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La menace djihadiste s’étend au Sahel

by sur 6 juillet 2015

Attaque à Nara près de la frontière mauritanienne, à Missémi et Fakola à la frontière ivoirienne, attaque contre un convoi de la Minusma à Goundam, retour (et extension du périmètre d’action) d’AQMI, d’Ansar Dine et consorts, le djihadisme s’étend au Mali comme il s’étend dans le Sahel…

Tour d’horizon.

Au Mali, la menace djihadiste s’étend

Laurent Larcher – La Croix – 3/7/15 – 16 H 42

Attaques dans le sud du Mali, appel à la vigilance en Côte d’Ivoire, la contagion islamiste inquiète les esprits. Les troupes françaises sur place restent très mobilisées. Paris s’inquiète de cette dégradation.

Deux semaines après la signature de l’accord de paix au Mali, la situation sécuritaire reste dégradée dans ce pays du Sahel. Pire, pour la première fois depuis le début de la crise malienne, en janvier 2012, l’un des groupes djihadistes maliens, Ansar Dine, menace directement la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

UNE DOUBLE ATTAQUE DANS LE SUD DU PAYS

Deux nouvelles attaques ont eu lieu samedi 27 et dimanche 28 juin. À Nara (au centre) d’abord, Ansar Dine a attaqué un camp militaire tuant trois soldats. Puis à Fakola (à la frontière ivoirienne), il a saccagé des bâtiments administratifs et de sécurité. Opérant loin de sa base du nord du Mali, Ansar a menacé d’attaquer la Côte d’Ivoire et la Mauritanie, « des pays qui travaillent avec les ennemis de l’islam », a-t-il justifié. Mercredi 10 juin, c’est la ville de Misséni, près des frontières ivoirienne et burkinabé, qui avait été attaquée par des islamistes, causant la mort d’ un militaire.

APPEL À LA VIGILANCE EN CÔTE D’IVOIRE

Le gouvernement de Côte d’Ivoire a appelé, mercredi 1er  juillet, sa population à la « vigilance » afin de protéger le pays des menaces que représentent les groupes islamistes maliens. Une menace prise au sérieux par les autorités ivoiriennes et qui commencent à inquiéter la population.

Combattus au Mali depuis l’intervention française en décembre 2013, les islamistes n’ont pas renoncé à déposer les armes. Non seulement ils continuent à porter des coups meurtriers au Mali, mais ils s’éloignent de plus en plus de leur zone d’intervention habituelle pour porter le fer dans toute la sous-région, profitant de la faiblesse des États et de la porosité des frontières.

LE SPECTRE DU BOURBIER

Deux ans et demi après le début de l’intervention française au Mali, la menace djihadiste n’est pas éradiquée dans la région. Elle est même en train de s’étendre à des États qui jusque-là, étaient épargnés. « Nous sommes de plus en plus inquiets par la situation au Mali, confiait un militaire de la force Barkhane à La Croix, il y a deux semaines : les Casques bleus et les forces maliennes ne sont pas d’une grande efficacité. Et les islamistes ont repris pied dans la région de Tombouctou, ils n’ont pas été délogés du grand Gao et ils frappent de plus en plus au sud, loin de leur base et de nos positions. » Tout le monde craint la contagion. Une contagion qui risquerait de se traduire, pour la France, en un bourbier.

Mali: qui est Amadou Koufa, ce prêcheur radical qui inquiète ?

Par RFI – Modifié le 06-07-2015 à 05:18

Koufa est le nom de son village situé dans la région de Mopti, dans le centre du Mali.

Il vient d’appeler à s’attaquer à la France. Amadou Koufa, prêcheur radical originaire de la région de Mopti, fait beaucoup parler de lui depuis un moment. Ses fidèles ont participé aux dernières attaques survenues au centre du Mali, et plus récemment au sud, vers la frontière ivoirienne. Qui est cet homme considéré comme dangereux par les services de sécurité du Mali et qui joue à l’invisible ?

