Skip to content

Malimètre n°6 : le Malien peu informé…

by sur 25 juillet 2015

C’est un peu un jeu, en France, lorsque l’opinion se réveille brutalement, on dit qu’elle est mal informée…

Ce peut-être la faute des journalistes qui n’ont pas suffisamment fait leur boulot, ce peut être aussi la faute du citoyen qui s’informe mal ou ne prend pas la peine de le faire à bonne source.

J’avais l’habitude de demander à mes connaissances se plaignant de ne pas être informées d’un sujet qui prenait tout à coup de l’importance parce qu’il passait à la télé : qu’est-ce que vous lisez comme journaux ? Quelle chaînes télévisée regardez-vous ? La réponse tombait souvent, implacable : « Je n’achète pas le journal et je ne regarde plus la télé »….

La sixième édition du Malimètre atteste que les Maliens connaissent peu de choses des accords de paix, qu’ils n’en savent pas davantage de la décentralisation, mais qu’il font néanmoins encore confiance en majorité à IBK.

Sondage Mali-Mètre sur la signature de l’accord: 80,1% des Maliens favorables à IBK

Par MODIBO KONE – Info-Matin du 25 juillet 2015

La 6ème édition de l’enquête d’opinion ‘’Mali-Mètre’’ a été présentée à la presse, hier jeudi 23 juillet, à l’hôtel Salam. La cérémonie était présidée par l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Mali, Günter OVERFELD. C’était en présence de Jean Henrik FAHLBUSCH, représentant résident FES/Mali, de Abdourhamane DICKO, chargé de programmes de la fondation Friedrich Ebert stiffung et Cheaka Abdou TOURE, représentant résident de la CEDEAO au Mali.

Cette 6ème édition de Mali-Mètre a été réalisée du 18 au 25 mai 2015, sur un échantillon de 1803 personnes, âgées de 18 ans et plus, reparties dans l’ensemble des capitales régionales, excepté Kidal, pour des raisons de sécurité.

L’enquête avait pour objectif de sonder l’opinion des populations maliennes sur leur confiance dans les institutions et sur diverses questions de l’actualité brulante comme l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, la sécurisation du pays, la réconciliation et la justice, la régionalisation, les défis majeurs pour le Mali, les priorités du gouvernement, la MINUSMA, BARKHANE …

Par rapport à l’Accord de paix et de réconciliation, sa signature était le souhait d’une grande majorité des enquêtés (80,1%). Parmi ces personnes sondées (42,2%) la considéraient comme une bonne chose et (37,9%) comme une très bonne chose. Une faible minorité (12,3%) désapprouvait la signature de l’accord et (7,5%) était sans opinion.

Pour plus de la moitié des citoyens (55,9%), l’Accord ne porte en aucun cas atteinte à l’unité nationale, contre 29,4% qui pensent le contraire, et 14,7% sont sans opinion.

Pour ce qui concerne la confiance des Maliens dans les institutions de la République, plus de deux tiers (66,3%) des citoyens font confiance (23,3%) ou très favorables (43,0%) au président de la République pour faire face aux défis sécuritaires, institutionnels et socio-économiques actuels au Mali, contre plus d’un cinquième (16%) qui lui font un peu confiance et autant (15%) qui ne lui font pas confiance.

Les résultats indiquent qu’un peu moins de 6 citoyens sur 10 (59,1%) font confiance au gouvernement dans la gestion du pays, contre plus du tiers (35,6%) ne lui font pas confiance ou peu confiance et 16,6% sont sans opinion.

La proportion des citoyens qui font confiance au Haut conseil des collectivités est d’un peu moins de la moitié (48,8%) des enquêtés tandis que (35,6%) ne lui font pas confiance ou peu confiance et 16,6% sont sans opinion.

Une majorité des citoyens (52,4%) fait confiance à l’Assemblée nationale (31,3%) ou très confiance (21,1%), contre (41,3%) qui ne lui font pas confiance (18,7) ou peu confiance (22,6%) contre 6,3% qui sont sans opinion.

Mali-Métre : le sixième sondage porte sur l’Accord de paix

Par Anne-Marie KEITA – 24/07/2015

Réalisé par la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES), le sondage qui a permis au Maliens d’exprimer leurs points de vue sur l’accord de paix pourra orienter les décideurs politiques

Le sixième numéro de Mali-mètre a été présenté ce jeudi à la presse. L’évènement a enregistré la présence de l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Mali, Günter Overfeld, du représentant résident de la FES, Jan Henrik Fahlbusch, du représentant spécial de la CEDEAO au Mali, CheakaAboudou Touré, et du chargé de programmes de la FES, Abdourhamane Dicko.

L’enquête a été réalisée du 18 au 25 mai 2015, immédiatement après la signature de l’Accord, sur un échantillon de 1803 personnes, âgées de 18 ans et plus, reparties dans l’ensemble des capitales régionales, hormis Kidal. Elle a porté sur plusieurs sujets, notamment la confiance des Maliens aux institutions, l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, la sécurisation du pays, la réconciliation et la justice, la régionalisation, les défis majeurs pour le Mali, les priorités du Gouvernement.

Saluant l’initiative de FES, l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Günter Overfeld, a fait savoir que 71% des Maliens pensent que l’insécurité est le défi majeur, 49% des pensent qu’il faut s’attaquer au problème du chômage et 40% souhaitent le développement agricole au Mali.

Pour sa part, le chargé de programmes de la FES, Abdourhamane Dicko, a expliqué que Mali-Mètre est un sondage d’opinion développé par la FES dans le but d’appréhender les perceptions des Maliennes et des Maliens sur des thématiques d’actualité comme la citoyenneté, le dialogue et la réconciliation, la sécurisation et la stabilité du pays et des régions du Nord. Avant d’ajouter que l’un des objectifs de l’enquête est de servir de baromètre pour l’orientation des décisions.

Selon le sondage, 81% des Maliens ne connaissent pas le contenu de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Pour la grande majorité des citoyens et citoyennes (88%), le gouvernement constitue l’acteur majeur de la mise en œuvre de l’Accord signé le 15 mai dernier.

Les autres acteurs majeurs sont les groupes armés (42%), la Minusma (28%) et les partenaires techniques et financiers (27%). De plus, environ une personne sondée sur trois affirme ne pas connaitre la signification de « l’Azawad » et 48,7% déclarent ne pas savoir le sens de la régionalisation.

A Gao, 86,8% de la population affirment ne pas se sentir en sécurité, 80% apprécient la formation des forces armées maliennes par l’EUTM. L’enquête révèle que 74% des Maliens ont été affectés par la crise de 2012, et 62% pensent qu’il faut le pardon pour la réconciliation.

Sondage de la fondation FRIERICH EBERT STIFTUNG publie hier 66% des Maliens font toujours confiance au président IBK

Daba Balla KEITA – Togonews – 24 juillet 2015

Le dernier numéro de « Mali-Mètre », une enquête d’opinion de la fondation Friedrich Ebert a été rendu public hier après-midi. C’était à la faveur d’une cérémonie organisée à cet effet à l’hôtel Salam en présence du représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert (FES), Jan Henrik Fahlbusch, de l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Mali, M. Günter Overfeld et d’Abdourhamane Dicko, chargé de programmes à la FES.

L’étude en question a été réalisée entre le 18 et le 25 Mai 2015 dans les sept capitales régionales du Mali et le District de Bamako. Pour des raisons d’insécurité, les enquêteurs n’ont pas pu se rendre à Kidal. L’âge des personnes ayant pris part à cette enquête varie entre 18 et plus de 68 ans sur un échantillonnage de 1 803 individus.

Selon les résultats publiés, 66% des Maliens font toujours confiance au président de la République Ibrahim Boubacar Keita, 1ère institution du pays, contre 59% pour le gouvernement  et près de 50% pour l’Assemblée Nationale et le Haut Conseil des Collectivités. Sur les grands défis auxquels le Mali devra faire face, l’insécurité est la première préoccupation des citoyens (71,1%), la deuxième préoccupation est le chômage des jeunes (49,9%), vient ensuite l’Insécurité alimentaire (44,3%). La corruption occupe le 5èmerang.

Barkhane et la Minusma perçues comme des forces d’occupation  

Les Maliens n’ont pas une bonne perception des rôles des militaires français et Onusiens de la force Barkhane et de la MINUSMA, considérés comme étant des forces d’occupation. Par conséquent, près de 47% des « personnes enquêtées » estiment qu’elles (les forces Barkhane et Onusienne) doivent se retirer du Mali un (01) an après la signature du 15 Mai et du 20 Juin à Bamako, de l’Accord issu du processus d’Alger.

Depuis un certain temps, la fondation FRIEDRICH EBERT STIFTUNG effectue des sondages d’opinion sur des thèmes d’actualité au Mali tels que la  Citoyenneté, le Dialogue et la Réconciliation, la Sécurisation et la Stabilité du pays et des régions du Nord. Ces sondages d’opinion ont pour but d’appréhender la perception des Maliennes et des Maliens sur lesdits sujets. Mais au delà, les résultats de ces sondages aident beaucoup les décideurs, les chercheurs, les étudiants entre autres utilisateurs de données dans leurs choix.

Ainsi, la Friedrich Ebert Stiftung (FES) a déjà à son actif, la publication des résultats de  cinq (5) sondages d’opinion  sous le label de « Mali-Mètre ».  Et c’est le 6ème numéro de « Mali-Mètre » qui a ainsi été présenté au public hier jeudi 23 Juillet 2015 à l’hôtel Salam de Bamako.

LA ZONE DE  COUVERTURE

Excepté la région de Kidal pour des raisons de sécurité, les enquêteurs de « Mali-Mètre 6 » se sont rendus dans les sept (7) autres capitales régionales du pays, plus le District de Bamako. Le sondage a été réalisé entre 18 et le 25 Mai 2015. Cette sixième édition est principalement axée sur l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger dans certains de ses aspects majeurs comme les questions Institutionnelles, de Défense et de Sécurité de même que la Réconciliation et la Justice…

Nous y reviendrons !

Décentralisation au Mali : Toujours peu d’intérêt à la question de gestion de proximité

Paul N’GUESSAN – Le Prétoire du 24 Juillet 2015

Les populations maliennes vont allées aux urnes en octobre prochain, pour choisir ceux qui pendant les cinq prochaines années, s’occuperont de la promotion du développement local et de la démocratie à la base. Mais le comportement dédain qui sourd de cette opération électorale pourtant capitale, préfigure de la qualité des prochains maires de communes et des gouverneurs des régions. C’est l’occasion plus que jamais, de marquer une rupture effective avec la mauvaise gouvernance dont ont fait montre, la quasi majorité des exécutifs à la tête des collectivités décentralisées.

Les élections communales, municipales et régionales d’octobre prochain constitueraient une opportunité offerte sur un plateau d’or, pour affliger les maires et gouverneurs enthousiastes des ressources publiques en leur infligeant une cuisante défaite. Il y a à souhaiter que les populations qui sont les bénéficiaires directes des services à elles offerts par ces élus communaux, réagissent autrement, en sanctionnant par le biais de ces élections, les actes répréhensibles suscitant leurs griefs.

Mais cela ne semble pas être le cas pour ces élections à venir, qui normalement doit être tout de même décisif dans la vie de nos communautés, peut-être victimes de la mauvaise gestion des ressources mises à disposition des communes et régions. Mais il y a eu, à notre corps défendant, des circonstances qui ne vont point favoriser ce départ massif de nos nouveaux élus locales, sur qui pèsent de lourds soupçons.

En dehors des cas de force majeure, aura-t-il vraiment le jour du vote l’engouement des électeurs, car le faible taux de participation au suffrage universel, est un signe annonciateur, offrant un terrain fertile au retour massif aux affaires de maires ou d’hommes de peu de confiance. Certes, la démotivation de la population face à l’impunité peut expliquer cela. L’expérience de deux décennies de maires peut aussi être mise en avant. Et cela répond à la qualité de la gestion de nos élus, la gouvernance des affaires communautaires.

Et le clou pour ces élections à venir est la nouvelle trouvaille. Celui de la décentralisation poussée avec l’autonomisation des régions, une aubaine pour les rebelles et certaines personnes de moralités douteuses.

Pour peu qu’on ait négligé ce tournant, on s’offre le maximum de chance de confier les destinées des collectivités aux mains de gens incompétents, peu soucieux du développement à la base. C’est une grave erreur que de se comporter ainsi, en laissant trop de marge de manœuvre à ceux-là dont on doute de la qualité de gestion et de management.

Le risque, à terme, c’est que pendant plusieurs années encore, l’épineuse question de bonne gouvernance des affaires communautaires va toujours se poser. Cette génération d’élus risque encore de nous éloigner du coche. Et l’avènement de la vraie décentralisation ne sera pas pour demain.

Quel gâchis !

 

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :