Skip to content

Contre l’accaparement des terres agricoles

by sur 12 juillet 2015

La coordination nationale des organisations paysannes se bat contre l’accaparement des terres agricoles laissant les petits paysans démunis et l’agriculture familiale à, l’abandon.

L’honorable Oumar Mariko lors de l’atelier de la CNOP : « J’ai été surpris d’entendre le ministre Tréta dire qu’il n’y a pas d’accaparement de terres au Mali »

Badou S. Koba – Tjikan du 14 Juillet 2015

C’est du moins ce qu’a laissé entendre l’honorable Oumar Mariko lors d’un atelier organisé par la CNOP pour informer les parlementaires sur les directives volontaires de la FAO sur le foncier. Cette déclaration apparait comme une réponse à celle faite par le ministre Tréta lors de son interpellation par l’élu de Kolondièba sur l’accaparement de terres et les engrais de mauvaise qualité fournis dans les zones CMDT et OHVN.C’était vendredi dernier à l’hôtel Mandé.

Le Mali, à l’instar de nombreux pays de la sous-région est confronté à une mauvaise politique dans le domaine du foncier. Cette question foncière touche à la fois le milieu urbain et périurbain et est devenue l’un des principaux sujets de préoccupation de ces 10 dernières années. C’est pour cette raison que la FAO a amené la notion des directives volontaires. C’est pour informer les parlementaires sur cette question que la Coordination Nationale des Organisations paysannes (CNOP) a organisé, vendredi dernier, un séminaire à cet effet. A noter que plusieurs moyens sont utilisés pour accaparer les terres notamment la corruption, les menaces, les abus de pouvoir, les activités illégales…. Pour réduire le phénomène, la FAO a décidé d’initier les directives volontaires qui ont pour vocation de devenir des documents de référence et des indications qui permettront d’améliorer la gouvernance dans ce sens.

Pour cet atelier auquel 15 parlementaires étaient invités, seuls les députés SADI ont répondu à l’appel au grand complet avec à leur tête, Oumar Mariko. On notait aussi la présence de Fatoumata Simpara, député élue en commune I, Bakary Koné, député Adema élu à Koutiala et le député Amadou Diepkilé élu à Bandiangara sous les couleurs de la CODEM. Dans son intervention, l’honorable Oumar Mariko n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour souligner la nécessaire implication de l’Etat et de la société civile pour la résolution de l’épineux problème du foncier. Mais aussi, celle des partis politiques.

Selon lui, c’est cette question qui leur coupe le sommeil. Et l’élu de Kolondièba d’expliquer : « j’ai été surpris par les propos du Ministre Tréta qui a eu le courage moral de dire qu’il n’ya pas d’accaparement de terre au Mali ». Le Dr Mariko a fait savoir que le régime du président Moussa Traoré n’a pas connu de spéculation foncière.

Pour lui, la spéculation foncière disproportionnée a commencé avec le régime du président Alpha Oumar Konaré avec son corollaire d’agences immobilières qui appartiennent à ces mêmes dirigeants. Il n’a pas manqué de s’en prendre à l’Assemblée nationale où selon lui, les propositions de lois des députés qui ne sont pas de la majorité ont peu de chances de passer. Pire, aux dires du Dr Mariko, la plupart des lois qui passent à l’Assemblée nationale comme des lettres à la poste sont dictées par la communauté internationale.

« Ceux-là qui sont chargés d’empêcher la spéculation foncière à savoir les juges sont corrompus jusqu’à la moelle épinière », a laissé entendre Oumar Mariko. Qui poursuit qu’à ce comportement peu orthodoxe des justiciers, il faut ajouter celui des élus de la nation à savoir, les maires et les députés et certains membres du gouvernement.

L’honorable Mariko, tout en saluant cette initiative a ajouté que la terre appartient dorénavant aux paysans qui l’utilisent à bon escient pour nourrir les populations.

Pour sa part, Moussa Djiré professeur de droit et consultant dira que cette rencontre avec les élus de la Nation permettra une large diffusion des directives volontaires.

Selon lui, plusieurs initiatives ont été prises par la Banque Mondiale, la Commission de l’Union Africaine et la CEDEAO pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique foncière inclusive, équitable et durable. Mais malheureusement dit-il, ces initiatives sont peu connues des acteurs du foncier. C’est pourquoi, tous les regards sont tournés vers le nouveau code sur le foncier qui doit passer en principe à l’Assemblée Nationale dans les prochains jours. Le vice-président de la CNOP René Richard a salué cette initiative qui selon lui renforcera les connaissances des acteurs du domaine pour mieux lutter contre la spéculation foncière.

Etat d’avancement des contrats-plans Etat-Régions ou District : les parlementaires s’informent !

Daniel KOURIBA – Tjikan du 10 Juillet 2015

Malgré des acquis positifs enregistrés dans la mise en œuvre de la politique de la décentralisation issue des Etats Généraux sur la Décentralisation d’octobre 2013, il ressort que de nombreux défis restent à surmonter.

Dans le cadre de la recherche d’informations sur les évolutions majeures de l’opérationnalisation des Contrats-Plans-Etat-Régions ou District (CPER) et en droite ligne avec la collaboration entre l’exécutif et le législatif, le ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation et l’Assemblée Nationale ont organisé, hier jeudi 9 juillet, à l’hémicycle, un séminaire d’information des députés sur les Agences de Développement Régional (ADR) et les contrats-plans-Etat-Régions ou District. Les travaux étaient présidés par le premier vice-président de l’institution, l’honorable Mamadou Tounkara, qui avait à ses cotés, le représentant du ministre chargé de l’Administration Territoriale, le conseiller technique Abdoulaye Mamadou Diarra.

La journée a été marquée par plusieurs communications à l’intention des députés notamment la synthèse sur la mise en œuvre des Contrats-Plans-Etat-Régions ou District, son état d’avancement ainsi que des perspectives. Dans son intervention, le représentant du ministre chargé de l’Administration Territoriale s’est réjoui de ces échanges qui portent sur les évolutions majeures du processus de la décentralisation en général et particulièrement sur les Contrats-Plans-Etat-Régions ou District et les Agences de Développement Régional qui, dira-t-il, sont deux initiatives chères au gouvernement puisque constituant des maillons essentiels pour l’approfondissement du processus de la décentralisation.

Pour sa part, le premier vice-président de l’Assemblée Nationale, Mamadou Tounkara a rappelé les défis à surmonter pour l’opérationnalisation des Contrats-Plans-Etat-Régions ou District (CPER). Ces défis ont pour noms : l’effectivité des transferts de compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités territoriales, le paiement régulier des salaires du personnel des collectivités territoriales, l’opérationnalisation des CPER, la mise en place des Agences de Développement Régional, le financement de la décentralisation sur des ressources internes, l’exercice de la tutelle, entre autres.

« En tant qu’élus de la nation, nous avons l’obligation de rendre compte à ceux qui nous ont fait confiance en nous offrant leurs suffrages. Pour les besoins de la restitution du travail législatif à la base, il incombe à chacun de nous de pouvoir comprendre et expliquer les grands chantiers de l’action gouvernementale », a déclaré le vice-président de l’Assemblée nationale.

Rappelons que les Contrats-Plans-Etat-Régions ou District (CPER) et la création des Agences de Développement Régional (ADR) sont une ferme volonté du président IBK en vue d’instaurer de nouveaux rapports entre l’Etat central et les collectivités territoriales basés sur le partenariat et la régulation en ciblant le développement économique régional (investissements structurants, créateurs de richesses et d’emplois).

L’objectif des CPER est de permettre la réalisation de projets structurants d’envergure régionale ou de District, d’intérêt communal, local, régional ou interrégional dans le cadre d’un volet territorial. Et depuis l’instruction du chef de l’Etat en 2014, des acquis positifs sont enregistrés. Les Agences de Développement Régional ont été créées dans toutes les régions du Mali et dans le District de Bamako (Ordonnance n° 2015-017/P-RM du 02 avril dernier). Les modalités d’organisations et de fonctionnement ont été fixées par un décret d’application.

 

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :