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ATT et les amis des putchistes

by sur 29 juillet 2015

Curieuse histoire…

On se souvient que le président de la République du Mali Amadou Toumani Touré, a été renversé en mars 2012, à deux mois de la fin de son second mandat et que, fait remarquable en Afrique, il n’avait rien fait pour se maintenir au pouvoir au-delà du délai légal.

En tous cas, rien de visible, même si d’aucun l’accusait de pourrir la situation au Nord pour qu’on l’appelle à se représenter une troisième fois… Ce qui reste à prouver.

Il fut donc renversé par une poignée d’officiers lui reprochant de n’avoir rien fait pour régler la question du Nord, l’accusant même d’avoir bloqué leurs armements.

Dans un premier temps, ces officiers ont été soutenu par des mouvements populaires de base, furieux de voir comment la gouvernance du pays allait à vau l’eau.

Tellement furieux contre la classe politique que ces mouvements, alors même que leurs amis putchistes mettaient le pays en coupe réglée, organisèrent l’attaque du Palais de Koulouba dont le président de la transition Diocounda Traoré a failli ne pas sortir vivant.

La fin on la connaît : quelques jours après le coup d’Etat, les deux tiers du pays étaient envahi par des indépendantistes alliés aux islamistes et autres narcos trafiquants.

Les putchistes ont causé des milliards de dégâts, vidé les caisses, rempli, leurs poches, et amené le pays dans le chaos.

Les élections présidentielles ont pu avoir lieu sur une partie du territoire et dans des conditions plus que douteuses, mais jugées bonnes par les observateurs internationaux.

L’insécurité est installée.

Une classe politique déconsidérée se maintient au pouvoir.

Et c’est à ce moment précis que les « amis des putchistes »… demandent pardon à ATT !

Lettre des amis de Sanogo à ATT : la Copam, le MP22, la CSM, Yèrèwolo ton… rattrapés par l’histoire

Bréhima Sogoba – L’Indicateur du Renouveau du 29 juillet 2015

Amadou Toumani TouréAmadou Toumani Touré ex-président du Mali

Alors qu’il s’apprêtait à passer le témoin à son successeur, conformément à la Constitution,  le président élu démocratiquement a été contraint d’écourter son mandat par des éléments incontrôlables du camp Soundiata Kéita de Kati.

Le temps semble donner raison à ATT. Des fautifs perçoivent  l’avenir sous un autre angle et demande pardon à l’homme qu’ils avaient qualifié d’apatride en son temps. 

Un acte patriotique qui relance le débat sur la responsabilité des putschistes politiques.

          En effet, dans une lettre adressée au président déchu, depuis son exil à Dakar, datant du 25 juillet dernier, le président de la Coordination des patriotes du Mali (CPA), Makan Konaté, a émis le souhait de voir de l’homme du 26 mars 1991 traité d’apatride après les événements du 30 avril 2012, regagner le bercail.

« Le dialogue entre le gouvernement et les groupes armés est un geste hautement symbolique des deux parties en conflit et favorablement accueilli par les Maliens comme un début de réconciliation nationale. La réconciliation entre tous les Maliens implique un maillon essentiel de la chaîne qui est le pardon.

Que le fautif reconnaisse sa faute et demande pardon à l’offensé ! Que le bourreau reconnaisse sa faute et demande pardon à la victime ! Que le fils reconnaisse sa faute et demande pardon à son père !

C’est pourquoi, Excellence, et en raison de tout ce qui précède, que nous responsables, militantes et militants de la Copa, venons très sincèrement, humblement et au nom de la réconciliation nationale vous demander pardon.

Pardon pour les militaires qui vous ont renversé le 23 mars 2012, pardon pour votre exil au Sénégal. Excellence, la Copa sollicite des autorités maliennes et singulièrement du président IBK l’abandon des plaintes contre vous pour haute trahison afin de vous permettre de regagner votre Mali… », lit-on dans la lettre.

Toute honte bue

En 2012, malgré ses efforts pour éventer le complot international mené par la France, l’ex-président ATT n’a jamais été entendu, ni compris par les Maliens et ses détracteurs de tout bord. Pis, il fut traité de tous les péchés d’Israël. Les intérêts particuliers avaient pris le dessus sur les valeurs intrinsèques.

La Coordination des forces vives et patriotiques du Mali (Copam), le Mouvement populaire du 22-Mars (MP-22), la Convergence pour sauver le Mali, dirigé par l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Me Mountaga Tall, l’Association Yèrèwolo ton… qui sonnaient la mobilisation aux premières heures du coup d’Etat, ont collé à l’artisan de la démocratie toutes sortes de mensonges, de dénigrements et de diffamations qui le rendaient totalement responsable de cette crise sécuritaire.

ATT fut taxé de chef rebelle par les femmes militaires qui ont été reçues à Koulouba. Et d’autres responsables politiques étaient allés jusqu’à déclarer qu’ATT a « vendu » le Nord du Mali à Aqmi pour se remplir ses poches comme s’il était le plus misérable de ce pays.

Du coup les opportunistes ont intoxiqué la majorité analphabète des Maliens pour faire croire que le problème du Nord est de sa seule responsabilité.

Comme cela ne suffisait pas, les détracteurs sont parvenus à organiser une convention nationale qui a pris fin par l’agression du chef de l’Etat de la transition, Pr. Dioncounda Traoré.

Des opportunistes politiques qui voyaient la vie en rose ont même organisé la cérémonie d’investiture d’Amadou Haya Sanogo au stade Omnisports.

Trois ans après, les Maliens commencent à donner en fin raison au héros du 26 mars 1991 qui avait déclaré haut et fort que seule la négociation pouvait mettre fin à cette crise à répétition depuis 1963. Et pas des moindres. Il s’agit de la Coordination des patriotes du Mali. Ce retour du président ATT exigé par une partie des putschistes doit interpeller tous les acteurs du 22 mars 2012, notamment les opportunistes politiques qui voulaient endormir notre peuple à leur seul profit.

Il s’agit de l’honorable Oumar Mariko, de la Copam et du MP-22, Me Mountaga Tall de la Convergence pour sauver le Mali, Moussa Mara qui ont réussi à créer un sentiment pro et anti-putsch à engager la réflexion pour dire la vérité aux Maliens afin que l’option du dialogue prôné par ATT et IBK pour le grand bonheur des populations des trois régions du Nord du Mali et une partie de la 5e région qui ont subi toutes sortes d’humiliations, de brimades et de souffrances inouïes soit couronné de succès.

 Echiquier politique du Mali : Les Amis et Sympathisants d’Amadou Haya Sanogo demandent pardon à ATT

Saïd

Trois ans, quatre mois et six jours jour pour jour le régime démocratiquement élu d’Amadou Toumani Touré fut renversé par une mutinerie dirigée par un certain Amadou Haya Sanogo. Et c’est le 22 Mars 2012, cette mutinerie s’est transformée en putsch qui a vu l’arrivée d’une junte dirigée par Haya Sanogo.

Du coup ses amis se sont regroupés au sein de plusieurs associations. Parmi ces associations figurent le Collectif des Patriotes dirigé par Makan Konaté. Mais après 18 mois seulement à la tête du pouvoir dirigée de main de fer, Amadou Haya Sanogo et certains de ses proches qualifiés de héros par certains maliens ne s’imaginaient pas qu’ils allaient se retrouver aussitôt en prison même si certains ont trouvé la mort à cause des querelles de leadership tel que Colonel Youssouf Traoré.

Il a fallu attendre trois ans, quatre mois et six jours pour qu’enfin les maliennes et les maliens comprennent que le coup d’état du 22 Mars 2012 a fait de mal que du bien au pays. Après Amadou Haya Sanogo (même si un journal de la place a tenté de noyer le poisson dans l’eau en nous répondant), c’est au tour des amis et sympathisants du capitaine bombardé Général viennent d’adresser une lettre de pardon à Amadou Toumani Touré le 25 juillet 2015.

« Nous venons très sincèrement, humblement au nom de la réconciliation nationale vous demander pardon. Pardon pour les militaires qui vous ont renversé le 22 Mars, pardon pour votre exil au Sénégal » a déclaré le président Makan Konaté dans une lettre.

Ce pardon de la part des amis et sympathisants d’Amadou Haya Sanogo n’est pas une surprise car le temps ne cesse de donner raison au héros du 26 Mars 1991.

Rappelons que le natif de Mopti avait été accusé à tort d’être le seul responsable de la crise du Nord du Mali et d’avoir refusé de donner des armes et des munitions aux militaires pour faire face aux rebelles. Finalement c’est par le dialogue pourtant prôné par l’ancien président qui a finalement prévalu pour la signature de la paix avec les groupes armés.

 

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