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Vers un remaniement du gouvernement ?

by sur 17 juillet 2015

Faire de la place aux anciens rebelles ? Se débarrasser de ministres régulièrement attaqués ? Remplacer un premier ministre qui se dit fatigué de ne pouvoir avancer plus vite ? Les raisons d’un remaniement régulièrement annoncé ne manquent pas.

Au final, et comme en France, c’est le président qui décide !

Futur Gouvernement : aucun sortant, 5 entrants annoncés

Chahana Takiou – 22 Septembre du 16 Juillet 2015

Depuis la signature de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali, le 20 juin dernier, les regards sont tournés vers Koulouba, pour un réaménagement ministériel ou la formation d’un nouveau gouvernement.

Depuis, les spéculations sur le gouvernement post accord vont bon train. Tous les jours, des confrères font entrer ou sortir, comme bon leur semble, des ministres du futur attelage, qui sera conduit par le Premier ministre Modibo Kéïta.

Depuis, on raconte par presse interposée, que les marabouts et féticheurs sont très fréquentés. Depuis également, la Coordination des mouvements de l’Azawad multiplie les interviews pour réclamer des départements juteux, voire très sensibles, comme les Finances, la Défense, la Sécurité, les Affaires Etrangères, bref les départements de souveraineté qui relèvent directement du Président de la République.

Certains diront que ce sont des ministères régaliens, majestueux. C’est dire que ces postes-là ne pourront pas être occupés par des bandits reconvertis, redevenus fréquentables par tous. Pourtant, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), par la voix d’Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, laisse entendre que « le futur gouvernement doit comprendre 40% de ressortissants du Nord, dans le cadre de l’application de l’accord ».

En clair, les attentes des uns et des autres sont fortes. Il y aura certainement beaucoup d’appelés, mais peu d’élus, pour la formation de l’équipe gouvernementale. Compte tenu du contexte et de l’environnement sociopolitique et sécuritaire, il urge de patienter pour la mise en place de cette nouvelle équipe, le temps que le Comité de suivi de l’accord puisse s’entendre sur des détails importants, avec à la clé un règlement intérieur adopté.

A ce moment-là, il sera souhaitable non pas de dissoudre le gouvernement et d’en chasser plusieurs membres, mais de maintenir l’équipe actuelle, nommée le 10 janvier 2015, et d’y ajouter 5 nouveaux portefeuilles. Car les ministres actuels n’ont pas démérité dans un contexte aussi difficile que le nôtre.

Dans cette optique, certains grands départements pourraient être scindés en deux. Il pourrait y avoir une ou des nouvelles créations, à l’image du défunt ministère chargé des Zones Arides et Semi Arides, ou encore un ministère en charge de la Régionalisation. Ainsi, la Coordination des mouvements de l’Azawad pourrait se voir attribuer trois strapontins et la Plateforme deux. 

Remaniement ministériel en vue : Des barons du parti présidentiel menacés

Alpha Mahamane Cissé – L’ Indicateur Du Renouveau – 10 juin 2015

Une nouvelle équipe s’en va, une autre arrive. IBK s’apprête à faire un grand changement pour donner un coup d’accélérateur à son projet de société. C’est pourquoi avec le remaniement ministériel en vue, plus d’une dizaine de ministres ne dorment plus qu’un œil. On évoque un possible de barons du parti présidentiel.

C’est une certitude : après le 20 juin, rien ne sera comme avant dans la conduite de l’action gouvernementale. C’est pourquoi le président de la République portera son choix sur des hommes et des femmes capables. Ici, il faut s’attendre à l’obligation de résultats, ce qui a manqué à beaucoup de ministres dans le gouvernement Modibo Kéita. Cette méthode IBK exige un remaniement ministériel qui touchera plus d’une dizaine de membres de l’équipe actuelle.

S’il est établi que le chef du gouvernement a la faveur des pronostics pour continuer le vaste chantier qu’il vient d’annoncer à travers sa DPG, il n’en demeure pas moins que nombre de ses ministériels vont plier bagage.

Selon nos sources, IBK qui vient d’arracher un accord de paix ne saurait plus tolérer de voir des membres du gouvernement sans initiatives et qui se cachent plutôt derrière leur costume de ministre pour mener des affaires louches. En tout cas, l’alerte est donnée et à mesure que l’on s’approche de la date fatidique du 20, les choses se précisent.

Nous sommes en mesure de dire que ce remaniement est guidé par la volonté du chef de l’Etat de combler le retard qu’il a accusé dans la résolution de la crise du Nord. En dehors du fait que la nouvelle équipe gouvernementale va accueillir d’anciens rebelles, la plateforme loyaliste aussi aura sa place dans la conduite du vaste chantier de reconstruction du pays. Ce remaniement est aussi un vœu pieux de la communauté international qui souhaite voir le Mali sortir définitivement de la crise et s’engager dans la voix du progrès.

Les partants

Des  membres de la mouvance présidentielle peuvent faire leurs valises.  Il y a le secrétaire général du RPM et ministre du Développement rural, Bocary Tréta, dont la réputation est entachée par le scandale des engrais et d’autres recrutements sur de bases floues.

Pis, on soupçonne Tréta de faire un sabotage de l’action gouvernementale dans le seul but d’occuper le poste de Premier ministre. L’ancien colistier d’IBK en Commune IV, Abdrahamane Sylla est aussi sur le départ. Il a péché dans la réponse à apporter à la crise de l’immigration.

Mme Sangaré Oumou Ba a montré ses limites et ne parvient pas à innover au sein de son département. Tout lui échappe. Sa collègue autoproclamé militante du RPM, Ndiaye Ramatoulaye Diallo, est, elle, une vraie novice. Par son inexpérience, elle a tout simplement tué les secteurs de l’artisanat, de la culture et du tourisme.

Comme une vraie figurante, Mme Diarra Racky Talla peine à porter la casquette de ministre. Pour un climat social en ébullition, il faut bien de la bonne volonté de Mme le ministre de la Fonction publique. Par son manque de coordination, le ministre est à la traine dans la matérialisation de la réforme de la fonction publique.

Il sort du bois, mais manque à l’appel pour donner du tonus aux forces de sécurité. Le généralissime Sada Samaké sera donc révoqué sans ménagement. Tous ses partants ont la particularité soit de manquer de résultat ou d’être impliquer dans des affaires pas catholiques.

Remaniement ministériel: Les six critères qui s’imposent pour le futur Gouvernement de « Mali Kura »

Youssouf Sissoko – Info@Sept – 2015-06-01

Après la signature le 15 Mai 2015 de l’accord de Bamako pour la paix et la réconciliation, nombreux sont les observateurs qui s’attendent aujourd’hui à un remaniement. Et cela pour non seulement permettre aux groupes armés signataires d’intégrer la République mais aussi et surtout permettre à IBK de mettre en place une équipe restreinte d’hommes et de femmes qualifiés, capables de relever les multiples défis auxquels le Mali Kura d’après signature sera confronté.

Ce gouvernement que tout le monde souhaite être le dernier du premier quinquennat d’IBK doit tenir compte de six critères : qui vont, entre autres, de la compétence à  l’intégrité morale en passant par l’engagement et le patriotisme. Voici à la loupe les six critères de choix du futur gouvernement post-crise que nous proposons.

Nous ne nous lasserons jamais de rappeler que le président IBK a été élu sur le bénéfice du doute qu’il était le mieux indiqué pour résoudre les deux crises qui restent le talon d’Achille du Mali à savoir la crise au nord et la corruption endémique.

Après vingt mois de gouvernance soit le 1/3 du parcours de son quinquennat, le constat reste amer.

La corruption est devenue structurelle, pratiquée aujourd’hui à ciel ouvert comme en atteste les rapports de 2013 et de 2014 du Bureau du Vegal.

A cela s’ajoute, la sempiternelle crise au nord qui est toujours sans solution durable. Le problème s’est surtout aggravé après le « retrait stratégique » des FAMA le 21 Mai 2014 à Kidal.  Il a fallu l’effort de tout le monde pour arriver au 15 Mai 2015 à la signature de l’accord de Bamako pour la paix et la  réconciliation. Après cette signature historique, il n y a aucun doute que la mise en œuvre de l’Accord accouchera d’un nouveau Mali.  Quelles doivent être les  réformes attendues de la part du Président de la République ?

L’application de cet accord nécessite non seulement des reformes profondes, mais aussi  et surtout une véritable adhésion populaire pour que la solution ne devienne pas le problème. C’est pourquoi un gouvernement de combat, plus restreint, plus efficace et plus responsable est souhaité pour mener à bien ces reformes. Et pour le futur gouvernement, il est essentiel qu’il incarne les valeurs que chaque membre de l’équipe doit avoir.

En voici six critères qui doivent servir de boussole au 1er gouvernement d’après signature :

L’intégrité morale, premier critère : Les Ministres doivent être soumis avant leur nomination à une véritable enquête de moralité sur leur passé et leur présent. De façon à éviter que l’on ne choisisse des Cadres au passé sulfureux dont la présence au gouvernement n’inspirerait pas confiance quant à leur capacité de mener le combat contre les maux dont ils sont eux-mêmes l’incarnation.

La compétence intellectuelle, deuxième critère : les candidats au gouvernement doivent être soumis à un test oral pour confirmer leur niveau intellectuel et leur capacité d’analyse et de discernement des défis de la construction du Mali Kura. Une culture générale qui leur permette d’appréhender les enjeux géopolitiques et stratégiques dont le Mali est la convoitise.

L’expertise technique, troisième critère : les candidats aux différents postes ministériels doivent avoir une expertise avérée et une connaissance approfondie et claire des domaines de compétence de leur département. Cela de façon à éviter qu’ils ne soient les otages de leurs conseillers techniques dont ils ne pourront rien contester parce que n’étant pas eux-mêmes du domaine et n’ayant aucune connaissance autre que politique.   Dans l’équipe de Mali Kura, comme dans une équipe nationale de Football, on ne vient pas  pour apprendre à jouer, mais on vient pour prouver son talent et faire gagner l’équipe.

L’engagement patriotique, quatrième critère : en rapport avec l’enquête de moralité, ce point est très capital surtout pour un pays qui sort d’une crise aussi grave que celle que nous connaissons. Aimer le Mali suppose que l’on ne vienne pas au gouvernement pour se servir, mais pour servir sa patrie. Les agents de l’Etat qui amassent des milliards sur le dos des pauvres citoyens ne doivent pas être associés à la gestion de Mali Kura, ils doivent d’ailleurs répondre de leur enrichissement illicite.

Le respect de l’équilibre régional et ethnique, cinquième critère : même si ce sont des choses non dites et non écrites, il faut dans la mise en place du gouvernement respecter l’équilibre régional et ethnique. Contrairement à ce que semble proposer les Accords de Bamako, en demandant de « favoriser une plus grande représentativité des populations des régions du nord au sein des institutions nationales » au détriment de toutes autres compétences. Toute chose qui viole le principe républicain de l’égalité de chances d’accès aux fonctions publiques de l’Etat.

Le respect du fait majoritaire, sixième critère : dans une démocratie qui marche sur ses pieds, le choix du président en ce qui concerne le chef de l’équipe gouvernementale doit toujours respecter la volonté politique du peuple telle qu’exprimée par le suffrage des urnes. Une intelligence de choix qui éviterait les risques de cohabitation et de motion de censure pour un pays déjà fragilisé.

En définitive, il convient de rappeler que la principale tâche du futur gouvernement sera la mise en œuvre de l’Accord de paix de Bamako. Il devra s’attaquer, en priorité, aux grandes réformes constitutionnelles, institutionnelles et politiques.

De l’avis des constitutionnalistes, ces mesures appellent à la naissance d’une nouvelle République, la quatrième depuis notre indépendance après la première République de Modibo Keïta de 1960 à 1968, la deuxième République avec Moussa Traoré de 1978 à 1991 et la troisième République de 1992  à nos jours.

Il faut préciser que le passage à une quatrième République ne saurait signifier le rejet total, pur et simple de la Constitution historique du 25 février 1992. Cette Constitution qui, de l’avis de tous, est l’une des meilleures de l’Afrique contemporaine peut-être maintenue dans son arsenal juste en amendant ses articles éprouvés par 20 ans d’exercice démocratique.

C’est en cela qu’il faut prendre en compte les pertinentes conclusions du rapport de la Commission Daba Diawara qui, bien que perfectible, n’est pas moins un excellent outil de travail de la naissance du Mali Kura. En cela, nous pouvons bien nous référer au modèle constitutionnel américain qui, tout en gardant sa première constitution, n’y procède que par amendements pour intégrer les évolutions politiques et institutionnelles.

 

 

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