Skip to content

Alerte sécuritaire à Bamako

by sur 12 juillet 2015

Mis à jour lundi 13 juillet à 08h45

Certes, ce n’est pas encore « Panique à Bamako » pour reprendre le titre du dernier SAS de Gérard de Villiers paru en 2012, mais les ambassades ont alerté leurs ressortissants par sms.

Et les services de renseignements maliens ont procédé à quelques arrestations… qui semblent s’avérer payantes en informations sur les réseaux et cellules dormantes à Bamako et dans le sud.

L’écueil à éviter restant avant tout les amalgames faciles.

Mali: même au sud, les habitants redoutent des attaques terroristes

Par RFI – Publié le 13-07-2015 à 03:23

 

Les forces de sécurité maliennes ont arrêté la semaine dernière un jihadiste d’Ansar Dine qui voyageait dans le pays avec une forte somme d’argent et des documents de propagande. Son arrestation à permis d’interpeller plusieurs présumés complices à Bamako, mais également à Sikasso et près de la frontière ivoirienne. Si les habitants ne cèdent pas à la psychose, ils craignent de nouveaux attentats terroristes.

Le risque n’est pas nouveau et la capitale malienne a déjà été frappée par un attentat en mars dernier. Mais les récentes attaques dans le sud du pays et larrestation d’un émissaire d’Iyad Ag Ghalychef du groupe Ansar Dine, dans le centre du pays, suscitent des craintes nouvelles.

« On sera toujours inquiets. Ils peuvent frapper en plein cœur de Bamako à tout moment et on ne sait pas vraiment qui est un terroriste ou pas aujourd’hui, souligne cet habitant de Bamako. On se sent toujours menacés. Ces gens peuvent se trouver au sud comme au nord, on ne sait pas avec qui ils collaborent maintenant. » « Le risque d’attentat nous inquiète, confirme un autre. C’est bien possible que Bamako soit un futur théâtre d’attentat des jihadistes. »

« Subir une attaque, c’est possible, admet, fataliste, un autre Malien. Mais avec les islamistes partout dans le monde maintenant, ça ne change rien. Je travaille normalement, je m’adonne à mes activités, ça ne change rien. »

Cependant, le fait que les forces de sécurité maliennes aient arrêté un suspect, puis plusieurs présumés complices, est de nature à donner confiance. « Même s’ils n’ont pas de moyens, avec le peu de moyens qu’ils ont, ils sont en train de se dévouer au devoir de la nation. » « Bien sûr nous sommes confiants, c’est un très bon signe. Ils auront des informations à travers ces cibles-là par rapport aux autres acteurs qui sont avec eux. Nous savons que ces jihadistes ce sont des cellules. Donc à travers un, on peut découvrir les autres cellules », se félicite-t-on.

Les enquêtes se poursuivent, à Bamako mais également dans la région de Sikasso.

Mali: l’enquête sur le jihadiste présumé arrêté près de Ouan progresse

Par RFI – le 12-07-2015 à 10:35

Après l’arrestation, jeudi 9 juillet, d’un présumé jihadiste au centre du Mali, les investigations se poursuivent. L’homme a été transféré à Bamako et a commencé à parler aux enquêteurs. Des documents compromettants ont été retrouvés sur lui, ainsi qu’une puce téléphonique. Les informations qu’il a livrées ont, par ailleurs, permis l’interpellation de certains de ses complices.

L’homme arrêté vers la localité de Ouan, située au centre du Mali, a été transféré à Bamako. De source proche de l’enquête, il est âgé d’une quarantaine d’années. Il aurait affirmé qu’il s’était rendu à la frontière entre le Mali et l’Algérie, plus précisément dans la localité de Tin Zaouatine. Selon ses déclarations, il y aurait rencontré les plus hauts responsables du groupe islamiste Ansar Dine, dirigé par le Malien Iyad Ag Ghaly dont il « partage les convictions religieuses », a-t-il déclaré, c’est-à-dire l’application de la charia, par la guerre si nécessaire.

Lors de son arrestation, ce Malien originaire du nord du pays avait sur lui des devises, notamment des euros – l’équivalent de douze millions de francs CFA (soit 18 240 euros). Cette somme serait destinée au front lié à Ansar Dine dans les localités de Sikasso et de Bamako au sud. Il avait également en sa possession des cassettes vidéo de propagande où l’on distingue nettement le chef du groupe Ansar Dine galvaniser ses partisans. Une puce de téléphone reliée à un numéro algérien a, en outre, été retrouvée sur l’homme arrêté.

Grâce à de précieuses informations recueillies par la police, plusieurs autres personnes considérées comme complices ont été arrêtées sur le territoire national. Des cellules dormantes ont également été démantelées, selon une source proche de l’enquête.

Alerte sécuritaire après l’arrestation d’un proche d’Iyad Ag Ghali

Par RFI – Publié le 11-07-2015 à 11:42

Les appels à la prudence se multiplient au Mali. Les ambassades occidentales prennent très au sérieux les menaces du groupe jihadiste Ansar Dine et elles multiplient les avertissements et les recommandations envers leurs ressortissants. Coïncidence, ces appels sont devenus particulièrement insistants depuis l’arrestation, il y a deux jours, d’un homme présenté comme un émissaire du chef du groupe terroriste, Iyad Ag Ghali.

L’homme arrêté par les services de sécurité du Mali se dirigeait vers Bamako, mais il n’avait pas encore mis le pied dans la capitale. Il est originaire du nord du Mali, mais il a la peau noire. Il est accusé d’être un envoyé dans la capitale malienne d’Iyad Ag Ghali, chef du groupe islamiste Ansar Dine. Sur lui, des documents qui font référence au jihad ont été retrouvés.

D’après nos informations, il détenait notamment des vidéos de propagande dans lesquelles Iyad Ag Ghali appelle ses partisans du Nord et du Sud à la mobilisation. La date d’enregistrement indiquée sur l’un des documents est le 1er juillet 2015.

Il est clair que Iyad Ag Ghali est derrière les dernières attaques survenues au Sud où il tente de créer des troubles, a indiqué à RFI une source proche de l’enquête. La même source explique que des liens se tissent entre islamistes du nord, du centre et du sud du Mali.

Les autorités maliennes affirment, pour leur part, que la situation est sous contrôle, mais qu’il faut être vigilant. « Etre vigilant », c’est également le conseil que plusieurs missions diplomatiques donnent à leurs ressortissants. Des alertes sécuritaires ont été lancées ces dernières heures.

Mali: arrestation d’un jihadiste présumé en route vers Bamako (source sécuritaire)

(c) Maliactu.net – 11 juillet 2015 Mali

Un membre présumé d’Ansar Dine, groupe jihadiste du nord du Mali, a été intercepté sur le chemin de Bamako, a indiqué samedi une source sécuritaire malienne, alors que l’ONU et les ambassades multipliaient les consignes de prudence.

« Un jihadiste, fidèle du terroriste Iyad Ag Ghaly (le chef d’Ansar Dine), a été arrêté sur le territoire malien dans la nuit de jeudi à vendredi par des forces de sécurité du Mali, avant son arrivée à Bamako », a déclaré cette source à l’AFP, précisant qu’il avait été intercepté dans le centre du pays.

Des documents ont été retrouvés sur le suspect, dont « des vidéos de propagande d’Iyad Ag Ghaly où il appelle à mener le jihad dans le sud du Mali », selon la même source, assurant que les services de sécurité ont « établi clairement la connexion entre Ansar Dine et les terroristes du Sud ».

Le chef d’Ansar Dine, qui a revendiqué les attaques du 27 juin contre un camp militaire à Nara, près de la frontière mauritanienne (nord-ouest), et du 28 juin à Fakola, près du territoire ivoirien (sud), « fait également envoyer du matériel de propagande du jihad », a souligné cette source.

Certaines des vidéos retrouvées ont été enregistrées le 1er juillet, a affirmé à l’AFP une source proche du dossier.

Jeudi et vendredi, la mission de l’ONU au Mali (Minusma) et certains pays occidentaux, dont la Fance, ont demandé à leur personnel et ressortissants à Bamako de « redoubler de vigilance » en raison de menaces d’attentat dans la capitale.

