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Menaces et arrestations tous azimuts

by sur 15 juillet 2015

Le point sur les menaces qui planent sur le Mali et les nombreuses arrestations (dont deux Français) qui se produisent quotidiennement.

En souhaitant qu’il s’agisse bien des véritables auteurs des menaces ou de personnes impliquées dans le terrorisme.

Les forces de sécurité maliennes semblent connaître quelques succés. Cf; l’arrestation, quatre mois après, du tireur qui a ensanglanté « la Terrasse » à Bamako…

Revue de détail, de Tominian à Zégoua !

Mali : plusieurs jihadistes présumés arrêtés près de la frontière ivoirienne

(©AFP / 15 juillet 2015 02h18)

Bamako – Plusieurs personnes soupçonnées d’être des jihadistes ont été arrêtées lundi dans le sud du Mali, près de la frontière avec la Côte d’Ivoire, et ont été transférées mardi vers Bamako, ont indiqué à l’AFP des sources de sécurité maliennes.

Au moins quinze présumés jihadistes ont été arrêtés à Zégoua, dans la région de Sikasso, ils ont été transférés mardi à Bamako, la capitale, a déclaré une première source de sécurité.

Selon elle, les arrestations ont été effectuées lundi soir. Les personnes arrêtées voyageaient dans un car en provenance de la Côte d’Ivoire. Parmi elles, figurent des Maliens, des Mauritaniens et certaines d’entre elles étaient en possession de passeports français. Leur identité était en cours de vérification, pour déterminer s’il s’agit réellement de Franco-Maliens ou si les passeports français sont des faux.

Une seconde source de sécurité malienne ainsi qu’une source proche de l’enquête ont eux aussi fait état d’arrestations de jihadistes présumés à Zégoua (environ 460 km de Bamako), première ville malienne après la frontière ivoirienne.

Lundi, j’ai vu des gens arrêtés par les services de sécurité. Mais je ne peux dire ni combien ils sont, ni leurs nationalités, a de son côté témoigné un fonctionnaire en poste à Zégoua, joint de Bamako.

A ce stade de l’enquête, il est clair que ce ne sont pas des voyageurs normaux qui ont été arrêtés, nous sommes en train de vérifier si les passeports français détenus par des Maliens sont des vrais, a affirmé la seconde source de sécurité, précisant que deux des passagers arrêtés ont reconnu être des membres de la Dawa, une secte islamiste.

Une source de sécurité ivoirienne à la frontière avec le Mali, jointe par téléphone par l’AFP, a également évoqué les arrestations, indiquant que les voyageurs étaient partis d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne.

Selon les premières informations, en prenant leur ticket de transport à Abidjan, certains des passagers arrêtés ont affirmé qu’ils allaient à Bamako, alors que d’autres ont déclaré vouloir se rendre dans la localité de Gogui, dans le nord-ouest du Mali, près de la frontière avec la Mauritanie, a déclaré cette source.

Ces arrestations interviennent moins d’une semaine après celle d’un membre présumé d’Ansar Dine, groupe jihadiste du nord du Mali.

Ce jihadiste supposé, fidèle du terroriste Iyad Ag Ghaly (le chef d’Ansar Dine), a été intercepté sur le chemin de Bamako dans la nuit du 9 au 10 juillet, avec en sa possession des documents et vidéos de propagande islamiste, d’après une source de sécurité.

Les 9 et 10 juillet, la mission de l’ONU au Mali (Minusma) et certains pays occidentaux, dont la France, avaient demandé à leurs personnel et ressortissants à Bamako de redoubler de vigilance en raison de menaces d’attentat à Bamako.

Le chef d’Ansar Dine a revendiqué de récentes attaques commises au Mali, le 27 juin contre un camp militaire à Nara (nord-ouest), près de la frontière mauritanienne, et le 28 juin à Fakola (sud), près du territoire ivoirien.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, dont Ansar Dine et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), après la déroute de l’armée face à la rébellion touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette vaste région à la suite du lancement, en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités maliennes comme des forces étrangères.

Mali : des jihadistes présumés, dont deux Français, arrêtés à la frontière ivoirienne

Par Jeune Afrique – Mis à jour le 15 juillet 2015 à 09h31

Une vingtaine de jihadistes présumés, dont deux Français, ont été arrêtés ces derniers jours dans la ville de Zegoua, au sud du Mali, ont annoncé mardi des sources de sécurité.

Ces hommes, qui ont été emprisonnés lundi 13 juillet après avoir franchi la frontière de la Côte d’Ivoire voisine, ont été transportés vers Bamako pour subir des interrogatoires. La plupart d’entre eux sont Mauritaniens. On compte aussi quelques Maliens et des Français. « Il y a 20 jihadistes présumés, dont deux Français », a déclaré une autre source sécuritaire à l’agence de presse Reuters en ajoutant qu’ils sont « tous des islamistes, tous barbus ».

Ces présumés jihadistes ont été arrêtés en lien avec deux membres du groupe Ansar Eddine, capturés par l’armée malienne la semaine dernière. Ils seraient impliqués dans la planification d’attentats. Le groupe a revendiqué une série d’attaques perpétrées dans des villes et des villages situés au sud et à l’ouest du Mali, dont la capitale Bamako.

Un nouveau front au sud du pays

Après l’arrestation la semaine dernière d’un jihadiste soupçonné d’être le cerveau de la fusillade du 7 mars à Bamako qui a coûté la vie à un Français, un Belge et trois Maliens dans un restaurant de Bamako, les enquêtes laissent entrevoir de nouvelles stratégies des groupes islamistes pour occuper le territoire malien.

Au moins quatre groupes jihadistes, ainsi que des plus petites formations, se seraient alliés pour ouvrir un nouveau front au sud du Mali. Le groupe Ansar Edine, mené par Iyad ag Ghali se trouverait au centre de cette coalition.

Au total, ce groupe d’une centaine de personnes a pour objectif de faire de la région de Sikasso, qui partage une frontière avec la Côte d’Ivoire, la base de ce front sud.

Nord du Mali : Barkhane annonce la découverte de caches d’armes et de zones de ravitaillement en logistique

  Aboubacar DICKO – L’Indépendant du 15 juillet 2015

Au terme d’une  » opération de contrôle de zone  » dans le nord-est du Mali, l’opération anti-terroriste française Barkhane annonce qu’elle vient de découvrir des caches d’armes et des zones de ravitaillement en logistique qui appartiendraient aux groupes armés terroristes. Elle affirme également avoir détruit une vingtaine de kilogrammes d’engins explosifs.

Après les frappes aériennes sur le massif du Tegharghar qui ont été fatales au terroriste Mohamed Aly Ag Wadoussène, l’Opération Barkhane continue sa lutte contre le mal terroriste dans le Nord du Mali.

Ainsi, selon un communiqué de l’État-major des armées français l’Opération, qui a succédé à Serval il y a une année (1 août 2014) vient d’effectuer une mission  « de contrôle de zone » dans le nord-est du Mali. Menée conjointement par le Groupement Tactique Désert Ouest (GTD-O) Mistral et le Détachement de Liaison et Appui opérationnel (DLAO), il s’agissait de procéder à des fouilles de certaines zones préalablement identifiées.

Après une semaine de recherches, entre le 29 juin et le 10 juillet 2015, l’opération a permis de découvrir et détruire plusieurs  » plots logistiques  » selon la même source.

L’information, également publiée sur le site du ministère français de la Défense, fait état notamment de la découverte  » des caches d’armes et des zones de ravitaillement logistique « , sans autres précisions.  »Du matériel servant à la fabrication d’engins explosifs improvisés a pu également être mis hors d’état de nuire « , souligne le communiqué. Au cours de cette opération baptisée Dordogne, au moins 20 kilogrammes d’explosifs artisanaux ont été également retrouvés et détruits par la force exclusivement anti-terroriste française dans le Sahel.

Cet important dispositif militaire mis à jour par Barkhane appartiendrait aux terroristes se réclamant de l’Islam et qui sévissent dans cette zone depuis belle lurette où ils perpétuent habituellement des attentats contre les Forces armées maliennes et internationales. Les populations civiles ne sont pas épargnées par ces atrocités.

Comptant le nombre de 3.000 militaires, l’Opération Barkhane a été déployée le 1 août 2014 en remplacement à l’Opération Serval qui a délogé les terroristes des principales villes du nord du pays. Sa mission, exclusivement anti-terroriste, repose sur trois logiques : partenariat avec le G5-Sahel (le Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso et la Mauritanie), soutien à la MINUSMA et celle d’une réponse adaptée à la menace terroriste qui plane sur la région.

Menace terroriste à Tombouctou : Un imam ivoirien arrêté par la gendarmerie

Aboubacar DICKO – L’Indépendant du 15 juillet 2015

Les éléments de la gendarmerie de la cité des 333 Saints ont mis la main, le vendredi 10 juillet 2015, sur un imam ivoirien suspecté de terrorisme dans la grande mosquée Djingarey-Ber, selon des sources locales.

Suite aux menaces d’attentats proférées par les mouvements terroristes d’Iyad Ag Ghaly et de son acolyte Amadou Kouffa, l’ensemble du pays est sur le qui-vive depuis le vendredi, notamment les forces armées et de sécurité. C’est ainsi que, quasiment au même moment, un suspect a été arrêté à Ouan (dans la région de Mopti) en partance pour Bamako en possession d’une correspondance adressée à un contact d’Iyad ag Ghaly vivant dans la capitale.

Un autre a été interpellé par la gendarmerie de Tombouctou.  Agé d’environ 48 ans, le suspect s’appelle Nassirou Khalil Ayanfe, de nationalité ivoirienne. Il se dit également imam de la mosquée Nahim de Treichville. Muni d’un passeport ivoirien, il serait, en réalité, originaire du Nigéria.

Selon nos informations, M. Ayanfe est arrivé dans la ville des 333 saints le 8 juillet, soit deux jours avant son interpellation.

D’après des sources proches du dossier, il s’y est rendu sur instruction d’un certain Cheick Oumar Bathily. Ce dernier qui serait un Malien et qui vivrait actuellement en Côte d’Ivoire, a fait accueillir Nassirou Khalil Ayanfe dans sa famille à Bamako. C’est à partir de là qu’il a été conduit jusqu’à Tombouctou par un membre de cette famille.

Au moment de son arrestation, il avait des exemplaires du Coran et une somme avoisinant les 200.000 FCFA en sa possession.  Rien n’a encore filtré sur les motivations de sa venue à Tombouctou. Cependant,  » il a juste dit qu’il est un grand admirateur de la ville « , a-t-on appris.  Des témoins contactés sur place affirment qu’il n’a vraiment pas la carrure d’un terroriste.

Du moins, au regard de son accoutrement. Détail non négligeable, l’homme ne porte pas de barbe, signe exterieur des islamistes radicaux. Mais quand il est arrivé à Djingarey-Ber (dans la mosquée où il séjournait), il n’a avisé personne. « Même pas l’imam titulaire de la mosquée ou son adjoint », précise-t-on.

En tout cas, M. Ayanfe est gardé, actuellement, dans les locaux de la gendarmerie de Tombouctou où une enquête a été ouverte sur sa personne.

Menace d’attaque terroriste : Bamako a peur

Georges François Traoré – L’Informateur du 15 juillet 2015   

La capitale se donne des airs d’insouciance : marchés bondés, administration et banques tournent à plein régime, mais les craintes d’une attaque terroriste sont très persistantes.

Partout dans le monde musulman, la fin du ramadan est célébrée dans l’allégresse. Mais, à Bamako cette année, la population a un motif d’inquiétude.

Iyad Ag Ghali a visiblement élargi ses cibles aux populations des régions sud du Mali. De l’analyse de la géographie de la violence de ce mois du ramadan, il est loisible de noter que les victimes à déplorer se situe au Sud. Et puis, l’arrestation, la semaine dernière, d’un émissaire d’Iyad Ag Ghali en possession de fortes sommes d’argent –une douzaine de millions de nos francs – relance les craintes d’une nouvelle attaque terroriste après celle du café de la Terrasse survenue en mars dernier. D’où l’appel lancé à plus de vigilance par les chancelleries occidentales leurs ressortissants résidant à Bamako.

Les activités terroristes durant le mois sacré ont considérablement augmenté. On sait que le Ramadan est marqué par un redoublement de la violence. Conformément à la théorie de leurs idéologues, selon laquelle le djihad est unefaridha makhfiya, c’est-à-dire une « obligation cachée » ou encore  « un dogme non dit », les islamistes se sentent « tenus » de faire un effort guerrier durant le Ramadan et de multiplier les tueries, preuve de piété pour les fous de Dieu. Illustration de l’aggravation de la situation sécuritaire : attaques de Nara, Misseni et Fakola outre le café de la Terrasse à Bamako.

Nul doute qu’Ansar Eddine,  jusque  là confiné au Nord, dispose de nombreux réseaux de soutien logistique et des cellules de renseignements au Sud.

On craint un massacre de grande ampleur qui viendrait entacher la fête du Ramadan si Bamako doit face à des attentats suicides. Un kamikaze pourrait précipiter son véhicule contre le mur d’enceinte d’un commissariat, au cœur de Bamako. Ou encore actionner une bombe artisanale confectionnée à l’aide de bonbonne de gaz au marché ou dans une gare routière très fréquentée. Les dépôts de dynamites et de TNT dans les carrières et mines ne font pas l’objet d’une grande surveillance.

L’angoisse gagne en épaisseur aujourd’hui avec la possibilité de l’utilisation de bombes sales à base de mélanges de produits chimiques utilisés dans toutes sortes d’industries et qui sont disponibles sur le marché. Le recours à cette technique par Al Qaïda est établi par tous les services de renseignements, de même que la jonction entre cette organisation et Ansardine. 

Il est vrai que la capitale malienne se donne des airs d’insouciance. Les marchés sont bondés. Le visiteur risque de se prendre les pieds dans les étals. Elèves en vacance ou autres vendeurs ambulants tentent d’écouler quelques babioles aux passants. Il faut vendre à tout prix une montre qui ne marche que le temps d’être vendue. Ramadan oblige, des dattes, des sodas  sont proposés à des prix souvent prohibitifs. L’administration et les banques fonctionnent à plein régime. Malgré une tension perceptible, les clients ne résignent pas à se mettre en rang devant les guichets ouverts. Le fils ou le frère émigré en France, aux Etats-Unis s’est saigné des quatre veines pour permettre à sa famille de fêter dignement.

De l’avis d’un officier supérieur, « pour être efficace, la lutte contre le terrorisme exige la réunion de quatre conditions : un renseignement en temps réel, une police de proximité, une force militaire et la coopération de la population. Quand l’un de ces facteurs est absent, l’intervention devient moins efficace. »

Des casernes transformées en bunker – sacs de sable dans les guérites, casques de guerre et fusils mitrailleurs – redoublent de vigilance, tandis que  des patrouilles composées de trois ou quatre hommes chacune font à longueur de journée le tour de la ville. La nuit, motards de police viennent renforcer le dispositif sécuritaire. Toutefois, le risque zéro n’existe point.

Menaces terroristes à Bamako : attention aux démons dans la cité !

Bruno E. LOMA – Le reporter Publié le 15 juil 2015

Depuis la semaine dernière, des menaces terroristes planent sur notre capitale. Du coup, dans les milieux sécuritaires et au sein de la population, c’est la psychose. Et si rien n’est fait ou entrepris par nos plus hautes autorités, notamment militaires, Bamako risque dans les jours à venir d’être ensanglantée comme c’est le cas actuellement dans la capitale tchadienne, Ndjamena, où sévissent les criminels de Boko Haram.

Frapper là où l’on s’attend le moins et où cela fait le plus d’effet, c’est la marque de fabrique des jihado-terroristes. Après l’attentat spectaculaire du 6 au 7 mars 2015 au restaurant «La Terrasse» sis au quartier hippodrome dans la «Rue Princesse», l’on croyait que les velléités des jihadistes à nuire dans notre capitale étaient circonscrites. Mais, la semaine dernière, elles ont refait surface avec des menaces d’attaques terroristes visant à porter un coup dur à la quiétude des populations bamakoises.

Ces menaces interviennent après les récentes attaques meurtrières qu’a connues notre pays à ses frontières, notamment celles de Nara à la frontière Mali-Mauritanie, de Misséni, à la frontière Mali-Côte d’Ivoire et de Fakola également à la frontière Mali-Côte d’Ivoire, certaines ayant été revendiquées par l’organisation terroriste Ançar Dine d’Iyad Ag Ghaly.

C’est cette même organisation d’Iyad, qu’on peut désormais qualifier d’ennemi N° 1 du Mali, menace encore de mettre Bamako à feu et à sang. Et cela, avec ses alliés.

Ces menaces terroristes doivent être prises très au sérieux. En fait, elles remettent en question la relative stabilité que notre pays s’évertue à reconstruire depuis la signature le 20 juin dernier de l’accord pour la paix et la réconciliation par toutes les parties prenantes à la crise. Reste maintenant à savoir quelle stratégie le système gouvernemental en matière de sécurité a mis en place pour contrer les attaques jihadistes annoncées.

Surtout que notre politique sécuritaire, sous le ministre-monarque, Sada Samaké, qui se dit très fort pour barrer la route à un éventuel coup d’Etat contre le président IBK, est devenue archaïque et inopérante au regard du grand banditisme galopant dans notre capitale.

Avec ces graves menaces terroristes, comment le gouvernement compte-t-il mieux sécuriser la vie des citoyens avec des structures (police, gendarmerie, garde nationales…) extrêmement mal équipées et aussi mal mobilisées ? Comment l’Etat parviendra-t-il à une meilleure lutte contre le terrorisme programmé dans notre capitale par des criminels, alors que nos autorités actuelles peinent encore à réfléchir à des réformes pertinentes au lieu de rester aveuglement cramponnées à des moyens obsolètes de lutte contre un phénomène d’une grande importance ?

Ces questions ont toute leur importance et méritent d’être posées, car l’heure est grave et la panique gagne du terrain au sein de nos populations. Sans une active coordination de nos services de renseignements, un chaos risque de s’installer dans ce pays mal préparé à des d’attentats, où il est facile d’abriter et de préparer des actions de ce genre, mais très compliqué de les déceler à temps et de les éradiquer. En tout cas, nos forces de défense et de sécurité doivent multiplier d’ardeur et de vigilance pour contrecarrer ces attentats annoncés dans notre capitale.

En somme, l’heure est maintenant à une vigilance plus accrue des populations, car les démons sont dans la cité. Chacun de nous doit désormais se considérer comme un soldat, un intrépide combattant avec la hargne de vaincre, de mettre systématiquement en échec tous ceux-là dont l’ultime dessein ne consiste qu’en la détérioration de notre climat social.

De ce fait, il faut une bonne franche collaboration avec nos forces de sécurité en dénonçant le plus tôt possible tout cas suspect de nature jihadiste. L’union et la solidarité pour barrer la route à l’ennemi !

Mali: des groupes jihadistes s’allient pour ouvrir un front au Sud

Par RFI – Publié le 14-07-2015 Modifié le 14-07-2015 à 14:02

Après l’arrestation, la semaine dernière, d’un présumé jihadiste dans le centre du Mali – il avait quitté le Nord pour le Sud -, les enquêtes se poursuivent et de nouvelles informations apparaissent sur la stratégie des groupes islamistes pour occuper le terrain dans le sud du pays.

De source proche de l’enquête, au moins quatre groupes et des formations plus petites se sont alliés pour ouvrir un front au Sud. Le mouvement armé Ansar Dine de Iyad ag Ghali, allié d’al-Qaïda au Maghreb islamique, occupe une place centrale dans cette coalition.

L’homme arrêté le 9 juillet dans le centre du Mali a donné des précisions. Il aurait lui-même rencontré Iyad ag Ghali dans le grand nord du pays et c’est ce dernier qui, tirant les ficelles, lui aurait remis en mains propres des documents religieux destinés à faire de la propagande.

Un autre groupe dirigé par un prédicateur, originaire de la région de Mopti au centre Mali, du nom d’Amadou Koufa, a mis des hommes à disposition du même front sud. Deux groupuscules dont des partisans sont des fanatiques religieux sont également sur le terrain aux côtés des autres groupes. L’objectif de tout ce monde, constitué de quelques centaines de personnes, est de faire de la région malienne de Sikasso, qui a une frontière avec la Côte d’Ivoire, la base de ce front sud.

Au moins trois membres du réseau de jihadistes présumés ont déjà été arrêtés dans la même région du Sikasso. Ici, les forces de sécurité sont sur les dents, mais plutôt très confiantes. Elles affirment que le démantèlement de ces groupes est en cours.

Tahirou Bah altermondialiste devenu jihadiste : «Du désordre renaîtra l’ordre et l’espoir… Encore faut-il y croire et se battre…»

Kassim TRAORE – Le Reporter du 15 juillet 2015

L’attaque du 27 juin 2015 à Nara et celle du 28 juin 2015 à Fakola ont été revendiquées par deux  groupes radicaux alliés à Ansar Dine. Lesquels se composent de Maliens et d’étrangers qui tentent de s’implanter au centre et vers la frontière ivoirienne. Un ancien altermondialiste malien, Tahirou Bah, a aussi revendiqué les attaques de Nara et Fakola au nom du Mouvement populaire pour la libération du  Mali (Mpplm), se présentant comme le secrétaire général d’un mouvement armé  « basé à la frontière avec le Burkina Faso« .

« Nous revendiquons les attaques de ce week-end. Nous sommes un groupe armé qui veut le changement de régime au Mali. Nous sommes laïcs », a déclaré à l’AFP M. Bah, qui a dirigé un mouvement altermondialiste, « les Sans-voix », ayant participé, il y a quelques mois, à un rassemblement contre la France.

La déclaration de Tahirou Bah a été une grande surprise pour beaucoup de jeunes qui l’ont connu avec lesquels il a mené certaines luttes. Mais, pour ceux qui l’observent depuis un certain moment, ce n’est pas surprenant, car il a intégré le réseau des islamistes terroristes.

Ce que nous savons de Tahirou Bah

Tahirou Bah est avant tout un jeune malien instruit, car il est enseignant de son état, très actif dans les actions de la jeunesse malienne. Il prenait récemment part aux meetings de l’Association ‘Mali Te Tila’ sur l’esplanade de la Bourse du travail. Mais en réalité, nous avons connu et travaillé avec Tahirou Bah dans les années 2000 avec nos camarades du Mouvement politique Sadi qui deviendra par la suite le parti Sadi. Il faisait partie à l’époque des jeunes que le Dr. Oumar Mariko appréciait.

Au fil des années, force est de reconnaître que Tahirou Bah était devenu trop ambitieux et voulait prendre le leadership dans les manifestations de jeunesse. Il se faisait appeler Che Guevara, le Che avec des discours à l’emporte-pièce et des mots durs poussant les autres jeunes à se minimiser.

Tahirou Bah a péché par finir. Il a compris que les choses ne sont pas faciles. Il s’est éloigné du parti Sadi où il était de plus en plus contesté. Cela fait plus 6 ans que Tahirou Bah n’est plus actif dans les instances du parti Sadi. Il a décidé alors de faire carrière dans la société civile, menant «des luttes sociales».

À la faveur des rencontres des altermondialistes, il y a eu la création du Mouvement des «Sans Voix», branche du Mali. Tahirou Bah, selon nos sources, a détourné des fonds de cette association qui devrait être la Voix des sans voix, NO VOX. Il a quitté cette association pour évoluer en solo. Lors de la présidentielle de 2013, il était proche de l’Urd et son candidat, Soumaïla Cissé, lui a donné un peu d’argent qui lui a servi à ouvrir une école privée à Kalaban-Coura ACI. Il a en tout cas mouillé le maillot pour Soumaïla Cissé lors de la présidentielle.

Il prendra après ses distances d’avec l’Urd pour mener seul des actions et c’est dans cette solitude qu’il s’est exprimé sur les réseaux sociaux au nom du Mouvement populaire pour la libération du Mali (Mpplm). Il nous avait contactés pour une émission sur Klédu afin de défendre ses points de vue dans l’émission «Débats politiques». Malheureusement, on n’a pas pu réaliser cette émission. Mais il y tenait, sachant que beaucoup de monde écoute cette émission.

Tahirou Bah sur les réseaux sociaux

On se demande combien de noms il a sur facebook, tweeter et autres. Récemment, dans une conversation, il nous disait qu’il était devenu chrétien et qu’il se nomme Pasteur Tahirou Joseph Bah. Mais, il a une autre adresse : Tahirou Bah simplement. Sur cette page facebook, avec sa photo en costume blanc, depuis le 16 juin 2015, il est écrit : «Absent»,  posté vers 23 heures. Après cette date, certains de nos camarades l’ont vu vers le Burkina Faso, un pays qu’il fréquente depuis l’éclatement de la crise au Mali. Cela se comprend, car il est en contact avec un autre Malien, enseignant de son état, qui est très proche des rebelles et qui faisait la navette entre Bamako, Ouagadougou et Niamey.

Du 3 juin 2015 au 16 juin 2015, nous avons recueilli quelques messages postés par Tahirou Bah sur sa page : «La politique en Afrique se résume en 4 coups… 1 coup de gueule, 2 coups de poing, 3 coups de pied, 4 coups d’État. Le reste est une peccadille et pure perte de temps… Alors je suis partisan des 4 coups…».

C’est avec l’attaque de Misséni que les plus avertis ont compris qu’il a un lien avec les auteurs de cette attaque. Tôt le matin, au moment où les gens cherchaient à savoir ce qui se passait, voici ce qu’il avait posté : «Les Maliens doivent savoir la vérité sur l’attaque de Misséni dans le cercle de Kadiolo… J’insiste, je persiste et je signe, c’est ne pas une attaque jihadiste… allez-y savoir… L’attaque de Misséni, localité de Kadiolo, n’est pas une attaque jihadiste… J’ai eu des amis dans cette localité et j’ai échangé avec les ressortissants de Kadiolo et certains sont même de ce village… Ils ont tous affirmé que c’est un litige qui oppose les peulhs bergers aux autochtones, dans lequel les gendarmes sont impliqués dans le racket et l’extorsion de fonds… ».

D’un  autre côté, il soutient la signature de l’accord pour la paix par la Cma le 20 juin 2015. «Je soutiens entièrement et pleinement la signature complémentaire de l’accord du 20 juin au Mali… Vive la paix des braves ; à bas la guerre sale des pauvres…Le pouvoir est au bout du fusil… Selon le grand timonier chinois… mais la paix aussi est au bout du sacrifice… alors chers compatriotes, allons y vers cette paix… beyi také malila…. allah yé béyé fana… À qui faut-il faire la guerre?»

Toujours, essayant de faire des messages de paix, mais animé de mauvaise foi, il a dit à beaucoup de nos camarades qu’il ne veut pas de ce Mali, qu’il n’est pas contre les Maliens, mais différentes classes dirigeantes du pays de 1960 à nos jours. «Voilà une question à un million de dollars… Je dis ce que je pense… À l’aristocratie arabo-tourego-songhoi de mèche avec l’élite corrompue du sud… Les jeunes Maliens militaires se font tuer depuis 60 ans… Les Touaregs sont aussi tués depuis 60 ans… Malgré tout cela, personne ne fait une analyse révolutionnaire de la question… Cessez de vous entretuer au profit de l’élite… Faisons un front unique et débarrassons le pays de ces canards boiteux… Telle est ma position et j’entends me battre, y compris avec tous les moyens possibles… Vive la justice sociale et politique…».

C’est son dernier message avant de poster : «Absent», le 16 juin 2015, soit 10 jours avant les attaques de Nara et de Fakola respectivement dans les régions de Koulikoro et Sikasso.

Le cas Tahirou Bah n’est pas une surprise, car il aime l’argent facile et pense qu’il peut faire bouger les choses et qu’avec son statut de secrétaire général du Mpplm, il aura quelque chose avec les dirigeants qui ont tendu la main aux groupes armés qui s’agitaient sur le terrain.

Jihadistes à Tominian: un détachement de l’armée arrivé

Par Bertin DAKOUO – Info-Matin – 14 juillet 2015

Une douzaine de pick-up de l’armée, remplie de militaires, a été dépêchée hier dans le cercle de Tominian pour faire face aux jihadistes qui ont assassiné dans la nuit de vendredi à samedi dernier un conseiller municipal de Kérédaga, dans la commune Timéssa. Au même moment, la Gendarmerie procédait à l’arrestation de personnes accusées de sympathie pour ces jihadistes qui depuis quelques semaines font régner la terreur sur la population qui fuit massivement depuis le week-end dernier pour se mettre en lieu sûr.

La présence des jihadistes dans le cercle de Tominian est de plus en plus prise au sérieux par les autorités. L’on apprend de sources locales qu’une douzaine de véhicules remplis de militaires et de gendarmes est arrivée hier, dans la matinée, à Tassilima où des éléments jihadistes se manifestent depuis plusieurs jours. Ces militaires, apprend-on, sont arrivés de Sévaré, de San et Tominian. Leur mission est claire : anéantir tous les éléments jihadistes.

Mission compliquée

Toutefois la mission de ces militaires s’avère compliquée. En effet, nous a fait savoir hier un conseiller municipal, l’ennemi en face ne vient pas forcément d’ailleurs. Il s’agit, selon ses témoignages, en grande partie des autochtones qui se sont radicalisés et qui ont la possibilité de se fondre dans la population et vaquer aux mêmes activités quotidiennes qu’elle. Ce qui rend leur traque très difficile.

« Je ne sais pas comment les services de sécurité feront pour trouver et arrêter ces jihadistes. Ils sont d’ici. Ils ne sont pas non plus en tenue militaire comme on le voit souvent ailleurs. Ils portent les mêmes tenues ordinaires et peuvent facilement se mêler à la population et passer inaperçus », s’est lamenté cet élu local.

Il en a donné la preuve en rapportant que son propre oncle a été arrêté hier, parce que faisant partie du groupe jihadiste qui écume le cercle de Tominian. Dès lors la question est de savoir qui en est membre et qui ne l’est pas. Il revient à la Gendarmerie de trouver la bonne réponse.

Les villageois de Tassilima sont formels : tous les jihadistes parlent la même langue. Il s’agit d’un précieux indice pour les services de sécurité pouvant permettre de les extirper de la population et leur réserver le sort qu’ils méritent

Selon nos sources sur place, les éléments jihadistes ciblent en priorité les personnalités qu’ils cherchent à éliminer.

Pour ce qui est de l’assassinat du conseiller municipal, l’on indique qu’il s’agissait de se venger de lui pour avoir donné l’alerte et demandé l’intervention des forces de l’ordre pour la sécurisation de la population qui commençait à céder à la panique.

Un conseiller municipal précise que c’est vers 1 heure du matin que les jihadistes sont allés le réveiller pour ensuite l’exécuter après lui avoir dit ce qui était à leurs yeux un crime, à savoir les dénoncer.

Depuis la mort du conseiller de Kérédaga, apprend-on, c’est la panique générale. Des élus locaux font savoir que de nombreuses personnes sont en train de fuir Tassilima, dans la commune de Timessa. C’est justement dans ce village de Tassilima que l’armée a été dépêchée hier aux premières heures de la matinée. Cette présence suffira-t-elle à rassurer la population ? Il y a lieu de l’espérer pour qu’elle revienne reprendre ses activités agricoles en cette période hivernale.

Des munitions retrouvées

Il faut dire que si la mort d’un conseiller municipal, le week-end dernier, a placé Tominian sous le feu des projecteurs, la présence des jihadistes dans la localité ne date pas de la semaine dernière.

Selon une source locale, ils ont été signalés il y a au moins trois semaines. Un capitaine de la Gendarmerie aurait été envoyé sur place pour recueillir le maximum de renseignements sur ces individus non fréquentables dans la perspective de les neutraliser.

La source rapporte qu’il s’est rendu à Flakoroni en empruntant une route très peu praticable.

Avant la mission de cet officier de la Gendarmerie, rapporte un élu local, un accrochage avait eu lieu entre les forces de l’ordre et les jihadistes qui, selon la population, étaient au nombre d’une trentaine de personnes.

Des villageois sont allés faire le constant de visu et ont donné l’information. Ne faisant pas le poids, les illuminés s’étaient alors enfuient laissant derrière eux des munitions. Ce qui atteste de leur intention belliqueuse, même si jusque-là ils ne s’en sont pris qu’à une personne dont le seul tort a été de donner l’alerte comme tout bon citoyen le ferait en pareilles circonstances.

En outre à Bamako, l’alerte est maximale du point de vue sécuritaire. Ce depuis l’arrestation d’un individu le week-end dernier à Ouan. Proche d’Iyad Ag Ghaly, selon les sources, il se rendait dans la capitale pour alimenter en argent des cellules dormantes d’Ansar Eddine, le mouvement créé par Iyad et qui prône l’application de la charia, (loi islamique).

Pour rappel, récemment le mouvement islamiste avait fait un communiqué dans lequel il menaçait la Minusma et Les FAMA et promettait d’appliquer la charia sur ce qu’il considère comme ses « terres ».

Le péril sécuritaire est indéniable dans la capitale comme ailleurs. Il est aussi établi que la menace peut venir de toute part. Pour autant ne faudrait-il pas céder à la panique. Le bon réflexe de citoyen, dans un tel contexte, serait de collaborer étroitement avec les forces de l’ordre et de sécurité en dénonçant tout individu au comportement bizarre.

Menaces terroristes sur Bamako : un suspect arrêté à Fana

Badou S. Koba    – Tjikan du 14 juillet 2015   

Le Mali est sur le qui-vive depuis les attaques de Misseni, Fakola et Nara et les déclarations du mouvement terroriste Ançar Dine d’Iyad Ag Ghali qui est devenu fou furieux depuis la mort de son apprenti Mohamed Ag Wadoussène. Après l’arrestation d’un suspect à Bamako le week-end dernier, c’est au tour des forces de sécurité de la ville de Fana d’arrêter un autre suspect qui devrait venir commettre des attentats à Bamako.

Le terrorisme n’a plus de frontière et aucun pays n’est à l’abri. Suite à l’attentat spectaculaire du marché de N’Djamena, les autorités de Bamako ont renforcé les mesures de sécurité  dans le pays. Elles n’ont pas totalement tord. Le week-end dernier, un suspect a été arrêté dans la capitale malienne avec des documents compromettants.

Après cette arrestation, un autre suspect en partance pour Bamako a été intercepté  par les forces de sécurité  de la ville de Fana. De par son accoutrement et les documents  trouvés en sa possession, tout porte à croire qu’il a été envoyé par un groupe terroriste pour commettre des attentats, et d’ailleurs les soupçons portent sur le mouvement Ançar Dine du sinistre Iyad Ag Ghali. En effet, depuis la mort de Mohamed Ag Wadoussene  un apprenti terroriste, Iyad Ag Ghali change régulièrement de cache  pour ne pas être repéré par l’aviation française. Mais aussi  évite aussi de parler au téléphone, selon des sources bien introduites. Comme pour dire que sa situation se  complique jour après jour.

Il n’a plus d’autres choix que de se rendre, indique un officier des FAMas qui a préféré garder l’anonymat. Selon ce dernier, l’Algérie ne veut plus le sentir surtout avec les émeutes de Ghardaïa entre arabes Mozabites et Berbères.

Du côté du Niger où il a quelques complicités, les choses ne sont pas roses non plus.  Depuis les sanglantes attaques de Boko Haram  contre le Niger, le pouvoir de Niamey veut la peau d’Iyad Ag Ghali.

Apparemment, son seul salut reste la Libye où vit l’ancien chef rebelle  nigérien du MNJE Agaly Olambo qui a les mêmes idées  cyniques que lui. Une autre nouvelle qui risque  de ne pas plaire au fugitif est le voyage du président IBK en Turquie. Même si des rumeurs ont circulé comme quoi, il est parti pour des soins médicaux, des sources bien introduites assurent qu’il a effectué ce voyage pour acquérir des armes afin de rendre son armée plus opérationnelle contre les bandits armés.

Une autre mauvaise nouvelle pour Iyad Ag Ghali est que les forces françaises dans le cadre de l’opération « Dordogne » ont saisi plus de 20 kilogrammes d’explosif appartenant à des groupes terroristes parmi lesquels le mouvement de Iyad    est cité. Comme pour dire que les choses s’amenuisent pour Iyad Ag Ghali.