Amadou Koufa. Koufa est le nom de son village situé dans la région de Mopti. C’est un prêcheur radical qui prône la charia dans des discours enflammés en peul. Et pour plusieurs sources, il est d’abord au centre et au sud le principal allié de Iyad Ag Ghali, chef du groupe islamiste Ansar Dine allié à al-Qaïda au Maghreb islamique.

Mamoud Dialla est un sociologue malien. Il a effectué des recherches pointues sur le sujet. « Ils ont étudié ensemble et se sont fréquentés après. Et quand l’histoire du jihadisme a commencé au Nord, ils ont renoué le contact », explique-t-il. « Amadou Koufa c’est un prêcheur musulman très mobilisé pour la guerre – selon lui – sainte, c’est-à-dire l’application de la charia sur toute l’étendue du territoire malien, poursuit le sociologue. Il a pris les armes pour ça. Il est membre influent de la secte Dawa [une secte fondamentaliste d’obédience pakistanaise, ndlr]. Il a fait des voyages à l’extérieur du pays, notamment au Pakistan et en Mauritanie où il a multiplié les contacts qui lui permettent d’alimenter son réseau aujourd’hui. »

Dans un message enregistré, Amadou Koufa déclare la guerre à la France. Mamoud Dialla a vu et traduit en français le document. « Il dit de combattre l’ennemi de l’islam, les Blancs. Il parle de Blancs, pas de Français », souligne-t-il.

Activement recherché par les forces de sécurité du Mali, Amadou Koufa reste introuvable pour le moment. Dans la coalition des jihadistes ayant récemment attaqué la localité malienne de Nara, située au centre, et celle de Fakola au sud, en bonne place figuraient les disciples de ce prêcheur dangereux.

 

Sikasso sous menace jihadiste : Didier Dackouo sur le terrain

B Koné – Le Malien du 6 juillet 2015

Chef d’Etat – Major Général Adjoint de l’Armée malienne, c’est lui qui a pris le commandement des opérations après les attaques de Misséni et Fakola. Des bataillons de commandos parachutistes et des redoutables éléments de  » DAMI  » l’ont déjà précédé

Retranchés dans la forêt de  « SAMA  » ou Samakoulou, les combattants d’Ançardine de la région de Sikasso sembleraient ne pas se laisser faire. Des mines ont été entreposées tout autour de la forêt. Et une embuscade tendue aux militaires a fait plusieurs blessés qui sont arrivés avant – hier, samedi 4 juillet, à Bamako. Parmi eux, le Commandant Youssouf Traoré du Bataillon-para et quelques sous – officiers.

Faut – il rappeler que c’est le dimanche 28 juin dernier que la localité de Fakola avait été la cible d’une attaque armée. L’attaque a été attribuée aux jihadistes car ils arboraient des drapeaux à l’effigie du mouvement,  « Ançardine », du terroriste Iyad Ag Ghali. Et en plus, ils scandaient des cris à la gloire de Dieu :  « Allah Akbar ». Mais deux semaines auparavant, la localité de Misséni avait connu le même sort. Le mouvement islamiste a d’ailleurs revendiqué la paternité des deux attaques. Il a aussi menacé et toute la région de Sikasso, 3ème région du Mali, et les pays voisins comme la Côte d’Ivoire ou la Mauritanie.

La menace n’a pas passé inaperçue. Les autorités maliennes et ivoiriennes ont ainsi sorti la grosse artillerie. Tout le monde sait que la Côte d’Ivoire a renforcé son dispositif sécuritaire à la frontière avec notre pays. Des troupes y ont été envoyées. Le Mali a déjà fait de même. Nos sources indiquent en effet que des bataillons de commandos parachutistes et des redoutables éléments de  « DAMI  » ont immédiatement rejoint la ligne de front. Compte tenu de la gravité de la situation, le Général Didier Dackouo a été envoyé sur le terrain. Chef d’Etat – Major Général Adjoint des armées maliennes, c’est lui qui dirige le commandement des opérations.

Beaucoup de temps ont passé avant que les renforts militaires n’arrivent sur les lieux. Et faute d’appui aérien, les bandits armés pouvaient crier victoire.

Pour le moment, toute la zone serait entièrement bouclée par l’armée malienne. Si le siège perdurait et que l’armée ivoirienne continuait à leur couper toute retraite, il y a de fortes chances que les assaillants se rendent. Faute de ravitaillement !

 

Mopti : Douentza « assiégé » par des djihadistes

IBD- L’Aube

La localité de Douentza serait-elle sur le point de passer sous le contrôle des terroristes ? Il faut le craindre, à cause des incessants agissements de groupes djihadistes, précisément d’anciens éléments du Mujao qui ont regagné en masse le mouvement créé par Kouffa. Les groupes armés deviennent une sérieuse menace pour Douentza et l’ensemble de la région de Mopti. Au même moment, les forces armées et de sécurité brillent par leur absence…

En effet, ces individus armés viennent de se signaler à l’attention des populations de la zone. Ils ont extirpé des mains d’agents forestiers, le mercredi 1er juillet dernier, certains de leurs camarades, arrêtés dans le Gourma et le Seno (commune de Boni) pour exploitation non autorisée de la forêt. Autant dire que ce sont les terroristes qui dictent désormais la loi dans le Gourma, devenue un véritable nid de djihadistes.

Les populations de la commune de Boni sont encore sous le choc après l’assassinat d’un agent forestier. Cet acte odieux est survenu suite à un accrochage entre les agents et les parents de plusieurs peulh arrêtés lors d’une opération, conjointement menée par les gardes forestiers de Douentza, de Boni et de Mondoro. De sources concordantes, c’est en début de semaine que l’opération a eu lieu. Arrêtés, les suspects ont été conduits à Serma, à 30 km de Boni (environs 120 km de Douentza). Au moment où les agents forestiers leur demandaient de payer une amende, des hommes armés ont surgi et exigé la libération des « détenus ». Irrité, un des agents forestiers aurait ouvert le feu sur les assaillants qui ont aussitôt riposté. Dans leur furie, ces derniers auraient attaqué la maisonnette servant d’abris aux agents et où se trouvaient les suspects arrêtés. Ceux-ci ont été libérés. Et un agent forestier a été mortellement fauché par une balle.

De source locale, nous apprenons que les auteurs de cette attaque sont de jeunes éleveurs, ayant servi le Mujao. Il semble qu’ils se sont repliés, suite à l’opération Serval, avec armes et bagages dans le

Ggourma, d’où ils sont originaires. Notre source indique que ces jeunes, qui circulent uniquement à Motos, occupent actuellement toute la zone. Ce sont eux qui ont attaqué, entre autres, Boni et Boulkessi ; il y a trois mois.

Le hic, c’est l’absence de forces armées et de sécurité dans la zone. En effet, les populations pointent du doigt l’Etat, accusé d’avoir laissé le champ libre à des groupes terroristes qui agissent en toute impunité. Aujourd’hui, au-delà de Douentza, c’est toute la région de Mopti qui est infestée de terroristes et de criminels.

 

Attaques jihadistes à Nara et Fakola : à qui profite le crime ?

Paul N’Guessan – Le Prétoire du 3 juillet

Nous sommes Maliens. Oui, nous sommes tous solidaires quand il s’agit de morts d’hommes. Notre pays, le Mali, est victime en ce moment d’attaques des jihadistes. Il y a eu des morts et pas des moindres. Nos soldats! Nous les pleurons. Nous sommes solidaires des blessés. Nous sommes tous des blessés quelque part. Nos larmes sont encore toutes chaudes sur nos joues.

Mais nos larmes ne doivent pas nous empêcher de nous poser des questions. A qui profite le crime ? Si beaucoup comme nous pleurent sincèrement, d’autres versent des larmes de crocodiles. Au fond d’eux-mêmes, ils avaient souhaité la survenue d’un tel événement dramatique qui pourrait leur profiter.

« Ils », c’est Iyad Ag Ghali, ses disciples, ses alliés de terroristes, ses lèches-bottes. Quelques jours après les évènements dramatiques que le pays a connus, il serait certes malsain de faire place aux interrogations, aux spéculations et autres constats, tant le sang des compatriotes injustement assassinés par des obscurantistes aveuglés et les larmes des parents meurtris par le chagrin ne se sont pas encore asséchés.

Cependant, il y a tant d’incohérences et d’attitudes inappropriées de la part des autorités du pays qu’on serait obligé de s’arrêter sur un certain nombre de faits troublants. L’attitude la plus bizarre pour ne pas dire la plus écœurante est certainement celle du ministre de la défense, Tiéman Hubert Coulibaly. En effet, le ministre de la défense est sans réaction publique à la nation pour faire le point de la situation et nous dire qui étaient les auteurs de ce crime odieux perpétré sur les forces de défense et les symboles de l’Etat. Depuis son entrée au gouvernement, on a l’impression que l’homme a perdu sa langue.

L’Homme qui, au lendemain du coup d’Etat du 22 mars 2012, ne pouvait contenir sa colère, s’enflammant, dérapant en actes et paroles, vilipendant les auteurs de ce coup de force. Or, on a vu l’homme, après le conseil militaire à Koulouba, d’un calme olympien et inhabituel avec un visage impassible et inexpressif. En déclarant péremptoirement à la presse, qu’il n’est nullement surpris de ces actes et au contraire qu’il fallait s’attendre à cela, le ministre Tiéman Hubert Coulibaly a choqué l’opinion malienne en général et la pauvre population de Nara et de Fakola, en particulier.

Revenons sur le film des événements : Tous les témoins oculaires présents sur les lieux de ces attaques sont formels et catégoriques : les kamikazes étaient en moto et non en voitures. Selon les mêmes, c’étaient des individus jeunes, mal habillés, et qui semblent ne pas bien connaitre les lieux, faisant des pas maladroits, un peu à droite un peu à gauche, avant de s’immobiliser et exploser subitement.

Comment se fait-il, qu’ils ont pu s’introduire dans ces deux localités sans que les éléments des services de sécurité d’Etat ne soit au courant. Pourquoi à chaque fois, nos militaires sont-ils surpris par ces bandits armés? Alors que faire donc face, à cette nouvelle menace des jihadistes au sud du pays ?

 

Nord du Mali : six Casques bleus tués dans une attaque

Mis à jour le 02 juillet 2015 à 17h27 -Par Jeune Afrique avec AFP

Selon un communiqué de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), « six soldats de la paix ont été tués et cinq autres ont été blessés » jeudi dans le nord du Mali. L’attaque a été revendiquée par Aqmi.

Selon source sécuritaire au sein de la Minusma à Tombouctou, « cinq Casques bleus originaires du Burkina Faso » sont morts dans une attaque jeudi matin sur l’axe Goundam-Tombouctou, dans le nord du Mali. Dans un communiqué, la Minusma a pour sa part indiqué que « six soldats de la paix ont été tués et cinq autres ont été blessés », sans préciser leur nationalité.

Quelques heures après, l’attaque a été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). « Je condamne avec vigueur cette nouvelle attaque terroriste contre nos Casques bleus. Les responsables de ce crime ignoble doivent être identifiés et traduits en justice dans les meilleurs délais », a réagi le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et Chef de la Minusma, Mongi Hamdi.

Une précédente attaque fin mai contre les Casques bleus burkinabè

Trois Casques bleus burkinabè avaient déjà été blessés le 28 mai par l’explosion d’une mine dans la même région de Tombouctou, au passage d’un convoi de la Minusma. Cette attaque avait été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le général danois Michael Lollesgaard, commandant de la force militaire, et le chef djiboutien de la police de la Minusma, Awale Abdounasir, se trouvaient alors à bord de ce convoi.

35 militaires de l’ONU tués depuis juillet 2013

Outre un Casque bleu bangladais tué par balles le 25 mai près de l’aéroport de Bamako dans des circonstances encore non élucidées, la force de l’ONU a perdu 35 militaires dans des attaques (attentats-suicides, mines, embuscades, tirs de mortier et roquettes) depuis son déploiement au Mali en juillet 2013.

Selon l’ONU, la Minusma est son opération de maintien de la paix la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie dans les années 1990. Son mandat a été prolongé d’un an par le Conseil de sécurité le 29 juin.

Le général Lollesgaard a déploré le 17 juin devant le Conseil de sécurité les graves lacunes de ses troupes en termes d’entraînement, de logistique et de capacité de renseignement, qui les rendent « extrêmement vulnérables ».

 

Mali : Accord pour la paix et la réconciliation au Mali : Quelle paix sans Iyad Ag Ghaly ?

Soumaila T Diarra – Le Républicain – 2 juillet 2015

Quelques 48 heures auront suffit à l’islamiste Iyad Ag Ghali pour montrer qu’il reste incontournable dans le rétablissement de la paix au Mali. Ansar Dine, le groupe terroriste qu’il a fondé en 2011, vient de faire incursion dans de nouveaux territoires au sud, allant jusqu’à piller aux portes de la Côte d’Ivoire voisine. Des agissements qui ne laissent que deux options au Mali : négocier avec le responsable des nouveaux troubles ou le neutraliser.

En réalité, l’étau se resserre finalement autour d’Iyad qui, comme un fauve traqué, devient agressif et multiplie des attaques dans le sud du Mali. L’option de la négociation semble définitivement compromise avec la signature de l’accord de paix par les rebelles séparatistes. Lors des pourparlers d’Alger, les partisans d’Iyad avaient mis des mains et des pieds pour que les poursuites judiciaires engagées contre lui soient abandonnées.

Malheureusement, le leader d’Ansar Dine est infréquentable et soupçonné d’être profondément impliqué dans des crimes odieux au nord du Mali. Il serait responsable de nombreuses exécutions sommaires, notamment celles commises sur des soldats maliens à Aguel Hok en 2012.

Dans les localités alors occupées par Ansar Dine et ses alliés au nord du Mali, les populations ont souffert des exactions commises au nom de la Charia. Des mariages forcés aux flagellations, les djihadistes ont dirigé d’une main de fer la population locale. Iyad Ag Ghaly était également au rendez-vous de l’offensive contre l’armée malienne à Konna dans le but de parachever l’occupation du territoire malien, qui l’était déjà au 2/3. C’est là que l’intervention française au Mali stoppa la montée en puissance de Ansar Dine.

Les groupes djihadistes ne sont pas étrangers à l’échec de la tentative de libérer la ville de Kidal, dont avait rêvé le Premier ministre utopiste Moussa Mara. Cette offensive de l’armée malienne s’est soldée par la mort de plusieurs dizaines de soldats et administrateurs. Aux dires de certains, Iyad était présent à Kidal au moment des faits et ses hommes auraient prêté main forte aux séparatistes regroupés plus tard au sein de la CMA. En 2015, ces derniers auront tout entrepris à Alger pour que Iyad soit épargné et remis en selle dans le cadre des négociations.

Mais toute volonté de négocier avec Iyad se serait buttée contre le refus américain de composer avec les terroristes. Depuis février 2013, le leader d’Ansar Dine est désigné par le Département d’Etat comme un terroriste, ce qui conduit au gel de tous ses avoirs ou intérêts assujettis à une juridiction américaine.

Egalement, la décision du Département d’Etat interdit à tout Américain d’engager des transactions avec Iyad et ses collaborateurs. Hors, les Etats Unis sont membres de la médiation internationale élargie qui a récemment réussi à ramener la CMA à la table des négociations.

Autre obstacle à la réhabilitation du patron d’Ansar Dine: le comité onusien des sanctions contre Al Qaïda qui a mis Iyad sur sa liste. Cette liste de l’ONU sollicite les Etats membres à geler les avoirs des personnes inscrites sur sa liste et à leur interdire le voyage et la vente d’armes.

Avec le renouvellement du mandat de la Minusma, on s’achemine vers la concrétisation de l’option militaire. Une guerre que Ansar Dine anticipe visiblement, en faisant feu de tout bois. L’armée malienne, avec ou sans l’aide des casques bleus, va-t-elle lancer un large ratissage contre ces irréductibles djihadistes ?

 

 

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