Le 7 mars, un attentat à la grenade et à l’arme automatique, le premier à frapper des Occidentaux à Bamako, a fait cinq morts – trois Maliens, un Français et un Belge – au bar-restaurant La Terrasse et aux alentours de ce haut lieu de la vie nocturne de la capitale.

Il a été revendiqué par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, qui a dit vouloir ainsi venger le prophète Mahomet « insulté et moqué par l’Occident mécréant », ainsi qu’un de ses chefs, tué en décembre par les forces françaises.

Le 13 mars, un suspect présenté comme un des auteurs présumés de l’attentat a été abattu par les forces spéciales de la police dans un quartier de la périphérie de Bamako et de nombreuses armes et munitions saisies dans l’appartement qu’il louait, selon les forces spéciales et les autorités.

Et le 19 mars, les forces de sécurité ont annoncé avoir arrêté à Bamako trois complices présumés des assaillants.

Des djihadites projetteraient des attaques contre des mosquées à Bamako ; Peur et panique sur la capitale !

Papa Sow  (maliweb.net)

Depuis hier vendredi (10 juillet) une information faisant état de l’éventualité d’une attaque terroriste contre la capitale, Bamako, fait le tour de la ville. Selon cette alerte insistante et transmise de bouche à oreille, il y a un grand risque d’attentat, qui pourrait cibler les endroits de grande concentration humaine, notamment les mosquées.

Au même moment, un message de la même nature a commencé à circuler sur les téléphones portables.  «Menace d’attaque sur la ville jusqu’à lundi (13 juillet, Ndlr). Chers amis, soyez très vigilants à partir de ce soir (vendredi) et évitez les endroits de masse. De ce fait un dispositif sécuritaire d’envergure sera déployé à travers la ville».

C’est le contenu de ce message qui a déjà fait le tour de la ville comme une traînée de poudre. L’information n’est pas passée inaperçue au niveau des mosquées où certains imams y ont consacré leur sermon du vendredi.

Vrai ou simple intox ? L’alerte est actuellement prise très au sérieux au niveau des ambassades et autres chancelleries occidentales, où les appels à la prudence se multiplient en direction de leurs ressortissants vivant au Mali. Ces messages à la prudence auraient gagné en intensité, ces derniers jours, depuis que les services de sécurité malienne ont eu à interpeller, sur la route de Bamako, un individu qui serait un proche de Iyad Ag Ghaly, chef du mouvement islamiste Ansar Dine.

Cette alerte, faut-il le souligner, intervient dans un contexte où le dispositif sécuritaire autour de la capitale, est actuellement au centre d’une très grande préoccupation.

A OUAN : UN PRÉSUMÉ TERRORISTE APPRÉHENDÉ PAR LES SERVICES DE SÉCURITÉ DU MALI

Source  : studiotamani

Un présumé jihadiste a été arrêté ce jeudi par les services de sécurité du Mali. L’information a été confirmée par les sources militaires maliennes, mais ne donnent pas plus de détails. L’homme présenté comme un émissaire de Iyad Ag Ghali venait du Nord et a été arrêté à Ouan dans le cercle de San. Cette arrestation intervient quelques jours après les menaces proférées par le groupe islamiste Ansar dine.

L’homme a été interpellé alors qu’il se dirigeait vers la capitale Bamako. Il portait sur lui des vidéos de propagande d’Iyad Ag Ghali, selon RFI. Sur ces vidéos, dont la date d’enregistrement est très récente, le chef du mouvement terroriste Ansar dine appelle ses fidèles du nord et du sud à la mobilisation.

Le présumé terroriste a la peau noire et est originaire du Nord. L’arrestation a été confirmée par une source sécuritaire malienne, jointe par notre rédaction. Mais elle ne donne pas plus de détails. En début de semaine, Ansar dine a lancé des menaces contre ceux qu’elle considère comme « les ennemis de l’islam ». Le groupe islamiste a également déclaré qu’ « il empêchera la mise en œuvre de l’accord de paix signé par le Gouvernement du Mali et les groupes armés du Nord ».

Hier vendredi, les chancelleries occidentales ont envoyé des messages d’alerte à leurs ressortissants pour les prévenir des risques d’attentat dans la capitale. Des présumés jihadistes se réclamant d’Ansar dine ont attaquées le mois dernier plusieurs localités au centre et au sud du pays.

Pour certains observateurs, cette arrestation est la preuve que le terrorisme n’a pas de couleur et que le danger peut venir de partout et de n’importe qui. Selon eux, le risque zéro n’existe pas et il faut aujourd’hui une lutte permanente contre le terrorisme.

Voici l’analyse de Serge Daniel, journaliste-écrivain. Il est joint par Sékou Gadjigo
« Personne n’est à l’abri. Vous avez vu qu’ils ont fait des opérations à Niamey, à N’diamenah, etc. Dans le passé ils ont fait des opérations à Nouakchott, à Bamako. La lutte doit être permanente. En revanche, ce qui est important dans cette affaire, c’est de voir que le terrorisme n’a pas de couleur, ce n’est pas une question de peau blanche ou de peau noire. Il y a plusieurs nationalités là-dans. Maintenant au niveau des forces de sécurité, ce qu’on peut remarquer, c’est qu’il y a visiblement une meilleure coordination entre les forces de sécurité maliennes et c’est plutôt à leur actif. Pour ce qui concerne l’alerte donnée par les chancelleries occidentales, ces alertes sont liées à mon avis à ces arrestations. Et c’est une mesure de précaution. Le risque zéro n’existe pas, mais moi, mon sentiment personnel c’est que quand on observe tout ça, il y a un renforcement du dispositif à Bamako, mais discret, plus moderne, plus adapté à mon avis à la nouvelle situation ».

Arrestations au Mali liées à des projets d’attentats terroristes

Samedi 11 juillet – Reuters (Tiemoko Diallo et Adama Diarra; Guy Kerivel pour le service français)

L’armée malienne a arrêté deux hommes liés au groupe islamiste Ansar Dine qui étaient en possession de matériel militaire et de documents compromettants laissant penser que des attentats étaient en préparation, a-t-on appris samedi de source proche des services de sécurité à Bamako.

Ansar Dine a revendiqué cette semaine une série d’attaques menées récemment contre des soldats de l’Onu et l’armée malienne à Bamako, capitale du pays, ainsi que dans des zones frontalières de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie.

Les deux suspects ont été arrêtés par une patrouille de l’armée dans la région de Mopti, dans le centre du pays, et conduits à Bamako, la capitale.

Parmi les documents en leur possession figurait un message du dirigeant d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghali, à un complice dans le Sud en vue de futurs attentats.

Selon une autre source, six personnes au total, parmi lesquelles deux femmes, ont été arrêtées pour être interrogées.

Menace terroriste sur Bamako : la police interpelle des footballeurs égyptiens dans une mosquée

Papa Sow

Nous l’évoquions dans un précédents papier : De folles rumeurs courent actuellement la capitale, Bamako. Des rumeurs au sujet de l’existence d’un risque potentiel d’attaque terroriste qui pourrait cibler des mosquées, à Bamako.

Pour signaler la présence de tout individu suspect, la police a posté des informateurs en plusieurs endroits de la ville, notamment au niveau de certaines mosquées. Fâcheuse coïncidence ! Des joueurs égyptiens du club d’Al Ahly (en séjour actuellement à Bamako pour disputer un match contre le Stade malien), ont été (malencontreusement) interpellés, ce vendredi, au niveau de la mosquée (wahabite) de Badalabougou où ils s’étaient rendus pour faire leur prière.

La présence des joueurs d’Al Ahly a été signalée à la police qui est venue aussitôt les interpeller. Ils ont été aussitôt conduits dans les locaux du commissariat du 4è arrondissement. Quelques minutes après, les interpellées ont été remis en liberté, après que la police ait été informée sur l’identité de ces éléments du club d’Al Ahly. Un incident vite bouclé.

DAWA : attention danger !

Ibrahim KEITA – Malijet –  11 Juillet 2015 

Au Mali, l’inquiétude nous a sans conteste tous envahie à la nouvelle des trois attaques qui ont frappé le Sud de notre pays, dans les localités de Misséni, Nara et Fakola. Des attaques qui font suite à l’arrivée de prêcheurs radicaux dans notre voisinage.

Ces quelques fanatisés sont des membres de la secte Dawa, prônant une ré-islamisation de la population. Mais, attention, derrière la ferveur se cache le préalable à l’instauration de violences contre la population : amputations et autres châtiments corporels déjà subis par nos frères du Nord par le passé.

Les Maliens du Sud se croyaient il y a encore peu de temps à l’abri de la barbarie qui a tant marqué le Nord de notre pays. Les attaques de Misséni, de Nara, puis de Fakola (10, 27, 28 juin), nous ont montré qu’il en est autrement.

Pas à pas, s’installent dans notre voisinage des prédicateurs se réclamant de Dawa, secte apparue au Mali dans les années 90. A ce jour, une centaine de villages aurait déjà basculé dans la radicalité, les femmes y seraient notamment désormais complètement voilées. Leur méthode est simple et rôdée. Ils se présentent tels des indigents au discours pacifique et, sous prétexte de ramener les Maliens à un Islam des origines, affranchi des évolutions de la société, ils invitent les Musulmans à participer aux Jaoula et Bayam.

Mais, je veux vous mettre en garde. Soyez vigilants et méfiez-vous d’eux, car s’ils s’implantent chez vous, il en résultera le chaos sur vos terres : il n’a pas fallu bien longtemps après l’installation de Dawa dans la région de Sikasso avant que des membres de cette secte ne commettent l’attentat de Misséni.

Car, selon de nombreux témoignages relayés par la presse, ces tragiques attaques revendiquées par Ansar Dine Sud, ont clairement été attribuées dans leur accomplissement à la secte Dawa, pour Misséni et aussi Fakola, et au Front de la Libération du Macina (FLM), pour Nara.

Le FLM est par ailleurs dirigé par Amadou Koufa, petit prêcheur radical qui n’avait rien trouvé de mieux pour faire parler de lui que de détruire le mausolée de Sekou Amadou.

Quant au chef d’Ansar Dine, il a lui-même été membre de la secte Dawa. Il a fréquenté la mosquée Markaz de Bamako, avant de fonder celle de Kidal dont son fidèle adjoint, Amada Ag Hama surnommé Abdelkrim le Touareg, en était l’imam. Rappelons tout de même qu’Abdelkrim le Touareg dirigeait la katiba d’AQMI Al-Ansar avant qu’il ne soit tué par les soldats français en mai, bien opportunément pour son cousin Iyad Ag Ghaly… Les liens entre la secte Dawa, le FLM et la mouvance terroriste ne sont donc plus à démontrer.

Il est autant démontré que ceux qui viendront demain matin dans vos foyers, profitant du fait que les cœurs s’ouvrent durant la période bénie du Ramadan et prétendant vous aider à rapprocher votre vie de celle du Prophète (PSL), sont en réalité les précurseurs du terrorisme armé.

Ces prédicateurs qui frapperont chez vous se serviront de votre foi pour à terme vous imposer leur loi. Ne leur ouvrez pas, car une fois le pied dans votre porte, ils s’installeront pour de bon, prendront le contrôle de vos villages et répandront leur funeste idéologie : flagellations, amputations, lapidations, décapitations et autres traitements cruels dont trop de Maliens ont déjà souffert.

A Bamako, Dawa est bien présente, mais nos frères ont commencé à mesurer le danger. Dans le quartier de Banankabougou, ils ont même eu le courage de dénoncer ces terroristes en puissance. Si nous n’agissons pas, ils prendront Koulouba et renverront notre pays à ses heures les plus sanglantes.

Ne nous laissons pas influencer par les discours pacifiques de façade. Ne laissons pas l’horreur à laquelle aspire en réalité Dawa faire couler davantage de sang Malien et mettre en péril les espoirs de paix durable qui viennent juste de renaître.

La Côte d’Ivoire face à la menace jihadiste : Un imam-prêcheur malien en partance pour Korhogo expulsé… Interdiction de prêches et de construction de mosquées…

B.S. Diarra           

Il s’appelle N’diaye Ama et est soupçonné d’appartenir à un des  mouvements  jihadistes. Il a été expulsé  de Ouangolo situé à la frontière du ivoiro-malienne et ivoiro-burkinabè, vers son pays d’origine, le Mali, en fin de semaine dernière.