Côte d’Ivoire : mesures d’envergure dans le nord pour se prémunir contre la menace djihadiste

Xinhua – 14.07.2015 13h15

Les autorités ivoiriennes tentent de prendre des mesures d’envergure dans la zone nord du pays frontalière avec le Mali, afin de se prémunir contre toute attaque de djihadiste. Face à la menace djihadiste, les préfets de Korhogo et d’Odienné (nord) ont invité la population à travailler en collaboration avec les forces de défense et de sécurité, pour dénoncer tout comportement d’individus suspects. Ils ont en outre annoncé une série de mesures pour assurer et garantir la sécurité, notamment le ratissage des forêts pour déloger les individus suspects, et le renforcement du contrôle des individus dans les engins de transport en commun.

« Nous sommes envahis par la construction de mosquée et par des personnes peu recommandables. Nous voulons savoir qui finance la construction de ces mosquées et par conséquent la construction de nouvelle mosquée est suspendue jusqu’à nouvelle ordre« , a déclaré le préfet de Korhogo Daouda Ouattara, estimant que l’intérêt du pays est en jeu. « Les menaces djihadistes sont à prendre au sérieux et je vous rappelle que personne n’est à l’abri. Que ce soient les musulmans, les chrétiens ou les animistes, personne n’est à l’abri des actions terroristes des djihadistes« , a noté pour sa part le préfet d’Odienné Michel Amani Yao.

De son côté le préfet du département de Kouto, Clément Kouamé Bi Kalou a mis sur pied le Conseil de sécurité du département de Kouto en prévision aux menaces djihadistes aux frontières nord de la Côte d’Ivoire. Le Comité comprenant les autorités civiles et les responsables des forces de sécurité siège de manière périodique afin d’échanger sur la situation sécuritaire dans le département.

Les autorités ivoirienne prenant la menace au sérieux, ont renforcé le dispositif militaire tout au long de la frontière ivoiro-malienne avec un poste de commandement avancé à Goulia, dans le département de Kaniasso.

Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné a fait état d’une synergie d’actions avec les autorités maliennes et de la mise en place de mesures permanentes pour sécuriser la zone frontalière. Le groupe djihadiste Ansar Dine a revendiqué des attaques récentes perpétrées dans le sud du Mali, à une quinzaine de kilomètres de la frontière ivoirienne. Suite à ces attaques, le groupe terroriste a proféré des menaces contre la Mauritanie et la Côte d’Ivoire.

Par mesure d’anticipation, la Côte d’Ivoire a renforcé son dispositif militaire à la frontière avec le Mali. Des soldats ivoiriens et onusiens ont appuyé les militaires maliens dans une opération de ratissage aux alentours de Fakola, ville malienne proche de la Côte d’Ivoire, qui a été la cible d’attaques des djihadistes. Selon des sources sécuritaires, trois djihadistes ont été tués au cours de cette opération.

 

Menaces d’attaques terroristes proférées par Ansar Eddine d’Iyad Ag Ghaly et des éléments d’Amadou Kouffa contre Bamako

Abdoulaye DIARRA – L’Indépendant du 14 Juillet 2015

Plusieurs chancelleries appellent leurs ressortissants à la vigilance Les forces de sécurité sont sur le qui-vive, depuis vendredi 10 juillet, pour prévenir toute attaque contre Bamako, désormais la cible des groupes terroristes Ansar Eddine d’Iyad Ag Ghaly et du Front de libération du Macina de Amadou Kouffa

Selon des sources concordantes, ces deux organisations avaient menacé de s’en prendre vendredi à des lieux de culte de la capitale. Cette menace était devenue plus persistance surtout après l’arrestation dans la nuit du jeudi à vendredi, d’un suspect à Ouan (région de Mopti) sur l’axe Sévaré -San, en partance pour Bamako. Il a été retrouvé sur l’homme appréhendé des documents et des cassettes vidéo du chef d’Ansar Eddine Iyad Ag Ghaly qui appelle à étendre le jihad au sud du pays. L’homme serait détenteur d’une correspondance à adresser à un contact d’Iyad Ag Ghaly dans la capitale, nous-précise-t-on.

En effet, dans la nuit de jeudi à vendredi, la menace a été prise très au sérieux par les fidèles musulmans de notre pays. Des messages de prudence ont été envoyés dans certaines mosquées et à certains dignitaires religieux pour qu’ils redoublent de vigilance. Aussi, des imams et éminents prêcheurs ont-ils profité de leurs sermons de vendredi pour informer les fidèles de la menace d’attaques terroristes contre les lieux de culte et les exhorter à une sincère collaboration avec les forces de sécurité. Les chancelleries occidentales et certaines organisations internationales accréditées dans notre pays ont donné des consignes à leurs ressortissants et agents pour qu’ils redoublent de vigilance.

Le conseil de Défense, comprenant plusieurs hauts gradés de l’armée, de la gendarmerie, de la police, de la garde nationale, s’est réuni autour du Premier ministre pour évaluer la menace et prendre des mesures urgentes qui s’imposent en la matière. On se rappelle que bien avant l’attaque du Bar – restaurant » la terrasse » qui a fait trois morts dont des expatriés européens, des informations faisaient état d’une menace d’attentat contre Bamako. La découverte d’une planque de terroristes dans la forêt du Mandé, principalement à Samanko avait fini par mettre les forces de sécurité en état d’alerte. Au moment où nous mettons sous presse, les forces de sécurité n’ont pas encore baissé la garde. Le dispositif sécuritaire est plutôt renforcé avec la présence discrète d’agents dans des endroits stratégiques.

 

 

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