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Création d’un Centre d’études et de réflexion

by sur 13 juillet 2015

DERNIERE MISE A JOUR vendredi 17 JUILLET à 10h40

Est-il étonnant de retrouver Ousmane Sy à la présidence d’un Centre d’Etudes et de Réflexion au Mali ? Pas vraiment quand on connaît l’engagement au service de la démocratie du père de la décentralisation malienne. Une décentralisation dont il regrette lui-même qu’elle n’aie pas été menée à son terme et en tenant compte des aspirations démocratiques de la population. Mais, à peine lancé, le Centre d’Etudes et de Réflexion au Mali fait déjà l’objet de convoitises, d’où l’intervention  de son président : « Le centre n’est pas au service d’un individu ou d’un parti. Il est là pour combler un vide : il n’y a pas de débat au Mali ! La situation de notre pays nous désespère tous. Nous sommes tombés très bas et beaucoup de monde à l’extérieur se demande comment cela a été possible…« . C’était samedi dernier à la Maison de la presse, Ousmane Sy était entouré de Amadou Diop, secrétaire exécutif, Moctar Traoré, trésorier et de Mme Bintou Founé Samaké, tous membres du bureau du CERM.

Cerm : un instrument de personnalités politiques pour une cause apolitique

Seydou Coulibaly – © AFRIBONE – Le 15 Juillet 2015

Améliorer la contribution des intellectuels au débat public au Mali. C’est la mission que se propose le Centre de d’études et de réflexion au Mali (Cerm). L’organisation qui se veut indépendante de tout groupe de pression est, il faut le dire, dirigée par des acteurs politiques.

Avec la crise qu’il traverse, « notre pays nous désespère tous. Nous sommes tombé de très haut. Et notre fierté de malien est tombé très bas… ». Le jugement est de Ousmane Sy, plusieurs fois ministre de la République dont la dernière présence dans le gouvernement remontre à seulement au gouvernement Moussa Mara (avril 2014-janvier 2015). L’ex-secrétaire politique de l’Adéma-PASJ se veut maintenant un retraité mais vit de consultations sur les questions politiques et de développement. C’est lui qui dirige aujourd’hui le Cerm dont la création remonte au 27 avril 2015. Au sein de ladite organisation, l’ancien premier ministre et non moins président du parti Yèlèma, Moussa Mara, occupe le poste de secrétaire aux relations extérieures.

Le Cerm, selon ses initiateurs, est une émanation d’une « dizaines de cadres de haut niveaux » qui se propose de « contribuer à la réhabilitation des activités intellectuelles, à la réflexion sur les sujets majeurs pour le Mali mais aussi pour le continent voire au-delà ». « Il a pour vocation de proposer, aux décideurs politiques, de la société civile, et du secteur privé, des solutions aux difficultés sécuritaires, économiques, sociales, sociétales et culturelles du Mali et de la région. Il travaille dans le souci constant d’apporter des pistes de solutions appropriées, globales, détaillés, avec des aspects opérationnels de mise en œuvre pratiques et immédiates », note un dossier de presse y afférent. « Cet espace n’est pas au service d’un individu, d’un parti, mais du Mali… Des groupes d’intérêts peuvent utiliser ses résultats », a souligné le président du Cerm, Ousmane Sy.

Le Centre a produit, à l’issue d’un colloque organisé il y a quelques jours, son premier rapport sur une thématique qui est plus que d’actualité : « Quels rôles pour les collectivités locales – Communes, Cercles, Régions – dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ? ». Un second colloque est envisagé sur le thème « Comment l’élu et le représentant de l’État doivent travailler pour réussir la régionalisation ». L’ambition, selon le Cerm, est de trouver une voie de sortie de crise avec des solutions maliennes. Les questions de changements climatiques, celles de la monnaie, des migrations, etc., sont autant de sujets qui intéressent cette organisation qui dit œuvrer à l’assainissement de la vie politique et sociale du pays : « faire en sorte que les bacheliers réussissent leurs examens légalement, que les hôpitaux opèrent normalement, qu’il y ait un minimum de société civile civilisé », détaille Moctar Traoré, trésorier du Cerm.

Avec un budget actuel estimé à quelque 200 millions de F Cfa, le Centre centre scrute, au-delà de la contribution de ses membres qui est de 100.000 F par an et par personnes, des fonds de partenaires au développement tels que la Banque mondiale, la fondation Friédrich Hébert. Cette relation peut-elle garantir une réflexion autonome ? Le Cerm, dit les initiateurs, est ouverte à toutes les bonnes volonté mais son adhésion ne se fait que par cooptation. Ce qui veut dire qu’il s’agit d’un club bien fermé. A ce jour, ils sont à près de 30 personnes le nombre des membres. Ses organes sont l’Assemblée générale, un bureau de l’association, un comité d’experts et un secrétariat exécutif.

Ousmane Sy, président du CERM « Le débat intellectuel est pauvre dans notre pays »

Oumar B. Sidibé – L’indicateur du Renouveau – 14 juillet 2015

La Maison de la presse a servi de cadre le samedi 11 juillet, pour le Centre d’études et de réflexion au Mali (Cerm), à la restitution de son colloque sur « quels rôles pour les collectivités locales, communes, cercles, régions dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ? » En répondant  à cette question, Ousmane Sy, président du Cerm, a déclaré que pour sortir le Mali de cette crise il faut une solution malienne. Et de déplorer la pauvreté du débat intellectuel dans notre pays.

Ousmane Sy - connaissance La séance était animée par le ministre Ousmane Sy, président du Cerm. Il avait à ses côtés certains membres du bureau comme Mme Assétou Founé Samaké, secrétaire générale du Centre et conseillère technique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,  Moctar Traoré, trésorier, et Amadou Diop, secrétaire exécutif. Ousmane Sy a fait une brève genèse du Cerm et a expliqué le bien-fondé de la création d’un tel Centre. A l’en croire, le Cerm est une structure de réflexion qui vise à contribuer à la réhabilitation des activités intellectuelles, à la réflexion sur des sujets majeurs pour le Mali mais aussi pour le continent, voire au-delà. « Il travaille dans le souci constant d’apporter des pistes de solutions appropriées, globales, détaillées avec des aspects opérationnels de mise en œuvre pratiques et immédiates ». « Ce Centre est l’initiative d’une dizaine de cadres qui ont l’habitude de se rencontrer à différentes occasions dont des anciens ministres  qui ont décidé de fédérer leurs idées dans le souci de dynamiser à hauteur de souhait le débat public afin de faire face aux préoccupations de l’heure. Tout cela dans un contexte où le débat intellectuel est quasi inexistant dans notre pays », a encore déclaré M. Sy. A la question de savoir si le Cerm n’était pas un centre politique parce qu’animé en majorité par des hommes politiques, le ministre Sy s’est voulu catégorique : « Depuis à l’état embryonnaire nous avons clarifié ce point-là et je puisse vous affirmer sans ambages que notre Centre est apolitique et n’est au service d’aucun homme politique ». Et de poursuivre « tant qu’on participe au débat public, on fait de la politique ». Le ministre Sy a ensuite déclaré que le colloque a été l’occasion pour lancer le Centre dont l’objet essentiel est de renforcer les capacités intellectuelles maliennes de réflexion et de proposer sur les sujets qui intéressent notre présent et notre avenir. Quels rôles pour les collectivités locales, communes, cercles, régions dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ? Le Cerm propose, entre autres, une clarification du processus de l’élection du président de l’Assemblée régionale, des organes délibérants des cercles et des communes au suffrage universel et la nécessité, pour le Mali, de clarifier sa vision de la décentralisation à mettre en œuvre dans un temps en précisant les options fondamentales sur quelques sujets majeurs, surtout en posant des questions sur le transfert des ressources aux collectivités, y compris les services et les ressources humaines. Il a aussi attiré l’attention sur la coexistence à tous les échelons du territoire national de deux administrations publiques avant de faire cas du rapport entre les élus et les représentants territoriaux de l’Etat central et l’organisation administrative du territoire national. Toujours, selon M. Sy, le Mali s’est engagé dans un accord, il faut le mettre en œuvre. Le secrétaire général du Centre, Mme Assétou Founé Samaké, a fait une comparaison entre la crise malienne et celle que l’Allemagne a connue. La division de l’Allemagne était tombée sur la tête des Allemands, c’est-à-dire qu’elle a été opérée sans qu’elle soit consultée, a-t-elle martelé avant de dire qu’avec leurs génies créateurs, ils ont pu réunifier les deux Allemagnes et se sont eux qui tirent l’Europe aujourd’hui. Toutes choses qui interpellent les intellectuels maliens à contribuer aux débats afin de dessiner le chemin que le Mali doit désormais emprunter.

Centre d’études et de réflexion au Mali : Les raisons de la mise en place d’une alliance de cadres Maliens

Ibrahim M.GUEYE – Le Prétoire – 13 juillet 2015 Contribuer à la réhabilitation des activités intellectuelles à travers la réflexion et la prospection sur des sujets majeurs en Afrique en général, et au Mali en particulier. Voila les raisons de la mise en place du Centre d’Etudes et de Réflexion au Mali (Cerm) initié par de hauts cadres maliens, parmi lesquels l’ex-Premier ministre Moussa Mara. L’information a été donnée par le Président dudit centre, Ousmane Sy, à la faveur d’une conférence de presse organisée samedi 11 juillet 2015 à la Maison de la Presse de Bamako. Ousmane Sy Ousmane Sy Mis en place sur initiative de hauts cadres maliens, le Cerm, selon Ousmane Sy, se veut être une structure de réflexion ayant pour objectif de contribuer à la réhabilitation des activités intellectuelles à travers des réflexions et des prospections sur des sujets majeurs en Afrique et au Mali en particulier. D’où l’intérêt pour le nouveau centre d’organiser des colloques de Réflexion et de combler les faiblesses de débat intellectuel dont le Mali a tant besoin. Selon lui, ce centre a pour ambition de mettre ensemble des pensées afin de faire de cette crise qui nous angoisse tous un atout. « Il a pour vocation de proposer des solutions aux difficultés sécuritaires, économiques, sociales, sociétales et culturelles du Mali et de la région aux décideurs politiques, de la société civile et du secteur privé. Il travaille dans le souci constant d’apporter des pistes de solutions appropriées, globales, détaillées avec des aspects opérationnels de mise en œuvre pratiques et immédiates». Parlant des activités du Cerm, Ousmane Sy dira que la structure engagera des activités intellectuelles majeures autour de deux idées phares. Il s’agit d’une part de mener des réflexions profondes sur des défis majeurs pour le Mali à concurrence d’un sujet traité par trimestre et dont les résultats seront publiés et partagés largement. Et d’autre part de faire des activités mensuelles ou tous les 2 mois sous forme de conférences-débats, colloques de haut niveau avec des participants sélectionnés pour échanger sur des sujets très précis et très pointus afin de faire le tour de la question en vue d’une diffusion des résultats sous forme d’actes du colloque. A noter qu’une dizaine de cadres de haut niveau, dont des anciens ministres, ont participé aux premiers travaux de mise en place de la structure. Cette dernière, constituée sous une forme associative, sera ouverte,  à toutes les bonnes volontés qui voudront mettre à la disposition de leur pays les compétences et expériences qu’elles ont pu capitaliser pendant leur carrière.

Ousmane Sy, président du Centre d’études et de recherche au Mali : «Moussa Mara n’est pas le promoteur du CERM»

Youssouf Diallo – Le 22 septembre – 13 juillet 2015 C’est la révélation faite par le Président du Centre d’études et de recherche au Mali (CERM), l’ancien ministre Ousmane Sy, au cours d’une conférence qu’il a animée samedi dernier à la Maison de la Presse. Il était entouré du Secrétaire exécutif Amadou Diop, du Trésorier Moctar Traoré et de Mme Bintou Founè Samaké, tous membres du Bureau du CERM. Au cours de cette rencontre avec les journalistes, le Président du CERM a soutenu que l’organisation qu’il dirige «n’est pas au service d’un parti politique. Elle n’est pas au service d’un individu, c’est cela son éthique. C’est un espace de pensée et de réflexion indépendant, un think tank, pour le Mali». Selon lui, le CERM regroupe des intellectuels maliens désireux de réfléchir ensemble et de proposer des solutions pour notre pays. « Au Mali, il n’y pas de débat. Les intellectuels maliens ne débattent pas pour proposer. Les débats se limitent aux causeries. Nous nous voulons débattre et réfléchir sur les sujets d’intérêt national et faire des propositions. Nos propositions sont faites pour le Mali. N’importe qui peut s’en servir si cela l’intéresse. Mais nous ne sommes pas au servir d’un individu. C’est pour combler un vide», a-t-il déclaré. A l’en croire, le CERM a été créé à la suite de la crise que le Mali a connue. « La situation dans laquelle se trouve notre pays nous désespère tous, ce pays de grandeur. Nous sommes tombés très bas. Nous sommes fiers d’être des descendants de grands hommes. Nous sommes un pays que tout le monde enviait, de sorte que des gens à l’extérieur se demandent comment cela est arrivé au Mali », s’est-il désolé. D’où l’idée de la création du CERM pour analyser les raisons de la crise dans laquelle nous sommes plongés. Convaincu qu’il faut une solution malienne à la crise que nous vivons, Ousmane Sy a indiqué que les intellectuels ont un rôle à jouer dans la résolution de celle-ci. Selon lui, l’une des raisons de la crise, c’est que les responsables n’ont jusqu’à présent pas engagé des actions qui répondent aux préoccupations des populations et à l’inefficacité des actions publiques. Rappelons que le CERM est une organisation d’une trentaine de membres. Son adhésion se fait par cooptation. C’est-à-dire que le centre identifie les gens dont il pense qu’ils peuvent apporter quelque chose en raison de leur capacité et expérience. Tout membre doit s’acquitter d’une cotisation annuelle de 100 000 FCFA.

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One Comment
  1. Cher(è)s Mme et Chers M,

    Je suis Eloi Traoré, Malien d’origine et vivant à Gießen / Allemagne. Je suis depuis le début de sa création l’évolution du CERM (Centre d’Etude et de Réflexion), ses activités et notamment sur la thèmatique de la Décentralisation en rapport avec la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

    Après une longue réflexion, j’ai jugé nécessaire d’apporter ma contribution en tant qu’intellectuel malien de l’Allemagne sur ce Thème.Pour ce faire j’ai décidé d’y participer en tant que membre je et pose en même temps la question de savoir comment devient-on membre? Et quelles sont d’autres formalités à remplir pour en devenir membre, et pendant. En outre, où peut-on trouver les statuts et règlements?

    Sincères salutations

    Eloi Traoré
    Dipl. Germanistique / Mali
    MA Droit Public Intl./ Linguistique Allemande/ Relations Intl.

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