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Nouveau ballon d’oxygène pour Transrail

by sur 29 juillet 2015

Transrail vient, semble-t-il, d’éviter à nouveau, de justesse, le dépôt de bilan…

Transrail SA : « un chemin de fer ne tient que par la mise en circulation des trains »

A.T.Dansoko – MaliJet – 27 juillet 2015

C’est du moins ce qu’a affirmé le président du conseil d’administration de Transrail SA le vendredi dernier lors de la visite du ministre de l’Equipement des Transports et du Désenclavement, Mamadou Hachimi Koumaré, à la Direction générale de ladite société.

Le but principal de cette visite du ministre Koumaré à la Direction général de Transrail était de pouvoir échanger avec les responsables de la société afin de comprendre leur grandes préoccupations, connaitre les difficultés  et de voir comment dégager les pistes de solution.

Cependant, au regard de la situation précaire de la société, le PCA de Transrail, Shaloum Abdoulaye Maiga a jugé nécessaire de faire part au ministre leurs inquiétudes grandissantes par rapport au devenir de la société Transrail SA

Selon le tout nouveau PCA, depuis 2012, la décision prise  par les deux Etats de reformer le cadre institutionnel de la concession, la seule alternative crédible pour assurer présentement la viabilité de l’activité ferroviaire sur le chemin de fer Dakar-Bamako, piétine toujours.

« Malgré toutes les assurances données par les autorités relativement au maintien de l’activité ferroviaire en toute circonstance, les travailleurs constatent tous les jours le cheminement de la société lentement, mais sûrement vers l’arrêt si aucun financement n’est réalisé dans les mois à venir », a-t-il indiqué.

Face à cette interpellation, le ministre des Transports s’est dit très satisfait de cette visite et a promis de repasser encore pour qu’ensemble on puisse élaborer un plan.

Rappelons que pour permettre à la société le maintien de ses activités, le groupe Advens, l’actionnaire de référence, est prêt à mettre à la disposition de l’entreprise 5 milliards de FCFA.

Chemin de fer : cinq milliards de F CFA pour sauver Transrail-SA

Maliki Diallo – L’Indicateur du Renouveau – 26 juillet 2015

Pour permettre à la société Transrail-SA de maintenir ses activités, le Groupe Advens, actionnaire de référence de la société, met 5 milliards de FCFA à la disposition de l’entreprise. C’est ce qu’a annoncé son représentant au conseil d’administration de Transrail le vendredi dernier.

Plongée dans une situation précaire depuis 2010, la société Transrail-SA voit le bout du tunnel. Son actionnaire principal, Abbas Jaber du Groupe Advens détenteur de 51% des actions, est prêt à débourser une importante somme d’argent sans “condition” en vue de maintenir l’activité ferroviaire entre Bamako et Dakar.

Le représentant de l’actionnaire majoritaire au conseil d’administration, tenu le vendredi 24 juillet, Sahadou Abdoulaye Maïga, a annoncé l’engagement de M. Jaber de secourir Transrail immédiatement avec 5 milliards de F CFA.

“C’est vrai qu’il y a eu des difficultés de part et d’autre parce que les Etats n’ont pas respecté leurs engagements et l’actionnaire de référence n’a pas fait aussi ce qu’il devait faire. Mais, aujourd’hui, compte tenu de l’urgence qui menace l’arrêt du chemin de fer, nous avons tenu des réunions à Paris où l’actionnaire majoritaire s’est engagé et est prêt à donner aujourd’hui 5 milliards de FCFA pour tout ce qui concerne les locomotives. Il ne veut plus attendre les Etats. Dès demain, il est prêt à donner le chèque à Transrail pour son bon fonctionnement”, a-t-il expliqué.

Avant l’annonce de cette bonne nouvelle qui a soulagé plus d’un cheminot, M. Maïga, en sa qualité du président du conseil d’administration de Transrail, avait fait part au ministre de l’Equipement, du Transport et du Désenclavement, Mamadou Hachim Koumaré, l’inquiétude grandissante des travailleurs du chemin de fer sur le devenir de Transrail.

Il regrettait que depuis l’exercice 2010, l’outil de production (voies ferrées et matériels roulants) est en utilisation sans la moindre programmation de réhabilitation, faute de tout financement à l’exception du Pieu, financé par les Etats. “Malgré toutes les assurances données par les autorités relativement au maintien de l’activité ferroviaire en toute circonstance, nous travailleurs constations tous les jours le cheminement de notre société, lentement, mais sûrement vers l’arrêt si aucun financement n’était réalisé dans les mois à venir”, avait-il lancé.

Le PCA avait révélé au ministre qu’en 2013, Transrail a réalisé 28 trains de marchandises en moyenne par mois avec une recette moyenne de 20 millions de FCFA par train de marchandises. Il a déploré que ce nombre soit tombé à 24 trains au cours de l’exercice 2014 et n’est plus que de 22 trains sur les six premiers de 2015.

Maïga a critiqué le piétinement de la décision prise entre le deux Etats depuis le 12 mai 2014 pour réformer le cadre institutionnel de la concession, la seule alternative crédible pour assurer présentement la viabilité de l’activité ferroviaire sur le chemin de fer Bamako-Dakar.

Le chef du département des Transports, à son tour, a expliqué aux cheminots les démanches que les autorités font pour développer le chemin de fer. Il a assuré que l’activité ferroviaire ne s’arrêtera pas, une ligne rouge tracée par le président de République. Le ministre Koumaré a même proposé de nommer un cheminot à son département pour l’aider dans gestion du dossier de Transrail.

A noter que Transrail est une société privée dans le cadre du partenariat public/privé. Ces acteurs principaux sont l’actionnaire de référence et les Etats du Mali et Sénégal.

TRANSRAIL SA : de l’espoir malgré les difficultés

 Moussa SISSOKO – Mali Sadio – 8 juillet 2015

La régie du chemin de fer du Mali est un important atout pour le développement socio-économique du Mali. C’est un véritable enjeu pour les plus hautes autorités du pays de stabiliser leur politique si elles lui accordent une attention particulière. Elle permettra à notre pays de sortir de l’impasse.

Les plus hautes autorités doivent reconnaître la mauvaise santé de cette entreprise et ses conséquences sur beaucoup de choses qui sont importantes pour booster notre économie : le ravitaillement, la santé des populations riveraines le long  des rails.

La rareté des trains peut être ressentie dans les marmites de ces populations. Leur seul espoir est les rails. Le Président de la République son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA, Chef de l’Etat du Mali doit prendre la question des rails à bras le corps pour soulager les populations riveraines,  pérenniser les emplois et mettre fin à l’accaparement du domaine ferroviaire par la mairie  de la commune I du district de Bamako.  De ce fait, les rails doivent  être la priorité des priorités du pouvoir actuel.  Malgré l’adversité, l’espoir est permis grâce au dynamisme et à l’abnégation de la direction. Elle est dévouée pour la cause.

Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire,  Transrail qui est l’héritière de la régie du chemin de fer, a le plein droit de consentir des baux sur le domaine ferroviaire concédé conformément à l’article 2.4 de la convention de concession qui dispose : « Le concessionnaire peut, pour tout bien immobilier du Réseau Ferroviaire Concédé, accorder des autorisations d’occupation, consentir ou renouveler des baux, fixer et encaisser à son profit le montant des redevances; loyers et produits divers. Toutefois, les autorisations d’occupation ou les baux consentis par le concessionnaire sont soumis au préalable à l’approbation de l’Autorité Concédante dans le cas où leur durée excède la durée restante à courir de la concession. » On comprend alors, que Transrail ne pose aucun acte en dehors de son  objet social.

Depuis la nuit des temps, la gestion dudit domaine fait partie des activités du chemin de fer et constitue pour lui une source de revenu.

Un rappel de quelques faits s’impose : Suite à un litige foncier devant le Tribunal de Grande Instance de la Commune I du District de Bamako, il a été donné à la Direction Générale de TRANSRAIL-SA de savoir que les baux emphytéotiques consentis par l’autorité communale dans la gare marchandises de Korofina   sont consécutifs à une  lettre de TRANSRAIL–SA sous le N° 00144/DG-12 en date du 27 Janvier 2012.

TRANSRAIL SA s’inscrit en faux contre ce document qui n’a aucune trace dans ses chronos et registres et ne saurait en aucun cas être considéré comme une correspondance officielle de l’entreprise. La lettre N° 00144/DG-12 reconnue par Transrail-SA est adressée à Orange Mali.

Par ailleurs, faisant  objet des Titres Fonciers N°186 et 167 et clôturé depuis l’année 2000 sur financement de IDA et RCFM, l’espace en question a été mis à la disposition du Chemin Fer par décret N° 217-PG-RM du 29 Septembre 1976 pour ses besoins.

Son morcellement et sa mise en bail par la mairie de la commune I du district de bamako sont  contraires aux dispositions de la convention de concession de la Régie du Chemin de Fer du Mali et menacent dangereusement la survie de l’activité ferroviaire dans notre pays et des milliers d’emplois.

L’existence de l’entreprise est en cause pour  cette pratique qui ne fait pas honneur.

Pour mémoire, il ya lieu de signaler que la gare marchandises de Korofina a été créée suite à l’encombrement de la gare voyageurs de Bamako. Et c’est là que s’effectue la quasi-totalité des opérations terminales du trafic ferroviaire.

Les wagons sont placés et mis à la disposition des clients qui, sous filtrage de Transrail  accèdent à l’intérieur de la gare avec des camions et autres engins pour accomplir les opérations de chargements et  déchargements.

Pour les raisons de sécurité et de fluidité des opérations, TRANSRAIL SA ne peut partager la propriété de ces lieux qu’avec des opérateurs impliqués dans l’activité ferroviaire. Car  la sécurité des biens dans les magasins et wagons estimés à des milliards, relève de la seule et unique responsabilité de Transrail Sa.

A l’entame des travaux de construction par les bénéficiaires, les opérations frisent déjà l’asphyxie. Que se passera-t-il lorsqu’ils s’installeront véritablement pour transformer la gare marchandises en un véritable marché ?

L’installation de ce marché signera inéluctablement la fin du chemin de fer au Mali. Ce qui est la mort programmée d’une entreprise aussi porteuse.

Aujourd’hui, les opérations terminales sont presque à l’arrêt à cause du manque de fluidité et de la densité des activités illégales.

Il faut dans les meilleurs délais, mettre fin à  l’envahissement et dégager le site, par tous ceux qui se prévalent détenteurs d’un agrément de la Mairie.

Le seul bail qui vaille sur le domaine ferroviaire concédé est celui consenti par le concessionnaire c’est à dire TRANSRAIL SA, cela conformément aux plans d’aménagements.

Pour la pérennité du chemin de fer au Mali, il faut agir vite et mettre fin à l’arbitraire et à l’iniquité.

Cet attribut s’explique par deux raisons :

  • Garantir le développement futur des infrastructures par la préservation d’espace adéquat ;
  • Préserver la sécurité des riverains et de ceux qui traversent la voie ferrée.

Les multiples difficultés, liées au développement du chemin de fer, sont à la base de sa paralysie. C’est ce qui explique l’existence de grands espaces inoccupés à cause de la stagnation.

L’installation des tiers sur certaines parties du Domaine ferroviaire non encore exploitées, obéit à une démarche commerciale bien réfléchie et conforme à l’accroissement de l’activité de l’entreprise.

En effet, l’idée est de rapprocher les clients importants des zones d’opérations. Dès lors que ces derniers disposent d’un espace sous contrat, ils pourront en toute commodité charger et décharger les wagons dans les délais réglementaires. Une telle mesure favorise l’exploitation rationnelle du matériel et fidélise lesdits clients.

Les premiers bénéficiaires de contrats furent les expéditeurs de colas et d’animaux vivants. Ensuite, suivirent les importateurs de produits manufacturés et autres.

S’agissant de la servitude ferroviaire qui est de 50 mètres de part et d’autre de l’axe de la voie en rase campagne et de 25 mètres dans les centres urbains suivant le décret N°05-11 P-RM du 09 mars 2005, l’occupation doit obéir aux caractéristiques essentielles de la précarité et de la révocabilité.

A ce titre, tout bénéficiaire de contrat sur cette servitude doit impérativement construire en matériaux démontables afin de libérer la parcelle occupée dès injonction.

Selon l’article 67 de la loi N° 02-016 /AN-RM  du 03 juin 2002 fixant les règles générales  de l’Urbanisme : « En cas d’extrême urgence ou s’il s’agit de constructions édifiées  sur un terrain occupé sans droit ni titre ou encore s’il s’agit de constructions en matériaux précaires, l’Administration  peut procéder d’office à la démolition et à la mise en état des lieux aux frais de l’intéressé après avoir fait établir  la description contradictoire des biens à détruire ».

L’application de cet article se justifie amplement aujourd’hui compte tenu de la dangerosité de la situation et la menace d’arrêt de l’activité ferroviaire faute d’espace.

 

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