions écrites au bureau de l’Assemblée nationale afin d’interpeller le ministre du Développement Rural, Bocar Tréta pour qu’il s’explique sur l’affaire des engrais frelatés.

«Nous réclamons l’arrestation des fossoyeurs de l’Etat», «retirer les engrais frelatés dans nos magasins», c’est ce qu’on pouvait lire sur les banderoles exhibées à ce meeting. Prenant la parole, Salif Ouologuem de la Coordination des associations et mouvements des jeunes de la Commune VI du District de Bamako a fait savoir que l’honorable député Bafotigui Diallo est véritablement engagé dans la lutte contre la prolifération des engrais frelatés.

«Après ses propres enquêtes, il s’est avéré que les engrais sur le marché sont en réalité frelatés. Alors étant membre de la commission environnement et culture à l’Assemblée nationale, il a introduit des questions écrites pour explication et éventuellement l’arrestation des coupables. Nous allons tout faire pour que le reste d’engrais frelatés ne soit pas utilisé», a-t-il dit.

Avant de s’interrogé en disant ceci : comment une telle quantité d’engrais frelatés rentre dans le pays sans que les autorités ne puissent pas prendre des dispositions idoines ?

Pour sa part, le journaliste Antoine Dembélé a précisé que 40 000 tonnes d’engrais frelatés sont sur le marché, or 80 % de la population malienne vivent de l’agriculture. A cet effet, il a souhaité des sanctions à l’encontre des fautifs. Habib Diallo du parti Rpm a indiqué que ce meeting prouve l’éveil de conscience de la jeunesse.

Quant au Coordinateur des associations et mouvements des jeunes de la Commune VI du District de Bamako, Ibrahim Cissé alias Elvice, il a rassuré l’accompagnement de la jeunesse dans cette lutte nationale contre l’engrais frelaté.

 

Les précisions du ministre Bocari Tréta à propos des engrais : « Un engrais peut être de mauvaise qualité pour un type de sol, mais bon pour un autre type »

D. Diama – Tjikan du 23 Juin 2015

A travers un document dont nous avons eu copie, le ministre du Développement Rural, Dr Bocari Tréta fait un certain nombre de précisions concernant les engrais de mauvaise qualité sur lesquels il a été récemment interpellé par le député Bakary Koné à travers des questions orales.

En réponse aux questions du député Bakary Koné, le ministre du Développement Rural, Dr Bocari Tréta précise que les objectifs d’emblavure pour la culture de coton au titre de la campagne 2015/2016 (CMDT et OHVN) sont de 585 000 hectares et les besoins globaux en engrais sont de 211 999 tonnes répartis entre le complexe coton : 101 001 tonnes, l’urée perlée : 73499 tonnes et le complexe céréalier : 37 499 tonnes.

A l’en croire, l’analyse de 163 échantillons d’engrais prélevés lors du premier tour d’échantillonnage en zones CMDT/OHVN a révélé que 3404 tonnes, soit 37% des échantillons prélevés sont hors norme.

Selon lui, les prélèvements d’échantillons ont été effectués dans les magasins CMDT et OHVN, lieux de livraison des engrais au GIE (UN-SCPC/CMDT/OHVN) par les fournisseurs.

C’est conformément à l’article 8 du cahier de charges que le GIE a demandé par écrit à tous ces fournisseurs de procéder au retrait des quantités hors normes et procéder à leur remplacement. Un processus déjà en cours, assure le ministre. Qui indique qu’il n’y a pas lieu de créer la panique chez les producteurs ou d’alerter intentionnellement l’opinion publique pour des raisons inavouées.

« Un engrais hors norme est certes un engrais ne répondant pas aux critères de qualité requise. Il n’est pas de bonne qualité pour corriger les carences des sols en vue d’assurer une nutrition équilibrée des cultures. Cependant, toute formule d’engrais chimique est mise au point en fonction de la composition agro-chimique des sols et des besoins des plantes. De ce fait, un engrais peut être de mauvaise qualité pour un type de sol, mais bon pour un autre type. » a précisé Tréta. Qui rappelle que les objectifs d’emblavure pour la culture de coton au titre de la campagne 2015/2016 sont de 585 000 ha et la quantité d’engrais jugée hors normes est de 3 404 tonnes. Toute chose qui représente environ 1,6 % des besoins globaux en engrais qui sont de 211999 tonnes.

« Je précise une fois de plus que la déficience en éléments nutritifs par rapport aux normes fixées par les textes ne veut pas dire que les engrais sont périmés ou frelatés comme dit dans certains médias de la place ou certains relais de groupes d’intérêt ou de pression. Ils ne sont pas non plus toxiques comme certains ont eu à le dire. », assure Treta.

Concernant les effets sur la productivité et la santé du sol et des plantes, le ministre est formel : « Les effets néfastes restent essentiellement la non atteinte des objectifs de production du fait que les plantes ne bénéficieront pas des quantités d’éléments nutritifs qu’il faut pour développer tout leur potentiel. Cependant, il faut noter que l’excès de tout est nuisible. Même les engrais de bonne qualité, dans des mauvaises conditions d’utilisation, peuvent contribuer à détériorer la structure du sol et à altérer les eaux souterraines. ».

En ce qui concerne les marchés de fourniture des engrais, Dr Bocari Tréta explique qu’ils ont été attribués suite à un appel d’offres « pour approvisionner les producteurs des zones CMDT et OHVN en engrais au titre de la campagne 2015-2016 ». Et d’assurer qu’il n’est en rien mêlé à ces marchés qui sont gérés par le GIE qui l’en informe après.

Selon les explications du ministre, c’est au cours de la réunion de restitution des résultats des laboratoires (national et internationaux) tenue le 02 avril 2015 qu’ils ont pu cerner toute la dimension de cette épineuse question de qualité des engrais.

« Je rappelle que par souci de transparence, j’ai insisté à ce que tous les fournisseurs ayant pris part à l’appel d’offre soient présents. Et depuis le mois de décembre 2014, j’ai engagé par écrit le GIE à prendre les dispositions pour faire respecter les délais de livraison et de prendre contact avec la DNA pour amorcer le processus de contrôle de qualité des engrais issus de l’appel d’offres dudit GIE. », a-t-il précisé.

 

Avant de laisser entendre qu’il a été informé de la présence de ces engrais de mauvaise qualité par la Direction Nationale de l’Agriculture à travers son rapport sur les résultats d’analyse chimique des échantillons réalisés par le Laboratoire–Sol-Eau–Plante de Sotuba en mars 2015 et certains laboratoires internationaux saisis par ses soins. « J’ai tenu, par souci de transparence à organiser une rencontre avec tous les acteurs concernés pour leur restituer les résultats et les tenir informés de la teneur de la lettre de mon homologue de Côte d’Ivoire qui attirait mon attention sur l’importation et la commercialisation en République de Côte d’Ivoire et dans la sous-région d’engrais non conformes. Cette lettre nous demandait aussi de prendre des dispositions pour protéger les producteurs qui sont les utilisateurs finaux de ces engrais », a-t-il martelé.

Et d’indiquer que conformément à l’article 8 du cahier de charges, le GIE a demandé par écrit à tous ses fournisseurs de procéder au retrait des quantités hors normes et procéder à leur remplacement. Un processus en cours, explique le ministre. Pour lui, les résultats des analyses indiquent les stocks mis en cause. Aussi, les fournisseurs qui ont livré lesdits stocks sont connus et les zones de dépôt sont identifiées.

Afin de prévenir ce genre de situation et dans le souci d’approvisionner les producteurs maliens en engrais de qualité et ainsi améliorer la production et la productivité agricoles et dans l’optique de rentabiliser la subvention des engrais, le ministre promet la mise en œuvre des dispositions suivantes : la sensibilisation des acteurs concernés, la programmation et la réalisation de trois passages pour l’échantillonnage afin que l’ensemble des stocks puisse être contrôlé, la formation des agents chargés du contrôle, le renforcement des capacités du laboratoire sol-eau-plante de Sotuba en moyens humains, matériels et financiers. Mais aussi, rendre systématique le contrôle obligatoire de tous les stocks d’engrais destinés au Mali, la relecture des textes législatifs et règlementaires en vigueur, l’observation de la rigueur par l’Etat dans l’application des textes relatifs au contrôle de qualité des engrais.

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