Skip to content

L’islam, ses cinq piliers et le voile intégral

by sur 14 juillet 2015

C’est une enquête qui surprend mais elle semble avoir été menée avec tout le sérieux nécessaire : seulement 2 % des musulmans ùmaliens (alors de 95 % des maliens se déclarent musulmans) connaissent les cinq piliers de leur religion : la profession de foi, la prière, l’aumône, le jeûne du ramadan et le pèlerinage à La Mecque.

Ce qui pose sérieusement la question de l’enseignement de la religion. 

Rapport complet consultable à l’adresse : 

http://www.fafo.no/images/pub/2015/20411.pdf

Dans le même temps on voit s’accroître le nombre de femmes intégralement voilées. Il ne s’agit pas de jeter l’anathème sur elles : toutes les femmes voilées ne sont pés des terroristes; mais toutes les kamikazes opérant au Tchad comme au Niger, sont intégralement voilées…

Un « costume » qui aide aussi parfois les hommes à passer au travers des mailles du filet sécuritaire.

Mali [Enquête exclusive]: Seulement 2 % des maliens connaissent les cinq piliers de l’islam

Maliactu – 13 juillet 2015

Selon une enquête qui a concerné les 5 régions situées dans le sud du Mali et le district de Bamako, représentant 90 % de la population totale du pays, seulement 2 % des maliens connaissent les cinq piliers de l’islam dans l’ordre.

Dans le cadre d’une enquête sur Les questions religieuses et ethniques au sud du Mali, Fafo, un institut de recherche norvégien, a touché un aspect essentiel en cette période de ramadan : la connaissance de l’islam par les maliens.

Ce n’est, certes, plus à prouver que l’islam est au Mali la religion la plus pratiquée par les populations. Mais entre l’appartenance affichée à cette religion et la connaissance des préceptes de celle-ci, il existe une grande différence.

Publié cette année, le rapport de l’étude réalisée par Fafo révèle une méconnaissance patente de la religion musulmane par les maliens, plus précisément ceux résidant au sud du pays. Selon cette enquête menée l’an dernier, seulement 2 % des maliens de cette partie du pays connaissent, dans l’ordre établi, les cinq piliers de leur religion, l’islam. Par ailleurs, on apprend que 3/4 des musulmans du Mali ne lisent jamais le Coran. Les détails :

Le taux des personnes ayant connaissance des cinq piliers va de 1 % pour celles qui n’ont pas fréquenté d’école coranique à 9 % pour celles qui ont fréquenté une medersa

Seulement 2 % des personnes déclarant être musulmans connaissent les 5 piliers de l’islam dans l’ordre, à savoir la foi, la prière, la zakat, le jeûne et le pèlerinage. Cette connaissance ou plutôt cette méconnaissance ne souffre ni d’effet genre ni d’effet éducationnel, de milieu ou autre. Elle augmente seulement légèrement selon que le répondant a fréquenté ou non une école coranique ou medersa.

Le taux va de 1 % pour ceux qui n’ont pas fréquenté d’école coranique (77 % de près de 12,000 membres de ménages âgés de 6 ans et plus de l’échantillon) à 6 % pour ceux qui ont suivi plus de 6 ans d’école coranique et 9 % pour ceux qui ont fréquenté une medersa. Ils ne sont qu’au total 18 % à connaître les 5 piliers de l’islam dans le désordre, soit finalement 20 % de musulmans qui connaissent les 5 piliers de leur religion, dans l’ordre et le désordre réunis, un musulman sur cinq.

Selon certaines caractéristiques, cela ne fait que 16 % des musulmans ruraux contre 26 % des urbains, 14 % des femmes contre 28 % des hommes, 17 % des musulmans seulement contre 27 % des musulmans confrériques. Par activité, les différences sont assez notables: 50 % des employés contre 12 % des ménagères, 21 % des commerçants et 24 % des élèves/étudiants.

Un taux qui reflète « la réalité des choses », selon le rapport d’enquête

Parmi les musulmans qui représentent 95 % de la population du pays, seulement 20 % connaissent les 5 piliers de l’islam (ou plus exactement dans les régions couvertes par l’enquête, mais représentant 90 % de la population totale).

Cela semble sans doute très bas, mais refléterait peut-être la réalité des choses. Tout au moins, sachant qu’ils sont 12 % de musulmans à ne connaître aucun pilier de leur religion, on arriverait à 83 % de musulmans déclarés dont moins du tiers connaissent les 5 piliers de l’islam. Enfin, il faut ajouter que le quart des Sénufo-mianka ne connaît aucun pilier, 17 % des agriculteurs ou 15 % des Bambaras.

Parmi ceux des musulmans déclarés qui connaissent, partiellement ou totalement (dans l’ordre ou le désordre), les piliers de l’islam, l’écrasante majorité cite volontiers la prière (73 %) et le jeun (56 %) parmi lesdits piliers. Ce sont là les deux pratiques les plus courantes au Mali et aussi les plus médiatisées, surtout en milieu urbain ou chez les Soninkés. Plus de la moitié des musulmans déclarés ne savent pas que la foi en Dieu est un pilier de l’islam, trois cinquièmes des Sénufo-mianka jusqu’à près des deux tiers des Dogons.

Il a également été observé que très peu de musulmans consacreraient leur temps libre à la lecture du coran. Aussi, trois quarts des musulmans du Mali ne lisent jamais le Coran, quatre cinquièmes en milieu rural ou chez les femmes, et encore davantage chez les Dogons ou Sénufo-mianka. Ils sont 5 % à prétendre lire le Coran chaque jour contre 4 % chaque semaine ou chaque mois et 12 % plus rarement encore. (Extraits du rapport).

Terrorisme : Faut-il Interdire Le Voile Intégral Au Mali ?

Ousmane THIÉNY KONATÉ – maliactu.net – 13 juillet 2015

 

Depuis le 20 juin 2015, la guerre entre le Mali et les rebelles de la CMA est en principe finie. Il est trop tôt pour en déduire que l’accord entre les deux parties sera, cette fois, le terme d’un conflit qui dure depuis plus de cinquante ans.

Cependant, l’engagement de la communauté internationale dans les pourparlers qui ont abouti à la signature de cet Accord de Paix et de Réconciliation nationale, est le gage que nous tenons le bon bout.

Certes il y a encore beaucoup à faire. Car la paix véritable dépendra de la capacité des uns et des autres à transcender les rancœurs et la méfiance d’une guerre qui a été douloureuse et parfois cruelle et  inhumaine.

Mais le Mali a besoin de l’engagement total et honnête de chacun, surtout de la CMA, de la volonté réelle de tourner une page sombre de la vie de notre jeune nation et reconstruire un pays qui, même s’il a commis des erreurs dans la gestion du Nord dans sa totalité, a montré que la différence ethnique ou raciale n’a jamais été une cause de discrimination. Au contraire.

Cependant une autre guerre, un temps contenue, s’est violemment manifestée ces dernières semaines à Nara et, fait nouveau, dans le Sud profond du Mali : la région de Sikasso. C’est la guerre contre les islamistes d’Iyad Ag Ghali qui a juré de faire du Mali un pays islamique, non pas en prêchant le Coran, mais en tuant une population qui a été en rapport avec l’Islam depuis le VIIème siècle. Il faut se féliciter de l’arrestation d’un certain Souleymane MAIGA et des complices que les autorités soupçonnent d’appartenir à la connexion Ançardine d’Iyad Ag Ghali dont les Etats-Unis ont mis la tête à prix. Si ces arrestations sont une excellente nouvelle, il faut s’inquiéter de la présence d’une femme parmi les éléments appréhendés.

Car les groupes djihadistes ont toujours utilisé les femmes comme bombes humaines, des femmes qui, en la circonstance, sont intégralement voilées. La dernière attaque de Boko Haram sur un marché de N’Djaména a été faite par un homme habillé en femme,  et totalement voilé. Il ne faut pas exclure que des femmes voilées soient utilisées tôt ou tard au Mali pour commettre des attentats.

C’est l’avis des spécialistes.

Le Tchad, qui fait face à Boko Haram, a interdit le port du voile intégral pour des questions de sécurité nationale. Toutes les femmes voilées ne sont pas des terroristes, certes. Mais toutes les femmes kamikazes le sont. C’est pourquoi le Mali devrait anticiper et interdire le port du voile intégral dans les lieux publics. Il ne s’agit pas d’introduire une discrimination vis-à-vis de certaines de nos sœurs musulmanes. Mais d’assurer la sécurité de la majorité des Maliens.

Il ne faut pas attendre qu’une bombe humaine éclate au grand marché de Bamako pour prendre des mesures adéquates. C’est une question de courage politique. A la guerre il faut savoir anticiper. Et nous sommes en guerre. Iyad Ag Ghali a juré de frapper Bamako. Il le fera. Car malgré le bon travail des forces de sécurité, personne ne peut affirmer que la sécurité peut être assurée à 100%. Le cas de La Terrasse est là pour nous le rappeler.

Advertisements
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :