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La Terrasse : l’auteur de l’attaque arrêté

by sur 15 juillet 2015

Les policiers maliens sont remontés jusqu’à l’auteur présumé de l’attaque du restaurant « La Terrasse », commise le 7 mars à Bamako, rue Princesse.

Il se cachait dans l’entourage d’un marabout, dans le village de Baraouéli, situé dans la commune du même nom, en région de Ségou à 100 km environ à l’est de Bamako.

Arrestation d’un présumé terroriste à Baraouéli : Saouti Kouma neutralisé par la gendarmerie

 Massiré Diop – 16 juillet l’Indépendant

Visiblement, les forces de sécurité et de défense sont sur le qui-vive depuis les attaques de certaines localités du sud du pays et les menaces proférées par le mouvement de Iyad Ag Ghali. Ainsi, des opérations sont actuellement menées par les militaires maliens afin de neutraliser tous les présumés terroristes.

Après le coup de filet ayant permis de mettre la main sur une vingtaine de présumés terroristes dont cinq Français, le mardi 14 juillet dernier, à bord de deux véhicules, en provenance de Zégoua,  proche de la frontière ivoirienne, la gendarmerie de Barouéli, chef-lieu de cercle, vient de mettre la main sur un présumé terroriste dénommé Saouti Kouma. Il a été arrêté à l’entrée de la ville et serait sur le point d’être transféré à Bamako pour des investigations approfondies.

Les limiers tenteraient ainsi de savoir s’il a un lien avec le récent mouvement terroriste observé vers le sud du pays. Selon nos informations, il ne s’agirait pas du cerveau de l’attaque du bar-restaurant «  La Terrasse  » situé en plein cœur de Bamako, le 7 mars dernier. Il y a lieu de signaler que plusieurs mouvements terroristes, dont les plus notoires sont Ançar Eddine d’Iyad Ag Ghali, allié d’al-Qaïda au Maghreb islamique et du mouvement de libération de Macina du prédicateur Amadou Kouffa ont noué une alliance pour multiplier les attaques au sud du pays.

Ils envisageraient même d’établir une base dans la région de Sikasso qui a subi deux attaques meurtrières à Misséni le 10 juin et Fakola le 28 juin dernier. Ainsi, les patrouilles de l’armée malienne seront plus renforcées pour mettre à mal les actions malveillantes de cette coalition. Notons que les pays de la région sont également sur le pied de guerre en déployant plus de troupes pour renforcer la sécurité dans les zones frontalières .

Attaque de la terrasse: l’auteur arrêté

Par Moussa MAGASSA Le Journal du Mali – 15/07/2015

L’individu armé et cagoulé qui a ouvert le feu dans un restaurant de Bamako vendredi soir 7 mars, faisant 5 morts, dont deux étrangers a été arrêté ce lundi à Bamako par la Police.

On se rappelle comme si c’était hier de l’attaque qui a eu lieu dans la nuit du samedi 8 mars au restaurant la terrasse à Bamako. En effet, un individu armé et cagoulé a surgi en pleine rue vers une heure du matin et a jeté des grenades pour intimider, avant de monter au restaurant la Terrasse, où il a tiré sur les clients, attablés. Bilan 5 morts, dont un français, un belge et trois maliens. Mais il y a aussi une dizaine de blessés pris en charge à l’hôpital central de Bamako.

Trois mois plus tard, la police a arrêté dans la nuit du dimanche à lundi, à Bamako, le tueur présumé, cet individu cagoulé et armé qui avait semé la panique sur l’ensemble du territoire national en général, notamment dans le district de Bamako.

Selon des éléments de la police du 3è arrondissement; le fugitif, de nationalité ivoirienne, a été repéré et arrêté par des éléments du 3è arrondissement, dépêchés sur place, dans le village de Mallé, aux confins de Baraéouli, où il s’était réfugié, menant la vie austère d’un talibé, auprès d’un marabout réputé de cette bourgade, perdue, en ce moment d’hivernage, entre les feuillages de la brousse.

Alors même que d’autres arrestations sont en cours, le principal présumé de l’attaque de la terrasse croupi en prison en attendant son procès.

 

Attaque de la Terrasse de Bamako : l’auteur arrêté à Baraouéli

Par Sékouba Samaké –  Info-Matin – 14 juillet 2015

Fin de course pour le tueur de la Terrasse de Bamako : l’homme cagoulé, qui est entré peu après minuit dans le restaurant La Terrasse, situé dans le quartier de l’Hippodrome, et qui a ouvert le feu, faisant cinq morts, a été arrêté par la police et conduit, dans la nuit du dimanche à lundi, à Bamako, où il est gardé en lieu sûr. Les policiers, lancés sur ses traces, ont fait une prouesse professionnelle sans bavure pour le dénicher à partir de son lieu de cachette avant de le cueillir à froid.

C’est un énorme soulagement : l’arrestation par la police de l’auteur présumé de la fusillade sur la Terrasse de Bamako qui a fait plusieurs morts et autant de blessés dans la nuit du samedi au dimanche 8 mars dernier et qui a fait plonger, pour la première fois, la capitale malienne au cœur des attaques terroristes. Un affront qui ne pouvait alors rester impuni, étant donné que la fusillade a fait cinq victimes, dont trois Maliens et deux occidentaux ; un Français et un Belge.

Eh bien ! Ça y est : les éléments du 3ème arrondissement, lancés sur les traces du terroriste criminel, ont pu enfin le neutraliser, à partir de sa cachette, loin du lieu de son forfait, quelques quatre mois après son forfait. L’homme, comme les éléments d’enquêtes de l’époque recueillis sur place, est un colosse à l’allure militaire, mesurant plus exactement 2,3 mètres.

Selon des éléments de la police, le fugitif, de nationalité ivoirienne, a été repéré et arrêté par des éléments du 3è arrondissement, dépêchés sur place, dans le village de Mallé, aux confins de Baraéouli (NDR : à une centaine de km à l’est de Bamako, vers Ségou dont il fait partie de la région), où il s’était réfugié, menant la vie austère d’un talibé, auprès d’un marabout réputé de cette bourgade, perdue, en ce moment d’hivernage, entre les feuillages de la brousse.

Quel lien supposé entretient-il avec ce marabout ? Comment l’auteur présumé de l’attaque de la Terrasse, si activement recherché par la police, a pu se réfugier dans ce village ? A-t-il bénéficié des complicités dans ce sens ? Quelles sont les connexions qu’il entretient avec les autres suspects arrêtés dans ce dossier, dès le début des enquêtes ?

Voilà autant d’interrogations ou de pistes qui seront exploitées à fond par des enquêteurs de la police qui savent bien à quoi s’en tenir autour de ce dossier d’enquêtes, extrêmement sensible et complexe, en raison de la recrudescence de la violence terroriste qui s’abat sur le pays, y compris jusque dans ses contrées centre et sud. Autre détail non négligeable : dès la soirée du dimanche, le jour même de l’attaque terroriste, le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l’algérien Mokhtar Belmokhtar a revendiqué l’attentat.

C’était sur un enregistrement audio diffusé par l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar, qui publie régulièrement des communiqués de la mouvance Al-Qaïda sans jamais être démentie, sur lequel l’un des porte-paroles disait ceci : « Nous revendiquons la dernière opération de Bamako menée par les vaillants combattants d’Al-Mourabitoune pour venger notre prophète de l’Occident mécréant qui l’a insulté et moqué, et notre frère Ahmed Tilemsi (Nrdl : tué par l’armée française en décembre) ».

Pourtant, dès le jour de l’attaque, quelques heures seulement, deux suspects ont été arrêtés par la police, mais il s’est avéré très vite que ces derniers n’y étaient pas impliqués. Néanmoins, les choses progressent plus vite, car au cours de la semaine de cette attaque, on s’en souvient, des nouvelles arrestations, opérées dans la nuit de mercredi à jeudi 11 mars dernier, dans le feu de l’action, ont permis de faire progresser, dans le bon sens, et plus rapidement, l’enquête sur l’organisation de cet attentat terroriste qui a fait plusieurs victimes.

En fait, les premiers éléments de ces enquêtes, selon le ministre-porte-parole du gouvernement, qui a rencontré les hommes de médias à l’occasion, étaient les suivants : ce sont trois terroristes venus du nord du Mali, tous originaires du même village, qui ont été appréhendés par les forces spéciales. Ils avaient des complices à l’intérieur de la ville de Bamako, parmi ces derniers, un boutiquier et son frère, ainsi qu’un employé d’une société de transport. C’est d’ailleurs ce dernier, selon toujours ces premiers éléments d’enquêtes, développés à la presse par le ministre Maïga, qui aurait organisé, par bus, à partir de la région de Gao, jusqu’ à Bamako, le voyage des trois principaux suspects de l’attaque. Au moins, l’un des trois hommes a séjourné un moment chez le boutiquier, à en croire les enquêteurs.

Autre élément d’enquête : on sait désormais qu’avant de passer à l’acte, un membre du commando aurait fait un repérage sur les lieux. Tous armés, ces hommes étaient en rapport avec un véhicule non immatriculé et une moto, selon des témoins, qui ont transporté les membres du commando. De toute évidence, à ce moment précis, l’objectif numéro un de la police était de retrouver l’homme cagoulé, auteur de la fusillade ; un costaud à l’allure militaire, comme on l’a présenté à l’époque dans les archives de la police, un autre complice direct, et d’autres personnes ayant participé à l’organisation de l’attaque. Depuis cette époque, les enquêteurs, à en croire plusieurs indiscrétions, étaient plutôt optimistes quant à la suite des événements, car les puces de téléphone, saisis sur des présumés suspects, parmi les membres de ce commando d’enfer, ont pu commencer à parler véritablement sur des choses qui intéressaient bien les enquêteurs.

Ils ont eu bien raison d’y croire. La suite on la connait désormais avec l’arrestation de ce dangereux criminel, auteur présumé de l’attaque meurtrière de la Terrasse d’hippodrome de Bamako. À coup sûr, les enquêteurs de la police ne manqueront pas d’établir une quelconque connexion entre cette nouvelle arrestation de terroriste avec toutes les autres, également récentes, intervenues dans divers foyers d’attaques djihadistes, dans plusieurs localités du pays, et de surcroit revendiquées par le groupe d’ansar dine.

Une bonne nouvelle ne vient jamais seule, dit-on. D’autres arrestations ont été annoncées, couvert d’anonymat, dans la foulée de l’alerte maximale, depuis vendredi dernier à Bamako, à la suite de rumeurs faisant état d’un éventuel attentat terroriste de la part des djihadistes d’ansar dine et dont des éléments ont été appréhendés par les forces spéciales, avec des documents écrits, des vidéos et des supports pour la propagande djihadiste dans la capitale. Si les citoyens, en dépit de ces folles rumeurs, ont pu vaquer à leurs occupations quotidiennes, ignorant fièrement ces menaces d’attentats terroristes, et se refusant à coup sûr de céder à la panique, c’est bien parce qu’ils ont foi en la pugnacité des forces de l’ordre et de sécurité. Pourvu que cela dure et se renforce par une vigilance accrue et une collaboration sans faille des populations maliennes.

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