Les autorités ivoiriennes ont dès lors décidé d’interdire toutes séances de prêches d’étrangers et la construction de nouvelles mosquées. Mais selon toute évidence, la menace d’Ançar-dine de s’attaquer à ce pays vient là de réveiller d’autres démons en l’occurrence, ce rapport des experts de l’ONU datant de 2012 et faisant état d’une jonction entre la junte malienne d’Amadou Haya Sanogo, Ançar-dine d’Iyad Ag Ghaly  et les pro-Gbagbo visant à déstabiliser le pays.

De sources sécuritaires ivoiriennes, l’Imam et non moins  prêcheur  dont il est question, avait quitté Ouangolo pour se rendre dans la 3ème grande ville du pays, à savoir Korhogo. Mais qu’allait-il faire là ? Avait-il au moins un correspondant pour son accueil sur place ?

Selon les mêmes sources, le suspect ne fut pas à mesure de répondre aux questions des autorités. C’est ainsi que sur ordre du Gouverneur du département de Ouagolo, il fut expulsé vers le Mali le vendredi 03 juillet dernier. «Il est inconcevable qu’on aille dans une ville pour une mission soit -elle de prêche dans les mosquées sans avoir ou déposer ses bagages»,  expliqué le représentant d’Alassane Ouattara qui a été délégué sur les lieux. L’expulsion sera suivie par  d’autres mesures draconiennes.

Interdiction de prêches pour les étrangers et de constructions de nouvelles mosquées

A la suite du représentant du Chef de l’Etat et du Gouverneur du Département, M. Coulibaly Sihndou, Préfet de Ouangolo, s’est également  adressé aux populations ainsi qu’aux chefferies traditionnelles: «aucun étranger ne doit plus prêcher dans nos mosquées, plus de construction de mosquée car, c’est par ces actes qu’ils [jihadistes] commencent leurs œuvres».

Il a en outre invité les populations à «signaler  tout individu suspect qui vient vous parler de la parole de Dieu, au chef de village ou de quartier et lui, à son tour, va informer le sous -préfet et les forces de l’ordre… Levez-vous, soyez vigilants».

Il faut dire que de nombreuses mosquées étaient en réfection et/ou en  construction plus précisément  dans les localités de Mamiadougou, Gbinso, Nambingué (en voie d’achèvement et dont les travaux ont été suspendus), toutes dans le  département  de Ouangolo.

Au Gouverneur de renchérir : «Quand on leur demande la provenance des fonds destinés aux constructions gratuites, ils vous répondent que c’est  l’argent du monde arabe (araboudjamana)… Au nom de l’islam, ils vous diront qu’on ne veut pas voir de musulman chez nous; que nous ne sommes pas de vrais musulmans. C’est faux ! Ils tuent au nom de l’islam… Ils vont détruire vos anciennes mosquées» a indiqué l’orateur non sans rappeler les attaques ayant fait des morts lors des attaques à la frontière avec le Mali à Misseni et Fakola.

Signalons que face à la menace et suite aux en question (Misseni et Fakola), le ministre Porte-parole du gouvernement, ivoirien, M.  Bruno Nabagnè Koné a déclaré à la presse au sortir d’un conseil de ministre: «Nous nous organisons pour éviter d’être touchés  par la menace djihadiste. Le conseil national de sécurité travaillant dans l’ombre se préoccupe déjà depuis plusieurs mois de ces questions… On ne dévoile pas tout ce qui est mis en œuvre comme actions. Mais ce que nous pouvons dire, c’est rassurer les ivoiriens sur le fait que des mesures sont prises de façon récurrentes, permanentes depuis plusieurs mois… Des mesures de renforcement ont été prises des deux côtés de la frontière. Nous discutons, (le ministre de la défense de Côte d’Ivoire avec son homologue du Mali). Nous pouvons dire que les choses se mettent en place pour éviter que ce qui a commencé n’aille trop loin… Ce que je peux dire pour terminer, c’est demander à tous d’accroître notre vigilance, aux populations, mêmes aux acteurs de l’Etat, aux élus, c’est-à-dire toutes les autorités décentralisées» (source: Ivoire-Presse).

L’on constate, côté ivoirien, que les autorités prennent la menace très au sérieux. Il convient cependant d’éviter les amalgames en la matière.

 

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :